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 No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss]

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Bastard and proud of it
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Message Sujet: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 31st Janvier 2017, 21:20

« Tu vas me le payer, je te le garantis…
- C’est ça, compte là-dessus et boit de l’eau. »

Evidemment, tout le monde n’aurait pas pu répondre ça avec autant de décontraction. Les gens sensés se seraient abstenus, par exemple. Surtout face à cette brute, rouquin, la quarantaine, armé, l’air mauvais, tout comme son haleine. Juan était la moitié de l’homme qu’il était… en circonférence. Bref, un gros sac dégoûtant, le Mexicain était ravi de lui avoir piqué son fric. Juan n’avait rien de quelqu’un de sensé, aussi il ramassait ses gains, goguenard, les faisant tomber depuis le rebord de la table jusque dans son chapeau retourné, tout en vissant sur son adversaire un regard moqueur.

Tout avait commencé par un anodin jeu de cartes. Bon, certes, ‘’anodin’’ était un mot qui ne convenait jamais vraiment quand il s’agissait de Poker, surtout dans un saloon, surtout quand les participants faisaient en majorité partie de la lie de l’humanité. Enfin, toujours était-il que Juan avait gagné beaucoup de parties… Trop pour être honnête ? Les quintes, les flush et même une Dead man’s hand s’étaient enchaînés. Et si c’était juste de la chance, non ? Le Mexicain était un veinard, alors pourquoi pas ? Oui, c’était possible, surtout quand on aidait un peu le destin avec un peu de triche bien placée, mais le gros bonhomme était de toute évidence un mauvais perdant. Ou un moins bon tricheur. Sur la table s’amoncelait un petit tas de babioles sympathiques, jusqu’à une dent en or et un pistolet miniature de femme, tout ceci, Juan l’avait gagné, et cela ne plaisait pas à son principal concurrent.

« J’vais te faire la peau, le Mexicain ! Ça me fera une chouette descente de lit… »

Déjà Porky (aucune idée de son prénom, mais celui-ci lui allait bien) amenait sa main sur son ceinturon, décidé à sortir son flingue, et à réellement se tanner un nouveau tapis. Mais Juan n’était pas en reste, il faisait lui aussi le même geste, bien décidé à ne pas se laisser sagement écorcher. Il avait pour lui de meilleurs réflexes, et vu sa position assise, son holster était également plus proche. Ce fut lui qui dégaina en premier, pointant son arme sur le mauvais perdant.

« Pan. T’es mort. Et si je ne tire pas vraiment, c’est parceque j’ai pitié pour les femmes de ménage. Je ne sais pas si tu les as vues, mais elles sont bien trop menues pour être capables de traîner ton quintal dehors. »

Porky était déjà rouge, il devint blanc puis vert de rage. Il crachait presque en prononçant ces dernières paroles avant de quitter le saloon, furibond :

« Tu n’sais pas qui j’suis ! Je vais t’crever. Quand tu ne t’y attendra pas, tu m’entends, je vais t’crever ! »

Bien. Voilà le calme enfin revenu. Le pianiste qui avait cessé de jouer reprit son refrain entraînant, et les filles sur scène soufflèrent. Elle avaient été prêtes à courir à l’abri au cas où, mais ça n’était plus nécessaire, alors, haut les gambettes mesdemoiselles ! Juan finit son verre qui traînait encore sur la table vidée, et il sortit, renversant purement et simplement ses gains dans les fontes de la selle de Carbón. La jument tourna la tête pour mordre, les oreilles plaquées en arrière, et se ravisa au dernier moment, reconnaissant son maître. Le Mexicain remit son chapeau.

« Et bien ma fille, je crois que j’ai un rendez-vous. Une invitation à danser, même ! Tu vas m’aider, hein. Et ce soir double ration de foin, promis… »

La nuit était tombée, quelques heures s’étaient égrainées, et Porky sortait de la maison du Maire en grande forme. Depuis la partie de cartes, il était allé délester sa colère en cognant sur un fermier en retard dans ses paiements. Ça lui avait fait beaucoup de bien, ça, et en chemin il avait trouvé un parfait plan de revanche. Pendant le repas du soir, il s’était ensuite offert une bouteille d’un bon petit vin arrivé chez le Boss directement de New York. Y en avait, des avantages, quand on était haut placé. Un peu chancelant, il était sorti pour répondre à un besoin naturel, comptant sur l’air frais de la nuit pour le dégriser, par la même occasion. Il fit le tour de la maison voisine, pour se retrouver un peu plus dans l’ombre. Hop, froc ouvert, matos déballé, il était en train de répondre sagement à l’appel de la nature, quand il tourna le regard vers la rue. Une jument noire sans selle et sans bride faisait l’imbécile, rameutant quelques cow-boys intrépides à qui elle distribuait des coups de sabot et de dents.

