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 Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !]

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 18th Avril 2017, 15:53


La matinée avait été fraîche et douce, mais Clay s’en foutait, on était déjà l’après-midi. Le programme de la demi-journée restante le ravissait. D’abord, il y avait cette pendaison. Puis, une partie de cartes au Gem et enfin, une livraison spéciale en fin de journée.
Clay avait revêtit son plus beau costume. Il n’en avait qu’un, mais c’était le plus beau. C’était toujours ce fameux manteau bordeaux qui lui collait à la peau depuis qu’il s’était installé dans cette ville. Il se frotta sous les ongles et derrière les oreilles –dans cet ordre là– avec un petit tissu vert qui venait d’Écosse d’après ce qui lui avait dit le marchand.
Dehors, accompagné par quelques-uns de ses associés, il marchait lentement en direction de Main Street qui avait été aménagée pour l’occasion. La veille, quelques charpentiers avaient construit un superbe échafaud. Des chaises avaient étés installées pour les vieilles personnes et déjà des enfants étaient montés sur les épaules de leurs pères. Monsieur le Maire voulait être sûr de proposer à ses citoyens un spectacle prodigieux, il ne manquait qu’un buffet et tout serait parfait.

Un silence de mort régnait dans la rue, ce qui était plutôt inhabituel à Deadwood. Le condamné à mort, un adolescent noir d’une quinzaine d’années, avait été autorisé à fumer une dernière cigarette, et sur son visage on ne lisait aucune inquiétude.
Clay monta sur l’échafaud accompagné de quelques applaudissements seulement. Il déplia lentement un papier et fit une moue de dégout, amenant à quelques rires par-ci par-là dans la foule. Il s’agissait de l’exécution d’un condamné à mort, mais c’était quand même SON spectacle.

« Comme disait Stacy, la pute borgne alcoolique en tentant de branler le gros Vickers : on voit enfin le bout ! » Hilarité dans la foule, sauf Vickers qui se cache derrière une poutre. Oui, on voit enfin le bout de cette affaire sordide ! Ce jeune garçon, qui n’a d’humain que la haine et la violence, est coupable du meurtre de la vieille Colleen Nelson, froidement assassinée dans nos rues car elle a héroïquement refusé de céder sa bourse à ce sauvage ! Des cris accompagnèrent la voix légèrement enrouée du maire. Il a été décidé, sans autre forme de procès, faute de preuves concrètes, de condamner à mort ce bâtard ! Amenez-moi la corde ! » Et une nouvelle série de cris retentit dans toute la rue.
Clay noua parfaitement la corde et le fit avec élégance. Feuille-de-menthe, sa brute sur pattes, amena la victime devant le maire sous les huées de la foule. Le maire fit taire son public en levant une main en l’air et les choses se compliquèrent à cet instant présent, si bien que les paroles suivantes se mélangèrent :

« Il n’est pas coupable.
- Ouaip ! Moi je le connais le vrai coupable !
- Et allez, encore un amoureux des nègres !
- Mais taisez-vous et pendez-le !
- Qu’on lui laisse une chance !
- Il est bien trop bête pour commettre un crime…
- Pendez-le ! Maintenant !
- Si vous preniez la peine d’interroger madame Mason et aussi Paul Kelly, ils étaient dans la rue au moment des faits !
- Mort au négro !
- Et n’oubliez pas Brett ! C’était devant chez lui que ça a eu lieu !
- Mais si vous aimez les nègres autant que ça…
- C’est facile de condamner un muet ! ... »


Et le ton monta, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus distinguer clairement aucune parole. Une minute de plus, et les coups de poings feraient leur apparition. Clay passa sa main sur sa figure en soupirant. Il y avait plusieurs manières de se faire respecter à Deadwood. L’autorité en était une, évidement ; mais satisfaire tous ses citoyens en était une autre. Il ne pouvait pas se permettre de se mettre à dos toute une partie de la population de Deadwood en cet instant précis.
Clay tira un coup de feu en l’air pour calmer l’auditoire.

« Mes chers citoyens, vous prenez cela bien trop à cœur ! Pour moi, cela ne fait aucun doute, ce petit babouin est coupable. Mais ! Mais… Mais je vois bien que certains ont besoin d’être convaincus ! Je suis votre maire, je suis à votre écoute, je ne veux que le bien de Deadwood… Ainsi je vous promets de mener l’enquête que vous réclamez tant ! Bon, y’a-t-il des citoyens qui désirent m’accompagner ? Il s’agirait de régler l’histoire rapidement tout de même, allez montrez-vous ! »


[HRP] : le RP est ouvert à tous. Si vous voulez un premier contact avec le maire, c'est une bonne occasion. Attention cependant, Clay a un avis bien définit sur le sujet. Sachez tout de même que votre participation influencera la conclusion du RP !
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 21st Avril 2017, 21:00

- Denrées
- Rideaux
- Banque
- Armurier
- Mercerie (rideaux, vêtements Wyatt)

Ne manquait plus que la banque… et attendre que le tout soit livré au ranch. Si ça, ce n’était pas une journée efficace !

