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 On the road again [Armory]

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: On the road again [Armory] 26th Février 2017, 19:10

Further on up the road.
Amory & Godfrey

Déjà, les chevaux s'agitent.
Sur leur robes blanches, grise et noire, l'harnachement cliquette, le cuir se tend, la poussière se dépose. Ils cognent des sabots au sol, se faisant s'envoler encore plus de poussière, soufflent par le nez, s'embêtent entre eux ; les fers fraîchement changés percutent les petits cailloux, font un bruit pas possible. La diligence, elle, beau bois bien pansé, craque au gré des mouvements des chevaux. Deus mord ses comparses, alors Deus est devant. À sa gauche, Atreus. Les deux blancs devant, suivi du gris pommelé et de la noiraude, derrière. Pollux et Andromeda. Les deux plus calmes en somme, Godfrey aime mieux les avoir devant lui. Ils sont plus athlétiques et rapides, donnent le ton à la course lorsque celle-ci s'engage. Leur force permet de soulager les deux autres, un peu plus vieux, pour qui le voyage est plus éprouvant. C'est toute une technique, une minutie particulière, qu'il faut pour atteler correctement les chevaux. Chacun a sa place décidée. Même le cocher.

En parlant du Cocher, celui-ci est bien habillé pour l'occasion. Il a revêtu son chapeau haut-de-forme et des vêtements confortables, mais habillés, pour guider ses équidés correctement sans être encombrés. Parce que quand Deus tire, il ne faut surtout pas avoir les bras engourdis, sinon c'est tout l'attelage qui suit. Garé devant l'adresse qu'on lui a fourni, il attend. À terre. À côté de la porte.
Mais que fait-il, bon sang.
Son client du jour est un jeune scientifique, semblerait-il, qui a besoin de se rendre à Rapid City. Bon. Le cocher a accepté le travail sans vraiment rechigner, du moment qu'il est payé... Le trajet promet d'être long, mais assez calme, au vu de la journée qui se prépare : il est tôt dans la matinée, très tôt, le soleil a déjà très bien entamé de se lever, mais l'air est frais, un grand ciel dégagé. La route jusqu'à Rapid City est assez tranquille, malgré les pauses qu'il faudra faire pour les chevaux ; il prévoit d'être là-bas sur le coups de midi, voire une heure de l'après-midi. Ca semble un bon compromis. Mais pour ça, il faut partir tôt. Pas qu'il attende depuis particulièrement longtemps, mais il fait le déplacement pour aller chercher... Herm... Monsieur... Il regarde son papier en vitesse. Fieldstein ? Il hésite. Un anglais, non ? Quand il a vu ce brave homme, il a tout de suite reconnu l'éducation anglaise. Ce doit donc être ça. Bref ! Il fait le déplacement pour aller chercher Monsieur Fieldstein chez lui, et qu'il soit anglais n'excuse pas son retard. Sa gueule renfrognée avec son chapeau qui fait de l'ombre ne lui donne pas un faciès très commode. En plus les chevaux s'agitent.
Surtout Deus. Le bougre n'a pas galopé depuis longtemps, la course va démarrer à pleine puissance s'il le laisse faire. Deus... Avec un nom pareil, pas étonnant qu'il se prenne pour ce qu'il est pas, rhm.

En attendant son client, il revérifie les harnais, regarde l'état des métaux, des sangles... Ils ont été graissés et lavés il y a peu de temps, nourris également. Ca devrait être bon. Les chevaux ont mangé deux heures avant de partir pour ne pas qu'ils somnolent sur le chemin ou se fatiguent trop vite. Tout est en ordre.

Enfin la porte s'ouvre. Il salue le jeune homme d'un hochement de tête.
- Monsieur Fieldstein. Heureusement qu'il a conservé son papier, dans le cas contraire ça aurait posé un sacré soucis. Ne pas se souvenir du nom de ses clients, c'est vraiment pas quelque chose à faire dans le métier. Il ne le gratifie d'aucun sourire, d'aucun signe de bienveillance ou d'éventuelle joie d'être ici. Il est payé, ça lui va, et il est pas payé pour être sympathique, ni avenant. Essayons de n'pas partir trop tard, hm. Il déclare finalement avec un petit hochement de tête, un petite moue.