Porky sourit devant ce jeu de massacre. Zuip ! Zuip ! Distrait, l’homme n’avait pas fait attention à ce qui se passait hors de son champ de vision. Pourtant, une lame acérée venait de lui sectionner les tendons à l’arrière de ses genoux. Il tomba en avant, dans sa propre marre de pisse, se retenant au mur pour ne pas purement et simplement s’étaler à terre. Son cri de douleur fut atténué par une main gantée de noir, qui vint se plaquer sur sa bouche, et relever son menton. Zuip ! Égorgé, comme un porc qu’il était. Son fluide vital s’écoulait à gros flots de l’entaille béante dans un glougloutement humide. Le rouge se mêlait à la neige souillée. Du sang dévalait aussi dans ses poumons, empêchant tout appel, tout cri, à part quelques couinements rauques.

Dans la rue, la jument avait cessé son manège, préférant plutôt retourner dans le confort de son écurie ou son picotin l’attendait. Juan se pencha, accroupi à côté du mourant aux yeux exorbités par l’horreur de son propre trépas. Il essuya sa lame sur la manche de Porky avant de la ranger dans sa botte. D’une voix douce, il se contenta d’un rire moqueur comme requiem.

« Quand on a une vengeance sur le feu, mieux vaut ne pas trop tarder à l’accomplir, sinon c’est elle qui vous rattrape. »

Une fois la mort constatée, le Mexicain se releva, et s’éloigna dans l’ombre, avant de rejoindre son propre logement.

Pour lui, une soirée sans événement sensationnel, en somme…


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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 1st Février 2017, 17:42


« Non, ça ne va pas », dit-il parce qu'effectivement, ça n’allait pas. « Quarante dollars ? Il en manque dix autres, tu t’es fait rouler par un paysan, tête de con ! »
parce qu’effectivement, il avait une tête de con. Monsieur le maire s’arrêta un instant, gêné par le bruit d’un de ses cheveux qui poussait bien plus vite que les autres. Dans ces moments-là, son lieutenant ne savait plus trop quoi faire.
Une servante noire venait tout juste de finir de débarrasser la table. Une serviette se portât jusqu’à la bouche de Clay, à moins que ce ne fût-ce l’inverse. Il en profita pour éructer dedans et la jeta au visage de sa servante pour rigoler. Elle rigola elle aussi parce qu’elle ne voulait pas mourir ce soir.

« - Sorry boss, j’y retourne de demain…
- Demain ? » fit Clay l’air profondément choqué. Il s’était levé de table de manière tout à fait silencieuse pour se rapprocher de la fenêtre. Il observa ce qu’il se passait dehors car la fenêtre n’était pas très intéressante en elle-même.  Les mains jointes dans le dos, la respiration saccadée, Clay dit alors, presque en sifflant :

« Non, pas demain, tu vas me faire le plaisir de bouger ton énorme derrière et tu y retournes maintenant. Même si t’es bourré, je m’en fous, tu sors.  Allez ! » fit-il en frappant ses mains l’une contre l’autre. L’autre revêtit un chapeau et s’exécuta.

Clay soupira devant la fenêtre. Parfois il se demandait comment il avait pu se retrouver avec un incapable pareil. Certes, il était obéissant, mais qu’est-ce qu’il était con ! Feuille-de-menthe aussi était obéissant, mais il était nègre, cela n’était donc pas grave s’il était con ou pas. Mais surtout, Feuille-de-menthe faisait deux mètres dix et était doué pour porter et casser des choses, alors Clay le gardait.

« - Pat’on, Dwayne ma’che pas d’oit.
- Ce garçon ne tient pas l’alcool. Et merde, je vais le surveiller. C’est sa dernière chance, s’il arrive à faire c’que j’lui d’mande, je le garde. Autrement, je m’en débarrasse.»  À son tour, il se couvrit avec une épaisse fourrure avant de franchir la porte.