Lupita gigota un peu en replaçant ses jupes et en lissant le devant de son haut corseté. Le soleil était de plomb et son chapeau de cowgirl lui manquait. Elle sentait le sommet de son crâne cuir comme un œuf dans une poêle en fonte. Puisqu’elle devait aller à la banque pour régler les derniers détails de la succession de son père avec le banquier et le notaire, elle s’était résolue à se « déguiser ». Bref, au lieu de son habituel accoutrement de ranchero, elle avait mis une robe élégante, très jeune dame mondaine. Avec son chapeau, elle aurait eu l’air ridicule. Elle aurait pu prendre une ombrelle, mais franchement… elle trouve qu’elle aurait eu l’air encore plus ridicule !

Dios Mio… en plus, ses pieds la faisaient souffrir le martyre. Elle avait perdu l’habitude des bottes fines à la mode. Et franchement, elle avait l’impression que ses seins allaient jaillir à tout moment de son haut. Peut-être avait-elle pris du poids… pourtant avec la quantité de travail manuel qu’elle abattait depuis son arrivée. La Tequila peut-être ?

Un attroupement attira son attention. Comme elle était en avance, sa curiosité l’emporta facilement. Elle se trouva un petit coin à l’ombre, sous le porche d’un commerce, et grimaça en voyant l’échafaud. Une pendaison… elle n’avait jamais apprécié ce genre de « spectacle », même quand le condamné le méritait. Elle n’avait rien contre la peine de mort, mais trouvait totalement aberrant que des gens aiment assister à cela. Surtout avec de jeunes enfants. Elle était loin d’être une âme hyper sensible et des morts, elle en avait déjà vu pas mal. Les rues de son enfance, à Mexico, n’étant pas de tout repos. Mais tout de même, pour prendre plaisir à voir un pauvre type se faire pendre, fallait être un vrai salopard.

Le condamné ne semblait pas avoir plus de 15 ans et ne semblait pas comprendre ce qui se tramait autour de lui. Lupita roula les yeux au ciel en entendant les commentaires racistes pleuvoir. Visiblement, la populace de Deadwood n’était pas la plus éduquée. Quoique l’éducation n’avait jamais empêché d’être con.

Le maire pointa le bout de son nez et la bâtarde se redressa, curieuse de voir de plus près l’homme dont on disait beaucoup plus de mal que de bien. Sa première tirade, d’une vulgarité exemplaire, lui arracha un léger sourire. La suite cependant lui fit faire une moue boudeuse. Cette pendaison semblait bien précipitée, comme en faisaient foi les voix discordantes qui s’élevaient de la foule.

Elle regarda à nouveau l’adolescent noir qui était aussi, semblerait-il, muet. Muet et peut-être aussi retardé. Ça expliquerait son manque de réaction. À moins que sa vie soit assez misérable pour que l’idée de se faire pendre sans raison valable ne le dérange pas. C’est d’une tristesse…

Elle avait un instinct maternel trop fort, surtout pour une femme qui n’avait jamais voulu prendre mari et encore moins avoir d’enfant. Les enfants lui tombaient sur les nerfs rapidement, mais sa personnalité n’en était pas à un paradoxe près.

– Moi je veux bien.

Et voilà, elle avait parlé sans même s’en rendre compte. Elle s’était même avancée, quittant l’ombre bienfaisante du porche. Le maire avait demandé des citoyens, ça incluait aussi les citoyennes non ? Quel meilleur moyen de faire connaissance avec toute la ville que de jouer les Pinkerton du dimanche ?
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 24th Avril 2017, 05:58

Une journée de travaille bien rempli, ce n'est pas chose aisé de redresser de la ferraille, mais quand le boulot appel, il faut y aller. Quelle que soit le moment de la journée, la chaleur intense de la forge y était permanente. Le moment était venu de faire une pause et de prendre l'air.

McTire aussi avait besoin de se dégourdir les pattes, alors pourquoi ne pas aller faire tour en quête d'une bonne bière fraîche. Killian dépose alors son marteau et son tablier de forge sur son enclume, et son comparse canin le suit, au-dehors. Étrangement, il n'y avait personne dehors. Le forgeron commençais à connaître cette ville, depuis le temps. Si la majorité des gens de Deadwood n'étaient pas là, c'est qu'il se passait forcément quelques choses, et en général... Pas de très positif.

Se disant en lui-même, que pour une fois il n'allait pas s'en mêlait, il se dirigea vers le Nuttal, sur Main Street... Manque de pot, tous ce passait sur Main Street. Comme d'habitude. "Killian, franchement tu l'fais exprès ? 4 ans que t'habite ici !" se blâmait-il intérieurement.

Bientôt, ce sont les vociférations de la foule qui l'attirèrent. les uns disaient de "le pendre", d'autres de le laisser en vie... Mais pendre qui encore ? Puis se postant à côté d'une jeune mexicaine, il écoute ce qui se dit plus attentivement...

