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 Insecurities are loud - shannon

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Message Sujet: Insecurities are loud - shannon 30th Janvier 2017, 14:33

insecurities are loud


ft. shannon + jonah

« JONAH ! » J’ouvre la porte du cabanon qui fait office de bureau pour mirer en direction de la Mine, là où deux hommes me font des signes de main. Je sors en trombe, venant les rejoindre au pas de course. « Henry et Peter sont coincés, il y a eu un effondrement. » « Et merde ! » Ce n’est pas la première fois que ça arrive et ça ne sera pas la dernière. C’est le risque du métier. Sans plus attendre, je donne mes ordres pour venir en aide aux hommes coincés qui ont besoin d’aide au plus vite. S’ils sont enfermés dans une cavité, ils vont finir par manquer d’air et mourir. Il nous faudra plusieurs heures, en tout, pour extraire Henry assez mal en point et Peter, moins amoché, mais sonné. Sur l’arrière d’un chariot, je vais jusqu’à la ville pour les emmener chez le Docteur. Que ce soit Caldwell ou un autre qui se charge d’eux, c’est à mon avis, un cas d’urgence. Accompagné par deux hommes, nous arrivons à Deadwood et on emmène les corps de nos compagnons sur des couchettes en laissant les médecins faire leur travail. De mon côté, je dois immédiatement en informer Shannon pour qu’une inspection soit faite au plus vite à la mine. S’il y a un autre risque d’effondrement, on ne peut plus y travailler. J’espère que ça n’est pas la fin de notre travail, sans quoi, je finirai par prendre la venue de la sylphide comme une malédiction. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Je délaisse mes compagnons pour me rendre jusqu’au quartier résidentiel, espérant que la propriétaire est chez elle. Une fois sur le perron, je frappe deux coups et j’attends. C’est une petite frimousse aux boucles vénitienne qui m’ouvre. « Est-ce que ta mère est là ? » Elle remue de la tête, précisant qu’elle est partie faire une course rapide et qu’elle revient vite. « Bon, dans ce cas, dis-lui que Jonah l’attend chez le docteur, tu veux ? » Elle hoche de la tête et je me mets accroupi devant elle. « Tu n’oublies pas, c’est très important. » Elle m’en fait la promesse et je retire mon chapeau avec un sourire. « Dans ce cas, si tu n’oublies pas.. je verrai ce que je peux faire pour une promenade à cheval. » Ses yeux s’arrondissent et elle sautille sur place. Je souris avant de me redresser. « Je compte sur toi Moïra ! » Je la laisse pour faire marche arrière, retournant en ville pour attendre le compte-rendu du Doc concernant Henry et Peter.

Lorsque j’arrive, l’un des docs est déjà en train de parler à mes deux hommes. Je viens pour entendre ce qu’il se dit. Peter est sorti d’affaire, ses blessures étaient superficielles, mais il veut le garder pour la nuit, histoire de vérifier s’il n’y a pas autre chose. Il a quand même reçu un morceau de roche sur le crâne, laissant une belle balafre. Je le remercie, serrant sa paume avant de lui demander s’il peut aller voir l’autre doc pour nous dire ce qu’il en est d’Henry. La porte s’ouvre sur la propriétaire de l’affaire et je viens la saluer avec mon couvre-chef avant de lui présenter les deux autres. Ils la mirent comme si elle était un insecte, mais qu’importe, c’est un autre sujet. Aujourd’hui, il y a un très bon ami qui est peut-être entre la vie et la mort. Elle demande ce qu’il s’est passé et Tom l’agresse un brin : « Dans une mine, ça s’effondre et c’est ce qu’il s’est passé ! » Je lui lance un regard avant de faire un geste de main à Shannon pour aller à l’extérieur. « Excusez mon ami. » Elle fait un mouvement de main. « Il y a eu un effondrement, comme il l’a dit et ils étaient bloqués. Nous les avons sortis de là, mais Henry, encore avec le doc, était dans un sal état quand on l’a emmené. Peter lui semble sorti d’affaire, mais il reste ici sous surveillance au moins pour la nuit. Le Doc pense que c’est mieux. » Je m’assois sur les marches du perron, délaissant mon chapeau pour essuyer les perles de sueur qui dégoulinent de  mon crâne. « Je pense qu’il va falloir faire venir un spécialiste pour nous autoriser à retourner dans la Mine sans risque. L’ancien contremaître ne l’avait pas fait et du coup, on aurait peut-être pu éviter cet accident. »

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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 1st Février 2017, 21:45