À cette heure-ci de ce mois-ci, les rues étaient quasiment désertes. Clay identifia rapidement les traces de pas de Dwayne dans la fine couche de neige qui s’était installée depuis hier soir : la distance entre les pas était irrégulière.  Il le retrouva derrière une maison voisine, il n’avait même pas fait le quart du trajet qu’il prenait déjà une pause pour pisser. Monsieur Allison se passa une main devant la figure en grognant. « Bon, je le ferait pendre demain » pensa-t-il.
Il n’aperçut pas tout de suite la silhouette silencieuse qui s’était glissé derrière Dwayne. De là où il était caché, Clay put apprécier la mise à mort de son lieutenant : l’assassin savait ce qu’il faisait, il était méthodique et efficace. Il attendit que le meurtrier s’éloigne pour s’approcher du défunt. Il remarqua immédiatement la qualité des entailles et pensa contempler une œuvre d’art. Il s’empara rapidement du revolver de son lieutenant (fallait pas gâcher) et tenta de rattraper la silhouette maintenant qu’il avait un plan en tête.
Ce fut juste. À peine l’assassin referma la porte de sa baraque derrière lui que Clay venait d’apparaitre à l’autre bout de la rue. Maintenant qu’il connaissait l’endroit, il retourna dans son bureau pour chercher du renfort.

Ainsi, une petite demi-heure plus tard, Feuille-de-menthe réduisit la porte en miettes avec une grosse masse qu’il tenait d’une main et tenait dans l’autre  un fusil à canon scié. Clay le suivait de près, sourire aux lèvres et Remington argenté au poing et déclara sur le ton du sarcasme :

« Toc-toc, on peut entrer ? Ah ben, c’est déjà fait je crois ! »

Les deux hommes pointèrent leurs armes en direction de l’assassin. Clay reconnut un type probablement  Mexicain. Tant pis, ça ferait l’affaire. Cette race était moins forte que les nègres, mais ils étaient plus malins. Clay avait l’air joyeux.

« Salut l’ami ! J’ai une proposition à te faire ! On peut en discuter dans mon bureau, on peut y aller tranquillement tous ensemble ou Feuille-de-menthe ici présent peut t’y emmener sur son dos mais tu risques de ne pas profiter du trajet. »  

Et soudainement, il prit un air sévère et dur.

« Si je voulais ta mort, ça serait déjà fait, alors réfléchit bien et vite, chicano… »  
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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 6th Février 2017, 18:27

Vite et bien, rapide et propre. Juan ne préférait pas spécialement cette façon de tuer à une autre, mais il fallait savoir varier les plaisirs. En assassinat comme en amour, la totale, c’était sympa, mais un p’tit coup vite fait de temps en temps, c’était bien aussi. L’exécution de Porky c’était en l’occurrence un p’tit coup vite fait, sans conséquences, pensait-il. Grossière erreur. Le Mexicain avait beau connaître son boulot pour l’exercer avec rigueur et passion depuis des années, il n’aurait pas pu déceler la présence de l’observateur muet et caché qui n’avait pas raté une miette de son crime. Normalement, quelqu’un qui assiste à un meurtre, ça crie, donc ça se signale. Pas là. Dans une ville normale, ça aurait pu lui causer du tords, si par exemple ce stalker avait été un Marshall. Y avait point d’Marshall à Deadwood ! Juste un reliquat poussif de justice qui n’avait de raison d’être que pour servir l’intérêt du type le plus fort. Et au-dessus de ça régnait l’impitoyable loi de la jungle : manger, être mangé… Tuer, être tué…

Juan avait peut-être une raison alternée, il n’était tout de même pas fou au point de rester bêtement sur place, aussi prit il la tangente dans l’ombre, dès son méfait accompli. Direction…. Direction chez lui, après un petit détour rapide par pure sécurité. Il était tard, et le lendemain il s’était prévu une petite expédition dans les alentours de Deadwood. Un safari découverte, afin d’identifier les lieux intéressants : fermes isolées, mines mal protégées, diligences accidentées… tout ce qui faisait le pain quotidien d’un gibier de potence comme lui. Il avait trouvé comme logement une chambre simple mais fonctionnelle attenante à l’arrière d’une quincaillère. L’endroit était calme, propre, pas très grand, mais surtout chauffé, et ça c’était vital pour le Sudiste qu’il était. D’ailleurs une fois la porte fermée et son chapeau jeté sur le lit, il alluma une lampe puis ralluma le poêle et y engouffra quelques buches. Il ouvrit ensuite un placard, sortit une bouteille qu’il déposa sur la table centrale, avant de s’étirer, et de retirer son manteau. Il ne faisait pas encore assez chaud dans l’unique pièce au goût du Mexicain pour qu’il enlève ses bottes et le reste de sa tenue, aussi resta t’il en bras de chemise, de contentant de remonter ses manches.

