fais ta pub !
Bonjour, si vous aimez les retrouvailles guimauves, et les situations cocasses, Kelly Eve KIRK n'attends que vous , merci de votre attention :)

Pour mettre votre annonce sur ce panneau d'affichage, rendez-vous dans ce sujet !



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | .
 

 What a chance to meet you here. [Nikki]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: What a chance to meet you here. [Nikki] 22nd Février 2017, 20:32

No hour of life is wasted that is spent in the saddle.
Nikki & Godfrey

Les sabots ferrés claquent contre le sol rocailleux et sec, craquelé, leur son résonne contre les grands pans de murs de bois, à l'air solides et pourtant si fragiles, monte vers le ciel comme celui d'une cloche qui sonne frénétiquement ; le pas est lourd mais énergique, fort, projette de petites pierres à chaque courant d'air que provoque la jambe qui se lève et qui s'abaisse dans un rythme soutenu. La jument noire, sous le soleil déclinant doucement, mousse à la bouche et à l'encolure, faute à sa robe sombre qui attire le soleil et à l'effort passé. Le cavalier a retiré ses étriers, laisse les rênes lâches pour permettre au titan noir d'étendre son cou pour s'étirer, sentir le sol parfois. Elle mâchonne son segment d'acier entre ses lèvres, recouvert de mousse à son tour, hausse parfois subitement la tête pour chasser les mouches sur ses yeux. Sa queue fouette l'air de gauche à droite, même encore quand son cavalier descend. Un bruit sourd signifiant une certaine peine à se tasser aussi lourdement sur le sol, le cocher passe les rênes par dessus la tête de son compagnon, flatte son encolure avant de l'attacher à la barrière, à l'ombre de la grange. Dans le paddock d'à côté, Pollux viens saluer sa comparse en soufflant très fort du nez, mais soulagée du poids de la selle que Godfrey vient de lui retirer, elle ne le salue qu'à peine, plongeant déjà son nez dans l'eau presque fraîche de l'abreuvoir de l'autre côté de la barrière. Le cocher revient avec un tas de foin ou bout d'une fourche, le laisse tomber devant la jument et repose l'outil contre le piquet en bois, loin du nez de sa monture. Aussitôt cette dernière mâchonne un peu de fourrage que son propriétaire en a pris une poignée et la frotte énergiquement avec pour la décrasser, la débarrasser de sa sueur mousse, pour faire circuler le sang dans son encolure, dans son dos, sur sa croupe. Les deux flancs y passent avant qu'Andromeda ne s'ébroue machinalement. Sa crinière est bien taillée, Gofrey vérifie que sa queue le soit aussi; en relevant les yeux, il remarque les deux autres percherons, Atreus et Deus, un peu plus au fond de leur paddock respectif, les oreilles alertes, comme attentifs à quelque chose. Haussant les épaules pour lui-même, Godfrey songe qu'il ferait mieux de ramener Andro à sa place avant que les trois autres hongres ne se décident à casser les clôtures pour rejoindre leur amie.
Cependant, il lui suffit de se retourner pour que son air râleur et sa moustache boudeuse ne tombent aussitôt, ses yeux s'écartant très légèrement à la vue de la personne qui arrive vers Andro et lui.
Il se racle la gorge, faisant mine de n'avoir rien vu, comme... Gêné. Fallait qu'elle se pointe maintenant, quand il est tout crade de fin de journée après avoir monté une heure et demie à cheval, pendant qu'il panse ladite bête. Merveilleux. Cela dit, il espère férocement qu'elle ne vienne pas pour lui et qu'elle compte changer de trajectoire peut-être au dernier moment.
Sa grange est visible de loin, depuis Broadway street en tout cas, de même que les paddock des chevaux longerait presque la route principale. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, cela dit, et c'était le meilleur endroit pour abriter chevaux, cocher et diligence. Godfrey n'avait pas vraiment d'autre choix que cet abri miteux pour ses bêtes.
Parlant de bêtes, il se cacherait presque derrière la percheronne, jetant un vif coup d'oeil par dessus la grande et large croupe. Hm, visiblement, la dame semble vouloir s'adresser à lui.
Cette dame, il doit la voir à peu près tous les jours depuis son arrivée à Deadwood, soit quelques mois. Elle est... Hmr. Ca le dérange un peu de l'avouer, mais sublime semble être adéquat. Pas qu'il ait quelconque ressenti à son égard, mais sa beauté l'a profondément touchée. Il la regarde toujours de loin, les yeux rivés sur elle jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champs de vision. Il ignore même jusqu'à son nom, seulement qu'elle danse dans un saloon couplé à un bordel où il va de temps en temps boire un coup et regarder les spectacles. Il l'a déjà vue sur scène ; elle est radieuse. Et à chaque fois qu'il pense à elle, il pense à Judith. Judith, sa bien-aimée, qui doit vouloir lui faire la peau et doit être en train de chercher par où ce bougre de cocher est passé, à l'instant où il songe à elle. Judith n'a strictement rien en commun avec cette danseuse, si ce n'est l'air doux et la beauté qu'elle dégage. Il ne sait pas s'il aime encore la fugitive, ni s'il est prêt à faire une croix sur la femme qui partage sa vie depuis ses treize ans. La remise en question est douloureuse pour lui, c'est bien pourquoi il s'empêche de la faire à chaque fois. Même si, au bout d'un moment, faire un choix va être inévitable.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant, la dame arrive vers lui. Nouveau raclement de gorge, il flatte Andromeda une dernière fois et la dépasse, saluant la nouvelle arrivante d'un haussement de chapeau.
- Bien l'bonsoir. Il maugrée dans sa moustache claire, se la jouant un peu cowboy avec ses grosses pompes, son air décontracté et sa chemise rayée. C'est pas digne d'un anglais, ça, pauvre vieux.
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: What a chance to meet you here. [Nikki] 6th Mars 2017, 20:45

