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 Elastic heart - Ft Jonah

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Message Sujet: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 12:31


☩ Elastic heart ☩

« Deadwood prochain arrêt ! Deadwood ! » Prononce le contrôleur du train, une cloche dans sa main droite qu’il fait résonner dans tous les wagons de voyageurs. Moïra endormie sur mes genoux s’éteint en bâillant, retrouvant la banquette de manière plus normalement. « Maman, est-ce que nous sommes arrivées ? » Ma main passe dans ses cheveux aux boucles légèrement rousses. « Oui, regarde le paysage mon ange…tu as vu, toute cette beauté, tu as même raté un lac aux reflets d’argent un peu plus tôt » Sa bouche forme un O, je suppose qu’elle aurait voulu le voir de ses propres yeux, mais elle dormait si bien. Le trajet a été long, sans embuche, mais terriblement fatigant. Les roues émettent un bruit strident, mon corps se penche imperceptiblement vers l’avant du train, nous sommes en train de stopper. Lorsque c’est chose faite, j’attrape mon bagage à main, de l’autre, la main de ma fille et nous nous orientons dans le couloir du train pour retrouver la sortie. Un gentilhomme sort nos bagages qu’on place sur un charriot afin de nous conduire vers notre nouvelle demeure. J’ai tout organisé, j’ai fait envoyer un télégramme, à un homme de confiance pour qu’il me trouve une maison au prix que je souhaitais mettre, ainsi qu’une voiture ou du moins un moyen de transport pour nos déplacements. « Madame Wenscombe ! » Sur le quai à quelques pas de la gare, un jeune garçon d’à peine 20 ans en levant le bras dans notre direction. Il ôte son chapeau à ma vue et ses joues s’empourprent discrètement. Il tortille sa casquette entre ses mains, me priant de le suivre, qu’il doit nous emmener chez nous. Moïra est très contente, elle va pouvoir enfin se dégourdir les jambes et j’avoue que cela me fera à moi aussi le plus grand bien.

En chemin, le long de Main Street, selon les explications de John, se trouve les commerces et tout ce dont on pourrait avoir besoin. Il m’explique que ma maison n’a jamais été habitée, l’homme qui l’a fait construire n’est jamais arrivé à Deadwood et de ce fait, le maire a fini par la vendre au plus offrant, soit moi. Il est très gentil et lorsqu’il me montre la maison, j’en tombe immédiatement sous le charme. Demeure sur deux étages, maison de ville comme on en fait visiblement dans l’ouest. Je descends aidant ma fille à faire de même, la déposant sur le sol avant d’aller sur le perron où m’attend Monsieur Fletcher, l’homme de confiance, pour ainsi dire. « Bonjour M. Fletcher…Je suis ravie de vous rencontrer enfin » Il me salut avant de me faire entrer et de me remettre l’acte de propriété et les clés. Il manque de décoration, seuls les meubles sont déjà là, mais avec quelques touches personnelles, je me sentirai à mon aise. Alors qu’il veut prendre congé, je demande à M. Fletcher de me faire venir le contremaitre de la mine. « Qu’il vienne pour demain… » Je retire mes gants alors que ma fille va déjà à l’étage pour explorer les lieux. « Disons 10h dans la matinée ! Merci »  Cette ville me parait bien différente de New York, mais les quartiers où j’ai vécu me semblaient bien moins sûrs.

Le lendemain matin, après avoir débuté les aménagements essentiels de ma maison, j’attends la venue de ce Monsieur…Joad. L’heure passe, il est déjà 10h30 et toujours personne…a-t-il reçu ma demande ? Je soupire, j’attends encore…voyant que je trépigne, j’ouvre ma porte d’entrée au moment même où un homme monte les marches de mon perron. « Monsieur Joad ? » Il confirme par un mouvement de tête. « Vous êtes en retard…J’espère que votre explication tiendra plus la route que les comptes que vous m’avez envoyés ! Entrez ! Je vous prie ! » Je veux me montrer autoritaire et forte, après tout on m’a bien fait comprendre que les hommes ici, ne respectaient pas beaucoup les femmes. Mais en vérité, je tremble comme une feuille et je ne suis pas du tout comme je veux bien le montrer. S’il s’en rend compte, je perdrais toutes crédibilités.