☩ Insecurities are loud ☩

Je surmonte les obstacles, certains sont plus complexes que d’autres, mais je ne perds pas espoir d’y arriver, tout n’est qu’une question de patience et d’obstination. Tout ici est bien différent de la grande ville d’où je viens. Le statut des femmes est considérablement atténué, mais je refuse de croire qu’un changement n’est pas possible. Je n’aurais peut-être pas les épaules pour maintenir tout ce que je me suis fixé, mais qui ne tente rien ne le saura sans doute jamais. Habillée de ma robe lilas, je coiffe les cheveux quelque peu indomptables de Moïra qui joue calmement avec sa poupée tout en retroussant son petit nez lorsque les poils de la brosse rencontrent un nœud. Une fois ma tâche accomplie, je l’aide à enfiler sa robe, serrant légèrement le lacet dans le dos afin d’assurer à sa tenue un bon maintien. Elle m’offre un magnifique sourire, une fois prête et s’admirant dans la glace de sa chambre. « Maman ! Est-ce que je suis jolie ? » Je viens embrasser son front, agenouillée devant elle, mes yeux reflétant l’amour considérable que la mère que je suis porte à cet ange. « Tu es la plus belle des petites filles que je connaisse » Ses petits bras replets m’entourent le cou avant de me demander si je peux jouer du piano pendant qu’elle lit sa page de littérature. Comment puis-je refuser demandé si adorablement. Nous descendons dans le salon, Moïra s’installe dans un fauteuil, et je prends place devant le piano dont Mr. Bergensen m’avait fait cadeau pour mon 21e anniversaire. Il voulait que je joue et chante pour lui, souvent, il s’endormait sous l’effet calme d’une mélodie classique. Il me disait que cela apaisait ses maux, j’aurais aimé que cela le soit davantage. Il me manque considérablement, comme un parent manquerait à quiconque le perdrait bien trop tôt.

Mes doigts délicats ouvrent la protection qui dissimule les touches monochromes, l’odeur du vernis est encore bien présente. Et dire que cet instrument a parcouru avec certaines de nos affaires des milliers de kilomètres en charriot pour nous arriver. Fort heureusement pour moi, en parfait état. Prenant une grande inspiration et m’imprégnant de son odeur, j’entreprends de jouer du Chopin, un contemporain de notre bon XIXe siècle. Le salon et toute la maison se remplissent de la mélodie douce et enivrante. La matinée se passe doucement, Moïra a de plus en plus de mal avec les sciences et je me demande si je ne ferais pas appel à ce Mr. Fieldstein pour lui enseigner mieux que moi, des principes qui je l’avoue m’échappe en partie. Dans l’après-midi, je dois me rendre à Main Street pour envoyer quelques lettres, un télégramme et récupérer ma nouvelle robe pour monter à cheval. Moïra ne souhaitant pas m’accompagner, je lui délivre mes recommandations et lui demande de n’ouvrir qu’aux gens qu’elle reconnaitra par la fenêtre. Je m’absente donc, confiante et heureuse d’obtenir un peu de temps rien que pour moi. Je reviens un peu plus d’une heure après. Moïra arrive en courant vers moi, s’agrippant à ma jupe et je vois dans son regard que quelque chose s’est passé. « Maman ! Maman ! Jonah est passé à la maison, il a dit…il a dit… » Je fronce les sourcils, pourquoi serait-il passé en pleine journée ? « Oui…il a dit qu’il fallait que tu le retrouves chez le médecin ! » Mon sang ne fait qu’un tour, est-il arrivé quelque chose ? Surement, pourquoi me demanderait-il d’aller là-bas. « Très bien, est-ce que tu peux rester toute seule, où veux-tu aller voir Madame Jenkins à côté ? » Elle dit qu’elle veut bien aller avec la voisine. Je sors, refermant la porte de notre maison et l’emmenant chez cette bonne Madame Jenkins qui l’accueille avec plaisir, ainsi que son fils, Théodore d’un peu près l’âge de ma fille. « Merci…je ne sais pas ce qu’il en est…je ferais au plus vite » Elle me dit de prendre mon temps et je presse pour me rendre au cabinet du médecin à l’autre bout de la ville.

