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 As the moon, as the life ft. Felicia

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Message Sujet: As the moon, as the life ft. Felicia 27th Février 2017, 02:24

As the moon, as the life

L’obscurité s’abat sur l’Ouest américain, Deadwood peine à vouloir y être épargnée. Cette ville, loin d’être comme les autres, faisant trembler tant ses habitants que ceux qui vivent de l’autre côté des Black Hills. Cette ville pas ordinaire, mais qui succombera comme toutes les autres à la tombée d’une nuit inévitable. La nuit paisible, le silence, la fraîcheur des brises d’un sentiment de quiétude. Tout ça n’existe pas à Deadwood. Le jour comme la nuit, ses habitants vivent et survivent. Ceux qui ne portent pas leur regard sur les actes répréhensibles n’ont rien à craindre. La ville du crime, bien sûr, mais avant tout, la ville où il existe un étrange respect qui plane entre les criminels et ceux qui ne font rien d’illégal. Les enfants rient, jouent et crient sans avoir la peur d’être pris pour cible. L’équilibre est déstabilisant, les criminels sont des gentlemen. Je ne suis guère à Deadwood depuis longtemps, je suis ce qu’on appelle un étranger, et ce, même si beaucoup me connaissent et me reconnaissent. Doc Caldwell, celui qui ne pose jamais de question et qui soigne sans sourciller les pires truands de la ville. Des plaies par balle de revolver? Je ne les compte plus. À Deadwood, ce qui est rare, c’est un homme qui ne se fait jamais tirer dessus. Les comptes ne font pas bonne réputation, je sais de quoi je parle. Mon jeu au poker est toujours aussi catastrophique. Je n’ai jamais réussi à obtenir une bonne main, et quand j’y pense un peu, il n’y a pas que dans le jeu que j’ai de mauvaises mains. Mes deux épouses étaient, chacun selon leur propre style, de très mauvaises mains. L’une n’est plus et l’autre joue sur du temps emprunté. Une femme ridicule, incapable de faire l’unique chose que je lui demande depuis notre mariage, il y a dix ans : enfanter une nouvelle génération de Coutu. Ouais, Coutu, mon réel patronyme. Ces enfants ne porteront jamais mon vrai patronyme, je n’ai pas le choix si je veux que mon passé demeure enfermé loin de ma vie actuelle. Des Caldwell, vraiment? La question ne se pose pas, de toute manière, ma femme est incapable de maintenir en vie des enfants en elle. Cette incapable. Cette idiote d’incapable. Et elle aimerait que je sois tendre, que je sois continuellement un époux parfait. Ne comprend-elle pas encore que de tels traitements se méritent? J’en ai marre de la regarder. De m’imaginer une vie entière à ses côtés sans qu’elle m’offre une descendance. Je ne pourrais pas dire que je ne l’aime pas, mais le contraire serait tout aussi étonnant.

Je suis à la table de la cuisine. Il est peut-être neuf heures, neuf heures vingt. Je ne peux le dire avec exactitude, il faudrait pour cela que je lève les yeux vers le mur où se trouve l’horloge de la maison. Le Deadwood Pioneer en main, je lis un article sur une petite bataille qui a eu lieu dans les Black Hills entre des sauvages à plumes et des hommes blancs. Ce bout de papier a tendance à mentir et accentuer drastiquement les faits, mais c’est divertissant. Et je ne suis pas obligé d’adresser la parole à ma charmante épouse qui redouble d’effort pour me taper sur les nerfs et m’énerver. Certains disent que je suis dur envers elle, que mes compromis sont faibles comparativement aux siens, mais n’est-ce pas le rôle de la femme de faire en sorte que l’homme se sente bien? Elle me doit obéissance, respect. Et elle me doit un fils. Assurément, elle me le doit. Je n’ai accepté de l’épouser que parce qu’elle était jeune. Et la jeunesse peut offrir des descendances. Ça, oui, mais aussi l’argent. Son père m’avait donné une grosse somme pour l’endurer. À la vie comme à la mort, et parfois, je me surprends de rêver à la mort. Là, comme ça, subitement, me libérant d’une présence qui ne m’est guère inestimable. Des rêves, de faux espoirs. Je ne suis pas dupe. Elles ne vont pas toutes disparaître sans conséquence.
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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 4th Mars 2017, 17:50

Un autre jour se termine. Au loin derrière les montagnes, le soleil va se cacher pour mourir alors que la nuit reprend ses droits sur le monde. Je frissonne. Pour moi, la nuit n’est jamais garante de plénitude et de bonheur bien au contraire.