 
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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 15:11

elastic heart


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Assis dans la petite cabane près des mines, j’observe le carnet contenant les comptes que rapporte l’affaire. Dernièrement, nous ne sommes pas à plaindre puisqu’on a légèrement truqué la rente en prétendant avoir moins rapporté. De toute façon, le propriétaire avait toute confiance dans l’ancien contremaître et celui-ci n’a eu aucun scrupule à l’arnaquer. Maintenant qu’on sait que c’est une femme, on ne pas se gêner pour continuer. Je soupire, me levant pour prendre une pioche afin d’aller rejoindre les autres. Je n’aime pas rester sans rien faire et même si j’aime ce nouveau poste, il n’empêche que je ne peux pas rester en arrière. Je rejoins les autres à l’intérieur, suivant les lampes à huile et le brouhaha du métal qui frappe la roche. William se retourne vers moi avec un sourire : « Alors ? » Je ne retiens pas un ricanement, arquant un sourcil et il s’esclaffe. « Elle va tourner bourrique la donzelle ! » J’approuve d’un mouvement de tête avant de me mettre à l’ouvrage. On ressort de là alors que la nuit tombe, on range le matériel, on ferme la grille et on trace rapidement jusqu’à la ville. C’est qu’en étant en dehors de Deadwood, on devient des proies plus faciles pour les Indigènes qui traînent dans les Black Hills. Un bonhomme arrive alors que je suis le dernier, fermant la cabane en emportant avec moi le carnet de compte. « Monsieur Joad ? » Je le jauge un instant de bas en haut, venant tenir mon chapeau entre mon pouce et mon index en signe de salut. « Mademoiselle Wenscombe est arrivée en ville. Elle souhaite s’entretenir avec vous dès demain, à 10h. » Tiens, voilà qu’elle demande maintenant. Il va falloir rapidement la mettre à la page, ce n’est pas elle qui décide et encore moins qui demande. « Où ? » Il me donne l’adresse de sa maison et je remue de la tête, avant de le contourner pour monter sur ma jument. Je me retourne vers l’homme qui me conseille de m’y rendre. Elle est la propriétaire de l’affaire et je ne suis que le contremaître. Mes mâchoires se contractent et je me retourne vers le bonhomme dans son costume : « J’y serai ! » Je donne un coup d’éperon à ma jument qui s’emballe et part au galop.

Il est dix heures et je suis encore à table en train de boire mon café. Zachary me demande ce que je fais encore là et je lève les yeux vers lui : « Elle peut bien attendre un peu. » Il roule des yeux en disparaissant dans une pièce tandis que je termine ma boisson. Je me lève, rinçant la tasse dans une bassine avant de la déposer sur une planche. Je m’étire avant de regarder ma montre à gousset. Bien, il ne faut pas non plus que j’arrive trop en retard. Je sors de la maison, traversant la ville pour aller jusqu’à la demeure de la nouvelle propriétaire. Je ne me presse pas. Lorsque j’arrive devant la bâtisse, je l’observe un moment. Et bien, elle a de bonnes ressources la donzelle, j’espère qu’elle ne ressemble pas à un fossile. Je monte les marches que la porte s’ouvre sur une charmante demoiselle aux avantages physiques. Je confirme d’un mouvement de tête lorsqu’elle me nomme : « Vous êtes en retard…J’espère que votre explication tiendra plus la route que les comptes que vous m’avez envoyé ! Entrez ! Je vous prie ! » Elle attaque fort. Mes mâchoires se contractent et je me retiens de ne pas l’envoyer paître. Malheureusement, c’est la propriétaire donc je vais devoir faire preuve de patience pour éviter de lui sauter sur le poil. Cependant, qu’elle n’essaye pas d’ordonner. C’est une femme, elle n’a pas de leçon à donner et encore moins d’ordre à me faire. Elle me laisse entrer, je la sens pourtant légèrement fébrile et elle cache ses mains comme si elle ne voulait pas montrer de faiblesse. Je suis assez bon juge et de ce que je vois, elle n’a pas beaucoup d’assurance. J’étire un sourire, mirant l’intérieur avant qu’elle ne me conduise dans une pièce, pointant les fauteuils. Je m’installe dans l’un d’eux avec moins d’élégance qu’elle, mais qu’importe. « Pour mon retard, sachez Madame que je ne suis pas un homme qui ne fait rien de ses journées et qui attend qu’une femme lui donne un rendez-vous. Aussi, je suis en retard et même si je ne m’excuserai pas parce que j’ai une bonne raison pour cela, votre ton peu accueillant n’est pas très agréable. Surtout pour une première rencontre ! » Je remercie mes voyages et surtout, mon apprentissage auprès de ce fabricant d’alcool pour mes belles paroles. Si je ne l’avais pas rencontré, je serais encore ce garçon de ferme ignare et inculte, qui aurait été incapable de remettre à sa place la donzelle, du moins par les mots. Avant qu’elle ne demande la raison de mon retard, j’ajoute : « Mon cheval étant souffrant, j’ai dû faire ce qu’il faut dès ce matin. Aussi, je ne suis pas à l’heure. »