Il avait encore un peu de travail à faire avant de songer à dormir. Déjà, trier un peu ce qu’il avait gagné en plumant Porky. Après avoir mordu les bijoux pour en vérifier l’authenticité (peuh, du toc) et avoir compté ses gains, Juan déposa le tout dans son coffre-fort personnel, aka sous une latte branlante située sous son lit. Classique, et pourtant, compliqué à trouver. Enfin soit. Désormais tranquille, il commença à déposer méthodiquement sur la table sa Mare’s Leg, et à peu près tout ce qu’il fallait pour l’entretenir consciencieusement. Le Mexicain la chérissait comme un souvenir de guerre, et il l’avait démontée, nettoyée et remontée, un nombre de fois inimaginable. Il pouvait faire ça les yeux fermés. Le chien et une partie du canon se trouvaient d’ailleurs déjà sur la table lorsqu’une espèce de colosse fit irruption dans son logement.

Ils avaient été discrets, les bougres ! Juan ne les avait pas entendus arriver à travers le bois épais de la porte et des murs, et même pas à travers le papier à cigarette qui servait de fenêtres. Et ils avaient aussi été rapides dans leur fracassage de porte. Comme par réflexe, Juan pointa l’arme qu’il avait déjà dans les mains vers le mastodonte à la peau sombre. Merde. Il y en avait un autre, un moustachu. Son arme glissa de l’un vers l’autre… Une arme démontée, donc absolument inutile mais qui, l’espérait il, ferait illusion dans la semi pénombre de la pièce. Shit. Il y avait de la surprise dans le regard du Mexicain, mais pas de crainte. Elle avait quitté son cortex malade depuis longtemps, c’était ce qui faisait de lui un si bon desperados. L’instinct de conservation, oui, ça, il l’avait, mais pas au point d’avoir réellement peur. A la place, il réfléchissait. Même avec une arme en état de fonctionner, il n’aurait jamais pu en tuer deux d’un coup. Il y avait bien son couteau dans sa botte, mais ça ne lui servirait présentement à rien, avec une carabine HS. Que faire contre un canon scié ET un Remington ?

« Toc-toc, on peut entrer ? Ah ben, c’est déjà fait je crois ! »

Celui qui avait parlé, donc le chef, avait l’air joyeux. Pourquoi, ça, c’était une bonne question. Toujours est-il qu’il continua son discours

« Salut l’ami ! J’ai une proposition à te faire ! On peut en discuter dans mon bureau, on peut y aller tranquillement tous ensemble ou Feuille-de-menthe ici présent peut t’y emmener sur son dos mais tu risques de ne pas profiter du trajet… Si je voulais ta mort, ça serait déjà fait, alors réfléchit bien et vite, chicano… »

Mmmh. L’expression du Boss avait changé, plus dure, le ton d’un homme qui avait l’habitude de menacer, et de se faire obéir. Le ton d’un homme qui ne plaisantait pas, en somme. Au lieu de se chier dessus, ça n’était pas son genre, Juan se mit plutôt à sourire. Ses mains se relevèrent et il relâcha la tension de sa main sur son arme. La Mare’s Leg pivota sous son propre poids, canon vers le sol. Et puis souriant toujours, Juan déposa la carabine sur la table.

« C’est si gentiment demandé… »

Il ne pouvait s’empêcher d’émettre un sarcasme enjoué, un peu le reflet du premier ton du chef.

« Promis, le jour où je voudrais faire un tour de poney, je demanderais à… Feuille-de-Menthe ? Mais en l’occurrence je préfèrerais autant me servir de mes pieds, Señor. »

Le Mexicain se leva calmement, les mains en évidence, mais pas relevées comme n’importe quelle victime braquée. Non, il ne s’abaisserait pas à ce geste de soumission, même si il avait deux canons pointés sur lui.

« Vous permettrez que je m’habille, non ? »

Sans attendre leur approbation, Juan avança calmement vers sa veste et son chapeau posés sur le lit. Il savait que ce geste, aussi lent soit-il, allait rendre nerveux ses interlocuteurs. Mais justement, il voulait par là estimer leur degré de sensibilité. Voir ce qu’il pouvait faire, ou ne pas faire avant de se prendre une menace, voire un pruneau, c’était un risque à prendre. Menacé, mais joueur. Débile ouais, assez, tellement chanceux, cependant débile quand même. Mais il n’arriverait pas à se refaire à son âge.


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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 14th Février 2017, 17:39


Clay se demandait : est-ce que ce type savait au moins qu’il avait en face de lui ? Il ne lui en voulait pas, c’était probablement un desperado qui venait de s’installer à Deadwood, il y avait plusieurs indices qui faisaient pencher la balance en faveur de cette hypothèse, le taudis dans lequel il vivait en était un. Le vrai problème, pour le moment, était : est-ce qu’il va accepter le fait que Clay soit Clay et tout ce qui va avec ? Parce que Clay, c’est comme quand on commande un plat de haricots aux lards, on ne peut pas demander les lards sans les haricots, voire même l’inverse pour les plus téméraires. Clay c’était pas du haricot ou du lard, Clay c’était le plat en entier. Clay c’était le maire de la ville et un malade.