Je frappe puis, j’ouvre, tombant sur le visage de Jonah, puis de deux hommes couverts de poussières comme mon contremaître. Des mineurs très certainement. Il me présente et je salue ces deux hommes avant de me tourner vers Jonah. « Que ce passe-t-il ? Un accident ? » L’un des hommes me répond sur un ton fort désagréable, j’ai la sensation l’espace d’un moment, qu’il me tient pour responsable. Jonah me fait m’éloigner, peut-être sent-il que je ne suis pas à l’aise. Il me présente ses excuses, mais pour l’heure, tout ce que je veux, c’est savoir pourquoi ils sont là et qui d’autre se trouve aux soins des hommes médecins. Je pose une main sur ma bouche, choquée par ce qu’il vient de me dire. Bien entendu, que je sais cela possible, et cet accident renforce encore davantage le fait que je veux que M. Fieldstein fasse cette inspection de ma mine. Il s’assoit et je reste debout derrière lui, alors qu’il poursuit son discours. Je hoche de la tête bien qu’il ne puisse voir mon mouvement. Je finis par le rejoindre sur les marches du perron, inquiète pour cet homme encore entre la vie ou la mort. S’il vient à mourir, je ne me le pardonnerai pas, même si je ne suis qu’indirectement responsable. « J’ai…j’ai déjà pris contact avec un homme ici à Deadwood, il…devait expertiser la mine…mais…je ne voudrais pas qu’il subisse le même sort que vos amis… » Je sens son visage se tourner vers le mien, j’ai le cœur battant, je sais bien que c’est ridicule, je ne connais même pas ces hommes, cependant, j’ai leur vie entre mes mains. « Pensez-vous qu’elle puisse mettre encore des hommes en danger ? Dites-le-moi, je ne supporterai pas de savoir qu’un accident pire encore pourrait survenir »

     
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Je pourrais mourir maintenant. Je suis juste…heureuse. Je n’ai jamais ressenti cela avant. Je suis précisément là où je veux être.
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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 8th Février 2017, 16:53

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Elle vient me rejoindre sur le perron, prenant place à mes côtés. « J’ai…j’ai déjà pris contact avec un homme ici à Deadwood, il…devait expertiser la mine…mais…je ne voudrais pas qu’il subisse le même sort que vos amis… » Je tourne le visage dans sa direction. Si la mine s’est effondrée, c’est qu’ils ont dû rencontrer du minerai de fer et qu’ils ont dû le faire sauter. Peut-être était-elle particulièrement tangible à cet instant, d’où l’effondrement dans cette galerie. « Pensez-vous qu’elle puisse mettre encore des hommes en danger ? Dites-le-moi, je ne supporterai pas de savoir qu’un accident pire encore pourrait survenir. » Je croise son regard avant de détourner mon visage pour observer la rue en face de moi. « Madame, c’est le risque du métier. Frapper la roche à longueur de journée, utiliser de la poudre pour faire exploser le minerai de fer qui nous bloque… forcément que ça a un impact sur la mine et qu’elle risque de s’effondrer. C’est arrivé aujourd’hui, ce n’était pas la première fois et du temps de l’ancien propriétaire, c’est arrivé plusieurs fois. Parfois, c’est sans conséquence et parfois, il y a des hommes qui meurent. » Je pose mes bras sur mes genoux, lâchant un soupire. « Ce serait stupide de fermer la mine, juste par crainte que cela arrive et si je vous le dis, c’est pour éviter que vous y songiez. Elle n’a pas encore dévoilé toutes ses capacités, tout ce qu’elle possède. C’est arrivé, ça arrivera encore. » Elle semble perdue, forcément, c’est la première fois qu’elle doit gérer ce type de situation et je suppose qu’avec la sensibilité d’une femme, le sujet devient plus délicat. J’espère simplement qu’elle ne va pas fermer la mine, sinon elle risque de tuer d’une autre façon, les travailleurs de son affaire. « Il faut simplement la faire inspecter, pour voir si la galerie qui s’est effondrée ne risque pas de nouveau un éboulement. Ou si on doit faire une autre galerie, tout simplement. » Je me tourne dans sa direction. « Chaque homme qui travaille dans cette mine sait ce qu’il risque. »

Je me retourne lorsque la porte s’ouvre sur mes deux autres compagnons. « Henry est sauf. Il va mettre du temps à se remettre, mais il est vivant ! » Je me lève, un large sourire aux lèvres et j’enlace amicalement mes amis, tapotant leur dos avant de prendre mon chapeau pour rentrer à l’intérieur afin de remercier le Doc. Shannon m’y retrouve, je la sens mal à l’aise, surtout en présence des deux autres qui l’ont légèrement agressée verbalement. « Peut-on aller le voir ? » « Revenez demain, il lui faut du repos. » Je remue de la tête, frappant son épaule pour le remercier avant de sortir à l’extérieur en compagnie des deux autres. Je reste devant la bâtisse, attendant que Shannon ressorte plusieurs minutes après. Elle a dû s’entretenir avec le Doc pour le côté financier des soins, sûrement. Lorsqu’elle ressort, je tourne mon chapeau entre mes doigts en croisant ses mirettes. « Merci d’être venue aussi vite, Shannon. Ça n’a pas l’air comme ça, mais ça compte pour les mineurs. Savoir que le propriétaire se préoccupe d’eux… ça aide. » Je lui offre un sourire, m’apprêtant à partir, mais elle me propose de l’accompagner chez elle pour m’offrir un verre d’alcool. « J’aimerai retourner à la mine. Je n’ai pas fermé les grilles. Voulez-vous m’accompagner ? » Je pointe le chariot d’un doigt et je vais directement dessus, attendant la donzelle si elle souhaite venir avec moi, ou non.

