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 Indecent Proposal (pv Hudson & Lian)

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Indecent Proposal (pv Hudson & Lian) 5th Février 2017, 16:39

Indecent Proposal
Hudson & Lian


Les jours se suivaient inlassablement. Chacune ressemblant au précédent. Rien dans cette nouvelle vie ne me plaisait. Rien. Plus rien n’avait de l’importance pour moi. Rien ni le fait d’avoir à nouveau un véritable toit sur ma tête ou encore de quoi manger tous les jours. Cette nouvelle vie n’allait pas rachetée mon passé, mais il pouvait peut-être. Je dis bien peut-être me redonné espoir. Ce n’est pas une faute l’espoir. Alors que je me brosse les cheveux pour me préparer pour la nuit, je me rends compte combien mon visage est terne et sans vie. Normal. Mon esprit m’avait quittée il y a bien longtemps. Il était resté quelques parts sur les rives d’une rizière en Chine. Il y a longtemps que je ne souriais plus. Que je ne laissais transparaître aucune émotion. J’avais été élevée dans la pure tradition chinoise. Fille j’étais venue au monde et toute ma vie j’allais devoir lutter pour effacer cette faute. On m’avait appris à ne rien désirée, à avaler sans jamais me plaindre la misère des autres et a mangé ma propre amertume. Seulement, avec les années, cette carapace que je m’étais battit commençait a fissurée. Doucement et insidieusement, je me rendais compte que ce qu’on m’avait appris était mal. Que ce n’était pas vrai. Que je pouvais moi aussi avoir une valeur. Cette découverte avait bouleversé ma vie. Moi qui ne parlais jamais que lorsque mon le demandais, j’avais appris à observer et écouter. Je me rendais bien compte qu’autour de moi les femmes n’étais pas toutes soumise et obéissante comme je l’étais envers Cheng. J’observais les autres femmes de ce pays et certaines étaient libres. Elle n’avait ni parents ni époux à qui elle devait obéir et je les enviais. Pour la première fois de ma vie, je désirais quelques choses. Je voulais être comme elle. Être libre. Il n’est peut-être pas trop tard. Qui sait ce que l’avenir me réservait. Qui sait peut-être il y a aura une brèche, un moment où je pourrais en profiter pour le fuir. Partir loin. Très loin d’ici.

- Lian qu’est-ce que tu fais !!! … les clients attendent arrivent et apporter du thé !

Des ordres. Des ordres il en criait sans arrêt et pour ne pas le mettre plus en colère qu’il ne l’était, je passais rapidement une robe et j’allai le rejoindre dans la grande pièce ou il recevait ses invités apportant avec moi de l’alcool de riz et du thé. Le salon était plein de ceux qu’ils aimaient appelés ses nouveaux amis. Certains étaient des gens avec qui ils faisaient du commerce et d’autres n’étaient que de clients venus chercher leur opium. Assise dans un coin de la pièce mon rôle étaient de leurs servir de l’alcool, des cigarettes ou bien des cigares ou simplement préparer l’opium. Certains soirs Cheng m’offraient au plus offrants de ses amis. Je préférais les soirs où il m’oubliait trop intoxiqué par l’alcool et la drogue. Ce soir-là, le petit salon était rempli d’inconnus qui jouaient aux différentes tables que m’on frère avaient faits installés. Un mélange de jeux de hasards chinois, mais également des jeux de cartes américains. L’accoutrement des gens de cette ville m’amusait. Ils avaient un style particulier qui ne ressemblait à rien d’autres que j’avais connu. Alors que je servais du thé à un client, je vis entré un homme d’une haute stature. Son visage était dissimulé par son chapeau, mais je remarquai la couleur étrange de ses yeux. Un mélange de bleu et de verts magnifique qui me rappelait à la fois la couleur du ciel et de la mer. Jamais je n’avais vue des yeux aussi magnifiques. L’homme semblait mal à l’aise de se retrouvée dans un tripot comme celui de mon frère. Accompagné de deux autres hommes, il fut accueilli chaleureusement par mon frère qui leur offrit généreusement à boire et les encouragea à s’amuser. Lorsqu’il enleva son chapeau je remarquai son visage. Cet homme n’avait rien de commun avec les autres qui l’entourait. Il dégageait une aura toute particulière et je dû me faire violence pour détourner mon regard. Une fois le thé servit je retournai à ma place, mais nos regards se croisèrent. Qui était-il? Qu’était-il venu faire dans un trou perdu comme ici? Tant de questions se bousculaient dans ma tête. J’avais beau tenté de détourné mon regard de lui, j’étais totalement hypnotisé par la beauté de ses yeux.