Éclairer par le feu de la lampe à l’huile, je termine de ramasser les restes de notre dîner. Nos assiettes ne sont pas vides. Je suis attristée par ce constat. Nous avons la chance de ne manquer de rien et pourtant nous trouvons le moyen de gaspiller ce que d’autres ailleurs mangeraient sans lever le nez. Je sais que ce n’est pas à cause de la qualité de la nourriture ou de ce que j’ai préparé parce que je suis bonne cuisinière. Non, il y a autre chose. Ce soir comme tant d’autres soirs mon époux semble contrarier et cela semble lui avoir coupé l’appétit. Ne sachant pas ce qui m’attend cela a inévitablement coupé mon propre appétit.

Assis à la table de la cuisine à quelques pas de moi, il lit le journal en silence. Pour ne pas le déranger, je fais le moins de bruit possible alors que je termine de tout nettoyer. J’ai appris avec les années à me déplacer et à effectuer mes tâches en silence. Dix ans déjà que je suis sa femme. Cela me semble presque impossible et pourtant c’est bien réel. Comme le temps passe vite. De la jeune femme souriante et enjouée que j’étais jadis, il ne reste plus rien. Les quelques bribes qui refont parfois surface sont rapidement refoulées par peur de lui déplaire. Moi qui avais autrefois une opinion sur tout et qui n’ai jamais été brimée par mes parents pour m’exprimer librement, j’en suis réduite la plupart du temps au silence. Les quelques rares fois où j’ose prendre ma place et lui dire le font de ma pensée, je le regrette pendant plusieurs jours.

Pour éviter les coups et les reproches, j’ai dû apprendre à me taire. À refouler ma peine et mes besoins. J’ai dû apprendre à anticiper ses besoins et ses demandes pour ne pas avoir à subir ses reproches. Malgré tous mes efforts et ma bonne volonté, il reste une énigme pour moi. Après avoir terminé de tout nettoyer, je lui sers son thé et je prends place au fond de la pièce pour terminer un ouvrage de couture avant d’aller dormir. Un lourd silence pesant s’est installé entre nous. Nous nous parlons que pour le strict nécessaire. Le temps file. Je regarde l’horloge qui indique qu’il sera bientôt vingt-deux heures. Mon ouvrage termine, je me lève et lui dit tout doucement.

- Je monte me coucher. Bonne nuit…


Je n’attends pas qu’il me répondre. Il le fait rarement. Une fois à l’étage, je fais ma toilette et j’enfile une robe de nuit. Les nuits sont fraîches alors j’enfile des bas de laine. Je fais mes prières et je me couche. Je n’entends aucun bruit. Il ne semble pas presser de vouloir venir se coucher à son tour. Peut-être va-t-il décider de sortir finalement.



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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 11th Mars 2017, 19:43

As the moon, as the life

Le temps ne semble pas être à la presse de mon épouse. Voilà déjà un petit moment que j’ai terminé de manger, et mon assiette est toujours sur la table. À moitié vide, à moitié pleine, pas que le repas n’était pas délicieux. Au contraire, si Felicia n’a qu’un seul talent, il s’agit de la cuisine. Une fière cuisinière, si tant qu’il m’est pratiquement impossible de lui reprocher quoi que ce soit sur le sujet. Peut-être parfois manque-t-il un peu de sel, mais il s’agit avant tout d’un goût personnel et malgré ce qu’elle pense de moi, je ne cherche pas constamment des choses à lui reprocher. Il m’arrive d’être gentil, agréable et de me fermer la gueule sur certains détails. Comme ce soir, je ne soulève point l’irritante situation d’une table qui n’est pas encore nettoyée. Mon exaspération silencieuse semble néanmoins avoir encore beaucoup de pouvoir au sein de cette maison. Sans me déranger dans ma lecture, mon épouse se lève et vient nettoyer la table. Elle lave la vaisselle en prenant bien soin de laisser devant moi ma tasse de thé. Il y a quelques années, elle s’était déjà permis de me la retirer pour la nettoyer. Je crois que la correction qu’elle avait eue à ce moment lui avait fait comprendre qu’on ne touche pas à ma tasse de thé sans que ma permission explicite soit prononcée. Elle exécute ses tâches dans un silence olympien, cela pourrait presque être bluffant d’un point de vue extérieur. Je déteste être dérangé pendant ma lecture. Parfois, je relis plusieurs fois les mêmes articles plusieurs jours consécutifs. Mieux vaut la répétition de ces feuilles que l’obligation de discuter avec elle et qu’encore une fois, elle me démontre qu’elle est indigne de moi. Un fils. Est-ce trop demander? Pourtant, là-bas, à Minneapolis, j’avais bien démontré la preuve que le problème ne venait pas de moi.