M. le Maire avait grandement apprécié la réaction de l’étranger. Il réagissait comme quelqu’un qui voulait vivre ce qui était déjà un très bon point. Lorsqu’il sourit et déposa l’arme démonté, Clay sourit également, imité par Feuille-de-menthe qui aimait bien faire comme son patron. Il répondait à son sarcasme par du sarcasme, rien de plus normal pour Clay après tout. Il en profita pour regarder furtivement autour de lui et se disait rien que la chambre aménagée qu’il lui proposait –s’il acceptait son offre bien entendue– était au moins deux fois plus grande que sa baraque actuelle et qu’elle consistait déjà à elle seule un argument de poids.
La remarque humoristique impliquant un tour de poney avait fait sourire Clay. Feuille-de-menthe lui, avait bien rit. Il avait un rire aspiré lent, très saccadé même et très sonore comme s’il s’agissait du propre écho de son rire. Peu de temps après, le chicano demanda s’il pouvait s’habiller pour sortir. Clay fit mine de réfléchir, sourire narquois bien en évidence, allant-même jusqu’à interroger du regard son complice massif qui, répondant au trait d’humour de son patron, oscilla la tête un instant pour simuler une indécision. Puis, il opina du chef très promptement en direction de l’étranger et Clay toujours dans son rôle, s’exclama en écartant les bras : « Fait-donc, ma jolie ! ».

Comme il s’était montré coopératif, le trajet jusqu’à « l’hôtel de ville improvisé » s’était déroulé sans encombres. Déjà le cadavre Dwayne avait été retiré et un mélange de boue et de neige avait remplacé les tâches de sang.
Le petit groupe pénétra dans une première pièce mal éclairée. Le saloon reconvertit en Town Hall comme dans les grandes villes civilisées (beurk) de l’est avait gardé quelques traces de son ancienne vie, ainsi, le comptoir et la scène se comportaient comme des organes atteint d’une maladie incurables, condamnés à être inutiles.
Ils empruntèrent un escalier qui craquaient sous leurs pas et qui fit mine de s’effondrer sous les pas du géant qui fermait la marche. Un rat, qui n’avait rien à faire là, était là. Il leur passa entre les jambes, prenant soin de ne pas se casser la figure (ou le museau) en descendant les escaliers à toute vitesse. Très vite, ils arrivèrent dans une pièce remplie de monde autour d’une large table dont un des pieds avait été remplacé par un rafistolage à base de briques et de planches. Quelques tapisseries avaient été précipitamment accrochées aux murs, histoire de rendre cette salle moins monotone, même finalité avec le magnifique tapis qui provenait probablement d’Inde. Si dans un premier temps, tous les regards se tournèrent vers l’étranger, ils furent vite réorientés vers Clay qui, d’un geste de la main, ordonna à tout ce beau monde de sortir. Silencieusement, la plupart dévisageaient le mexicain, les autres l’ignorait un peu et d’autre encore l’ignorait tout à fait.
Deux personnes n’avaient pas bougés d’un pouce malgré l’ordre silencieux de Clay. La première était une femme d’un certain âge à la chemise blanche et à la jupe longue rouge. Située en bout de table, elle fronçait tellement les sourcils qu’on ne voyait presque pas ses yeux. Elle avait les cheveux gris attachés en chignon et un cigare à la bouche déjà bien entamé. Juste derrière elle, debout, se tenait un homme que l’on devinait chauve sous son chapeau noir. Il avait une grande barbe blanche et portait de petites lunettes rondes. Il portait une longue tunique beige, un pantalon noir serré et de magnifiques chaussures marron. Effrayant, il souriait en permanence en montrant ses dents jaunes.
Et pourtant, ce fut à côté de lui que Feuille-de-menthe alla s’installer silencieusement. Clay invita le mexicain à s’assoir à côté du mastodonte tandis que lui alla s’installer tout à l’autre bout de la table, en face de la vieille femme.
Volontairement, il laissa s’installer un silence aussi agaçant qu’angoissant avant de finalement poser les jambes sur la table qu’il croisa aussitôt.