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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 5th Mars 2017, 11:16


☩ Insecurities are loud ☩

Je sais bien pour les accidents, mais il y a forcément un moyen de les prémunir de ce genre d’accident, renforcer les poudres qui maintiennent la roche, faire sauter les charges à grande distance, j’ai lu quelques ouvrages sur le sujet, avec de l’argent je peux faire venir des experts pour innover. Je ne conçois pas qu’on puisse mourir aussi…inutilement. J’accepte que cette mine m’offre de l’argent pour m’offrir une vie meilleure, mais pas au prix de la mort d’hommes. Cet argent aura le goût et la couleur de leur sang, je ne pourrais pas, je le sais, même s’il dit qu’ils sont au courant des risques qu’ils prennent. Je sursaute lorsque la porte s’ouvre, une main sur mon buste pour tenter de faire calmer mon cœur qui s’est emballé d’un coup. Cela me fait toujours tourner la tête, je me maintiens d’ailleurs à la poutre qui retient la devanture. Il faudrait que je pense à en parler au médecin. Cette douleur à la poitrine n’est sans doute pas normale. J’attends qu’ils rentrent tous avant de finir, une fois la douleur passée, par entrer dans la maison du médecin. Nous ne pourrons les voir que demain. Il faut que je leur prouve ma sympathie que je ne suis pas leur ennemie, cela débutera par la somme d’argent de l’assurance, et s’il faut que j’avance la somme, alors je le ferais. Les hommes ressortent et je viens voir le médecin. « Combien vous dois-je pour leur prise en charge, je veux tout payer, les médicaments et les soins pour plus tard lorsqu’ils seront revenus chez eux.. » il me donne son prix et je le dis que je viendrais demain pour lui donner la somme. « Merci de ce que vous avez fait » Je sors, surprise que Jonah soit encore présent. Je le sens un peu nerveux, mais pour la première fois, je sens que mon geste sincère a été un point positif dans notre relation au départ très tendue. « Comment aurais-je pu ignorer ça ? Ils peuvent compter sur moi, comme vous, Jonah » Il descend les marches et je fais un pas vers lui. « Jonah ?! » Il se retourne et je viens à sa hauteur. « J’aimerais vous offrir un verre…chez moi, nous pourrions…continuer cette conversation et… » Je ne sais pas…qu’est ce que je fais, peut-être que je ne veux tout simplement pas être seule ce soir, j’ai trop d’idées noires qui me traversent l’esprit. Il voudrait retourner à la mine, disant que les grilles ne sont pas refermées, ce qui me surprend encore plus, c’est qu’il me propose de l’accompagner. Je croyais qu’il ne fallait pas que je m’y aventure. « Oui…j’aimerai assez en effet » il se contente d’un mouvement de tête et nous allons jusqu’à son chariot. Je monte à l’avant avec lui et nous traversons toute la ville avant de prendre la route des rocheuses. Je redresse la tête pour voir les impressionnantes montagnes autour de nous. « Les Indiens n’attaquent-ils jamais ? » Il précise que nous sommes encore trop près de la ville, mais que cela peut arriver, mais plus rarement, car ils savent que les mineurs sont souvent armés. « Oh…je vois… »

Nous arrivons après plusieurs longues minutes à flanc de montagne. J’y vois des wagons lourdement chargés de rochers, un trou dans l’immense falaise rocheuse. Jonah fait le tour et m’aide à descendre et je saute à terre, retirant mon chapeau pour le jeter à l’arrière du chariot. Mes bottines ne sont pas les chaussures idéales pour venir dans le coin, mais je suis tout de même mon contremaitre jusqu’à l’ouverture de la mine. Je tente de passer la tête, tout est noir à l’intérieur. « Ne ressentez-vous pas l’oppression dans un endroit aussi sombre et sans possibilité de sortie autre que celle-ci ? » Je sens mon ventre se serrer en pensant à ces deux hommes chez le médecin. J’imagine, car je ne peux faire que cela, ce qu’ils ont pu vivre. Comment puis-je imposer cela à des hommes ?