Quelques heures plus tôt dans la boutique de Mme Prescott

« Une livre de café cela vous suffira ? »

Victoria se retourne vers moi, m’interrogeant du regard. J’hausse légèrement les épaules. Pas que je m’en fiche, mais presque, je m’éloigne d’ailleurs du comptoir pour chiner dans la boutique. Les voix s’éloignent, ne devenant qu’un bruit de fond que je n’écoute même plus alors que je m’attarde sur un tissu d’un rouge éclatant qui serait parfait pour faire une belle robe.

« Oh oui, après tout, ce n’est pas si loin pour venir en cherche si besoin. » Elle glousse, de son rire cristallin avant de poursuivre sur un ton de fausse confidence. « C’est que nous en consommons beaucoup à travailler si tard le soir vous comprenez. » Madame Prescott referme donc la boite métallique. Je ne vois pas la scène mais la devine aux bruits qui me parviennent puisque je leur tourne le dos.

« Ce ne doit pas être un métier facile tous les jours… » Cette façon de lui dire ces mots sous-entends tellement de sous-entendus justement que je préfère ne pas me mêler de la conversation. C’est vrai que nous les filles de saloon, on n’a pas toujours bonne réputation vis-à-vis de la population féminine qui nous considère souvent à tort comme de la même trempe que les prostituées. Victoria saura s’en dépêtrer très bien toute seule et tandis que je déroule le tissu sur une étagère, la conversation se poursuit au comptoir du magasin. « Oh mais ne croyez pas qu’on nous exploite ! Nous sommes encore libres de faire ce que l’on veut et surtout de ne pas faire ce que l’on ne veut pas ! » Je sens parfaitement une pointe d’agacement dans les intonations de sa voix. C’est tellement récurant cette idée de nous confondre avec les prostituées alors que nous ne faisons que danser. « Oh mais… » Madame Prescott réalise surement sa bourde, essayant de se rattraper. « Je ne pensais pas à… » mais elle ne connait pas bien Victoria qui ne compte pas lâcher l’affaire si vite. « Il ne faut pas tout mélanger, voyez-vous ! Chaque chose à sa place ! Nous, nous sommes danseuses et notre travail est de danser toute la soirée, lever des jambes certes, mais cela s’arrête là. Notre devoir est de nous amuser et d’amuser la clientèle. C’est même plutôt très plaisant comme métier. Les gens viennent au spectacle pour passer un bon moment et se divertir. C’est bon pour le moral et ça détend. Vous devriez venir vous savez Mme Prescott ! » « Oh mais !.. » Cette dernière remballe toute réplique et un silence s’installe. Je la sens bien mouchée et je souris dans ma barbe. Mais Victoria n’est pas non plus le genre à cultiver la discorde, elle n’aime pas les dispute, ni quand les gens restent fâchés longtemps. C’est une fille pleine de vie, pleine de joie et c’est pour ça que je l’aime beaucoup. Déjà elle cherche à reconquérir cette Mme Prescott qui s’est retranchée dans son mutisme. « Vous avez des biscuits ? » J’entends juste le bruit d’un bocal qu’on pose sur le comptoir. Elle va devoir mettre les bouchées doubles pour dérider la vieille dame. Je ris encore toute seule sous cape, me faisant oublier dans cette petite fable théâtrale. « Ils sont à quel parfum ? Cannelle ? ». La voix Mme Prescott finit enfin par retentir à nouveau « Oui c’est cela, avec quelques pépites de chocolat. ». « Ah intéressant ! Mais… » Le temps s’est comme arrêté tout d’un coup, comme tout mouvement dans le magasin. Intriguée je me retourne vers elles pour les découvrir toutes les eux en train d’observer le dehors par la grande vitrine du magasin et Victoria demander. « Vous le connaissez ? »