Pendant qu’elle me sert à nouveau du thé et qu’elle retourne à son travail de couture, je rumine. Ce soir, j’aimerais bien sortir, me rendre au Gem Saloon et oublier le pathétisme de mon épouse, mais ce serait vain. Ce soir, ma préférée parmi toutes les filles d’Al n’est pas là. Un congé, m’a-t-elle dit la veille. Al avait donc un certain respect pour celles-ci? Je m’en étonne secrètement dans ma barbe. Je prends une gorgée de mon thé, chaud comme je le souhaite. «Merci», que je lui dis sans lever les yeux de mon journal. Elle est déjà au fond de la pièce, concentrée à son ouvrage, peut-être n’a-t-elle même pas entendu mon mot. Voilà qui me plairait davantage. Je ne fais que songer à cette fille, au Gem Saloon. Bien sûr, je dois la payer, mais je suis certain qu’il se passe quelque chose entre nous. Je suis certain qu’elle, elle ferait une bonne épouse. Qu’elle serait digne de ma seule et unique demande. Un fils. Elle est douce, séduisante, sexy. Son appétit sexuel n’a aucun égal et je me surprends à m’ennuyer d’elle. M’ennuyer ou quelque chose qui s’y rattache.

Puis ma plaie matrimoniale se lève, range ce qui semble être une couverture en devenir, m’indique qu’elle monte dormir et prend la direction du second étage. Je ne prononce aucun mot. Après tout, inutile de lui répéter treize fois que je lui souhaite bonne nuit. Peu importe l’heure à laquelle je vais dormir, que je sois sorti ou non, elle ne dort pas. Souvent, elle feint dormir, mais je ne suis pas dupe. Et c’est à ce moment que je lui souhaite la bonne nuit. Parfois, elle me répond. Parfois, non. Une lourde ambiance s’est installée entre nous. J’espère qu’elle est consciente de sa responsabilité dans l’affaire. Je continue ma lecture vingt ou vingt-cinq minutes. Termine ma tasse de thé et me lève. Je reste debout, immobile, silencieux. Je me questionne. Profondément. Laissé-je ma tasse de thé sur la table ou vais-je la déposer sur le comptoir de la cuisine? J’opte pour la seconde option, énième signe que je suis, après tout, un bon époux. Près du comptoir, je soupire. Je prends un peu d’eau de la chaudière et nettoie la tasse. Je la range. Je me dirige vers les escaliers qui mènent au second étage puis emprunte les marches. Le bruit distinctif des planches qui se meurtrissent sous mon poids m’indiffère, bruit auquel nous faisons face depuis notre arrivée dans cette maison. Je me dirige vers la chambre à coucher, fait rapidement ma toilette et enfile mon pyjama. Je l’enfile tous les soirs où, visiblement, je n’ai pas envie de consommer le mariage. Couché sur le dos, j’observe le plafond.

«Tu ne dors pas», que je lui dis, loin d’être une interrogation. Plutôt une affirmation. Je sais reconnaître sa respiration lorsqu’elle dort. Je sais aussi qu’elle ne dort pas beaucoup depuis déjà plusieurs années. Elle est malheureuse. Moi aussi, remarquez, mais le divorce est chose impossible. Pas en 1878. On épouse une femme ou un homme pour la vie. La notion de divorce n’est sans doute même pas dans l’esprit de la plus vile personne. Ce n’est pas une question de religion. C’est bien au-delà de ça. «Tes yeux cernés feront fuir nos patients, si cela continue ainsi.»
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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 12th Mars 2017, 15:28