L'air est encore frais et doux, c'est agréable. Il ne tardera pas à se réchauffer, malheureusement, et plus ils tardent à partir, plus les chevaux en pâtiront.
CODES © LITTLE WOLF.
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: On the road again [Armory] 27th Février 2017, 21:05

"Wilhemina, ne fais pas ta timide, et viens manger ! Je ne vais pas revenir avant tard ce soir, si tu ne le fais pas maintenant, tu n’auras rien dans le ventre jusque-là !"

Accroupi par terre, dans une rue encore déserte à cette heure de la matinée, je fixais un chat noir à quelques mètres de moi. La pauvre bête avait perdu un œil, sans doute par la faute de cette stupide superstition comme quoi les félins de cette couleur avaient pactisé avec le diable. Rien de plus ridicule. Pendant ce temps, plusieurs autres chats étaient attroupés à mes côtés, avalant férocement les restes de viande que j’avais disposés par terre à leur intention. J’en avais gardé un peu pour Wilhemina, le temps qu’elle soit en confiance et approche. Ce qu’elle finit par faire, ne pouvant pas résister à l’appel de la nourriture, et évaluant que je n’étais sans doute pas un danger.

"Tu devrais me reconnaître pourtant, Mina ! Mais ça va venir, je ne me fais pas de souci."

Pour l’instant, je déposais la viande un peu plus loin, pour ne pas trop l’inquiéter. Après une dernière hésitation, la petite se précipita sur son festin à une telle vitesse que j’en ris, amusé de la voir tout à coup si vive. J’avais pris comme habitude de nourrir les chats errants du coin, en profitant toujours pour les observer, déterminer les rapports sociaux qu’ils entretenaient, et parfois, pour les dessiner. Seulement, aujourd’hui, cela ne se mettait pas vraiment, puisque j’avais d’autres plans de prévus.

D’ailleurs, en parlant de cela, je consultais ma montre et bondis sur mes pieds lorsque je constatais que l’heure était plus avancée que ce que je pensais. J’attrapais mon sac, et lançai un dernier morceau de viande à l’attention de mes protégés, avant de les saluer et de tracer au loin, dans la direction du lieu de rendez-vous avec mon cocher, c’est-à-dire, mon logement. J’espérais ne pas arriver trop tard, vraiment, la ponctualité était une chose importante !

J’avais décidé de me rendre à Rapid City pour y acheter quelques livres de botanique introuvables à Deadwood, ainsi qu’un nouveau stock d’éprouvettes. Ces petites choses cassaient plus vite que l’on ne le pensait ! La route étant longue, j’avais décidé de prendre les services d’un cocher. Et puis, comme cela, je n’allais pas être seul pour le trajet, ce qui était tout de même plus sympathique ! Lors de longs voyages, je m’arrangeais toujours pour trouver une personne avec qui discuter. J’avais eu la chance de tomber sur un géologue lors de ma traversée de l’Atlantique, et je n’avais tout simplement pas vu le temps passer ! Tout comme maintenant, où j’avais surestimé mes capacités à nourrir les chats en vitesse.

Et me voici donc forcé à courir comme un forcené dans les rues. Au moins, de bon matin, cela réveillait ! J’eus de toute façon rapidement la diligence en ligne de mire, et accélérai encore un peu plus pour l’atteindre. C’était sans compter l’obstacle que rencontra mon pied. Un caillou sans doute, quoique je n’eus pas le temps de vérifier. Perdant mon équilibre, je m’envolais pour atterrir sur le sol, parvenant néanmoins à me réceptionner de telle sorte que, avec l’élan, je fus de suite debout et me remis à courir. Le tout sans abîmer mon précieux sac, ou me blesser. Mais pas sans couvrir de poussière mon manteau. Une fois devant le véhicule, je passais rapidement une main dessus pour essayer d’enlever toute la saleté, et ne pas salir l’intérieur de la diligence. Satisfait, je rentrais, saluant immédiatement le cocher avec un immense sourire.

"Monsieur Howard, bonjour ! Désolé pour le retard, Mina ne voulait pas approcher pour que je la nourrisse. C’était compliqué, mais je ne pouvais pas partir sans qu’elle ait avalé quelque chose."