     
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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 13th Mars 2017, 15:10

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La donzelle finit par accepter de venir avec moi et une fois installé à mon côté, je fais partir les deux chevaux qui tire le chariot pour nous conduire en direction des Black Hills, près de la mine qui appartenait à feu Mr. Bergensen et qui est maintenant à Shannon Wenscombe. « Les Indiens n’attaquent-ils jamais ? » Je tourne légèrement la tête vers elle, sortant un cigare de mon veston pour le mettre à ma bouche sans toutefois l’allumer. « Nous sommes trop près de la ville, mais ça peut arriver. Certains Indiens sont plus farouches et sauvages que d’autres. Cependant, ils ont quand même un peu de bon sens, nous sommes tous armés dans les mines et pas seulement avec des pistolets. » Je croise brièvement son regard, un mouvement de tête. Depuis que je travaille ici, on a dû essuyer quoi… une ou deux attaques, pas plus. Nous arrivons à la mine après un voyage plus long que si nous avions été directement sur les chevaux. J’arrête les bêtes, sautant du chariot avant d’en faire le tour pour tendre la main à la demoiselle. Elle saute à terre et je la délaisse pour aller jusqu’à l’ouverture de la mine. J’observe légèrement les alentours histoire de vérifier qu’il n’y a pas eu quelque chose d’inhabituel en notre absence. « Ne ressentez-vous pas l’oppression dans un endroit aussi sombre et sans possibilité de sortie autre que celle-ci ? » Je tourne la tête vers elle, esquissant un sourire en secouant la tête. « Si c’était le cas, j’serai pas devenu mineur Shannon ! » J’attrape la lampe à huile pendue sur le côté et je craque une allumette contre ma barbe pour allumer la mèche à l’intérieur. Celle-ci propage une petite lueur pour me permettre d’aller voir dans les profondeurs, vérifier qu’il n’y a pas un intrus. « Je vais vérifier l’intérieur, vous voulez venir ou vous préférez rester ici ? » Elle pense que c’est préférable de simplement fermer les grilles, qu’il y a eu un effondrement ce matin et que si je me retrouve emprisonné… je la coupe avant qu’elle n’en dise plus : « Madame ! Je connais mon métier. Il n’y a rien eu depuis ce matin et si ça s’est effondré, c’est parce qu’on a utilisé des explosifs. Restez là, je reviens ! » Sans plus attendre, je rentre à l’intérieur, empruntant le tunnel étroit où on ne passe qu’un homme à la fois pour aller jusqu’au fond, à l’endroit précis où ça s’est écroulé.

Je bouge la lampe, de manière à propager la lueur aux alentours, mais tout semble en ordre. J’enjambe les morceaux de roches, m’approchant du roc pour le toucher. Je fronce des sourcils, approchant la lampe avant d’étirer un sourire. Quand on reviendra travailler, ça ne sera pas pour rien. Je fais chemin arrière pour retrouver la jeune femme assise non loin de l’ouverture. Elle se redresse, précisant que j’ai été long. « Vous croyez qu’on creuse à seulement quelques mètres de l’ouverture ? » Je soupire, me grattant la barbe tout en replaçant la lampe à huile. « J’ai vu des traces d’or sur la roche, quand on y retournera, l’affaire sera de nouveau rentable. » Je croise ses yeux, sortant une grosse clé en cuivre avant de tirer les grilles. « Venez m’aider, maintenez les grilles pendant que je les ferme ! » Elle s’approche, faisant ce que je lui demande avant que je l’entraîne vers la petite cabane qui me sert de bureau. Elle entre à l’intérieur et je lui donne le carnet de suivi, là où je note tout ce qu’on trouve chaque jour. Bien évidemment, depuis la mort du vieux crouton, on a fait quelques petites cachotteries, mais il n’y a plus aucune preuve et rien n’est écrit. « Vous voulez voir autre chose où j’vous ramène, Shannon ? »

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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 29th Mars 2017, 22:54