Envoyer un gamin de 15 ans muet à la mort... la populace s'était divisé entre ceux qui le croyait coupable, et les autres, ce qui donnait un moment de sursis au jeune garçon. Quand la question fatidique tomba ! Qui voulait l'accompagner, pour mener l'enquête et ainsi innocenté ce jeune noir ? Et là bien sûr, comme d'habitude : "Est-ce que tu peux laisser passé ça Killian ? Est-ce que tu va laisser mourir un gamin dont on est même pas sûr de sa culpabilité ?" Certaines personnes qui m'avait vu arriver me jetait déjà des œil furtif, comme-ci ils étaient sûr de ce que j'allais dire ou faire !

Puis soudainement, la jeune femme à côté de l'Irlandais s'avança, et se déclara partante... "Un jour ils auront ma peau, à force de me mêlé de ce qui ne me regarde pas... Mais pas aujourd'hui" Se dit il en lui-même, et s'avançant à côté de la jeune femme :

- Monsieur Clay... *regarde la jeune femme* Je pense que nous ne serons pas trop de 2 *Revient sur Clay, droit dans ses yeux* dans cette affaire. *Il laisse alors un léger soupir s'échapper*

Et voilà, rebelote...


"- Tu crois encore aux fables et à leur morale ?
- Un homme, un vrai, doit croire en quelque chose."

"Mon nom est personne" (1973)
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 25th Avril 2017, 23:02

Pendaison en bonne et due forme




Le Révérend White sortit de la petite maison en bois attenante à l’église, où il venait de passer sa première nuit. Il avait bien employé son temps ce jour-là, construisant quelques meubles rudimentaires grâce à des planches qu’il avait taillé dans le bois entreposé sous un abri derrière l’église. Celui de son prédécesseur, sans doute. Gabriel avait été bien heureux de l’y trouver. Il s’agissait de meubler la petite pièce qu’il avait trouvée nue, pourvue seulement d’un semblant de matelas dégageant une odeur de moisissure et reposant sur une simple planche de bois. Quelques semaines et il s’y sentirait chez lui. Le pasteur n’était pas dépourvu de sens pratique et se contentait de peu.

Il sortit acheter quelques provisions pour les jours à venir. Ce serait l’occasion de faire un tour en ville pour repérer les lieux. L’après midi touchait déjà à sa fin mais le soleil était encore haut dans le ciel. L’atmosphère était douce. Rien d’extraordinaire dans la William Street en dehors de l’église, surtout des habitations. En la remontant, on débouchait sur l’avenue principale. Elle n’avait pas le calme de la veille, quand Gabriel était arrivé et que la nuit tombait sur Deadwood. Le pasteur y aperçut un attroupement. Le débat semblait faire rage autour d’un promontoire de bois où se dressait… une potence. Un frisson prit le pasteur qui s’approcha d’un pas vif. Il soupçonnait l’une de ces exécutions arbitraires si communes dans les villes où l’injustice régnait en maître. La victime était un jeune homme noir qui jetait des coups d’oeil pleins d’effroi autour de lui, sur la foule où le ton montait. Un coup de feu fut tiré. L’homme qui était sur le point d’accomplir cette sombre besogne, un type imposant affublé d’une impossible moustache tombante n’avait pas trouvé mieux pour mettre un terme à la discussion. Gabriel ignorait son rôle éminent dans la ville avant qu’il ne prenne la parole et mentionne sa fonction officielle. Alors voici le Maire de Deadwood… ses méthodes ne semblaient pas des plus subtiles, même s’il avait au moins le mérite de prêter l’oreille aux revendications de ses concitoyens.

Il lança un appel aux contributions et le débat repris, moins véhément cependant. Les habitants murmuraient entre eux, sans se décider. Ce fut une femme qui leva la main la première. Ses traits se gravèrent dans la mémoire du pasteur. Ce n’était pas souvent que l’on assistait à un tel geste d’audace chez la gente féminine. Il faut dire que les femmes étaient souvent effacées derrière leurs maris, et dans le cas contraire, on s’empressait de les remettre à leur place. Celle-ci était impressionnante. Belle, altière, elle dégageait une impression de force et d’autorité, une aura supérieure à nombre d’hommes qui l’entouraient.

Une autre voix s’élève pour se proposer. Elle appartenait à un homme que Gabriel n’apercevait que de dos. Ce dernier restait songeur: enquêter pour être sûr de ne pas commettre une erreur, c’était déjà bien. Mais vu comment cela s’annonçait, l’enquête risquait d’être aussi expéditive que l’accusation.