Je remarquais alors l’état déplorable de ma coiffure, et fis de mon mieux pour remettre en place mes cheveux, après ma rencontre inattendue avec le sol de Deadwood. Impatient, comme toujours avant une nouvelle aventure, je hochais la tête.

"C’est quand vous voulez, Monsieur ! Vous avez vraiment de très beaux chevaux, comment s’appellent-ils ? J’ai également un gris pommelé, une jolie jument du nom d’Agnodice. Jolie, mais têtue ! Vous êtes déjà allé à Rapid City ? Oh, et vous pouvez m’appeler Erny !"

Plein d’énergie et de curiosité, je fixais le cocher, attendant qu’il réponde à mes nombreuses questions. Le voyage promettait en tous cas !
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Message Sujet: Re: On the road again [Armory] 27th Février 2017, 23:34

Further on up the road.
Amory & Godfrey

Quelle entrée en matière. Pour le coup, Monsieur Fieldstein bat bien des records ; le voir se vautrer par terre dans la poussière de Deadwood aurait pu amuser et inquiéter notre bon cocher, à vrai dire, mais, n'étant pas du genre matinal, il se garde de toute réflexion pour ne pas paraître désobligeant. Déjà qu'il n'a pas l'air bien avenant... Certes, il n'est pas payé pour l'être, mais ça n'est clairement pas dans sa nature d'être peu courtois. Éducation anglaise, que voulez-vous, même s'il y manque souvent, la politesse avant tout. Et la politesse passe également par la ponctualité, n'est-ce pas. Godfrey doit d'ailleurs s'étonner de le voir arriver en courant et non pas de sortir de chez lui...

Quoi qu'il en soit, il en profite pour détailler un peu son client tandis que celui-ci se débarrasse de la poussière sur son manteau, de manufacture anglaise, s'il juge bien, au demeurant. Un rouquin aux multiples taches de rousseur avec un sourire encré sur son visage, indélébile, impossible à effacer semble-t-il, radieux, et qui communique une joie et un optimisme qui seraient presque sensibles de contaminer le rabougri de cocher. Gueule de gosse, en somme, avec de petits yeux clairs qui semblent pourtant admirer le monde en grand et déborder de vigueur. C'est fou comme les jeunes ont conservé une énergie à toute épreuve, en plus celui-ci est poli, et se confond en excuses dés qu'il arrive au niveau de la voiture.
Les jeunes, non mais tu t'entends Godfrey ? Bientôt quarante ans et tu te prends déjà pour un vieux con.

Ledit vieux con hoche simplement la tête, gratifiant son client d'un "hm-hm" après les salutations. Ah- Ah, mais c'est qu'il continue ? Mina ? Qu... Non, pas de questions. Avec de simples salutations, il a récité l'équivalent de la Genèse. Le gamin a l'air bavard - pourquoi gamin, sérieusement ? Il ne fait pas si jeune que ça, arrête ton char - et le lancer sur de la conversation semble... Bien trop facile. Comme la gâchette d'un bandit, c'est ultra-sensible. Se contentant d'une remarque sur l'heure en guise de simple conversation, il ne faut tout de même pas abuser et faire remarquer le retard du jeune anglais n'est pas un luxe, le cocher s'en mord bien vite les doigts quand il se rend compte qu'il a mis en marche un véritable moulin à parole. Déjà lassé, il souffle nez en se retenant d'imiter un cheval tandis qu'il referme la porte dans son grincement singulier, couvrant presque la voix du voyageur un instant. Ah, sauf que forcément, quand on pose des questions sur les chevaux... Godfrey grimace un coup. Est-ce bien judicieux ? Oh, allez, pour une fois que quelqu'un s'intéresse à eux... Il se range à la fenêtre dans le sens de la voiture, à côté de... D'Erny, puisque c'est ainsi, et désigne un à un, de gauche à droite, les chevaux qui ne tiennent plus en place. Le grincement de la porte les excite, c'est le signe que le départ est proche, en plus de la voiture qui s'alourdit.