À l’étage, tout est sombre et froid. La disposition du poêle dans la maison fait en sorte qu’il ne réchauffe pas adéquatement toute la maison. Une fois ma chemise de nuit enfilée et de gros bas de laine dans les pieds, je me glisse sous les couvertures. J’essaie de trouver une position confortable et je ferme les yeux en priant silencieusement que je vais finir par m’endormir. Le sommeil me fait si souvent défaut. J’ai toujours peur. Peur de ne pas faire ce qu’il faut. Peur de lui déplaire, mais malheureusement quoi je fasse je sais que je suis une constante source de mécontentement pour lui. Ce lourd fardeau me pèse énormément. J’essaie pourtant de faire tout ce qu’il faut pour lui rendre la vie plus facile, mais ce n’est pas suffisant. Je connais la source de ses frustrations. Je sais ce qu’il veut, mais mon corps refuse de le lui donner. Je ne sais pas pourquoi. Je ne comprends pas et cela me rend furieuse.

Je soupire et j’essaie de refouler mes larmes a la pensée de ce bonheur d’être mère qui m’est refusée lorsque j’entends le bois des marches menant à l’étage faire du bruit. Il a donc décidé de ne pas sortir ce soir. Il entre dans notre chambre sans un mot ni un regard pour moi comme si je n’existe pas. Il fait rapidement sa toilette et enfile son vêtement de nuit. Il vient ensuite prendre sa place dans le lit. Je me pousse pour me faire toute petite et lui laisser son espace. Un lourd silence s’installe entre nous. Et puis au bout d’un moment, voilà que j’entends sa voix.

- Tu ne dors pas

Il le sait fort bien. Je dors peu ou pas, et ce depuis si longtemps. Je passe souvent des nuits blanches à réfléchir sur mes fautes. À tenter de trouver la raison pour laquelle je n’arrive pas à porter un enfant à terme. Je suis tourmentée par cette idée qui m’empêche de reposer mon corps et mon esprit. Et puis lorsqu’il s’absente pour aller jouer, je suis toujours inquiète de savoir dans quel état il va rentrer donc je ne dors pas. C’est un véritable cercle vicieux. Je sais que ce n’est pas sain et que je risque de tomber malade. Parfois, je me dis que ce serait sans doute la meilleure des choses qui pourrait nous arriver. Si je tombais gravement malade et que j’en mourais, il serait enfin délivré de moi. Je suis perdue dans mes sombres pensées lorsque je l’entends de nouveau me parler.

«Tes yeux cernés feront fuir nos patients, si cela continue ainsi.»

J’acquiesce à ses paroles d’un léger signe de tête. Je ne veux pas le contredire. Je ne veux pas éveiller la bête qui sommeille en lui. Alors qu’il se tourne vers le mur pour dormir. Je prends un cachet sous mon oreiller et je l’avale en silence. C’est la seule chose qui arrive à bout de mes insomnies. Avant notre départ de Minneapolis, je suis allez consulter le docteur Stevenson et ce dernier ma prescrit un puissant somnifère. J’aurai sans doute un peu de mal à me réveiller demain matin, mais au moins je ne ferai pas fuir sa clientèle. Malgré les épaisses couvertures sur le lit, je frissonne dans notre grand lit donc je me rapproche un peu de mon époux pour me réchauffer un peu. Malgré toute la tension qui règne dans notre ménage, j’ai toujours le désir de lui plaire. Malgré tous ses reproches je n’ai jamais refusé d’accomplir ce que d’autres appelle un devoir. Pour moi, c’est un plaisir qui m’est hélas très souvent refusé puisqu’il est le seul a décidé du moment où nous unirons nos deux corps. Cette nuit, j’ai une envie de lui qui me tiraille le ventre alors je lui glisse doucement à l’oreille mon envie de lui. J’ai peur de sa réaction. Peur de son rejet.



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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 29th Mars 2017, 02:12

