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 Small Talks. [Lian]

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Small Talks. [Lian] 26th Février 2017, 01:57

Don't tell anybody.
Lian & Godfrey

Cela faisait un moment que le spectacle était terminé. Les danseuses sur scène étaient toutes retournées dans les loges, avaient quitté la scène aux couleurs chaudes et rassurantes qui donnaient le ton dominant à la salle. C'est presque le calme qui règne désormais dans le saloon ; seule une charmante musique au piano anime l'ambiance, distrait ceux qui ne parlent pas ; les autres essaient de parler plus fort pour s'entendre, créant un brouhaha constant et sourd. Sourd, parce que Godfrey n'y fait nullement attention. Il a les yeux rivés sur le liquide ambré qui colore les quelques centimètres environnant le verre d'un jaune chatoyant, dont sa main, faisant jouer de ses doigts sur le minéral transparent contenant l'or liquide de ce monde. Ce ne lui ressemble pas vraiment d'aller dépenser son argent dans l'alcool et les spectacles de danse. C'est quelque peu étrange de sa part, mais que voulez-vous. Sa vie est plutôt tranquille, ici, à Deadwood. Avec sa diligence mal repeinte et ses valeureux et vigoureux, mais tout de même quelque peu âgés, chevaux, l'on a un peu de mal à le considérer comme quelqu'un qui peut vivre jusqu'à la fin de ses jours sans travailler ; d'autant plus qu'il travaille ! Malgré un emploi du temps peu chargé, évidemment. Mais les plus confortables sans être les plus riches ont besoin de transport, et ses chevaux de fourrage. Autant dire que les voyages ne sont pas non plus dans les moyens de tous, à Deadwood, en sachant que certains ne peuvent manger correctement. Lui vit simplement, avec le minimum. Aucun soupçon à éveiller, vous savez.
Et pourtant... Le voilà autour d'un whisky dans un saloon après un radieux spectacle de danse. Dans le liquide ambré, il revoit les danseuses, surtout celle qui a toute son attention et son sourire radieux, en toutes circonstances semble-t-il. Son jupon vert, ce soir, s'agitait sur scène aussi vigoureusement que d'habitude ; ça l'enivre. Godfrey est faible de ces choses-là et aime s'y plonger. Ces ambiances festives mais aux allures tout de même pauvres, humbles. Elles emplissent sa tête, comblent le vide de ses pensées qui se manifeste en général par la peur de ses questions. Judith ; où est-elle ? A-t-il envie de le savoir ? L'aime-t-il encore ? Veut-elle sa peau ?
Est-elle simplement à sa recherche ?

Ils ne se sont jamais quittés. En vingt-cinq ans, jamais ils n'ont été séparés l'un de l'autre plus de quelques courts mois, et encore, ils savaient où est-ce qu'ils allaient. Le voilà seul, à présent. Trente-huit années. Seul.
Et ses pieds dans ses bottes lui font mal. Putain. Guigne de merde, vie de chien.
Il porte son verre à ses lèvres ; les laisses tremper, d'abord, attend un peu, louchant sur l'ambre chatoyant du liquide qui s'agite dans le récipient, très légèrement. Godfrey a toujours été d'une immense délicatesse malgré la poigne de fer nécessaire pour exercer son métier. Il laisse enfin ses papilles se noyer dans le flot alcoolisé de la boisson, les laisse frétiller de douleur à cause du degré sans doute trop haut ; sa bouche s'y habitue, doucement, à la brûlure délicieuse de ce liquide. Enfin, il laisse sa gorge déglutir, la laisse se faire agresser, tout le long de son œsophage, jusqu'à l'estomac, où il grimace en sentant la brûlante chaleur se répandre dans son corps.

Il a bu une sacrée gorgée. Mais que ne ferait-il pas pour combler le vide de ses pensées, n'est-ce pas.
C'est en baissant son verre qu'il remarque enfin la jeune femme à sa table. Elle est asiatique, c'est ce qui le frappe instantanément. Ensuite, elle est jolie, semble avoir la peau délicate.
Et semble surtout ne pas être là juste pour regarder la moustache du cocher.
Ce dernier hausse un sourcil, un peu curieux, penche légèrement la tête. À voir son accoutrement, elle est de la maison. Mais elle n'est pas danseuse ; il l'aurait vu sur scène. Pas serveuse non plus... Ne reste qu'une seule option...
- ... Bonsoir ? Il salue, un peu hésitant. Ce n'est pas nouveau, il n'a jamais été à l'aise avec l'idée de faire la conversation à une femme. Sans doute pour ça que c'était Judith qui parlait et lui qui écoutait...
Et ses pieds dans ses bottes lui font toujours mal. Putain. Guigne de merde, vie de chien.
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Small Talks. [Lian] 4th Mars 2017, 17:54