- Atreus, Deus, Pollux, Andromeda. Se contente-t-il de présenter. Sa préférée reste sage, elle, au moins. Beaucoup trop adorable cette noiraude là, un fin sourire s'élève sur ses lèvres quand il pense à elle. Le lien qui relie son cheval à son cavalier est incroyable, parfois. Quelle race, la votre ? Demande-t-il en tournant la tête vers Erny. Sans doute une quarter, ou bien- Ah, erreur fatale, mauvaise idée: Il chasse ses mots d'un geste de la main. Eh, oubliez, nous en parlerons plus tard. C'est l'heure de partir et nous sommes déjà en retard.

Et il n'a pas fini ces mots qu'il se hisse déjà sur son siège de conducteur, attrapant la chambrière bien rangée à sa place et les rênes de ses chevaux. Deus commence déjà à tirer, tractant les autres. Un sifflement les fait aussitôt décoller à une vitesse qui leur est caractéristique, d'abord les deux devants, ensuite la deuxième rangée. L'avantage de cette diligence, c'est que, même sur une route de mauvaise qualité comme celle de Deadwood, elle ne grince pas des masses. Le harnachement fait plus de bruit que le reste, et franchement, c'est tant mieux. Il a eu à conduire plusieurs fois des diligences d'une fabrication médiocre et le vacarme était assourdissant, pour les voyageurs comme pour le cocher. Ce dernier, sur son siège haut perché, remet son chapeau en place, et prie, d'un côté, pour que monsieur Fieldstein ne se décide pas à sortir par la fenêtre pour lui taper la causette pendant sept heures de voyage.
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: On the road again [Armory] 9th Mars 2017, 17:39

Très vite, je crus remarquer que le cocher ne semblait pas trop bavard. Du moins, il ne répondit que par monosyllabes ou hochements de tête à mes excuses, puis présentations. Ou peut-être était-il simplement impressionné ? Ou mal réveillé ? J’avais parfois de la peine à me rappeler que tout le monde ne partageait pas ma perpétuelle énergie, encore moins de bonne heure et avant un long voyage. L’homme avait pourtant une certaine prestance, soigné et droit, il affichait un calme olympien. Professionnel, en somme. Une très jolie moustache aussi, même si je n’eus pas l’occasion de le lui signaler, déjà fasciné par les chevaux de la diligence.

Admiratif, je leur demandais leur nom, puis plein d’autres informations. Ce qui sembla un peu perturber mon cocher, qui prit cependant soin de me donner les noms de notre attelage.

"Oh, des noms antiques, quelle bonne idée ! La mienne, Agnodice, elle est en fait…"

Mais je me fis une nouvelle fois remettre à l’ordre, alors que Howard me rappela que le temps filait et qu’il valait mieux ne pas partir trop tard. Un peu gêné, je hochais néanmoins la tête, obéissant. Alors que le cocher préparait les chevaux, je pris soin d’installer mon sac dans un coin, avant d’observer le paysage commencer à bouger au-dehors. Immédiatement fasciné, je regardais les rues défiler devant mes yeux, ressentant l’excitation habituelle des débuts de voyage. Celui-là ne serait pas très long, surtout en comparaison de ceux que j’avais faits pour venir jusqu’ici. Mais cela me mettait toujours dans de très bonnes dispositions, plein d’énergie et d’espoir pour ce qui m’attendait à l’autre bout du trajet.

Une fois que nous avions quitté la ville, je vérifiais une nouvelle fois le contenu de mon sac pour être certain de n’avoir rien oublié. Lorsque ce fut fait, j’appréciais quelques instants le confort de la diligence, et son relatif silence en comparaison d’autres que j’avais utilisé par le passé. C’en était presque relaxant. Puis, je me rappelais le cocher, et passais la tête par la fenêtre, un grand sourire sur les lèvres. L’air était encore frais et me fouettais doucement les joues, mais cela était très agréable.

"J’aime beaucoup votre diligence, elle est de très bonne qualité !" Je parlais fort, pour être certain de me faire entendre. Trop peut-être, mais on n’était jamais sûr. "Et vos chevaux ont l’air en forme, ça se voit que vous en prenez soin !"