As the moon, as the life

Un reproche après l’autre, je lui dois au moins cela, elle qui est incapable de m’offrir ce que je désire le plus. Et ce n’est pas faute d’essayer, bien au contraire. Rien qui motive néanmoins à lui donner quelconque considération. Si son père m’avait dit que sa jeune fille était incomplète, défectueuse, jamais je n’aurais accepté l’enveloppe. Jamais je n’aurais épousé cette femme. Bien sûr, elle est jolie, son sourire est d’un charme déstabilisant lorsqu’elle le désire, mais cela ne suffit guère à lui témoigner mon affection et ma reconnaissance de l’avoir dans ma vie. Ce que je désire, c’est un fils. Une pute à Minneapolis a été capable d’être engrossée, même si évidemment, elle s’est chargée d’en faire disparaître les traces. Pourquoi pas ma propre femme? Qu’ai-je fait pour mériter cette vie? Souvent, je me surprends à imaginer la vie que j’aurais avec ma première épouse, décédée dans de tragiques circonstances. Une femme faible, elle aussi, mais qui avait de quoi me motiver davantage que Felicia. Et une femme qui n’avait pas peur de sortir des sentiers battus. Une femme qui ignorait la place qu’elle devait prendre. Felicia, elle, ne place que très rarement un mot au-dessus d’un autre. Et lorsqu’elle le fait, elle s’excuse rapidement. Son père m’en avait glissé un mot, à l’époque : sa docilité était une force. Force qu’elle possède toujours. Heureusement pour moi, et pour elle, qui aurait à subir les conséquences de ses actions. Bien sûr, n’allez pas croire que je la déteste réellement comme les champs de fruits détestent la sécheresse. Elle a de nombreuses qualités -que je n’aurais hélas énuméré-, et m’apporte beaucoup d’aide au cabinet.

N’allez pas croire non plus que je tiens à cette femme plus que tout au monde. Si elle devait être terrassée par une grave maladie et y succomber, j’en serais plutôt délivré et cela me permettrait de partir une fois de plus à la recherche d’une femme digne de porter mon fils. Et ultimement, le mettre au monde. À mes côtés, je sens sa tête bouger, signe qu’elle acquiesce à mes propos. Pertinents ou non, je sais très bien de quoi il en retourne. Même si mon épouse ne dort que très peu, et ce, régulièrement, jamais ses cernes ne sont visibles. Jamais sa fatigue n’est palpable. C’est une femme forte qui sait ce qu’elle a à faire pour bien paraître. Une femme idéale, si ce n’était que de son défaut de confection. Celui qui l’empêche de mener à terme une grossesse. Elle prend ensuite un somnifère, ce qui provoque obligatoirement en moi un désespéré roulement de yeux. Bien souvent, son somnifère fonctionne, mais parfois, lorsque ses pensées sont trop fortes ou lorsqu’elle combat son propre sommeil, il n’a qu’un effet placebo.

Alors que nous frissonnons à l’unisson -sûrement la seule chose que nous faisons ensemble, elle s’approche de moi sans dire un mot. Je ne la regarde pas, je la laisse venir à moi. Petit sourire en coin, je me rappelle qu’elle vient de prendre un somnifère et qu’une fois de plus, elle cherchera à combattre ses effets si nous en venons à… faire le sexe. Si souvent, je l’oblige à faire ce qu’il faut pour que je sois en état de le faire, en réalité, elle n’a pas à faire grand-chose. Malgré l’animosité entre nous deux, l’appétit sexuel n’est pas inexistant et elle demeure une femme très, très envoûtante sans ses nombreuses couches de vêtements. Tandis qu’elle m’indique dans l’oreille qu’elle désire sentir mon corps nu contre le sien, ma main se déplace rapidement sur sa poitrine peu généreuse, mais toujours attrayante. «Embrasse-moi», que je lui ordonne avant qu’elle s’exécute. Je sais reconnaître les intentions de mon épouse par ses baisers. Lorsqu’elle cherche simplement à me donner ce que je veux, ses baisers sont fades, ennuyants. Lorsqu’elle désire vraiment quelque chose, au contraire, ses baisers sont langoureux et -j’ignore où elle prend ces trucs- la passion qu’elle y met motive illico tous les sens de mon corps. Un peu comme en ce moment, où je ressens vraiment son désir. Je commence d’ailleurs à le désirer également, mais hors de question de le démontrer. Du moins, pas pour le moment.

«Arrête, s’il te plaît.» Je la repousse d’une main, sans pour autant l’éloigner de moi. «Qu’est-ce que ce désir? Je sens en toi une volonté plus aiguisée que les autres nuits… Qu’est-ce que tu veux?»
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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 9th Avril 2017, 15:02

À l’extérieur, la lune brille dans le ciel et éclaire tout doucement notre chambre. Coucher contre mon époux, j’essaie de prendre le moins de place possible pour ne pas l’embêter. En y repensant bien, je me rends compte que tout ce que je fais depuis que je suis mariée avec lui est fait dans le but de ne pas lui créer d’ennui, de lui rendre service et de me faire oublier. Parfois, j’y arrive parfaitement, mais à d’autres moments j’échoue lamentablement et c’est dans ces moments que j’ai droit à ses foudres. Je sais qu’il a raison de m’en vouloir. Je ne suis pas ce qu’il espérait. Je l’ai déçu. Si seulement il savait combien je suis malheureuse de cette situation. S’il pouvait comprendre la peine que j’ai, de ne pas pouvoir lui donner d’enfant peut-être que les choses serait différentes entre nous.