Jour après jour. Soir après soir, je traînais ma carcasse entre le Gem et le salon de mon frère pour vendre mon corps pour son bon plaisir, mais surtout pour remplir ses poches. Depuis que nous étions installées dans cette ville, ma vie était plus que jamais un enfer. Cette fois j’avais bien atteint le fond. Je ne pouvais pas descendre plus bas. Emmurée derrière ma honte et mon silence, je tentais de cacher à tous ceux que je croisais ce qui restait de mon âme brisée. Pour tenter d’oublier, j’avais commencé à boire en cachette. Au Gem c’était plutôt facile puisque les clients m’offraient régulièrement à boire avant de monter à l’étage. Aussi, je pris l’habitude de boire de bonne quantité de whisky cul sec chaque soir pour engourdir mon corps et oublier les sévices qui lui était faite.

Peu bavarde et réservée, je ne me mêlais pas aux autres filles du saloon et encore moins aux clients à moins que ces derniers ne viennent solliciter mes services. Tout comme chez mon frère, je restais dans mon coin. Mon attitude et le peu d’entrain que je mettais à mon soi-disant travail ne semblait pas satisfaire le patron des lieux qui passait son temps à me faire des reproches. Les règles de l’établissement étaient fort différentes du salon privé de mon frère. Ici, je me devais jouer de mes charmes pour attirer les hommes à monter à l’étage avec moi. Je devais également porter des vêtements qui cachaient à peine mon corps. C’était pour moi le monde à l’envers puisque chez mon frère, je n’avais pas le droit de parler à personne et je devais être couverte de la tête aux pieds en tout temps. Lui seul avait le droit de décider qui aurait droit à mes faveurs. Naviguer entre ses deux univers me perturbait beaucoup et j’avais souvent l’impression de perdre pied. Soir après soir, j’avais l’impression de n’être rien de mieux qu’un quartier de viande qu’on examinait sous toutes ses formes avant d’en faire l’achat pour la consommation. J’avais perdu depuis longtemps toute estime de moi. Je n’étais plus qu’un corps inhabité. Le peu de vie qui restait en moi ne rêvait à présent plus d’une chose. La fin.

J’étais perdue dans mes pensées lorsque le patron me désigna un client qui était seul à sa table. Son verre à moitié vide, j’allais dans sa direction avec une bouteille et un verre. Une fois près de sa table, je me penchai vers lui pour lui faire voir mes attributs comme on me l’avait enseigné et lui dit :

- Vous semblez bien seuls vous et votre verre vous permettez que je vous accompagne mon cher Monsieur…

L’homme sembla d’abord surpris par ma présence. Ensuite, il me déshabille du regard comme tous les autres et finit par me saluer.

- ... Bonsoir?

Je me laisse tomber suavement sur la chaise près de lui et je remplis son verre et puis le mien. J’avale une gorgée du liquide ambrée qui immédiatement me donne des ailes. Je lui souris et lui demande :

- Vous avez apprécié le spectacle?
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Small Talks. [Lian] 8th Avril 2017, 23:42

Don't tell anybody.
Lian & Godfrey

La dame à sa table semble avoir pour mission assez explicite de faire son boulot avec notre bon Cocher, ce soir. Celui-ci, en toute cordialité, la salue, déstabilisé de la voir ainsi... Aguicheuse à son égard. Elles sont rares les femmes qui s'approchent comme ça, qui séduisent d'elles-mêmes... Et qui ne sont pas prostituées. Judith en était une, perle rare qui avait tout de suite tapé dans l'oeil de Godfrey à l'époque. Et pour cause, vingt-cinq ans ! Vint-cinq ans, ils sont restés ensemble ! Ouaip' m'dame ! Mais cette femme-là, aussi charmante soit-elle, n'a de point commun avec son ancienne femme que d'être plutôt entreprenante. L'une de caractère, l'autre par obligation. Une boule se forme dans la gorge de Godfrey à cette pensée ; il sait comment ça se passe, dans les saloons. Les femmes sont maltraitées, pire qu'avec un mari abusif parfois. Solidaires entre elles, pourtant mal dans leur métier. Beaucoup rêvent d'avenir, de s'enfuir, d'avoir une meilleure vie. Enfin, c'est ce qu'on lui vend, c'est ce qu'il en a tiré.
Aussi, quand le verre de whisky cogne la table, un sursaut le secoue. Clairement pas à l'aise à l'idée d'être en compagnie d'une femme, encore moins à l'aise vu son métier et ses intentions, il écoute la question et la retourne un milliard de fois dans sa tête, ne touchant pas à son verre de liquide ambré.