« Messieurs… Madame », commença le Révérend en s’avançant vers l’échafaud, avec un signe pour la femme qui s'était portée volontaire, « A l’issue de votre enquête, j’aimerais vous aider à trancher en toute impartialité. Même si les preuves semblaient accablantes au premier abord, il ne faut pas nous laisser envahir par une soif de vengeance… »

Mais avant toute chose, il faudrait que quelqu'un lui résume l'affaire. Il réalisa d’un seul coup que personne ne le connaissait dans l’assistance, pas même le Maire. Il ajouta donc:

« Et quelque soit votre décision, je pense que ce garçon est en droit de recevoir les derniers sacrements dus à tout chrétien. Pour ceux qui ne me connaissent pas, » - c’est-à-dire à peu près tout le monde, pensa-t-il - « Je suis le nouveau pasteur de Deadwood. »
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 26th Avril 2017, 09:43

« Merci » dis-je en attrapant délicatement deux pièces pour les remettre à la personne du télégraphe qui venait d’envoyer pour moi, un message au New York Times. Cela n’avait pas été une chose simple de faire savoir à mes parents que j’étais encore vivante et en bonne santé, des années de mutisme à me poser la question égoïstement. Et puis, cette envie grandissante de leur annoncer tout simplement qu’une vie nouvelle s’était offerte à leur fille et qu’elle en était très heureuse. J’éludais bien entendu ma fille n’arrivant pas encore à me retirer la culpabilité d’un passé qui aurait très certainement déçu mes géniteurs. « Passé une bonne journée M’dame Wenscombe » Un large sourire sur mon visage, je le salut de la même manière avant de sortir de son établissement tout en longeant les porches de l’allée principale de la ville. En plein centre de Main Street, l’attroupement que j’ai déjà remarqué en venant se fait de plus en plus dense. J’ai été curieuse en demandant à l’épicier de quoi il retournait un peu plus tôt. Une pendaison. Acte barbare par excellence, mais surtout une manière rude et sans honneur de donner la mort à une personne coupable ou non. A Deadwood, aucune loi des Etats-Unis n’étaient respectées ou presque, le seul qui se prévalait de faire régner la justice et seulement la sienne, était Monsieur Clay Allison. Un homme que je me serais bien garder d’avoir contre moi. A mon arrivée, il s’était montré courtois et aimable, me questionnant lors d’un entretien de « bienvenue » sur ce qui m’avait amené dans sa ville. Ô, j’étais loin d’être stupide, je savais que ce que l’on disait de moi. J’avais des oreilles et les personnes dans une petite ville en disaient long sur ceux qui ne suivaient la ligne conductrice. Entre autres choses, j’avais eu la joie d’ouïr ce genre de propos. « J’suis certain qu’elle l’a tué le vieux pour obtenir sa mine » / « Il parait qu’elle était catin avant… » / « Elle n’a jamais été mariée, c’est une pécheresse » / « Moi, vivant, j’travaillerai jamais pour une putain d’femme ! » Et encore, ce n’est un échantillon, ne fréquentant ni les saloons, ni les restaurants de la ville. Le simple fait que je fus une femme seule avec une enfant et à la tête d’une affaire qui fonctionnait me rendait vulnérable dans cette bourgade grandissante. Je n’avais pourtant causé de tort à personne. Au contraire, je m’étais montrée moderne, protégeant les intérêts de mes mineurs et leur apportant un salaire plus correct que ce qu’ils touchaient avant. Mais là encore, on avait pris ma bonté pour une forme de marchandage contre un soulèvement et un arrêt du travail des mineurs. Qu’ils parlent ! Je sais qui je suis et je sais pourquoi, je suis ici.

Devant les grondements de la populace, Monsieur Allison semblait décidé, d’après les paroles que j’entendais, de donner une chance au gamin que je devinais tout juste, l’un de poteaux de l’échafaud me cachant la vue de ton visage. J’entrepris de m’approcher de cette foule grondante, descendant les quelques marches du porche d’une boutique de chapeaux pour rejoindre la terre de la rue. Mon regard fixé sur le condamné, je reconnus le jeune Booker, gamin muet qui cirait les chaussures à l’occasion en échange de quelques pièces. Moïra avait longuement tenté de le faire rire le jour où nous étions venus assister aux inscriptions du concours de tireurs. Qu’avait-il fait ? Pensant tout haut, une femme se retourna dans ma direction, se pencha vers moi pour murmurer les faits qu’on reprochait à ce jeune homme que beaucoup encore prétendait comme un Être sous-humain. Je levais le bras pour que Monsieur Allison puisse voir qui parlait, tout en lui demandant d’être des leurs dans cette prise de décision. « Je connais ce garçon, on le nomme Booker. Parce qu’il a toujours une bible dans sa poche de veston…et si vous acceptez… » Je me frayais un chemin parmi les gens vers l’échafaud « …Monsieur Allison » J’insistais profondément sur son nom, comme il avait fait pour le mien, le jour de notre rencontre « …je souhaiterai pouvoir être des vôtres concernant ce dont on l’accuse »