Mon frère s’en était probablement aperçu puisqu’il alla près de l’homme en question et lui dit : « Si tu veux coucher avec ma sœur, c’est possible tu sais … »
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Indecent Proposal (pv Hudson & Lian) 6th Février 2017, 17:12

« Allez Hudson ! Considère que c’est une sortie d’affaires, ok ? Ce gars a besoin de matériel et de chevaux. Je vends le matériel toi les chevaux ! C’est aussi simple que ça ! »

Oui, très simple en fait. Arthur avait un sourire jusqu’aux oreilles, reniflant à mille lieux le bon coup et les billets verts. Et on dit que l’argent n’a pas d’odeur ? Il tenait depuis quelques temps maintenant un commerce de vente de matériel pour mineurs ou tout autre quincaillerie du genre, armes, explosifs, pioches, jusqu’aux bottes et aux boites de conserve. Deadwood devait être une mine d’or pour lui, dans tous les sens du terme. Il avait demandé au Canadien de s’associer à lui sur ce deal, parceque son client avait un gros appétit.

« Allez, tu dois bien avoir quelques mules qui traînent ? Quelques chevaux bien pépères aussi. Et des petits modèles, je crois qu’il m’en a demandé, des poneys, pour tirer les wagonnets dans les boyaux. Mais tu vois, moi, j’y connais rien dans tout ça, c’est pour ça que tu m’accompagnes. Allez, souris un peu, y a du blé à se faire ! »

Arthur était tellement enthousiaste, qu’Hudson finit par en rire et capituler. Chinatown n’était pas tout à côté, à vrai dire il fallait bien quelques minutes pour traverser la ville, surtout avec l’état du sol en hiver. Arthur avait déjà son cheval prêt, Hudson se contenta de poser une couverture sur le dos du sien, et de lui mettre un mors dans la bouche avant de sauter sur son dos. Il n’allait pas marcher à côté de son partenaire d’affaire comme un simple fellah, non ? Ne pas mettre de selle, monter à l’indienne en somme, la bonne société aurait dit que ça faisait mauvais genre, mais le Canadien se moquait totalement de ce que pouvait penser la bonne société, ou la mauvaise aussi d’ailleurs.

Ils remontèrent par Broadway Street, longeant le théâtre et des maisons d’habitation. Cette rue était plus praticable que Main Street, car moins passante, et la boue de neige fondue de l’hiver foulée par moins de pieds et de sabots. Ils tournèrent à droite sur Wall Street avant de rejoindre le chemin de fer. De l’autre côté des rails s’étendait une partie de la ville qu’Hudson ne connaissait pas vraiment : Chinatown. Sa méconnaissance n’avait aucun lien avec une quelconque haine ou même peur de ce qui est différent. Juste qu’avec ses affaires, et le soin qu’il prenait de ne pas se mêler des histoires des autres, en plus du travail qui ne s’arrêtait jamais avec les bêtes, il ne s’était rendu dans cette partie de la ville que deux ou trois fois.

Les deux cavaliers n’avaient fait que passer le chemin de fer, mais déjà leur montait au nez des fragrances étrangères. Dans ce même paysage glacial qu’au Sud de la ville, la communauté Chinoise avait tenté de reproduire avec des moyens dérisoires un ersatz de leur pays natal. Mais ils avaient les pieds dans la même boue qu’eux, et tout autant de problèmes et de soucis dans la vie. Peut-être même plus.

« On est arrivés, regarde, il est là, il nous attend déjà. »

Leur client s’appelait Igor, c’était un Slave et cela se devinait grâce à sa haute et large stature, sa peau pâle aux joues bien rouges, et surtout sa moustache noire épaisse aux lourds favoris à la Alexandre II. Reconnaissant Arthur il accueillit les deux hommes à bras ouverts, les saluant avec un accent à couper au couteau qui roulait les R.