Elle assemble ses mains, dissimulant un tremblement et je ris intérieurement. Cela va être si facile d’avoir le dessus avec elle. « Concernant les comptes, il y a des mois plus durs que d’autres. Si vous vous intéressiez à l’affaire, vous auriez pu demander à l’ancien propriétaire et il vous aurait alors informé que parfois, la mine lui rapportait moins que d’autres fois. Cependant, je doute que vous vous soyez intéressé à ce qu’il se passe dans la mine. Vous n’attendez que les ressources. » Je lève mon regard vers le sien, volontairement sombre et déstabilisant. « Vous souhaitiez me rencontrer, je suis là. Que voulez-vous ? Je n’ai pas toute la journée, je ne gagne pas ma vie comme vous, il faut que je travaille ! »

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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 17:26


☩ Elastic heart ☩

Je le fais entrer tentant de me montrer en femme d’affaires. Seulement, j’ignore comment on doit se comporter face à un homme tel que j’ai en face de moi. J’ai bien entendu, connu les basses besognes, cependant…je l’admets, je suis intimidé par M. Joad. « Je vous en prie, nous serons plus à l’aise ici pour discuter » Je prends place, remettant ma robe en place une fois assise sur le siège rembourré. Il prend la parole et sans doute a-t-il des explications si ce ne sont des excuses pour son retard. « Pour mon retard, sachez, Madame, que je ne suis pas un homme qui ne fait rien de ses journées et qui attend qu’une femme lui donne un rendez-vous. Aussi, je suis en retard et même si je ne m’excuserai pas parce que j’ai une bonne raison pour cela, votre ton peu accueillant n’est pas très agréable. Surtout pour une première rencontre ! »

Oh…Voilà, qui débute très mal cette conversation et je suis assez déstabilisée par ses propos. Je veux bien qu’on soit en retard, mais la politesse aurait voulu qu’il s’excuse en me donnant sa raison, aussi bonne qu'elle soit. Et mon ton…Non, il ne faut pas que je me montre faible, je suis dans un monde d’homme et je sais que je peux me montrer forte. Je prends une profonde inspiration, tenant de calmer mon stress interne. Je vais pour prendre la suite, mais il me coupe parlant de son cheval et si je comprends bien, il a dû…l’abattre. J’en suis navrée, mais il pouvait tout aussi bien me le dire avant, cela aurait évité un malentendu. Je ne dois pas être trop compatissante, sinon, je vais perdre de la crédibilité. Comment paraitre forte lorsque je ne suis même pas capable de trouver mes mots pour exprimer correctement mes demandes. Du fait de ma trop longue hésitation, il se permet de prendre le contrôle de la conversation et je perds pied, n’ayant pas peur des mots. La tâche sera finalement plus ardue que prévu. Cependant la suite de sa conversation me fait monter un sentiment bien désagréable. Il me prend pour une cruche et une femme vénale de surcroit ! J’inspire une longue fois avant de sourire, tout en redressant les épaules et mon regard que je plante volontairement sur lui.