Je pourrais mourir maintenant. Je suis juste…heureuse. Je n’ai jamais ressenti cela avant. Je suis précisément là où je veux être.
(c) black pumpkin
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 26th Avril 2017, 11:35

pendaison en bonne et due forme

ft. habitants de deadwood

À plusieurs reprises depuis mon arrivée à Deadwood, mon frère avait tenté de m’aider à trouver une place différente que charpentier, car ce n’était clairement pas mon occupation favorite. Débrouillard, je n’en reste pas moins un homme plus doué pour faire une ligne droite dans la chair que découper un morceau de bois. Cependant, je suis plein de bonne volonté et je m’efforce d’aider au mieux Zachary sur les nombreux chantiers qu’il accepte régulièrement, refusant parfois de se faire payer en fonction de sa clientèle. Nous avons d’ailleurs eu une conversation à ce propos, car je m’inquiétais de son avenir financier, mais il semble tout prévoir, comme toujours. Cejourd’hui pourtant, je n’ai aucune motivation pour partir avec Zachary sur un chantier, je préfère m’octroyer une journée de tranquillité et pourquoi pas d’aller en plein cœur de la ville pour faire connaissance. Mon frère n’insiste pas ce matin et il part. La matinée s’écoule lentement, j’en profite pour écrire à mes parents tout en réclamant quelques conseils. Vers midi, je me rends chez Miss Maggie pour déguster son poulet rôti qui est particulièrement bon. Je ne ressors de la cantine qu’en début d’après-midi, la pense pleine et l’envie d’aller m’allonger au soleil pour dormir quelques heures. Cependant, un attroupement éveille ma curiosité et je m’approche, remarquant un échafaud un peu plus loin. Je tapote l’épaule d’un habitant, quémandant quelques informations sur la situation : « Un nègre va s’fair’ pendre ! » Je fronce des sourcils, m’approchant en poussant quelques personnes afin d’être aux premières loges. Lorsque mon regard se pose sur le jeune garçon, je le trouve bien trop jeune pour subir une fin si rapide. Le maire arrive, commence son petit discours pour accuser le garçon, mais la foule commence à se faire entendre. Derrière moi, certains clament l’innocence du gamin, d’autres souhaitent le voir pendu haut et court. Ce manque d’unanimité semble toucher le maire qui réclame, par la suite, des volontaires pour élucider l’affaire.

J’observe autour de moi, mirant une femme se proposer suivit d’un autre homme. Peu après, notre nouveau pasteur se présente. Je soupire, sentant au fond de moi quelque chose se réveiller et cela me force à me détacher de la foule pour m’approcher de l’échafaud. « Je suis volontaire également, M’sieur le maire ! » Pas besoin de dire plus, si je pouvais éviter que ce gamin aille manger les racines bien trop tôt, alors je le ferai.

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behind blue eyes


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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 1st Mai 2017, 18:24



Il y avait, à ce moment précis, bien trop d’habitants dans sa ville. Il s’attendait tout au plus à deux personnes volontaires pour mener l’enquête, certainement pas à cinq, et encore, d’autres risquaient de se joindre à la fête encore plus tard. Bon sang : il s’agissait de Deadwood quand même, pas d’une quelconque ville de l’Est ou l’on se souciait autant du sort d’un sauvageon ! Toutes ces bonnes âmes, s’étaient-elles perdues à Deadwood par mégarde ? Clay ne savait pas quoi en penser, il ne saurait sans doute pas plus quoi en penser quand le soir viendra.

Les associés de Clay avaient dispersé pacifiquement la foule. Ils disaient gentiment, tellement certains qu’il aurait lieu, que le spectacle avait été simplement retardé ; reporté à demain ou décalé pour ce soir, ce qui n’arrangeait pas Clay qui avait une partie de cartes de prévue.
Près de l’échafaud, il ne restait plus qu’un petit groupe de personnes autour du maire. À l’écart, Feuille-de-menthe, son homme à tout défaire, gardait un œil sur le condamné à mort tandis que Clay se roulait une cigarette car il était arrivé à cours de cigares. Il jeta un vif coup d’œil tour à tour à tous ceux qui s’étaient porté volontaires.

Quelle équipe ! En premier lieu, une demi-négresse, une mexicaine. Elle n’avait pas l’air dangereuse quand elle s’était installée dans le ranch à la sortie de la ville, alors il avait arrêté de s’intéresser à elle et en avait oublié son prénom. L’autre grand dadais à côté d’elle, le forgeron, un irish… Kyle ? Kilian ? Kevin ? Un de ces trois-là, c’était certain. À sa droite, un parfait inconnu pendant une dizaine de secondes, puis le nouveau pasteur. Il n’avait pas eu le temps de papoter avec lui, et cela embêtait clairement Clay qui se retrouvait face à l’inconnu de cette équation, mais déjà comme tous les hommes de foi, il avait l’air beaucoup trop pompeux. Wenscombe s’était manifestée derrière lui. Il se souvenait d’elle, il l’avait fait venir dans son bureau. « Propriétaire d’une mine » lui avait-elle dit. Clay ne lui avait pas totalement fait confiance et il n’était toujours pas certain de la croire encore. Peu importe, elle a du poignons, ça va conter pour quelque chose dans cette ville… Et à sa gauche, voilà le veto qui vient sans doute poser son droit du même nom. Clay ne comprenait pas pourquoi il avait choisi de s’occuper d’êtres vivants qui seraient mieux morts dans son assiette. Et puis il était trop bien coiffé.