« Aaaaah, mes amis, je suis si content de vous voir ! Entrez, entrez, que l’on se réchauffe un peu en profitant des plaisirs exotiques ! »

Igor connaissait apparemment bien l’établissement. Arthur lui avait dit qu’il logeait à Chinatown, ne souhaitant pas trop que sa présence s’ébruite en ville. Mmmh. Encore des histoires pas très nettes, mais avec 10 mois d’ancienneté à Deadwood, Hudson commençait à y être habitué. Igor était TRES amical, il distribua accolades et tapes dans le dos au Canadien et à son associé. Hudson en eut le souffle coupé une seconde ou deux tellement la poigne de ce type était forte. Fort comme un Russe, dit-on, sans vouloir verser dans les clichés.

Il y avait du monde dans l’établissement, des hommes majoritairement, en train de jouer ou de boire. C’était somme toute assez classique. Mais il flottait aussi dans l’air une odeur âcre qu’Hudson pensait bien reconnaître. De l’Opium. Deadwood et son absence de lois faisait la joie des commerces les plus illégaux. Il ne dit rien, de fit aucune remarques, ça n’étaient pas ses affaires que certains usent et abusent de drogues. Lui-même n’avait pas eu une vie facile, et il fallait reconnaître tout le plaisir qu’apportaient les paradis artificiels aux âmes les plus meurtries.

Hudson n’avait pas enlevé son chapeau immédiatement en entrant, il le fit cependant lorsqu’un homme vint les saluer. Vu son attitude, son sourire, son ethnie, il semblait être le responsable des lieux. Il connaissait déjà Igor et peut être Arthur, mais en tout cas lui et Hudson ne s’étaient jamais rencontrés. Le Patron les salua tous les trois avant de les inviter à se mettre à l’aise, et de leur indiquer une table ou ils pourraient s’installer. Hudson suivait les autres vers les chaises quand il sentit les petits cheveux sur sa nuque se hérisser, avec cette sensation étrangement désagréable d’être observé. Son regard balaya discrètement la salle avant de plonger dans deux billes de jais. C’était une jeune femme, postée en retrait de l’agitation de la salle. Elle avait des cheveux sombres et brillants, et une peau mordorée. Son visage était beau lisse et finement ciselé, mais rendu singulièrement triste, mélancolique, par les deux traits presque droits de ses sourcils. Elle n’avait de toute façon pas l’air de quelqu’un qui riait souvent, ou qui même exprimait ses émotions, mais quand leurs regards se croisèrent, Hudson jura l’avoir vu imperceptiblement rougir depuis son poste d’observation éloigné. Il se demanda un instant si il n’était pas en train de faire de même.

Les deux autres hommes parlaient déjà avec empressement, envisageaient l’avenir, proche : jouer et boire, et plus lointain : la mine, le matériel nécessaire. Le Canadien, lui, n’écoutait qu’à moitié tout en faisant de son mieux pour suivre, son intérêt se tournant sans cesse vers la jeune femme mélancolique. Heureusement ils étaient presque face à face, pas besoin de se retourner. Depuis qu’il était à Deadwood, Hudson appliquait à la lettre sa diatribe : occupe-toi de tes affaires, et de tes affaires seulement. C’était pour cela qu’il ne s’était pas spécialement mêlé au reste de la population, il n’avait pas de réel ami, à part Arthur peut être, et quelques autres commerçants avec une droiture proche de la sienne et avec qui il s’entendait bien. Ca n’était pas parcequ’il ne le côtoyait pas, qu’il n’observait pas pour autant les habitants de la ville, qu’il n’aimait pas lire en eux. C’était un réflexe qu’il avait pris au cours de sa longue traque. Et ce qu’il lisait dans cette jeune chinoise l’intriguait et le rendait mélancolique à son tour.

«Si tu veux coucher avec ma sœur, c’est possible tu sais… »

Hudson n’avait pas fait tellement attention à leur hôte, concentré sur son écoute et sur son observation. Il tourna vers lui un regard aux yeux ronds, étonné de cette proposition.

« Votre… Sœur ? Non ! Non… je ne veux pas… Enfin non merci. »

Le Canadien ne se reconnaissait pas dans ces balbutiements, lui qui d’habitude ne manquait pas d’aplomb. Il était encore estomaqué qu’on puisse proposer ainsi quelqu’un de sa famille, mais il n’eut pas le temps de digérer la chose, puisque leur hôte surenchérit.