Les voix se baissent, confidentes, complices, dans un crime commun. Je ne vois pas ce qu’elles voient mais la propriétaire des lieux a soudain sa langue bien pendue. « Oui, c’est le cocher. Pas n’importe quel cocher, mais LE cocher. » « Ahhh.. » Victoria est toute ouïe tandis que son interlocutrice poursuit. « Il s’appelle Haward ou Howard, quelque chose comme ça. C’est un ours cet homme, parce qu’il ne parle à personne ou presque. Et encore moins aux dames, je crois qu’elles l’impressionnent » Elle rit de sa bonne blague, suivie aussitôt par Victoria qui est partie en quête de lui tirer les vers du nez, je le vois rien qu’à sa tête. « Ah oui ? Mais c’est étrange non ? » Mme Prescott se penche sur le comptoir poursuivant en confidences et messes basses. « On dit qu’il a été éconduit par une femme au point de ne pas s’en remettre. Il parait qu’il rougit dès que l’une d’entre elles pose ses yeux sur lui. » Ca ricane maintenant ouvertement et moi ça m’intrigue alors je m’avance, délaissant mon tissu rouge pour me rapprocher d’elle. « Il est peut-être impuissant qui sait ! En tout cas, Madame Piggle le pense et croyez moi, c'est une experte en homme ! » Nouveaux éclats de rire. Puis Victoria riposte à son tour. « En tout cas, Nikki ne lui est pas indifférente, ça c’est sûr ! » Les deux paires d’yeux se tournent vers moi qui ne comprends toujours rien. Madame Prescott les yeux ronds d’étonnement et Victoria, un petit sourire aux lèvres rempli de malice.

Je tourne alors le regard vers la vitrine pour découvrir l’homme dont il est question et qui passe dans la rue en tenant un cheval par le col. C’est le type qui vient souvent au saloon, qui reste dans son coin à m’observer. Je n’avais pas vraiment fait attention, ce sont les filles qui l’ont remarqué en premier. Mais ensuite, je n’ai pu que confirmer leur dire car je me suis amusées à le tester de différentes manières et à chaque fois, j’ai eu la confirmation que c’était bien moi qu’il observait. Jusqu’à ce jour, j’ignorais tout de lui, jusqu’à son nom, il n’était que « l’inconnu de la table du fond » comme je m’étais amusée à le surnommer.

J’ouvre la bouche pour dire quelque chose mais rien ne sort. C’est à ce moment-là que Madame Prescott a des mots qui font tilt dans ma tête. Des mots qui sonnent comme une révélation. « Ce qu’il ne faut jamais oublier avec les cochers, c’est qu’on ne fait jamais attention à eux, mais eux par contre, ils voient tout, ils entendent tout. Ils sont les yeux et les oreilles d’une ville. Et il faut s’en méfier des cochers… oh que oui ! ».

Quelques heures plus tard

L’idée avait germé dans ma tête. Ce cocher, je devais pouvoir m’en servir, me servir de cet attrait qu’il avait pour moi afin de l’approcher. C’était l’occasion idéale. Quitte à devoir le séduire, je devrais pouvoir y arriver sans mal. Il avait le béguin pour moi, il fantasmait surement sur mon souvenir le soir dans sa petite chambre de cocher. Je ne devrais pas avoir de mal pour venir bouleverser sa petite vie solitaire et y mettre un peu de piment. Et tout cela afin de servir mes intérêts, évidemment.

Je trouve facilement la grange, le repère de ses bêtes, où il doit passer le plus clair de son temps. Je me suis faite coquète pour cette visite, il faut faire honneur à l’homme que je viens harponner. Je m’avance lentement, il ne s’agit pas de violer les lieux sans la moindre autorisation. Les chevaux me sentent venir de loin, réagissant à mon approche et j’essaye de montrer patte blanche par une attitude calme et le plus diplomate du monde. L’homme s’affaire par-là, je le devine plus que ne le vois. Un bel étalon tourne sa tête vers moi quand je passe, ses grands yeux me dévisagent et je lui souris pour montrer ma totale parcimonie. Des crains s’agitent, fouettent des peaux, des sabots claquent le sol pour manifester une certaine autorité. Je ne me laisse pas démonter, continuant mon avancée dans l’antre de mon hôte que je finis par apercevoir. Ce dernier s’avance, soulève son chapeau pour des salutations des plus simples mais pas sans courtoisie.