« Soit… souffla Clay en même temps que la fumée de la cigarette. Pour ceux qui ne suivent pas du début : Il y a deux jours, mistress Nelson s’est faite poignarder par ce sombre individu là-bas. En plus d’être franchement noir, il est muet et souffre très probablement d’un déficit mental… Enfin, encore plus que la normal pour un… Il s’arrêta car les gens qu’il avait en face de lui n’étaient pas ses collègues de travail et ne partageaient sans doute pas le même humour. Bon courage pour interroger le pt’it gars si vous voulez. Pas de famille ni rien. On a un nom grâce à miss Wenscombe : Booker. Fantastique, on saura quoi écrire sur sa tombe, n’est-ce pas révérend ? »

Il s’arrêta un instant, le temps de grimper sur l’échafaud et de faire trépigner d’impatience son auditoire comme il adorait le faire. Il inspecta le nœud qui avait fait et le trouva fort bien fait.

« Lucy Mason, une vielle femme à qui il ne reste plus beaucoup d’années et de dents, affirme avoir vu ce même petit babouin s’enfuir au coin de la rue après avoir entendu un cri. Je peux lui demander de venir et on pourra discuter avec si vous insistez, mais ne goutez pas à ses gâteaux aux amandes si elle en ramène… Buster ! Va chercher la vieille ! »

Buster, un rouquin à peine majeur disparut à toute vitesse quérir la vieille femme. Clay, assit sur l’échafaud regardait de haut ses citoyens-enquêteurs en se frottant le front.

« Deuxième témoin d’après ce type qui parle fort là-bas : un joueur de cartes, Paul Kelly, se trouvait dans la rue au moment des faits aussi. Si deux personnes confirment les faits, c’est amplement suffisamment pour que j’applique la peine prévue pour Booker. »

La vieille Mason arriva peu de temps après, un panier plein de gâteaux qu’elle avait confectionnés.

« Oh monsieur le Maire, j’ai fait des gâteaux, vous en voulez !
- J’ai … déjà mangé ! Madame Mason, vous pouvez me raconter à moi et à mes chers citoyens ce que vous avez vu et entendu avant-hier lors du meurtre de Nelson ?
- Grand Dieu ! J’avais déjà oublié qu’elle était morte ! Elle me manquera terriblement ! Je l’aimais comme ma sœur… Euh… Ce… C’était bien celle avec les cheveux gris et le chignon hein ?
- Probablement. Le meurtre, madame Mason ?
- Oh… Il faisait beau temps et je revenais de la boulangerie quand j’ai entendu ce cri… Je me suis retourné et j’ai vu… Comment s’appelle-t-elle déjà ? Étalée par terre dans une mare de sang. J’ai eu le temps de voir une silhouette sombre de petite taille tourner au coin de la rue et…
- Ah ! Voilà qui est intéressant ! Une silhouette sombre et de petite taille, la taille d’un adolescent, comme Booker par exemple !
fit Clay en regardant ses citoyens un par un. Rentrez chez vous Madame Mason et remportez vos hor… délicieux biscuits.
- Mais… »


Et le rouquin de tout à l’heure emporta la vieille dame alors que Paul Kelly venait de faire son apparition près du petit groupe. Petite moustache brune, chapeau noir et montre à gousset en évidence, il semblait particulièrement nerveux.

« C’est toi Kelly ? Bon, si tu pouvais nous dire ce que tu as vu, ça nous arrangerait tous. Ou presque tous.
- Je rentrais chez moi. Je… Je venais juste de saluer Mason et la remercier pour ces gâteaux quand juste après… Il y a eu ce cri. Alors j’ai vu un petit gars courir très vite, un couteau dans les mains et le sac de la vieille avec lui et… C’est tout !
- Ah ! Deuxième personne qui nous parle d’un homme de petite taille, comme c’est intéressant ! Mason nous avait parlé d’un petit noir aussi.
- Oui mais… Voilà.
- Mais quoi ?
- Rien. »


Silence horriblement gênant. Paul Kelly regardait sa montre en tentant de dissimuler sa gêne. Clay devint rouge très –trop- vite, s’avança rapidement vers le joueur de cartes, la plaqua violemment contre l’échafaud, le faisant trembler de toute part.

« Mais quoi !! hurla-t-il.
- Mais il était pas noir ! gémit Kelly.
- Et merde… »


Clay le relâcha et rajusta son chapeau. Il continua d’être en colère quand il passa la main sur sa figure, quand il chassa d’un geste de la main Kelly et aussi quand il se tourna vers le groupe de citoyens justiciers.