☩ Insecurities are loud ☩

Mon cœur se serre de plus belle lorsqu’il entre dans cette mine. Comment puis-je être une bonne patronne, si je ne suis même pas capable d’entrer dans ma propre concession. Jonah me demande si je veux le suivre, mais j’en suis incapable, je me sens déjà oppressée à l’entrée, alors à l’intérieur, je vais probablement perdre connaissance. « Croyez-vous qu’il soit prudent d’y retourner, le plafond pourrait encore s’effondrer ? Je ne saurais pas quoi faire si vous vous retrouvez emprisonné… » Je hoche de la tête, l’observant avec appréhension disparaitre dans la noirceur de sa grotte sentant encore la poudre. Plusieurs longues, trop longues minutes s’écoulent et je me demande ce qu’il peur bien faire, est-ce si profond, bien entendu que cela peut l’être, j’ai lu beaucoup de choses sur les mines. Je m’assois, me redresse, observe l’intérieur, puis me rassois encore, tapotant nerveusement mes doigts sur mon genou. Puis, je vois une chose bougée, c’est lui. Je m’approche de mon contremaitre, contente de le voir en un seul morceau. « Vous avez été long ! » il me fait une remarque, celle que j’ai moi-même eu peu de temps avant. Je fais une moue un peu contrariée, me prend-il vraiment pour une femme sans cervelle ? « Non…non, bien sûr que non ! Je sais qu’il faut creuser loin dans la montagne ! » Je me sens légèrement vexée, mais je dois admettre qu’avant de lire sur une mine, je n’y connaissais absolument rien. « Oui…voilà ! » J’empoigne la porte de fer, la faisant claquer contre l’autre et la maintenant pendant qu’il ferme et vérifie plusieurs fois la solidité. Jonah me fait signe de le suivre et entre dans un cabanon juste à l’entrée de la mine. Me tendant un carnet que je saisis en le remerciant, même si je ne sais pas ce qui y est écrit dedans. J’ouvre et je mire quelques pages du livre des comptes avant de le refermer et de lui tendre, sans vraiment m’appesantir sur les chiffres. « Je vous fais confiance, Jonah, je n’ai pas besoin de preuve pour vous accorder mon respect et si vous me dites oralement ce qu’il en est, je n’ai nul besoin de ce…carnet » Il me reprend et je soupire. « Oui, je veux bien que vous me rameniez…je vous dois un verre et…un repas pour ce que vous avez fait aujourd’hui pour ces hommes et pour la mine…Je ne sais pas comment vous montrer ma gratitude, si vous avez une meilleure idée, je vous écoute »

Il dépose le carnet sur sa table et j’observe son geste, restant un moment sur cette main trapue. J’ai toujours eu un faible pour les mains des hommes, mon ancienne voisine au foyer, disant que cela représentait la sensualité…possible…j’aime les mains de mon contremaitre. Bien qu’elles soient salies en cet instant, cela ne retire rien à leur attrait. « Pardon…j’étais ailleurs, vous m’avez parlé ? » Il me dit que ce n’est pas important et me montre la sortie. Je grimpe sur le charriot avec son aide, rougissant lorsqu’il me tient par les hanches. « Merci » Jonah monte à son tour, attrapant les rênes et donnant un coup en même temps qu’un claquement de langue pour faire partir les deux bêtes vers la route sinueuse qui nous ramène vers Deadwood. « Jonah ? Pourquoi n’êtes vous pas marié ? Cela ne vous plairait pas d’avoir une femme dans votre foyer ? » Lorsqu’il me répond, je ne peux retire mon sourire et il a le don pour me faire rougir, surtout lorsqu’il me retourne ma question. « J’ai failli l’être…en réalité, je n’ai jamais été…mariée…je prétends le contraire, parce que…j’ai Moïra…vous savez déjà que je n’ai pas toujours été celle que je suis…je sais que je peux vous faire confiance…Enfin, je l’espère… » Je le mire encore un moment avant de jouer avec les pans de ma robe. « Je n’ai pas abusé de Monsieur Bergensen pour obtenir sa richesse. Il m’a sorti de la misère dans laquelle j’étais et il a pris soin de moi et de ma fille, nous étions presque à la rue, j’ai travaillé dans une usine de poulet, j’ai ramassé le crottin des cheveux des jours durant, le vendant comme combustible pour les feux…j’ai eu les mains usées, sales…je sais ce que c’est de suer pour obtenir ne serait ce qu’un peu d’argent. Si la mine n’était pas ce qui me permette de continuer à vivre bien, j’aurais pu la vendre, c’était mon but premier…de la donner aux mineurs qui y travaillaient…et puis, on me l’a déconseillé » Je sens son regard souvent sur mon profil et je finis par affronter ses yeux azur qui me fixent. « Oui, je sais ce que vous vous dîtes…je suis un imposteur…vous pouvez très bien me dire que vous ne voulez plus travailler pour moi…ou…devenir mon ami et mon allié. J’ai besoin de vous Jonah, dites moi ce que je dois faire pour que cela fonctionne et je le ferai ! »