« J’entends vos paroles, Monsieur Joad. Sachez en premier lieu, que je ne vous ai pas fait venir pour des raisons futiles et que j’ai étudié les comptes de M. Bergensen avant de décider si oui ou non, je devais faire le trajet jusqu’à Deadwood pour défendre les anciens intérêts de cet homme qui comptait beaucoup pour moi, mais aussi…ceux qui sont devenus les miens » Je décide de me lever pour le surpasser en taille, il parait que cela fonctionne, je ne sais pas, je ne suis pas habituer à prendre le dessus sur les gens, mais…j’ai une nouvelle place, un nouveau rôle ici et je dois paraitre pour ce que je ne suis pas du tout en réalité. « Je ne vous reproche pas d’avoir des mois plus difficiles que d’autres, je sais que le travail à la mine est dangereux et épuisant…on y trouve la mort et tout ce que je souhaite, c’est que nous nous entendions. » Je tourne autour de mon guéridon, regardant par la fenêtre avant de me retourner vers lui. « Les résultats de la mine sont plus bas qu’ils l’ont été durant la dernière année. Je vous ai écrit pour connaître votre avis et les raisons, mais vous n’avez pas répondu à mes lettres. Je ne vous accuse pas, il est fort probable que le filon s’épuise, mais sans constatation de la chose, je ne peux être au courant » Je tords mon mouchoir dans mes paumes, lorsqu’il finit par se lever et s’approche de moi. « Monsieur Joad…Tout ce que je désire, c’est…votre aide et votre appui, je suis prête à vous verser 30% des revenus mensuels de la mine pour que vous m’aidiez dans sa gestion. Je suis consciente qu’une femme n’a pas sa place dans ce monde d’hommes…cependant…je ne suis pas votre ennemi et j’ai bien senti que vous ne m’appréciez pas » il est maintenant devant moi, m’obligeant à redresser le visage fortement. « Êtes-vous un homme de confiance, Monsieur Joad ? »

 
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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 18:06

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« J’entends vos paroles, Monsieur Joad. Sachez en premier lieu, que je ne vous ai pas fait venir pour des raisons futiles et que j’ai étudié les comptes de M. Bergensen avant de décider si oui ou non, je devais faire le trajet jusqu’à Deadwood pour défendre les anciens intérêts de cet homme qui comptait beaucoup pour moi, mais aussi…ceux qui sont devenus les miens » Ainsi donc, la donzelle sait à quoi elle s’attaque. Une affaire costaud, qui rapporte beaucoup et qui ne la rendra pas pauvre tant qu’on continuera à trouver ce qu’il faut dans la roche. Elle se lève pour continuer à converser, peut-être une manière de faire là d’où elle vient. « Je ne vous reproche pas d’avoir des mois plus difficiles que d’autres, je sais que le travail à la mine est dangereux et épuisant…on y trouve la mort et tout ce que je souhaite, c’est que nous nous entendions. » Qu’elle ne me fasse pas croire qu’elle sait ce que c’est que de travailler dans une mine. Il suffit de regarder ses mains pour voir qu’elles n’ont jamais été pâlies ou abimées par le travail. Je l’observe bouger dans la pièce avant de se placer près de la fenêtre pour continuer. Je ne parle pas, la laissant s’exprimer jusqu’à ce que je puisse exprimer ma propre version, arrangée bien évidemment. « Les résultats de la mine sont plus bas qu’ils l’ont été durant la dernière année. Je vous ai écrit pour connaître votre avis et les raisons, mais vous n’avez pas répondu à mes lettres. Je ne vous accuse pas, il est fort probable que le filon s’épuise, mais sans constatation de la chose, je ne peux être au courant. » J’étire un sourire. Bien évidemment que j’ai reçu les lettres, seulement je ne sais pas lire et je ne vais pas aller le crier sur tous les toits. Je n’ai donc pas demandé d’aide pour savoir ce qu’il y avait dans les lettres et je me suis contenté de les ignorer. Je me lève du fauteuil pour m’approcher d’elle. « Monsieur Joad…Tout ce que je désire, c’est…votre aide et votre appui, je suis prête à vous verser 30% des revenus mensuels de la mine pour que vous m’aidiez dans sa gestion. Je suis consciente qu’une femme n’a pas sa place dans ce monde d’hommes…cependant…je ne suis pas votre ennemi et j’ai bien senti que vous ne m’appréciez pas » Effectivement. En même temps, c’est une femme à la tête d’une affaire. À mon sens, ce n’est pas logique. Seul un homme est apte à tenir ce rôle, pas une donzelle dans son genre. « Êtes-vous un homme de confiance, Monsieur Joad ? » Je m’arrête devant elle, croisant les bras. Non, je ne suis pas un homme de confiance, pas pour elle tout du moins. « Si j’avais reçu vos lettres, Madame, vous auriez eu une réponse. Puisqu’il n’y a pas eu, comment pouvais-je savoir que vous aviez écrit puisque ces lettres ne sont jamais arrivées jusqu’à la Mine ? »