« Qu’est ce qu’il y a ? Elle n’est pas jolie ? Elle ne te plait pas ?
- Quoi ? Oh, mais si. Elle est très belle. Loin de moi l’idée de vous offenser. Je n’ai juste pas l’habitude de ce genre d’intermédiaire…
- Oooohhh, allez, Hudson, fais pas ton timide ! Bordel, laisse toi aller, pour une fois !
- Mais oui, on a toute la soirée devant nous ! Et puis vous avez l’air pas dans votre assiette, ça ne vous ferait pas de mal de vous vider de vos humeurs. »

Igor avait prononcé ces dernières phrase avec une voix forte, tout en tapant – encore une fois – dans le dos du Canadien, fort à lui briser une côte.

« Mais je… »

Leur hôte tenait apparemment vraiment à faire plaisir à ses invités et il coupa sa réponse d’un geste de la main. Sans doute pensait-il pouvoir en retirer quelquechose. Argent, service, pouvoir, n’importe quoi, comment savoir ? L’air confiant et amusé, il fit ensuite signe à la jeune femme de s’approcher, et s’adressa à elle dans leur langue natale. Hudson ne saisit pas un traitre mot, mais comprenait bien qu’on parlait de lui. Lui qui conservait un aplomb de façade, mais qui dans son for intérieur sentait son cœur battre la chamade. ALLONS ! Il n’était pas une jeune pucelle que diable !! Il connaissait le mal et le vice, il avait fait des choses que la morale réprouve. Mais en plongeant dans ces billes de jais il se sentait aussi gauche qu’un adolescent. D’un coup de coude, Igor le fit se lever, et leur hôte mis sa main dans celle de la jeune femme, pour qu’elle le guide.

C’était acté. Plus le choix.


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Message Sujet: Re: Indecent Proposal (pv Hudson & Lian) 9th Février 2017, 02:09

Indecent Proposal
Hudson & Lian


Assise dans le fond de la grande pièce, je reste en retrait. Et j’observe silencieusement le spectacle offert par la foule soir après soir. De mon observatoire dans la pénombre, j’examine attentivement les moindres gestes et mouvements de tous ces gens qui se pressent dans la salle de jeux de mon frère. Je suis la femme invisible. Je ne suis là que pour obéir aux ordres de mon frère. Ceux qui le connaissent savent qu’il ne faut pas me parler directement. Ceux qui sont des habitués de la maison savent qu’il vaut mieux m’ignorer. Cela ne me gêne pas, j’y suis habituée et je préfère ne pas avoir à me joindre à eux. De mon coin, j’aime à m’imaginer quel genre de vie doivent avoir ces gens en dehors de nos murs. Soir après soir, je m’invente des histoires afin d’occuper mon esprit et tenter d’oublier l’enfer qu’est devenue ma propre vie. Cette nuit n’est guère différente des autres. La grande salle est bondée d’hommes qui jouent aux dés, aux cartes et aux dominos en fumant abondamment. Dans un coin, une grande table fait office de bar où sont disposés plusieurs alcools. La pièce est chauffée par une énorme cheminée auprès duquel j’aime m’asseoir pour me réchauffer les soirs d’hiver.

Toujours aussi affable et accueillant envers de potentiels clients ou relations d’affaires mon frère accueillent les nouveaux arrivants en leur offrant de s’installer à une table de jeu. Ils leur proposaient alcool et tabac en véritable hôte attentif. Je suis toujours surprise de le voir se montrer aussi hospitalier. Je dois reconnaître qu’il est un excellent comédien et qu’il sait comment mettre les gens à l’aise. Courtois et charmeur, il semble toujours savoir ce qu’il fallait dire ou non en toutes circonstances. Pour moi, c’est tout le contraire. N’ayant aucune instruction et ayant passé la moitié de ma vie coupée du monde, je suis craintive et les étrangers m’effraient. Les trois hommes qui viennent d’arrivée semblent être attendus par Cheng. Je reconnais l’un d’eux pour l’avoir vue à quelques reprises dans le salon, mais les deux autres hommes sont ici pour la toute première fois. L’un semble très excité et ne cesse de regarder en direction des tables de jeu. Il semble impatient de se mettre à jouer alors que son compagnon semble nettement plus mal à l’aise. Il ne m’en faut pas plus pour qu’il attire mon attention. Ce sont d’abord ses yeux qui m’ont attirée et puis je me suis mise à l’observer de la tête au pied en oubliant que je pouvais à mon tour être aussi observée.