Bien que couchée contre lui, je frissonne. J’ai peur. Peur de ses réactions imprévisibles et de ses paroles acerbes aussi je préfère garder le silence. Les temps passent et un lourd silence s’installe entre nous. En dehors des paroles du quotidien et des moments où nous nous retrouvons tous les deux à la clinique avec des patients, nous n’avons rien à nous dire. Nous vivons nos vies séparément en tentant d’endurer chacun à notre façon notre mal de vivre. Toutes mes pensées ont le don de me rendre mélancolique puisque je sais que cette nuit ne sera pas différente des autres aussi je prends un cachet afin de m’assurer que je pourrai dormir quelques heures. Je ferme les yeux et j’essaie de m’endormir, mais j’ai froid. Machinalement, je me rapproche de lui en tentant de me réchauffer un peu. Malgré toute la tension malsaine qu’il y a entre nous, j’ai encore pour lui du désir et à son contact, mon envie de lui se réveille. Ne sachant pas qu’elles sont ses dispositions sur le sujet, je lui fais part de mon envie à l’oreille. Il ne bouge pas. Il ne dit rien. Je me sens mal. Que dois-je faire? Dois-je initier quelques caresses pour l’inviter à faire de même et puis finalement je sens l’une ses mains sur l’un de mes seins. Ses gestes ne sont pas délicats, mais je m’en moque. Je ferme les yeux en espérant que cette caresse n’est qu’un début et qu’il ne me refusera pas le seul plaisir encore existant dans notre couple. Et puis au bout de quelques secondes, sa voix brise le lourd silence pour m’ordonner de venir l’embrasser. Je me rappelle alors clairement les paroles de mon amie Ida qui m’a donné quelques trucs lors de ma dernière visite et je me glisse contre lui afin d’atteindre ses lèvres pour l’embrasser avec sensualité afin de réveiller son appétit pour moi. Il reste inerte pendant un moment et puis soudain, je sens que ses lèvres répondent aux miennes. Sa bouche m’invite alors a plus et nos langues se rejoignent dans une douce valse. Sentant que son corps se réveille à mon appel, je me décide alors à tenter autre chose. Toujours concentrée sur notre baiser, je passe ma main sur ses épaules et puis je descends doucement sur son ventre et ensuite vers le bas de son corps. Mes gestes sont doux et langoureux, mais cela ne semble pas lui plaire puisque rapidement il me repousse et me demande d’arrêter. J’essaie de ne pas montrer mon désappointement en gardant le silence. Qu’ai-je donc fait qui lui déplaît autant? Mon amie m’a pourtant dit que les hommes aiment être surpris et caressée. Ne sachant pas si je dois revenir ou non vers lui, j’attends. Ses paroles brisent à nouveau le silence pour venir me questionner sur la nature de mon désir pour lui.

« Qu’est-ce que ce désir? Je sens en toi une volonté plus aiguisée que les autres nuits… Qu’est-ce que tu veux? »

Que dois-je répondre? Est-ce à nouveau un piège qu’il me tend pour me faire à nouveau mal? Je suis confuse et mon cœur se serre à nouveau dans ma poitrine. Je prends une profonde inspiration et je me décide à lui répondre le plus simplement le fond de mes pensées en espérant que c’est ce qu’il faut. Que c’est ce qui lui fera plaisir et m’évitera sa hargne et ses coups. Je me rapproche alors de lui et lui dit :

«C’est toi que je désire… seulement toi rien de plus… j’ai envie de toi… de nous… est-ce si mal? »



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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 20th Avril 2017, 02:47

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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 30th Avril 2017, 13:57




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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 8th Mai 2017, 05:32

Ce qui suit contient des mots classés +18 tels que «dizaine», «supplications», «bassin» et «respiration». Par respect, le contenu de ce message est donc sous hide. Si vous demeurez curieux et aimeriez savoir de quoi il en retourne, visionnez des vidéos pour adultes sur Internet. Merci.



