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 Taking on the fact avec Christopher Vargas

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Taking on the fact avec Christopher Vargas 3rd Février 2017, 00:25


Les cloches de laudes tonnèrent sur Deadwood, alors que l’intrigante Steele quittait le bureau de poste. Chapeau des plaines, baissé sur le front, elle longeait le mur de l’établissement et obliqua sur la gauche juste au dernier moment. Maintenant familière des lieux et des raccourcis, la jolie blonde savait comment éviter les coupe-gorges et autres points chauds. En effet, sa mission accomplie, Hailey se dépêchait, espérant rejoindre l’hôtel et les bras de Rick, avant que les rues de Main Street commencent à se remplir. Il n’aurait pas fallu que les mauvaises personnes la croisent dans ses bottes de cavalière ! Ou bien toute l’opération serait compromise.

Tout était encore calme et posé. Des silhouettes brinquebalantes sortaient des divers établissements de plaisir, repus de chair et d’alcool. Des commerçants tirés du lit se mettaient en branle, pour préparer leurs étalages. Un frémissement dans l’air indiquait que la paix matinale ne tiendrait plus pour très longtemps. Hailey, se fondait parmi ces alcooliques anonymes, secrète et mystérieuse, comme tout ceux qui viennent de faire quelque chose de louche. Elle allait tourner après l’épicerie, quand un mouvement périphérique parasita son champ de vision. Steele  se retourna alors juste à temps voir deux corbeaux s’envoler, croassant au soleil  levant.

Les charognards ne partaient pas le ventre vide. Une puanteur reconnaissable embaumait l’air. De celle qui annonce le départ d’une faucheuse. Steele remonta le foulard sur son nez pour se protéger. Un haut de cœur lui retourna l’estomac. Sans même lancer un regard sur le cadavre, elle accéléra le pas, pour distancer les relents de la mort. Des mouches zébrées venaient déjà se repaître du corps en décomposition du chat crevé. Hailey, elle, se braquait contre les soubresauts de sa mémoire. Elle refoulait des visions chaotiques que son esprit cherchait à oublier depuis longtemps.

Toute accaparée par sa lutte intérieure, Steele tomba alors nez à nez avec l’un des membres de la communauté. Le Père du village, Vargas, moustache et bouc bruns dans un habit de ville, n’était pas des connaissances de Daisy Cardigan. Le hasard, n’était donc pas trop traitre avec la voleuse, qui s’arrêta nette pour éviter une bousculade. Hailey tira vivement sur le tissu pour dévoiler son visage. A une heure aussi indue mieux valait éviter le moindre malentendu. Hailey ne voulait pas être prise pour un bandit !

Les fantômes de Steele hantaient encore son regard, le couvrant d’une ombre. Elle mit un instant avant de se rappeler qu’il était sans doute approprié d’utiliser sa langue.

« Mon père… »

Une attitude trop empressée pourrait paraître suspecte. Aussi Hailey s’exerça-t-elle  à adopter une posture un peu moins défensive. Elle cacha son trouble personnel derrière un sourire aimable. Jouer la comédie était pour ainsi dire une seconde nature pour la jeune femme. Elle pouvait improviser une fable en quelques secondes pour peu que la situation s’y prête. Elle se souvenue avoir déjà croisé ce visage au GEM, les quelques fois où elle y avait mené ses charmants bas de dame. L’homme de Foi lui avait paru apprécier autant la musique que la boisson qu’on y servait. Un goût pour le moins, loin des canons du catholicisme, mais enfin le Seigneur n’avait jamais foudroyé celui qui cédait aux plaisirs terrestres. La veuve Perez attendait encore de le voir d’un bras vengeur punir les assassins.