J’eus une pensée pour les chats que j’avais laissés derrière moi, heureux de savoir qu’ils avaient tous pu être nourri avant mon départ. Il n’y avait pas beaucoup de monde à Deadwood pour se soucier d’eux, ce qui pouvait se comprendre. Certains avaient une famille à nourrir avant de s’occuper d’animaux. Néanmoins, ce n’était pas mon cas, aussi, je m’acquittais de cette tâche sans contrainte, et, au contraire, avec beaucoup de bonheur. J’aimais tout autant prendre soin des animaux que de les étudier, et j’étais heureux de constater que d’autres semblaient également avoir beaucoup d’attention pour eux.

Cela n’était d’ailleurs pas le seul point commun que j’avais avec mon cocher du jour, si je ne me trompais pas.

"Vous êtes anglais aussi, non ?" continuai-je, toujours avec enthousiasme. "De quel coin ? Il y en a quelques-uns à Deadwood désormais, c’est toujours sympathique ! L’Angleterre ne vous manque pas ? Que pensez-vous de ce nouveau continent ?"

Un nouveau flot de questions, même si je me rendais bien compte que cette position n’était pas la plus aisée pour discuter. Je commençais à avoir un peu mal à la nuque, à force de me pencher en direction du cocher.

"Combien de temps doit durer le voyage ? Vous ne trouviez pas plus sympathique que je me mette à vos côtés, s’il y a de la place ? Ce serait beaucoup plus agréable, vous ne trouvez pas ? Pas besoin de vous arrêter, je devrais pouvoir y arriver !"

Et, comme si cela allait de soi, je commençais à passer à travers la fenêtre pour aller rejoindre le cocher. Si nous avions du retard, inutile d’en prendre davantage, j’étais assez agile pour m’en sortir, même en pleine course.
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: On the road again [Armory] 27th Mars 2017, 21:18

Further on up the road.
Amory & Godfrey

Une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas reprocher à Godfrey d'être trop gentil. L'on a jamais pu. Ce cocher est à la douceur ce qu'un bandit est à la légalité. C'est donc sans aucun mal ni remord qu'il a coupé la parole à son client, le rabrouant quelque peu au sujet de l'heure de départ, avant de monter sur son siège pour faire démarrer son attelage.

Les chevaux, énergiques et habitués, tirent la diligence avec force. Deus a tendance à passer du trot au galop sans l'accord de son cocher, entraînant avec lui les autres, accélérant l'allure de la course. Godfrey ne se permet pas de les laisser galoper, sans quoi ils risquent de s'essouffler au bout de quelques minutes à peine. Ce que cette carne de percheron peut-être insupportable, des fois. Godfrey tire sur les rênes de l'hongre pour le forcer à ralentir, repasser au trot. Bientôt, ils dépassent le dernier, ou le premier - question de point de vue, bâtiment de Deadwood. Bientôt, ils arrivent sur les chemins qui traversent les Black Hills en direction de l'Est pour rejoindre la route principale menant à Rapid City. Le chemin va être immensément long, en plus des poses à faire pour les chevaux. Le Cocher pousse un soupir ; l'avantage de sa diligence, c'est qu'elle fait peu de bruit. Le désavantage de sa diligence...
C'est qu'elle abrite un client beaucoup trop bavard.
Du coin de l’œil, Godfrey aperçoit les cheveux du rouquin passer par le cadre de la fenêtre. Que- Il ne compte pas passer le trajet comme ça pour discuter, tout de même ? De toute façon, il se fatiguera sans doute bien avant son chauffeur avec la tête penchée dans le vide.

Un rapide coup d’œil à ses arrières, Godfrey hausse un sourcil. Ce jeune homme n'a pas fini de complimenter tout ce qui l'entoure, et ça surprend quand même pas mal son aîné. Il est si vif et rayonnant, s'en est... Déroutant. Un peu, cela dit ; l'on ne s'attend jamais à tant de gentillesse de la part de quelqu'un, encore moins de la part d'un homme. Si le Cocher en avait quelque chose à faire, il se questionnerait sur les préférences de ce jeune-là en matière de prostituées.