Son teint déjà pâle semble similaire à la lune. Est-ce que je l’intimide ou l’effraie ? Je me plais à le croire. « Le filon n’a pas disparu, puisque nous travaillons de nouveau comme avant. Mais il est possible que durant un temps, nous ayons progressé dans le vide. Sans avoir grand-chose. » Son regard baisse un instant avant de revenir sur mon visage, je ne lui offre ni sourire, ni regard bienveillant. Je suis sûrement impoli à la mirer ainsi, mais je ne compte pas m’en faire une amie. Il faut qu’elle comprenne qu’elle n’a pas sa place ici et qu’on fera tout ce qu’il faut pour qu’elle parte ou abandonne ses droits sur la Mine. J’aurais pu en hériter d’ailleurs, si elle n’avait pas été là pour ce riche homme de la ville. Un vieillard, d’après ce qu’on m’a dit. Sûrement qu’elle a été attirée uniquement par ses richesses. « Je suis contremaître, c’est mon rôle de m’occuper de la gestion de la Mine Madame. Si vous voulez y mettre le nez, je vous conseille de venir en femme qui sait dans quoi elle s’aventure et surtout, qui n’a pas peur d’affronter une troupe d’hommes qui vous jugera tout comme moi. » Ses joues prennent une teinte rosée et je recule d’un pas tout en observant l’intérieur de la pièce. « Ceci dit, je veux bien vous laisser une chance de prouver que vous êtes à la hauteur. En attendant, n’essayez plus de vous montrer autoritaire avec moi. Je ne suis pas un homme qu’on prend de haut, Madame. » Je tourne mon regard dans sa direction, volontairement menaçant. « Vous serez sûrement heureuse d’avoir les recettes de ce mois-ci. » Je sors mon carnet de ma poche pour lui tendre avant de me tourner vers la porte lorsqu’une silhouette apparaît. Une petite blonde aux reflets roux, des boucles partout sur la tête qui me regarde.

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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 20:04


☩ Elastic heart ☩

« Si j’avais reçu vos lettres, Madame, vous auriez eu une réponse. Puisqu’il n’y a pas eu, comment pouvais-je savoir que vous aviez écrit puisque ces lettres ne sont jamais arrivées jusqu’à la Mine ? » Cette réponse me déstabilise, j’ai pourtant envoyé d’autres courriers et ils sont tous arrivés sur Deadwood, parfois même en même temps que les lettres destinées à M. Joad. Je pourrais en faire la remarque, seulement…il me rend…mal à l’aise, son regard ainsi planté sur moi. Devrais-je dire également que sa simple présence d’homme et non de gentleman me trouble particulièrement. « Alors c’est une très bonne nouvelle pour nous deux, Monsieur Joad » Est-il en train de me demander d’aller dans la mine pour me rendre moi-même compte de ce qu’il avance. Certes, je n’ai pas de raison de craindre cette visite, seulement, je suis certaine qu’y aller serait une mauvaise idée. Monsieur Fletcher m’a décrit comment se passaient les choses ici et je sais qu’ils se retourneront contre moi si je m’y rends.