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Message Sujet: Re: As the moon, as the life ft. Felicia 20th Mai 2017, 16:45

Rien de ce qui se déroulait entre nous présentement n’était habituel. Je ne reconnaissais plus l’homme qui était pourtant mon époux depuis plus de dix ans. Pas plus que je ne me reconnaissais. Était-il encore possible qu’il y ait une infime tendresse entre nous? J’en doutais, mais je préférais ne pas m’y attarder pour profiter de ce feu bouillant qui m’habitait ne sachant pas si de tels moments se produiraient à nouveau. Pour une rare fois, mes faits et gestes ne semblaient pas lui déplaire. Il ne trouvait aucun reproche à me faire. Libérer de mes craintes, je pouvais laisser libre cours à mes envies et ma passion. Je suis la première surprise de ses réactions vis-à-vis de moi. Sa bouche recherchant constamment la mienne et nos deux corps se découvrant à nouveau. C’est mieux que tout ce que j’avais imaginé. J’avais lu tant et tant de romans qui décrivaient l’amour que je ne savais identifier si ce que je vivais y ressemblait étant donné tout notre passé chaotique passé ensemble.

J’étais partagée entre mon envie de lui prouver que je pouvais moi aussi lui donner ce qu’il recherchait tant chez les putes et me garder une certaine retenue. Que faire? Comme toujours, j’étais sur la défensive ne sachant pas comment agir avec lui. Si ma tête arrivait encore à réfléchir et tout analyser, mon corps lui s’abandonne. Il se donne sans réserve et accueil avec délice tout ce qu’il me donne. Je ne peux me retenir de le lui dire. De gémir de plaisir contre son oreille. Plus je lui prouvais le plaisir que je prenais plus il semblait vouloir me posséder. Je sentais ses mains et ses lèvres partout sur mon corps. Parfois plus rapide ou plus lent, il me chevauchait avec fureur. Je me sentais légère comme tout et je devais me mordre la lèvre inférieure pour ne pas crier et lui avouer le plaisir qu’il me donnait. Je me sentais enfin vivre à nouveau. Qu’avait-il fait de moi? J’étais heureuse et vive avant de l’épouser. Je riais avant de le connaître, mais toutes les années passées auprès de lui m’avait éteinte. Son manque de délicatesse et son absence de gentillesse à mon égard m’avaient enlevé toute la joie de vivre. Et puis voilà que je voyais de nouveau le soleil. Que l’espoir gagnait de nouveau mon cœur. Est-ce que je pouvais espérer que cette nuit change les choses entre nous?

Alors que je me laisse transporter par l’extase, je l’entends gémir à son tour et se répandre en moi. Je ferme les yeux alors les yeux et je prie. Je prie que cette nuit soit le début d’une ère nouvelle. Il n’est pas trop tard pour réparer le passé. Je pourrais me refaire un cœur neuf si mes prières sont exaucées.

Les yeux toujours fermés, je sens ses lèvres sur les miennes et je le sens qui se retire de moi pour venir se coucher à mes côtés. Nos respirations saccadées habitent le silence entre nous, mais rapidement, il reprend ses habitudes en me dictant ma conduite et ce que je dois faire pour lui. Ne voulant rien gâcher, je me lève, mais il me retient un moment pour embrasser mon bassin. Surprise par cette caresse inattendue, je lui souris et m’empresse d’aller lui chercher un linge humide. Je lui tends et le regarde se nettoyer avant de faire de même de mon côté. Je me penche ensuite pour attraper ma chemise de nuit, mais il m’oblige à venir près de lui ce que je fais sans me faire prier. Je couche contre lui sentant sa main qui me caresse doucement. Et puis voilà qu’il me fait un compliment au sujet de la douceur de ma peau. J’ai du mal à y croire, mais qui sait peut-être qu’il y a véritablement de l’espoir pour nous deux. De mon côté, je n’ose rien demander. Je ne veux surtout pas gâcher un moment si parfait. Sentant le sommeil venir me picoter les yeux, je l’entends encore me dire : « Tu rangeras tes chemises de nuit, demain. Je ne veux plus que tu en portes.»

Touchée par ce qui pourrait être un véritable réchauffement entre nous, je me tourne vers mon époux pour venir l’embrasser tendrement. Je me colle ensuite contre lui pour profiter de sa chaleur et lui caresse doucement son torse de ma main avant de sombrer dans un doux et profond sommeil.

~ Fin ~



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As the moon, as the life ft. Felicia

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