Installé à une table tout près de l’endroit où je me trouve, j’ai tout le loisir de l’observer. Je baisse parfois la tête pour cacher mon intérêt, mais je sens également qu’il me regarde. Comme c’est étrange. Habituellement, les hommes évitent de me regarder. La grande majorité des hommes qui viennent ici sont davantage intéressés par le jeu ou l’opium pour s’intéresser à moi et ceux qui oseraient venir me parler sont rapidement découragés par les hommes de mon frère. Cet homme est un étranger. Il ne connaît rien des usages de la maison et malheureusement pour lui mon frère a tout vu de notre manège. Je ferme les yeux m’attendent à ce qu’il lui fasse une scène, mais au contraire le voilà qu’il lui demande sans détour s’il veut coucher avec moi. Mon cœur manque un battement. Est-ce vraiment ce qu’il lui a demandé?

Il hésite. Il est sans voix et semble très mal à l’aise à propos de la proposition de mon frère. On croirait presque qu’il est sur le point de refuser, mais ses amis l’encouragent au contraire à accepter. Je suis surprise par sa réaction. Habituellement, ceux à qui mon frère propose de passer un moment avec moi savent que c’est un grand privilège et se jettent pratiquement à ses pieds pour le remercier, mais pas cet homme. Je ne peux alors m’empêcher d’éprouver de la sympathie pour lui. Alors que je relève la tête pour mieux voir la scène, je vois Cheng qui me fait signe d’approcher. Je me rapproche d’eux en tâchant de ne pas fixer l’inconnu aux yeux ensorceleur. Je prie intérieurement pour ne pas qu’il soit stupide et qu’il décide refusé l’offre de mon frère. Avare et peu enclin à faire des cadeaux gratuitement, je ne peux m’empêcher de me demander ce que mon frère veut obtenir de cet homme. Il s’agit de la première visite de cet homme chez nous alors pour quelles raisons m’offrir à cet inconnu. Est-ce un piège? Alors que mon frère me donne l’ordre d’amener cet homme dans mes appartements pour coucher avec lui, je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il a derrière la tête pour me passer dans les bras de cet homme.

- Va avec cet homme. Donne-lui du plaisir et garde-le dans ton lit toute la nuit s’il le faut. Donne-lui tout ce qu’il demandera. Je veux également que tu le questionnes sur son commerce et que tu me racontes tout par la suite. Ne me déçoit pas Lian…

Comprenant très bien ce que ces dernières paroles signifiaient pour moi si j’osais le décevoir, je lui répondis d’un simple geste de la tête alors qu’il déposait ma main dans celle de l’inconnu. Autour de nous les deux autres hommes de cessaient de rigoler et d’encourager leur compagnon à profiter du moment. Pour ma part, je tâchais de rester sourde à leurs commentaires. Je me tournai légèrement vers l’inconnu lui indiquant de me suivre. La paume de la main de l’homme était rugueuse signe qu’il devait certainement travailler durement. Alors que nous traversions le grand hall qui nous séparait du reste de la maison, je pouvais sentir toute sa nervosité. La situation semblait lui déplaire tout autant que moi, mais il avait eu l’intelligence de ne pas le montrer à Cheng. Alors que nous nous rapprochions de ma chambre, nous étions suffisamment proches pour que je puisse respirer son odeur. Contrairement à tant d’autres hommes, il ne sentait ni le crottin de cheval ni le fumier. Il devait certainement fumer puisque je pouvais reconnaître l’odeur du tabac froid qui émanait de ses vêtements

Après avoir traversé un long corridor, je le fis entrée dans ma chambre et je refermai la portée derrière moi. La pièce était meublée de façon rudimentaire. Un grand lit, un bain de cuivre et le confort des conforts un foyer dans lequel brûlait un feu qui servait à la fois a réchauffé la pièce et faisait également office de lumière. La petite chambre était sobrement décorée de quelques souvenirs que j’avais emportés avec moi de la Chine. Instinctivement, j’allai m’installer devant le foyer pour me réchauffer. Ce début d’hiver était rigoureux et j’étais constamment gelée. Je ne savais pas ce que je devais dire à l’homme qui se trouvait avec moi. Je ne parlais pas un très bon anglais aussi, je pris une profonde respiration et lui dit : « toi pouvoir faire ce que tu veux de moi »