D’après lui, je devrais au plus tôt me trouver un époux pour appui mes décisions. Mais je ne veux pas prendre un mari juste pour cela, un homme qui me volera comme le père de Moïra et s’enfuira sans me laisser d’argent, qui contrôlera mes mouvements ? Non, je me suis toujours bien débrouillée seule et je continuerai. Je saisis le carnet qu’il me tend, tout en regardant Moïra qui vient vers nous, me coupant dans ce que j’allais lui dire. Je me baisse, accueillant ma fille qui vient dans mes bras. « Maman, j’ai fini ma lecture, est-ce que je peux prendre un verre de lait ? » J’embrasse son front en me redressant. « Oui, bien sûr… Monsieur Joad, vous désirez boire quelque chose ? » Je passe devant lui, reprenant le carnet pour y jeter un œil pendant que nous serons dans la cuisine. Je récupère un verre pour Moïra et je lui tends, alors qu’elle prend place à table. Je verse une tasse de café pour mon contremaître, avant d’ouvrir ce fameux carnet. Il y a des chiffres, je vois les poids des métaux, cela semble correct. Je le referme le rendant à Mr. Joad. « Monsieur, je serais la première à me réjouir d’une entente et entraide entre nous. Je ne comptais pas vous donner des ordres, mais les…circonstances étaient contre vous et je m’excuse pour le ton tranchant que j’ai eu envers vous avant de vous faire entrer. Je réitère ma proposition, si vous désirez m’aider, me donner ma chance, comme vous le dites, je vous offrirais 30 %, je peux même le mettre par écrit, si vous craignez que je ne tienne pas parole. Tout ce que je demande, c’est que la mine continue de tourner comme elle le faisait du temps de feu…Mr. Bergensen » Ma fille termine son lait, une moustache s’étant formée au-dessus de sa lippe. « Oui, c’est pour moi que Maman est ici, la mine c’est pour que j’ai une belle vie, mieux que… » J’arrête ma fille, la coupant. « …ne rentrons pas dans les détails. Moïra, s’il te plait, pourrais-tu nous laisser discuter ? » Elle fait un signe de tête avant de dire au revoir à Mr. Joad. « Vous avez raison sur un point, je suis une femme, je ne connais rien à ce qu’il se passe dans cette mine. C’est pourquoi j’ai besoin de vous. Dites-moi ce que vous voulez si ma proposition ne vous convient pas et…je tâcherais de satisfaire nos deux partis. Si cela vous convient, que diriez vous d'un dîner, ici...Pour en discuter de manière, plus agréable ? » S'il ne remarque pas tous mes efforts pour sympathiser, alors, je serais complétement démunie.

 
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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 25th Janvier 2017, 20:44

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« Maman, j’ai fini ma lecture, est-ce que je peux prendre un verre de lait ? » La gamine regarde dans ma direction avant de se concentrer sur sa mère qui finit par la conduire dans la cuisine, me proposant également une boisson que je ne refuse pas. Je prends la tasse qu’elle me tend tandis qu’elle regarde le carnet. Mon regard dérive sur la petite avec une moustache blanche sur sa lèvre supérieure. Elle a l’air intimidée par ma présence et je lui tire la langue, ce qu’elle finit par me faire également. « Monsieur, je serais la première à me réjouir d’une entente et entraide entre nous. Je ne comptais pas vous donner des ordres, mais les…circonstances étaient contre vous et je m’excuse pour le ton tranchant que j’ai eu envers vous avant de vous faire entrer. Je réitère ma proposition, si vous désirez m’aider, me donner ma chance, comme vous le dites, je vous offrirais 30 %, je peux même le mettre par écrit, si vous craignez que je ne tienne pas parole. Tout ce que je demande, c’est que la mine continue de tourner comme elle le faisait du temps de feu…Mr. Bergensen » La donzelle s’excuse, j’en suis surpris. Encore plus lorsqu’elle réitère sa proposition alléchante, démontrant sa parole en le mettant par écrit. Je m’apprête à répondre, mais la gamine me devance en annonçant que c’est pour avoir une belle vie qu’elles sont ici. La mère la congédie et elle repart après m’avoir salué. Je l’observe quitter la pièce avant de revenir sur la blondine. « Vous avez raison sur un point, je suis une femme, je ne connais rien à ce qu’il se passe dans cette mine. C’est pourquoi j’ai besoin de vous. Dites-moi ce que vous voulez si ma proposition ne vous convient pas et…je tâcherais de satisfaire nos deux partis. Si cela vous convient, que diriez vous d'un dîner, ici...Pour en discuter de manière, plus agréable ? » Je bois une gorgée de ma tasse avant de la déposer sur la table. « J’accepte un dîner. » Elle semble attendre plus de paroles de ma part, mais je ne lui offrirai pas ce plaisir. Non pas aujourd’hui. Je vais la faire miroiter la donzelle, la rendre folle au point qu’elle va croire que nous sommes tous contre elle – ce qui est le cas – puis je vais lui apparaître comme un allié de taille jusqu’au moment opportun où on lui plantera une pioche dans le dos – image bien évidemment. « Si vous n’avez plus rien à ajouter, j’ai du travail qui m’attend. » Elle semble surprise, mais fait un geste en direction de la porte. Je me retourne et je vais jusqu’à la sortie. Elle m’accompagne et une fois sur le perron, je me retourne vers elle. « Je viendrai ce soir, disons vingt heures. » Je ne lui laisse pas le choix, mais c’est à moi de lui montrer qui commande et ordonne, ici.