     
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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 3rd Avril 2017, 18:56

insecurities are loud


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« Oui, je veux bien que vous me rameniez…je vous dois un verre et…un repas pour ce que vous avez fait aujourd’hui pour ces hommes et pour la mine…Je ne sais pas comment vous montrer ma gratitude, si vous avez une meilleure idée, je vous écoute » Je me retourne pour déposer le carnet sur la table. Je me sens légèrement maladroit à cet instant, ne sachant pas comment débuter le charme avec Shannon. Il faudrait que je tente quelques approches qui ne sont pas visibles comme des tentatives pour voir sa réaction. « Je ne demande rien Shannon, si ce n’est votre confiance et j’espère votre amitié. » Elle ne répond rien, son regard semblant lointain et je fronce des sourcils en me raclant la gorge. « Pardon…j’étais ailleurs, vous m’avez parlé ? » Je soupire, l’invitant à sortir tout en grognant que ce n’est pas important. Je ne compte pas le redire une seconde fois, elle n’avait qu’à écouter. Je l’aide à monter en lui attrapant les hanches et je souris légèrement en remarquant la couleur sur ses joues. Une femme qui s’empourpre aussi facilement, ce n’est pas innocent. Je monte pour m’asseoir à ses côtés en secouant le banc avant de faire partir les chevaux. « Jonah ? Pourquoi n’êtes-vous pas marié ? Cela ne vous plairait pas d’avoir une femme dans votre foyer ? » « Je n’en ai pas eu l’occasion, jusqu’à présent. Mais oui, ça me plairait. Je suis incapable de me faire à manger ou de m’occuper de mes affaires. Je vis chez un ami qui fait la femme au foyer, heureusement d’ailleurs, sinon je serai perdu. » Elle se met à sourire, certes c’est assez risible lorsqu’on y pense. Zach et moi savons tous les deux que nous aimons les femmes, pas besoin de me justifier en précisant que ce n’est qu’un ami. Je lui retourne la question et l’écoute me répondre. « J’ai failli l’être…en réalité, je n’ai jamais été…mariée…je prétends le contraire, parce que…j’ai Moïra…vous savez déjà que je n’ai pas toujours été celle que je suis…je sais que je peux vous faire confiance…Enfin, je l’espère… » Faillit l’être. Et bien. Elle se lance dans des confidences sur Mr. Bergensen, sur son passé et comment elle a pu s’en sortir grâce à ce vieillard. Lorsqu’elle finit par parler de la mine, de son premier désir, je tourne le regard vers son profil. Mais quel est l’abruti qui lui a déconseillé de faire ça ?!

« Oui, je sais ce que vous vous dîtes…je suis un imposteur…vous pouvez très bien me dire que vous ne voulez plus travailler pour moi…ou…devenir mon ami et mon allié. J’ai besoin de vous Jonah, dites moi ce que je dois faire pour que cela fonctionne et je le ferai ! » C’est le moment Jonah ! J’inspire un bon coup, détournant le regard pour mirer la route que nous empruntons pour retourner à Deadwood. « Et bien, je ne vais pas vous mentir. C’est exactement ce qu’on s’est dit lorsqu’on a su. Une femme, une imposture. Au début, je ne voulais pas vous faire confiance, encore moins avoir un lien avec vous. Mais il s’avère que vous n’êtes pas une femme qu’on peut détester. Alors, je pense que notre relation actuelle démontre un début d’amitié. Je serai votre allié Shannon et d’ici quelques mois, vous en saurez autant que moi concernant les mines. » Elle s’empourpre à nouveau lorsque je viens poser ma paume sur la sienne dans un signe d’amitié. « Dites-moi si je me montre trop familier avec vous, Shannon. » Elle me répond que je ne le suis pas. « Alors pourquoi rougissez-vous ? » Elle s’empourpre à nouveau et je m’esclaffe légèrement. « Est-ce que je vous plais ? » Elle tourne son visage vers moi d’un seul coup, avant de le détourner aussi vite. « Ne me répondez pas, je pense ne pas avoir besoin de réponse. » Je souris, passant ma langue sur ma lippe tout en claquant celle-ci contre mon palais. Nous arrivons devant chez elle, j’arrête les animaux et je descends pour l’aider à faire de même après avoir contourné le chariot. Je l’attrape par la taille, la laissant retomber devant moi en baissant la tête et j’étire un sourire. « Je ne refuse pas un dîner, j’ai beaucoup apprécié votre cuisine la dernière fois. » Elle propose pour demain soir et j’approuve d’un mouvement de tête. « Je passerai vous prendre demain matin pour rendre visite aux mineurs chez le Doc. » Elle approuve, reculant de plusieurs pas, mais je fais de même en avant, glissant mes paumes dans sa nuque. Ses yeux s’arrondissent et j’étire un sourire avant de me pencher pour l’embrasser. Mes lèvres bougent contre les siennes, avant que je ne m’écarte, serrant mon chapeau en signe de salut. « A demain Shannon. » Je remonte sur mon charriot en sifflant et je pars en direction de chez moi.