« Tu connais d’jà Feuille-de-menthe, qui s’appelle Feuille-de-menthe parce que… Roh, montre-lui Feuille-de-menthe ! Et le colosse montra ses dents tâchées de vert, une feuille de menthe coincée entre les incisives. Voilà ! Et puis tu sais déjà à quoi y sert ! Je te présente Sally Pitcher, dite Sally la Sanglante et le docteur Alph Showalter. Ce n’est pas un vrai docteur ! dit-il comme pour anticiper les interrogations qu’un tel titre pourrait susciter. Disons qu’il est doué pour certaines opérations, d’où le surnom de docteur. Ce sont donc mes associés. Quant à moi, je suis Clay Allison, maire de Deadwood dit-il de manière tout à fait glauque. »

La servante noire apporta quelques verres relativement propres et une bouteille de whisky pleine dont on avait arrachée l’étiquette. Comme il voyait bien qu’il commençait à s’impatienter, Clay se décida enfin à expliquer à l’étranger ce qu’il faisait là tandis que la servante lui apportait un verre.

« Cette ville, tu sais, est plutôt bien organisée. C’est quelque chose d’essentiel pour moi, dit-il en allumant un cigare alors que Sally ne semblait pas avoir beaucoup avancé sur le sien. Je m’entoure de gens pour m’aider dans cette tâche, car malheureusement, je ne peux pas être partout à la fois ! Autour de moi, chaque personne à sa place. Cependant, ce soir, une place est vacante… Vacante, tu connais le mot vacant chicano ? Ça veut dire qu’il manque quelqu’un. Il semblerait que mon lieutenant, celui qui coordonnait mes hommes pour moi, a été magistralement –oui c’est le mot– assassiné cette nuit, dit-il en regardant l’étranger fixement mais cependant sans aucune hostilité tandis qu’Alph & Sally ricanèrent silencieusement comme des cancres au fond d’une classe. J’vais pas pleurer sa mort. Il était assez mauvais, il en est mort d’ailleurs ! Les deux vieux étouffèrent difficilement un rire. Mais tu verras très vite, je suis un homme très intelligent. Plutôt que de chercher à punir le coupable, j’ai vu la une opportunité, fit-il en prenant soin d’accentuer chacune des syllabes du mot. Une opportunité de remplacer cette merde ambulante par quelqu’un de … talentueux. Et tu sais chicano, j’ai beaucoup réfléchi et j’ai trouvé ça très symbolique : je remplace une victime par son assassin. Il y a un certain équilibre dans tout ça, tu ne trouves pas amigo ?
« C’est quoi son nom ?» fit Sally avec une voix grave et enrouée.
« Ça c’est une bonne question, dit Clay d’un air très sincèrement ravi. Quand t’auras répondu à la dame, tu nous diras très rapidement ton histoire, et tu nous diras très précisément si tu as déjà donné des ordres dans ta vie. »
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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 8th Mai 2017, 23:36

Juan ne savait pas qui il avait en face de lui. Tout ce qu’il pouvait faire, c’étaient des suppositions. Armoire à glace, revolvers, et façon de parler qui démontrait un aplomb à toute épreuve. On aurait pu lui dire que Deadwood appartenait au moustachu, Juan n’en aurait pas été surprit. Quoi que, dans ce cas il aurait envoyé des hommes de main plutôt, non ? Docile sur ce coup-là, Juan n’allait pas risquer sa peau plus que de raison, il le faisait déjà assez comme ça en temps ordinaire. Il obtempéra aux demandes avec une démarche tout de même un poil trop altière pour sa condition et sa position.

Le trio se dirigea ensuite vers un bâtiment de la ville dans lequel Juan n’était encore jamais entré, même si il était souvent passé devant ! D’ailleurs, en passant proche de la ruelle de l’exécution, il y jeta un coup d’œil, et eut la surprise de la trouver vide, et nettoyée. Et bien, le croque mort était rapide par ici. Et insomniaque. A l’intérieur se trouvait une succession de pièces, dont la conception n’était pas étrangère au desperado. C’était un ancien saloon, et tous les saloons étaient à peu près construits avec le même moule. Comme ça, même bien déchirés, les clients s’y retrouvaient toujours. Cependant, Juan avait rarement vu une grande salle aussi vide et aussi calme.