« Si l’un d’entre vous à une idée maintenant, surtout, qu’il ne s’empêche pas de la dire. Cette affaire commence sérieusement à me mettre en rogne… J’ai juste à flinguer ce gamin, et on en parle plus. C’est ma ville, merde quand même ! »

Il fallut trente secondes de plus pour parvenir à se calmer. De manière tout à fait silencieuse, il interrogea du regard les citoyens qui avaient décidé de le suivre pour cette enquête qui venait de se compliquer.
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 1st Mai 2017, 22:33

Voilà qui était fait, apparemment "la fine équipe" était au complet. Effectivement, après qu'une jeune femme mexicaine et lui se soit proposer, pour l'enquête du maire, d'autres se sont fait connaître.
D'abord le révérend White, qu'il avait rencontré brièvement la veille, celui-ci en montant sur échafaudage avait déclaré : "Même si les preuves semblaient accablante au premier abord, il ne faut pas nous laisser envahir par une soif de vengeance…". Même si Killian était aujourd'hui d'accord avec ce que disait le pasteur, il fût un temps il avait été, en total contradiction avec ce discours. De bien douloureux souvenirs. Il espérait dû moins, qu'une majeure partie de foule, ne ferait pas comme lui, il y a environ une décennie...
Puis suivie Mme.Wenscombe, arriver depuis quelques mois, pour qui il avait déjà fait quelques travaux : Pioche, pelle... Sans la côtoyer directement, mais plutôt les mineurs qu'elle avait à sa charge. Si elle n'avait pas nommer le jeune homme, il ne l'aurai pas reconnu. "Booker", en effet il avait toujours une petite bible sur lui, qu'il l'avait déjà vu lire, à une ou deux occasions.
Enfin Mr.Winston, qui était arriver récemment, qu'il ne connaissait que de nom. On disait de lui que c'était un vétérinaire.

Booker était certes muet, mais s'il lisait, même ne serait-ce que la bible, il ne devait certainement pas être si "inintelligent" que ça. C'était bien le problème à cette époque, si vous n'étiez pas "américain", autrement dit : si vous étiez Indiens ou Noirs, vous étiez forcément "sous évoluer", comme il l'avait souvent entendu dire. Vint alors l'épilogue du maire.

le Maire Allison, arriver il y a 2 ans... On aurait pas pu le prendre par les sentiments, de toute façon, il ne semblait pas s'en encombré. Il fit alors défilé ses témoins : Une sympathique vieille femme, Lucy Mason, mais quelques peu sénile, et Paul Kelly qu'il voyait toujours jouer sa paye au cartes. les témoignages furent... Assez expéditif, et le dernier, comment dire... Un poil plus violent. Même McTire se leva brusquement, quand Allison plaqua Kelly contre l'échafaud, d'ailleurs le complément d'information de celui-ci, ne semblait pas avoir plu au Maire.

Quand Mr.Allison donna la parole, à ceux qu'il avait conviait à son "semblant" d'enquête, Killian après avoir réfléchit à tous ce qu'il venait d'entendre, tenta de tout analysé du mieux qu'il pu. Il n'était certes que forgeron, mais les faits à l'air simple :

- *Il dégluti, puis une grande inspiration avant de se lancer* Hum... Si je puis me permettre, Mr.Allison... Monsieur le Maire, peut-on vraiment se fier à la mémoire de Mme.Mason ? *Il était un peu gêner de dire ça, mais bon...* Ce que je veux dire, et vous comprendrez mieux : Peut-on vraiment oublier à quoi ressemble quelqu'un, que l'on dit pourtant avoir aimer, comme une sœur ? Passons sur ce point, car vous me dirait sûrement que Mr.Kelly, lui, l'a identifier. Le véritable point... *Il regarde dans la direction des témoins, puis revient sur Clay* C'est qu'ils n'ont en fait pas vu Booker, poignarder Mme.Nelson. Aucun d'eux ne peu l'affirmer, tous comme aucun des deux ne peut affirmer, que la personne qui s'enfuyait était Booker. D'ailleurs Mr.Kelly lui même l'a dit lui-même, le coupable n'était pas noir ! Or le jeune Booker est aussi noire que votre colère *à cette image, l'assistance se mit rire, qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête pour faire cette allusion...* De plus, ce qui chiffonne le plus, c'est... Si les seules témoins eux-même, ne peuvent identifier clairement ce jeune garçon comme le coupable, et qu'en plus, le véritable coupable s'est enfuit... *Son regard se fait plus sérieux, droit vers le Maire, bras croisé* Comment a-t-on pu l'appréhender ? Car j'ai moi-même était... J'ai moi-même eu à rechercher des gens, à une certaine époque. Mais comment attrape-t-on un criminelle, sans aucune idée de ses traits ?


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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 15th Mai 2017, 22:03

Je ne sais pas pourquoi, j’ai commis la bêtise de me mettre en avant sur une pareille affaire, ou plutôt je sais que je voulais empêcher un pauvre gamin de couleur de subir la disgrâce d’une communauté qui visiblement en plus de lui interdire l’entrée dans certains lieux publics, le traitait d’attardé à cause de son handicape. J’avais le cœur d’une mère, l’âme d’une femme, plus sensible que ces hommes, autour du garçon, qui songeaient qu’à lui passer la corde au cou pour la simple jouissance de le voir perdre la vie en agonisant. Ce jeune homme avait une mère quelque part, morte ou vivante et en son nom à elle, je me devais de protéger son enfant. Voilà, mes raisons. Cependant, je savais que j’avais sans doute tort de prendre la parole…cela n’aurait rien de bon pour moi dans cette ville. Je suivis le groupe, écoutant, mirant les visages des personnes interrogées et plus j’écoutais et plus que trouvait cette histoire sordide, malsaine, mais surtout ridicule. Pour quoi passait Mr. Allison ? Pour un homme qui ne vérifie pas ses sources avant de pousser sur l’échafaud un gamin muet et noir ? Était-ce cela sa justice ? Prendre le premier coupable qui ne pouvait se défendre et le tuer devant tout le monde pour calmer les esprits et rassurer une population qui s’en contenterait en sachant pertinemment qu’il n’était pas le coupable ?