Désireuse d’en finir le plus rapidement possible, je fis tomber ma robe sur le sol et je me tournai vers l’homme. Pendant un court instant, nos regards se fondent l’un dans l’autre et je me sens alors troublée comme jamais parce que j’y vois. Je ne sais comment interpréter ce regard. Je sens ses yeux qui me détaillent de la tête aux pieds. Me trouve-t-il belle? Habituellement, les hommes à qui mon frère me donne ne cessent de me dire combien ils me trouvent belle. D’ordinaire, je ne les écoute pas et je me ferme comme une huître le temps qu’ils finissent leur besogne, mais étrangement cet homme ne me laisse pas indifférente. Je ne peux m’empêcher de ressentir un léger trouble. Je me rapproche doucement de lui et pose ma main sur son torse pour me hisser vers lui. Que devais-je faire? Je n’avais guère l’habitude de faire les premiers pas. D’habitude, les hommes me jettent férocement sur le lit, mais cet homme restait impassible.
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Message Sujet: Re: Indecent Proposal (pv Hudson & Lian) 2nd Avril 2017, 20:55

Hudson n’était certes pas au courant de tous les us et coutumes des habitants du soleil levant, mais il se doutait bien qu’offrir ainsi sa sœur (ou n’importe qui de sa famille soit dit en passant), n’était pas tellement dans les mœurs. Qui était la cible d’un tel présent ? Qui devrait régler la note ? Ca ne pouvait pas être gratuit, certainement. A qui leur hôte voulait il plaire ? A lui ? Pourquoi faire ? Ils ne se connaissaient pas, et si c’était le cas, le vendeur de chevaux n’avait rien du notable à soigner. A Igor peut être ? Et vu qu’ils étaient arrivés ensemble…

Sa main dans celle de la jeune femme, le canadien ne pouvait que la suivre sagement, traversant la pièce pour découvrir une partie des lieux moins peuplée, mais dans laquelle flottaient toujours ces fragrances d’épices et de pavot. La main de la jeune femme était douce, chaude dans la sienne, et sa tenue en tissus exotique ondulait à chacun de ses pas. Hudson ne se sentait pas à sa place dans ce corridor, il était plus à l’aise dehors, à l’air libre, ou encore mieux dans son corral. Au bout de ce couloir se trouvait une chambre dans laquelle la jeune femme le fit entrer. C’était un endroit très simple, sans ostentation, mais féminin sans aucun doute. L’aigreur de l’opium laissait ici la place à des fragrances plus douces.

Hudson balaya du regard la pièce avant de porter à nouveau son attention sur son occupante qui avait pris place devant le foyer pour profiter de sa chaleur. Le canadien avait été éduqué à la dure, il ne craignait pas la morsure du froid, mais la jeune femme ne devait pas avoir la peau si épaisse que lui. Qu’était-elle venue faire ici ? Dans un pays si durement mordu par les glaces pendant de longs mois interminables ? Venait elle d’une de ces contrées chaudes ou poussaient les fabuleux cocotiers qu’il n’avait vus que dans les livres d’images ? A quoi ressemblait l’Orient, Hudson n’en avait à vrai dire aucune idée.

« Toi pouvoir faire ce que tu veux de moi »

Cette phrase approximative ramena immédiatement le voyageur en rêve à Deadwood. Les deux pieds sur terre. La robe au sol le laissa totalement pétrifié. Elle était vraiment… Parfaite. Hudson remonta son regard vers son visage et leurs yeux se croisèrent. Oh, il n’était pas un fervent bigot craignant Dieu et l’église, surtout qu’il se savait déjà damné cent fois. Il était veuf et était loin d’avoir évité les maisons de plaisir ces dernières années. Mais les dames volages qu’il côtoyait généralement avaient d’autres manières, elles semblaient plus joyeuses, ou du moins feignaient plus aisément de l’être. Même contraintes par les vicissitudes de la vie, elles jouaient le jeu de la séduction pour sans doute remporter plus d’argent de leurs efforts.

Cette jeune femme, elle, a l’air si triste. Ou mélancolique. On un mélange des deux, enchâssé dans une enveloppe parfaite d’ivoire précieux. Quand sa main se posa sur son torse, Hudson se sentit rougir comme un écolier mais il se reprit vite en mettant ses mains sur celle délicate de la jeune femme… Pour la décoller de sa chemise et l’inviter à reprendre sa place le long de son corps. Il la lâcha là, avec précaution, comme si il cherchait à laisser immobile un petit animal sauvage et farouche. Comparaison stupide qui lui fit encore plus piquer son fard.