L’escalier craqua sous leurs pieds, mais plus derrière Juan que sous son propre poids. Le poney avait de la substance, fallait dire. Ah, de la vie ! La petite bestiole leur fila entre les jambes, et le Texicain se fit violence pour ne pas émettre de commentaire sarcastique sur l’aspect des clients à quatre pattes qui vivaient ici. D’autant plus que la vie dans le bâtiment ne se résumait pas qu’au rat, mais semblait s’être rassemblée dans un seul et même endroit. Juan marqua un temps d’arrêt en entrant, se demandant à quoi on l’avait convié. Les gens lui étaient tous inconnus, l’endroit était… était… éclectique, surtout à cause de la déco et du mobilier reconstitué. Juan ne vit pas le geste de la main de Clay qui se trouvait toujours dans son dos, par contre il vit bien que tout le monde sortait, et qu’ils le regardaient lui, et le moustachu. C’était bien lui, le chef, et il faisait les choses lui-même, il était venu le chercher lui-même. En quel honneur ?

Juan se demandait à quelle sauce il allait être mangé, restant muet, mais il ne semblait pas apeuré. Ca n’était pas son genre. Ca n’aurait pas été digne du Loco. Il était curieux, surtout, et attendit que le roi, la reine et le p’tit prince décanillent pour observer les derniers occupants, ceux qui n’étaient pas de simples fellah. Bon. Donc une vieille peau qui se fumait elle-même comme un vieux jambon trop coriace, et une tête d’obus avec une très mauvaise hygiène dentaire. Bon. Tout le monde semblait avoir une place, on indiqua à Juan la sienne, il s’y assit, coopératif. Et patient, puisque le silence s’étendit un moment. Bah, si il avait dû être abattu, le moustachu l’aurait déjà fait depuis longtemps, non ?

ENFIN ! On offrit au Mexicain des présentations en bonne et due forme. Son sourire s’étendit une fraction de seconde, alors comme ça, c’était le maire ? Bon.

Et alors ?

On vint leur servir des verres, et Clay se décida à lui expliquer la raison de ce rapt. Silencieux, attentif, et un sourire en coin toujours affiché sous sa barbe, il comprit enfin où on voulait en venir… Alors c’était un entretien d’embauche ? Ben ça alors. Avait-il été bon pour le moment ? En tant qu’assassin, sans doute, mais là c’était autre chose, qu’on lui proposait. La vieille ouvrit sa boite à chicots gâtés, et quand Clay eut fini de lui répondre, Juan se pencha un peu en avant dans son siège, ravi de pouvoir parler, et encore mieux, parler de lui-même.

« Buenas noches a todos. Mon nom est Juan Rodriguez, dit "El Loco", vous avez peut être déjà vu des portraits de moi avec pas mal de zéros, et je suis né au Texas. »

Même si cet état n’était désormais plus mexicain, Juan conservait un accent espagnol qu’il n’avait jamais cherché à gommer. Il poursuivit

« Pour être bref, j’ai fait partie de la bande de Roy l'Edenté pendant plus de 10 ans, avant que les Marshals nous rattrapent et me laissent un joli souvenir ».

Il désigna rapidement son visage.

« Je serais franc, donner des ordres, ça n’était pas vraiment mon rôle, à part ‘Haut les mains’, ou ‘Fais tes prières’, voyez. Même si l’ancienneté amenait quelques privilèges, et des responsabilités aussi. J’étais plus… l’éclaireur, et l’exécuteur du groupe. Par contre j’apprends vite, je sais juger des situations, jauger les gens, être persuasif. Et je sais très bien me faire comprendre. En tout cas, même si je n’ai pas pu côtoyer longtemps celui qui me vaut cette invitation ici… J’ai apparemment corrigé une erreur de casting ? De rien alors! »

Les vieux pouffèrent dans leur coin, comme à chaque fois qu’on semblait vouloir évoquer le souvenir de sa victime du soir. Quel manque de compassion... Juan n'allait cependant pas le leur reprocher.

« Ah, et je connais le mot ‘Vacante’, et sans doute autant de vocabulaire que nécessaire, ne vous inquiétez pas pour ça. »

Juan fit une très courte pause avant de conclure son récit.

« Et quelles seraient les missions d’un lieutenant ? »

Il regarda tour à tour les quatre autres personnes présentes. Cherchant à connaître leur avis, et discerner leur personnalité sous leurs masques de cire. En même temps il se posait à lui-même une question : est ce qu’il en voulait, lui, de ce job ? Et si il le refusait, est ce que le Maire le laisserait retourner à ses petites affaires, tranquillement ? Sans doute non. Juan ne savait pas pourquoi, mais il était presque sûr que Clay n’était pas un homme à qui on pouvait répondre par la négative quand c'était un oui qu'il attendait.