- Euhm- Ben, merci, je suppose. Marmonne-t-il dans sa moustache, suffisamment fort pour être entendu. C'est vrai qu'il prend grand soin de ses bêtes qui sont... Sa seule compagnie, désormais. Sa seule bonne compagnie, en tout cas. Il les aime beaucoup, plus qu'il ne veut bien l'admettre. D'ailleurs, la remarque d'Erny lui fait bien plus plaisir qu'il ne le laisse paraître. C'est toujours appréciable lorsque l'on pointe les efforts entrepris, n'est-ce pas. Eh, faites attention, les bêtes envoient de petits cailloux. N'allez pas vous faire crever un oeil ! Averti-t-il alors. C'est vrai qu'il a eu plusieurs écorchures sur la carrosserie du bestiau à des endroits plutôt hauts sur le bois, c'est une bien dangereuse idée de laisser sa tête pendre comme ça.
Le problème c'est que Monsieur Fieldstein n'a pas l'air de vouloir rentrer sa tête et de s'arrêter de poser des questions. Il n'en a dit que trois que déjà le Cocher lève les yeux au ciel, agacé. S'il lui laissait le temps de répondre, peut-être qu'ils pourraient discuter ! À peine a-t-il ouvert la bouche qu'elle est aussitôt refermée par un nouveau flot de questions. Godfrey s'apprête à le rabrouer pour de bon, mais voilà que le rouquin essaie de se faufiler par la fenêtre pour le rejoindre. Et c'est qu'il y arrive ! Pris de panique, l'anglais le dévisage un instant, sans faire attention à la route.

- Mais vous êtes dingue ! En plus d'ignorer le danger et de ne pas mesurer les risques. Un appel grave et les chevaux ralentissent au pas aussitôt, histoire de ne pas prendre de cailloux dans les roues et donc que son client ne tombe par dessus bord. Godfrey tend la main pour attraper son bras, ainsi l'aider à se hisser jusqu'au siège conducteur - il n'allait pas lui appuyer sur la tête pour le faire rentrer dans la voiture, ça serait complètement stupide. Une fois en sûreté et haut perché, l'anglais dévisage son homologue d'un air franchement peu avenant. Non mais, qu'est-ce qu'il vous passe par la trogne quand vous faites des choses comme ça, sincèrement ? À quel moment vous êtes-vous dit que c'était une bonne idée ?

Plus comme un papa effrayé que comme un cocher véritablement en colère, Godfrey ne se prive pas pour gronder son client désormais assit à côté de lui. Reposant les yeux sur la route, il guide les chevaux correctement et siffle pour les faire démarrer de nouveau, presser le pas, passer au trot. Un soupir exaspéré passe ses lèvres. Ses prunelles brunes fixées sur le chemin mal foutu, il prend garde à ne pas entraîner sa diligence dans de gros nids de poules. Ca ira mieux quand ils seront sur la route principale.

Godfrey se tait l'espace de quelques minutes, ruminant sa frayeur. L'idiot aurait pu vraiment se faire mal. Il aurai pu simplement tomber et risquer de se faire passer sur les jambes par la diligence, ce qui n'est aucunement ce que souhaite le cocher. Déjà parce que v'là la réputation, et puis parce que ce gamin mérite pas encore d'être cloué à vie à une chaise. En plus, il a pas de femme, visiblement, pour l'aider en quoi que ce soit. Rah, faudra qu'il regarde s'il a pas abîmé la peinture, tiens... Godfrey a pas bien envie de débourser encore une blinde pour la refaire. Un nouveau soupir ; et une fois calmé, il jette un rapide coup d’œil à son client.

- J'viens de Liverpool que j'ai quitté à mes dix huit ans. Donc non, ça m'manque pas. Déclare-t-il finalement. Répondre aux questions du p'tit jeune est un peu sa manière à lui de montrer qu'il n'est pas, ou plus, fâché. Et j'avoue que le nouveau continent, j'en ai vu une grosse partie, mais il me plaît pas particulièrement. On fait son ch'min dans la vie. Restant tout de même concis dans ses réponses, il hoche sa tête coiffée du haut de forme noir vers l'homme assit à ses côtés. Et vous ? D'quel coin ? Une petite moue s'en suit. Parlez-moi d'votre jument, tant qu'à faire.

Il gueule fort, mais au final il mord pas des masses, le Cocher. C'est juste un gros râleur.
CODES © LITTLE WOLF.
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