« Ecoutez… Je pense que c’est un malentendu, je ne vais pas… Je ne veux pas… Enfin si, vouloir si, vous êtes sublime, mais pas… Dans ces conditions. Vous comprenez ? »

Un dresseur de chevaux constamment dans la sueur et la poussière pouvait il étonnement être aussi un gentleman ? Oui, sans doute parce qu’il n’était pas un violeur dans l’âme, tout simplement. Pour se redonner une contenance, il contourna la jeune femme, ramassa sa tenue, et la redéposa sur ses épaules nues.

« J’imagine qu’on ne peut pas redescendre dans la salle maintenant hein. Du moins pas de suite… Bon… Bon… On pourrait… »

Son regard parcourut à nouveau la pièce et se déposa sur le bac en cuivre.

« On pourrait se préparer un bain chaud ?… »

Elle qui semblait gelée, ça ne lui ferait sans doute pas de mal. Ca n’était pas très orthodoxe comme activité entre deux personnes qui ne se connaissaient pas, même si elle s’était déjà mise à nu, bon, mais au moins cela les occuperait un moment, le temps d’aller chercher de l’eau, de la faire chauffer… Bien sûr il pensait en « nous », lui aussi comptait aller chercher son quota de seau. L’inverse ne lui serait pas venu à l’esprit.

« Au fait, je m’appelle Hudson. Et vous ? »

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Message Sujet: Re: Indecent Proposal (pv Hudson & Lian) 9th Avril 2017, 15:05

Indecent Proposal
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Alors que j’essaie de rester calme, tout en moi tremble comme une feuille au vent. J’ai peur. Tout ceci est nouveau pour moi. Habituellement, mon frère m’offre à ses « amis ». Des hommes que je connais. Que je côtoie régulièrement dans nos salons, mais cet homme est un inconnu. Je ne connais rien de lui. C’est un étranger. Bien que séduisant au premier regard je ne sais pas quoi m’attendre de sa part. Habituellement, les « amis » de mon frère se contentent de faire leur sale besogne et s’en retournent à leurs jeux, mais celui-ci aura peut-être d’autres envies. D’autres demandes. Une fois la porte refermée derrière nous, j’ai peur de ce qu’il me réserve. Sachant que je ne peux pas fuir et que, peu importe ce qui arrivera entre nous dans cette chambre, mon frère me questionnera pour s’assurer que je ne lui ai pas manqué de respect et que j’ai fait ce qu’il m’a ordonné de faire, je me jette dans la gueule du loup. Je m’offre à lui le plus simplement du monde en laissant glisser ma robe sur le sol, je me retrouve nue devant lui. Je suis alors sans défense et à sa merci. Désireuse de percer le mystère de ses yeux si magnifiques, je pose mon regard sur lui afin de pouvoir percer son âme. Il ne bouge pas, mais je sens son regard sur moi. Habituellement, je me moque de ce que les hommes peuvent penser de moi, mais celui-ci est différent et j’espère qu’il me trouvera belle. Qu’il aura pour moi de douces attentions. Je pose doucement ma main sur son torse afin de pouvoir sentir le bruit de son cœur dans sa poitrine. Ce dernier bat rapidement. Il est donc tout aussi surpris et effrayé que moi. Cette pensée me rassure un peu et je me rapproche davantage de lui. C’est alors que je vois ses joues se couvrir d’une couleur plus franche. Il semble étrangement intimider par moi. Ne sachant pas ce que je dois faire, je reste inerte alors que je sens sa main se poser sur la mienne et mettre une certaine distance entre nous. Déstabilisée par sa façon de se comporter avec moi qui me semble tout à fait anormale, je l’écoute attentivement lorsqu’il prend finalement la parole.

« Écoutez… Je pense que c’est un malentendu, je ne vais pas… Je ne veux pas… Enfin si, vouloir si, vous êtes sublime, mais pas… Dans ces conditions. Vous comprenez? »