- Mhr, oui, plutôt.
C'était surtout la danseuse radieuse qu'il n'avait pu quitter du regard qui lui avait plu. Comme d'habitude, appréciation dénuée d'intérêt, très chaste et à peine obsessionnelle chez le Cocher. Juste des yeux, de rien d'autre. Hmr. Rien qu'à penser à elle, il se perd déjà dans ses pensées. Son esprit revient sur Terre quand le pianiste fait une fausse note. Embauchez des gens qui savent jouer, non mais ! Sa moustache frémis d'un agacement soudain et strictement pas justifié. Il se frotte la nuque tandis que ses prunelles brunes se posent de nouveau sur le visage de porcelaine venu l'aguicher.

- Vous travaillez ici, je me trompe ? Il sait qu'il ne se trompe pas, mais pour être honnête, il n'a pas envie qu'elle s'intéresse à lui. L'inverse le tente mieux, et poser des questions dénuées d'arrières-pensées semble être une meilleure option. Ca fait longtemps ? Vous n'êtes pas du coin, hm. Disons qu'il essaie d'orienter la conversation. Oui, sa face de citron l'intrigue. Que fait une Chinoise ici ? Pourquoi elle est prostituée, ça semble plus évident. Disons que les femmes ne sont pas épargnées dans un tel monde...
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Message Sujet: Re: Small Talks. [Lian] 17th Avril 2017, 13:32

La salle se remplit. Le pianiste joue un air enjoué avant que le spectacle reprenne. J’essaie de faire du charme à ce client esseulé alors que je n’aurais qu’une seule envie m’enfuir de cette table, de ce saloon miteux et de cette ville de merde. Je voudrais partir le plus loin possible de ma vie. Me libérer de mes chaînes, mais je suis prisonnière. Pour oublier, il ne me reste que le whisky que j’ai appris à aimer.

Alors que j’essaie de faire le boulot pour lequel on me paie, je sens les regards du patron des lieux sur moi. Je m’en moque. Tant mieux s’il me retourne chez mon frère cela me convient parfaitement. J’en ai plus qu’assez de joués les larves sous des hommes en sueurs qui hurlent comme des cochons. Je sers à boire à l’homme et lui demande s’il a besoin de compagnie. Ce dernier semble bien distrait et ma présence semble l’importuner beaucoup plus que lui plaire, mais il finit par accepter que je m’asseye à sa table. Je lui souris et vide mon verre avant de m’en servir un autre. L’homme n’est pas très bavard donc je sais que si je veux obtenir quoi que ce soit de sa part, je vais devoir faire la conversation. C’est loin de me plaire. Bien que je déteste ma position dans cet établissement, j’aime mieux les hommes entreprenants qui font ce qu’ils ont à faire et qui partent rapidement. Autour de nous des hommes se pressent pour pouvoir rejoindre les différentes tables de jeu. Je n’y fais pas attention et garde mes yeux sur mon client. Ce dernier semble avoir apprécié le spectacle des danseuses et la performance de l’une d’elles en particulier. Je lui demande donc s’il a apprécié le spectacle pour meubler la conversation. Il ne me répond pas immédiatement, mais il daigne enfin à me regarder et à s’intéresser à moi. Je sens son regard sur moi lorsqu’il me demande si je travaille au Gem.

- Vous travaillez ici, je me trompe? Ça fait longtemps? Vous n'êtes pas du coin, hm.

Ses questions m’embêtent parce qu’elles sont d’un ridicule affligeant. Bien sûr que je travaille ici sinon qu’est-ce que je ferais dans un accoutrement aussi dégradant assisse devant lui. Pour ne pas me montrer impolie me je contente de faire un léger sourire et lui réponds : « Évidemment que je ne suis pas du coin… je viens de très loin, mais ici comme ailleurs les hommes ont de drôle de façon de montrer aux femmes leurs appréciations donc me voilà réduite a passé mes soirées à flirter avec des hommes comme vous pour gagner mon pain… cela vous conviens comme réponses? »
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