Pendant que Monsieur Clay Allison montrait son mécontentement face à cette affaire, je me tournais dans la direction du petit Booker, offrant un sourire à ce gosse qui ne devait même pas savoir ce qu’on lui voulait. Je soupirais en entendant les paroles du forgeron, décidément, il n’avait pas encore compris comment des hommes comme Clay agissaient et nous n’étions pas là pour faire justice ou libérer ce garçon, mais pour justifier cette pendaison qui ne trouvait plus d’argument pour exister, ce qui mettait notre maire dans une position pour le moins inconfortable. Je dodelinais de la tête, après le discours de Killian O’Gowan, parlant sans le regarder dans un premier temps. « Ne vous fatiguez pas à argumenter les faits Monsieur O’Gowan » Je redressais mon visage vers le forgeron à la stature large, tout en jetant un regard furtif à la potence. « Monsieur le Maire ne veut pas entendre que ce garçon est innocent, il veut pendre un homme pour la forme, parce qu’il a promis une exécution et qu’il espérait secrètement et sans preuve que l’affaire…Non ! pardon… » Je ris en posant ma main devant mes lèvres. «...que le spectacle pourrait satisfaire les bons habitants de sa ville, une animation pareille, cela ne peut se manquer, non ? Vous êtes juste en colère parce que vous avez trop de témoins pour le pendre maintenant et cela vous mets mal à l’aise…ce n’est qu’une mascarade et pour ma part, je sais qu’il est innocent…maintenant et cela me suffit…Si vous souhaitez conserver le peu de crédits que vous avez, Clay Allison, il ne vous reste plus qu’à trouver le vrai coupable. Pour ma part, j’en ai assez entendu pour aujourd’hui…Veuillez m’excuser, j’ai des affaires plus urgentes…Madame…Messieurs… » Sur ce et sans attendre de réaction de la part des protagonistes, je me permets de quitter la rue et l’attroupement. Tout ceci ne tourne pas rond, j’espère seulement qu’il n’obtiendra pas ce qu’il veut et que Booker aura la vie sauve.



Je pourrais mourir maintenant. Je suis juste…heureuse. Je n’ai jamais ressenti cela avant. Je suis précisément là où je veux être.
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Message Sujet: Re: Pendaison en bonne et due forme [ouvert à tous !] 22nd Mai 2017, 20:45

Non, Melle.Wenscombe se trompait sur au moins un point : Il savait qui était Monsieur le Maire. Un homme de pouvoir caractériel, à la gâchette facile. Aussi regarda-t-il la jeune femme qui continuait à s'adresser à lui.

Effectivement, Melle.Wenscombe n'était pas dénué d'un certains courage, ou même d'un certains toupet. Cependant, à sa place, connaissant l'homme en face de lui, il aurait eût pour sa fille, mais peut-être que c'était le fait d'être mère qui l'avait fait parler. Il était, comme elle l'avait dit, tout à fait évident que le jeune Booker était innocent de ce dont on l'accusait, comme le nez au milieu de la figure. La situation était un mélange de ridicule et de dramatique, dramatique surtout pour le jeune garçon.

C'est après quelques derniers mots, bien placer donc, que la jeune femme se retira. Elle avait tout dit, c'était clair comme de l'eau de roche, que rajouter de plus ? Mais que faire de plus pour s'assurer que Booker s'en sorte, avec la vie sauve. Killian n'avait pas grand chose à perdre, contrairement à Mlle.Wenscombe, sinon juste le plaisir de voir Penny. Alors la fermer égoïstement pour son propre plaisir, ou tenter quelques choses qui assurerait soit la liberté à Booker, soit une balle dans la tête ?

- *Lève la main pour attirer l'attention du maire* Monsieur le Maire, si vous le permettez, avec... Tous le respect que je vous dois. Si vous deviez vous engagez, dans la recherche du véritable coupable de cette affaire, vous pouvez compter sur moi pour vous aidez. Je pense, et je suppose que vous serez peut-être d'accord avec moi, que nous le devons bien à Mme.Nelson, mais aussi à Booker, qui a quand même failli mourir pour rien. Je me tiens donc à votre disposition.

Sur ces mots, il s'éloigne un peu de la foule, et va s’asseoir sur un escalier. Accompagner de McTire assis à ses côtés, il espère et prie de tout cœur, que la bonne décision soit prise pour Booker. De toute façon, il patientera, jusqu'à la fin... sauf si le petit est quand même condamner, non... Il ne veut pas voir ça.


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