I wear all black to remind you not to mess with me.
Because I'm already dressed for your funeral.
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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss] 16th Mai 2017, 17:03




Clay s’attaqua à la bouteille de whisky en attendant que le mexicain se manifeste. Sally et Alph n’avaient pas bougé d’un poil alors que Feuille-de-menthe s’amusait à tailler un bout de bois avec un couteau légèrement rouillé. En même temps qu’il buvait par saccades, M. le maire jetait de rapides coups d’yeux en direction de son invité. C’est qu’il avait du charisme le bougre ! S’il n’avait qu’une réflexion à faire, ça serait peut-être au niveau de son poids : Clay le trouvait un peu maigre.
Il se présenta en y incorporant des mots de sa langue maternelle lesquels Clay avait toujours un peu de mal à supporter. Bah, avec un peu de chance, avec le temps, son ouïe parviendra à s’y habituer. Ou Juan, puisque c’était son nom, finirait par perdre son accent.

Le maire se leva de son fauteuil après son deuxième verre pour retourner auprès de la fenêtre. En même temps qu’il écoutait El Loco prononcer son curriculum vitae, il observait une carriole dans la pénombre s’échapper silencieusement de Deadwood. Ses hommes avaient travaillé vite et bien : le corps de Dwayne y avait été placé et sera dans quelques minutes, jeté quelque part dans les montagnes. La vieille Sally, en quasi-état de décomposition, semblait être absorbée par le nouveau.
Cela était étrange, mais elle le dévisageait presque comme le ferait une femme amoureuse, ou comme une mère, ou comme le ferait une mère amoureuse de son fils. Ah, il y en avait des tordus dans ce monde.

« Mais c’est qu’il est tout mignon avec son gros bobo ! » grinçât-elle lorsque Juan désigna furtivement sa cicatrice (peut-être était cela qui lui donnait tant de charisme).

Clay eut un rictus et roula des yeux. Alph se sentait de trop et Feuille-de-menthe se grattait l’oreille.
Le maire prit un temps pour évaluer les mots qui lui parvenaient aux oreilles : El Loco, Roy l’Édenté, Texas… Clay n’avait envie de dire tout de suite à son invité qu’il n’avait jamais entendu parler d’El Loco, il serait dommage de le vexer là tout de suite. En revanche, on lui avait parlé une fois de Roy l’Édenté. La mise à prix n’était pas particulièrement bonne à cette époque, peut-être était-ce pour cela que Clay n’avait pas été tenté de partir à sa poursuite.
Juan leur parla de son rapport avec sa capacité à des donner des ordres. Clay apprécia son honnêteté et de manière générale jusqu’à présent, il était particulièrement content de cet entretien d’embauche si l’on pouvait l’appeler ainsi. Cela ne semblait pas tout à fait être l’avis d’Alph, qui après s’être rappelé de l’incompétence de Dwayne (ce qui le fit rire doucement), voulut émettre un avis négatif.

« Un larbin… Dwayne était plus proche du porc que de l’homme, mais le gars savait se faire respecter ! Clay fronça les sourcils.
- Mon cher ami docteur, sache que ton avis ne compte pas. Et puis tiens, ça c’est vraiment pas poli dis-donc ! Toi par exemple : peut-on te juger simplement sur ton apparence ou sur ton passé ? Tu n’es qu’un vieux cadavre ambulant qui a fait une fille à sa fille, mais… Maintenant, tu fais du bon travail pour moi. Alors ? »

Le vieux bougonna un peu gêné et croisa les bras tandis que Clay sourit quand il entendit Juan poser la question fatidique : quel serait son rôle parmi cette joyeuse bande de détraqués ? Si une part de lui-même souhaitait martyriser le mexicain, Clay se retint néanmoins. Il aurait pu lui demander d’effectuer des tâches impossibles ou humiliantes, mais jusqu’à présent, Juan s’était montré très coopératif et plutôt même prêt à servir le maire. Cela méritait bien une réponse franche non ?

« Ah ! Quelles seraient les missions d’un lieutenant ! dit-il en faisant de grands yeux. Mise à part moi, tu as le dernier mot sur mes hommes. Tu devras les coordonner : faut-il placer plus d’hommes à la banque ou la gare ? Tu envoies qui pour récupérer les dettes que nous doivent certains citoyens ? Qui vas-tu choisir pour aller faire l’aller-retour jusqu’à Spearfish pour se ravitailler ? Oh, il faudra en tenir en laisse quelques-uns : sous prétexte qu’ils ont un flingue et qu’ils travaillent pour moi, certains se croient tout permis, il faudra éventuellement calmer leurs ardeurs. Dis-toi également que c’est pas trop mal payé… »

Puis, Clay se rapprocha de Juan et lui tendit la main.

« Qu’est-ce que t’en dis, Juan ? »
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Message Sujet: Re: No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss]

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No place to be ending but somewhere to start [PV The Boss]

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