Sa voix est douce et réconfortante. Il est évident qu’il est tout aussi surpris que moi par la décision de mon frère. Lorsqu’il me demande si je comprends le sens de ses paroles, je baisse instinctivement la tête en signe de soumission comme on me l’a appris. Cet homme ne connaît pas les us et coutumes de cette maison. Il ne sait pas encore qu’en me rejetant il vient automatiquement d’insulter mon frère. Connaissant la perfidie et la violence de ce dernier, je ne peux qu’imaginer le pire s’il apprend que cet homme a dédaigné son présent. Cette seule pensée me fait de nouveau frissonner de peur. Perdue dans mes pensées, je ne vois pas que l’homme ne se trouve plus devant moi. Dans un geste lent et doux pour ne pas m’effrayer voilà qu’il prend ma tenue sur le sol pour m’en couvrir. Surprise, par son geste je ne sais comment réagir. Jamais un homme ne s’est montré si bon et si respectueux envers moi. Moi qui suis habituée aux coups et aux injures, je ne sais comment je dois le remercier. Honteuse, je remets rapidement ma robe et je lui dis un rapide merci dans sa langue avant qu’il ne vienne rompre à nouveau le lourd silence qui s’est installé dans la pièce.

« J’imagine qu’on ne peut pas redescendre dans la salle maintenant hein. Du moins pas de suite… Bon… Bon… On pourrait… »

Instinctivement, je vais près du feu pour me réchauffer. Cet homme n’est pas si bête finalement, puisqu’il semble avoir compris le piège dans lequel il est tombé. Que puis-je lui dire? Que nous sommes prisonnier de cette pièce jusqu’au petit matin? Je décide d’attendre de voir ce qu’il va me proposer. Son regard erre dans la pièce pendant un moment et puis finalement, il me propose de prendre un bain. Je me retiens de sourire. Décidément, cet homme est bien étrange. Il se montre doux et attentionné en me redonnant mes vêtements parce que ma nudité semble l’intimidé et puis voilà qu’il veut que je me déshabille à nouveau. Ne pouvant rien lui refuser, je vais près du gong accroché sur le mur près de la porte d’entrée et je sonne. À l’instant, deux jeunes garçons entrent dans la pièce et je leur ordonne dans notre langue d’aller chercher de l’eau chaude pour remplir la baignoire. Alors qu’une armée de jeunes hommes se succède à une rapidité folle pour remplir la baignoire, je prends sur une chaise des couvertures que je dépose près du bain et j’ajoute du bois dans le feu pour réchauffer encore plus la pièce. C’est à ce moment que je sens à nouveau la présence de l’étranger tout près de moi. Je me tourne vers lui pour lui sourire afin de le rassurer. Nous sommes à nouveau seuls, mais cette fois je n’ai plus peur. Cet homme m’a prouvé qu’il n’était pas un animal sauvage. Je me dirige vers la baignoire lorsque je l’entends me donner son nom. C’est une délicate attention que j’apprécie. Cela me prouve encore une fois combien cet homme est unique et différent des autres. Je me tourne doucement vers lui et tout en lui souriant, je lui réponds :

- Je me prénomme Lian… venez l’eau va refroidir…

L’eau est chaude à souhait et j’y dépose quelques gouttes d’essence de fleur d’oranger pour la parfumer. Il semble étrangement intimidé de devoir se déshabiller devant moi aussi, je vais vers lui pour l’aider. Ce n’est non seulement mon devoir de bonne hôtesse, mais aussi je suis curieuse de voir ce qui se cache sous ses vêtements. Ce qui j’y découvrir est parfait et harmonieux. Aussi, lorsqu’il se retrouve nu devant moi, c’est à mon tour de rougir. Je ne me souviens pas avoir déjà pensé qu’un homme puisse être beau, mais celui-ci l’est et cela me rend inconfortable puisque j’ai envie qu’il me touche. Afin d’équilibrer la situation, je retire à nouveau ma robe et je le laisse s’installer dans le bain avant de venir me poser entre ses bras. J’aurais bien pu m’installer devant lui, mais la baignoire est trop petite et j’ai envie de goûter à sa chaleur. À l’aide d’une éponge et d’un savon fait maison, je lui caresse doucement la peau des cuisses et des bras. La tension qui régnait entre nous jusqu’alors semble s’être évaporée. Je sens son souffle dans mon cou et cela me calme à mon tour. J’hésite un instant à l’appeler par son nom, mais comme j’ai le désir de lui plaire, je me lance :

- Mr Hudson, voudriez-vous un peu de thé ou de l’alcool de riz?

Et puis comme j’ai décelé une odeur de tabac sur ses vêtements, j’ajoute :

- Vous pouvez également fumer si vous le désirez… cela ne me gêne absolument pas.
✻✻✻
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Indecent Proposal (pv Hudson & Lian)

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