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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon 12th Avril 2017, 19:49


☩ Insecurities are loud ☩

Je me montre totalement franche avec Jonah, espérant avoir le retour aussi sincère que je le suis. Je suis sans doute très naïve, trop utopique aussi pour percevoir le mal chez les gens, mais j’ai une bonne impression concernant mon contremaitre et je souhaite ne pas me méprendre. J’écoute attentivement ses paroles et cela me conforte sur mon choix et ma confiance en cet homme. « C’est tout ce que je peux souhaiter, Jonah et… » Je me stoppe dans ma phrase lorsqu’il vient effleurer ma main et je sens la chaleur monter à mon visage. Je me sens grisée par cette proximité, je ne suis pas aussi jouvencelle avec d’autres hommes, mais, lui, je ne peux nier que je ressens depuis que je l’ai rencontré une certaine attirance, que je me garde bien de montrer. Sauf malheureusement, lorsqu’il se permet de ce genre de proximité. « Non, vous ne l’êtes pas…je vous l’assure… » Il me prend à mon propre jeu et je m’empourpre de nouveau, détournant le visage vers le paysage à son opposé, un large sourire aux lèvres. « Est-ce que je vous plais ? » mon regard se tourne bien malgré mes pensées vers cet homme qui voit bien trop clair en moi, cela me déstabilise fortement. C’est affreusement gênant…pire encore…Je retourne à mon paysage, cherchant les mots pour ne pas le blesser et me vendre surtout. Pas besoin de réponse…ce qui veut dire qu’il considère qu’il me plait, oh, j’ai bien saisi la nuance au ton de sa voix ! Que je suis sotte ! Peu de temps après, il fait arrêter les chevaux et je n’ai qu’une hâte retourner chez moi, penser à ce que je pourrais lui dire demain…pas maintenant, j’en suis incapable. Je vais pour descendre, mais Jonah fait le tour du charriot, m’attrapant par les hanches et me faisant frissonner en me descendant de son charriot, nos visages et nos corps pendant quelques secondes proches, trop proches. Je me sens stupide, mal dans mes chaussures, mais je veux garder la tête haute, mon regard le moins fuyant possible. « Pour demain soir ?! » Il viendra demain pour m’accompagner chez le médecin. C’est parfait. Je pince mes lèvres entre elles, hochant de la tête en signe de réponse, tout en reculant légèrement, car je sens mon cœur battre bien trop fort de l’avoir si près de moi. Seulement, il avance, levant sa main pour la glisser contre l’arrière de ma nuque. Mon pouls s’accélère encore davantage, il s’approche et je ne le repousse pas, malgré ma surprise, en réalité, je le veux…Jonah sans me demander quoi que ce soit, trouve le chemin de ces lèvres gourmandes et offertes que son les miennes. Je lui rends machinalement, me laissant quelque peu aller. Fébrile, il me relâche et me gratifie d’un sourire qui me rend mon ventre douloureux, avant de me souhaiter la bonne nuit. Je ne bouge pas d’un centimètre, observant sa large silhouette s’éloigner de chez moi. Ce n’est que lorsque la porte de la voisine s’ouvre et qu’elle m’interpelle que je sursaute, reprenant mes esprits et touchant mon chapeau en tournant mon visage vers elle. J’ignore ce qu’elle a pu voir, commère comme elle l’est, mais en tout cas, je pense que ce baiser fera jaser les dames aux dés demain. Je m’avance vers elle, la remerciant pour Moïra avant de regarder ma maison. Ma fille se précipite sur le canapé, me parlant sans que je n’entende ses mots. Debout devant la porte, un sourire aux lèvres, je songe à ce baiser, à lui, à ce que je pourrai bien lui dire demain…est ce que c’est un vrai baiser ? « MAMAN !!!? » Je sens une pression sur ma robe et je me penche pour observer ma petite aux boucles rousses qui s’inquiète de me voir dans la lune. « Pardon…j’étais ailleurs… » Je reprends mes esprits et je m’installe près d’elle pour discuter de ce qu’il s’est passé chez la voisine et pourquoi j’ai mis tout ce temps. Demain… ? Dois-je craindre, demain ? Cela, je ne le saurai que…demain…

     
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Message Sujet: Re: Insecurities are loud - shannon

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