« Bonsoir monsieur. » Je lui tends légèrement ma main, acceptant le baise main de rigueur. « Je ne voulais pas vous importuner durant votre travail… vous devez trouver bien étrange la venue d’une dame dans cet endroit… » Je minaude par simple jeu, sans pour autant en faire trop. « J’ai entendu dire que vous étiez le plus recommandable des cochers de cette ville, est-ce exact ? » Ce serait stupide de sa part de le nier. Petit sourire de ma part, regard qui en dit long mais sans trop en faire. Puis j’annonce sans plus de cérémonie le but de ma visite. « Je recherche quelqu’un comme vous, pour une mission très spéciale. Mais j’aimerais être sûre que vous êtes la bonne personne… » J’hésite. Comment savoir si je ne me trompe pas. Maintenant c'est quitte ou double, je ne peux plus vraiment reculer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: What a chance to meet you here. [Nikki] 9th Avril 2017, 00:20

No hour of life is wasted that is spent in the saddle.
Nikki & Godfrey

Elle vient. Elle arrive effectivement vers Andromeda et lui. Elle le salue même après ses propres salutations. Et elle lui tend la main. Là, Godfrey ne sait pas vraiment quoi faire. Ce n'est clairement pas une poignée de dextres qu'elle demande. Ses habitudes anglaises, courtoisie et compagnie, semblent revenir au galop, cependant, après quelques secondes passées auprès de la dame. Comme un coup de sang, il a eu une sueur froide à ne pas savoir quoi faire, mais finalement sa grosse paluche d'habitude bourrue attrape délicatement celle présentée - et beaucoup plus délicate - alors qu'il se penche à peine pour embrasser le gant de satin. C'est affolant pour lui ; voilà des mois qu'il regarde cette femme avec des yeux de merlan frit à chaque fois qu'il la croise sans jamais lui adresser un mot, et elle arrive, toute pimpante et radieuse comme à son habitude, pour taper la causette au bon vieux cocher du coin. Et en plus, elle autorise un contact physique avec lui, aussi chaste soit-il. En extérieur, l'anglais garde un calme et une attitude parfaite face à elle, mais à l'intérieur, il est en train de prier Andromeda pour l'assommer d'un coup de sabots. Pitié, Andro, fais-le pour lui.
Mais non, pas la moindre tentative de sauvetage de la part de la percheronne. Tant pis. Il écoute ce qu'a à dire la rouquine avec plaisir, son attitude d'Anglais ayant instinctivement pris le pas sur celle du cowboy rude qu'il a essayé de se donner.

- Ne vous en faites pas. Dit-il avec un petit sourire en coin au sujet d'être dérangé durant son travail. En revanche, il ne répond pas à la suite ; les femmes qui viennent le voir sont majoritairement des clientes, alors non, ça ne le choque pas plus que ça. Un compliment s'en suit alors et il écarquille un peu les yeux, surpris. Ah, il est recommandé en ville ? Lui qui veut rester discret, ce bien sa veine. Mais par dessus tout, la charmante dame y croit suffisamment pour venir directement s'adresser à lui ? Oh, les femmes sont fourbes, souvent. Il se serait méfié de n'importe laquelle d'entre elles, mais sa garde semble totalement tomber quand il s'agit de celle-ci. Grossière erreur.

- Recommandable, recommandable... Vraiment, il a du mal avec le mot. Disons que je suis sans doute le moins antipathique du métier. Il retient un rire qui s'estompe tout de suite. Ouais, les cochers sont des têtes de con, mais dire ça devant la dame qu'il a dévoré des yeux pendant des semaines, c'est juste se griller d'avance. Bravo Godfrey. Puis la requête ne tarde pas à tomber. Hm, évidemment qu'elle cherche quelqu'un comme lui. Recommandable dans ce sens, d'accord. Dans son double jeu, c'est ça ? Son ton se fait plus discret, soudainement, et il se courbe légèrement vers l'avant, une main sur le cœur. Vous avez sonné à la bonne porte, madame. Déclare-t-il enfin. Mais pardonnez ma curiosité, vous me rendez curieux ; pourquoi une charmante fleur comme vous aurait besoin de services d'un homme comme moi ? Demande-t-il à son tour. Après tout, Godfrey est aussi recommandable que peu recommandable. La dame chercherait-elle son amant ? C'est ce que demandent la plupart des femmes. Cette pensée le fait un peu ronchonner intérieurement, sa moustache en frémit même d'agacement. Puis il se reprend mentalement. Hmr, non, cette dame-là ne cherche pas son amant.
Trop simple. Elle a l'air trop futée pour vouloir quelque chose d'aussi basique.
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Bastard and proud of it

Message Sujet: Re: What a chance to meet you here. [Nikki]

Revenir en haut Aller en bas
 

What a chance to meet you here. [Nikki]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Ahem.. Please to meet you ?.
» Meet Up - 27 février BD Cosmos à Laval
» "Never be the same, if we ever meet again."
» 3- Heidi Klum vs Nikki Benz
» 07. Hi, I'm Glenn ! Nice to meet you !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Western Bastards :: One armed bandits :: Garbage can :: Dead end - Rp-