« Me voilà prise sur le fait !  Je vous en prie, vous ne direz pas à mon cher cousin que je suis sortie si tôt de la chambre et dans une tenue d'homme ! Je voulais voir la ville sans escorte. Je meurs d'envie de manger quelque chose. Vous n'auriez pas un endroit à me conseiller ? Je voudrais éviter le saloon à cette heure. »  A une autre époque de sa vie Hailey s'en serait voulu d'avoir menti devant un homme de Dieu. A présent, elle vivait la chose avec un certain sens de l'ironie.
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Taking on the fact avec Christopher Vargas 20th Février 2017, 02:57

Taking on the fact

La lune a doucement quitté le paysage des Black Hills pour permettre aux oiseaux de sortir chanter leur amour au nouveau jour qui se lève. La clarté du jour encore chancelante, la foi des uns et des autres enfouie encore plus loin que l’Éternel lui-même, l’orgueil à fleurs de peau de ceux qui se réveillent enfin de leur nuit mouvementée, tête première dans la boue de la honte, âme déchiquetée par les quelques regards qui errent dans les rues de Deadwood avant la levée complète du jour. Ceux qui errent, ceux qui ne savent pas où aller, mais qui ne peuvent s’empêcher de mettre un pas devant l’autre jusqu’à ce que la fatigue gagne leur détermination. Ou jusqu’à ce que l’appel de l’alcool matinal soit plus fort que le désir de ne jamais aller vers l’arrière. Le passé, sombre tache qui ne s’invente pas, sombre reflet des choix et des directions qui n’ont pas tous été à la hauteur des possibilités. Au loin des rues de Deadwood, au-delà des montagnes, la vie civilisée ne se fait guère entendre, les Indiens se cachent, préparant peut-être une nouvelle révolte, une nouvelle tentative d’éliminer l’homme blanc. Bien brave celui qui déciderait d’affronter une ville peuplée de bandits, de hors-la-loi et de tueurs sanguinaires qui, entre deux verres de whisky et le respect de règles non-écrites, n’hésiteraient pas à égorger un troupeau d’enfants pour protéger les acquis de la ville du bois mort. Le bois mort, mais la forêt bien vivante de bestioles humaines assoiffées de sang.

Loin de pavaner mon exubérance dans les rues immédiatement après l’appel des clochers aux hommes et aux femmes qui doivent rendre à cette ville sa bouillante réputation, je cherche plutôt à démontrer ma présence, moi qui ne fus guère disponible aux fidèles au courant des derniers jours. Il faut l’admettre : ma récente décision de modérer l’alcool a fait des ravages à l’intérieur de mon enveloppe charnelle et je n’avais patience que pour le silence, la paix et les longues siestes qui ne finissaient plus. Voilà alors que ma présence devrait calmer les craintes de ceux qui redoutaient le départ du prêtre de la ville vers une autre route, loin de Deadwood et de ses innombrables défauts. Mes pas s’alignant entre eux, je prends le temps de saluer les deux ou trois âmes que je croise. Évidemment, il est encore tôt pour croiser le fer des hommes les plus dangereux de la ville, mais qu’à cela ne tienne, s’il ne s’agit pas d’Al Swearengen, je ne crains aucune peur de ma part. Mes yeux quittent le sol, j’ai une brève pensée pour mon ami Erny, puis tombe nez à nez avec ce qui m’apparaît être un braqueur de banque en pleine fuite.

«Hého! Qu’est-ce qui vous prend?», demandé-je, à la fois surpris et excité.

Bottes foncées, le visage voilé, l’homme a tout de celui qui fuit le méfait avant qu’il ne soit rattrapé par la poudre qui se promène plus vite à Deadwood qu’un troupeau de chevaux sauvages. L’individu se découvre rapidement le visage, et j’aperçois alors une femme, peut-être dans le début de la quarantaine, sous un accoutrement qui ne lui rend guère hommage. Un visage que je ne reconnais pas, à vrai dire, il y a tant d’inconnus qui se faufilent sans cette ville. Toutefois, qu’elle connaisse mon statut alors que mes habits n’y prêtent aucune allusion me fait dire qu’il s’agit d’une dame de la région. Encore plus étrange, me dis-je à la constatation qu’une femme ne devrait s’habiller ainsi.

«Ne devriez-vous pas partager le petit-déjeuner avec celui-ci, plutôt que de faire compétition au jour dans de tels vêtements?», lui réponds-je à sa question qui me rend perplexe. Je ne sais guère qui est le cousin de la dame, ses traits du visage ne me disant toujours rien, mais à Deadwood, tout n’est qu’une question de temps.

«Qu’aviez-vous donc si hâte de voir pour déambuler ainsi à la manière d’une voleuse?»
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Taking on the fact avec Christopher Vargas 27th Mars 2017, 14:46

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Message Sujet: Re: Taking on the fact avec Christopher Vargas

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