Je n’attends pas sa réponse et je descends les marches pour m’éloigner en direction de la maison de Zach – et la mienne accessoirement – pour prendre ma jument, direction la mine. Je suis certain qu’ils m’attendent tous, se demandant pourquoi je ne suis pas là. Ils ignorent que je rencontrais la propriétaire aujourd’hui et quand j’arrive sur place, je leur narre notre entrevue. Certains me donnent des conseils, d’autres me suggèrent de la séduire pour la mettre dans la poche, pour devenir propriétaire à sa place. L’idée n’est pas stupide, l’épouser pour reprendre l’affaire à sa place. C’est alléchant et je n’ai aucun scrupule à le mettre en place, après tout, ce n’est pas une femme déplaisante. Je passe la journée à la mine, avant de rentrer pour me changer et me nettoyer un brin. Sentir le bouc dans sa maison, je peux au moins faire un effort de présentation. Zach me demande où je sors, ainsi habillé et je lui parle de la propriétaire. Il m’en demande plus, mais je n’ai pas le temps, je lui promets des explications dès le lendemain, devant une bière au Nuttal. Je quitte la maison pour retourner au quartier résidentiel. À vingt heures précises, je sonne à la porte et c’est Madame Wenscombe qui m’ouvre. Elle m’invite à entrer et je remue de la tête, n’étant pas plus accueillant et aimable que ce matin. « Madame… » dis-je quand même en signe de salut. Elle m’invite jusqu’au salon, me proposant un verre d’alcool avant de passer à table. « Merci. » Elle disparait et je vois une petite tête se pencher, s’approchant vers moi avec ce sourire malicieux. « Tu as un cheval toi ? » Je remue de la tête. « Tu veux bien m’emmener en promenade dessus sans le dire à maman ? Elle ne veut pas que je monte. » Je lève des épaules : « Si ta maman ne veut pas, il y a une raison, non ? » Elle soupire avant de se retourner vers sa mère quand celle-ci revient dans la pièce. Elle me murmure de ne rien dire et je souris.

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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 26th Janvier 2017, 21:29


☩ Elastic heart ☩

Il accepte sans formule de politesse aucune. Je m’attendais à quoi, ici ce ne sont pas comme sur New York où même les gens sans le sou ont un minimum de dialogue et de présentation. Je ne fais donc aucune remarque, je dois m’en faire un allié et non un ennemi et visiblement, le fait que je sois une femme, une femme seule à la tête de son groupe de mineurs ne lui plait absolument pas. Seulement, si je le prends à rebrousse-poil, je risque fort de perdre les ouvriers et les revenus qui s’y rapportent. Il s’en va sans que je lui donne une heure, qu’il m’impose. En même temps, comment aurais-je pu lui imposer quoi que ce soit, c’est lui qui est occupé…visiblement, moi, je ne fais rien de mes journées. Je soupire en refermant la porte, il va me donner du fil à retordre. Mais, je ne vais pas me laisser abattre. Si bien qu’une fois ma surprise passée, j’emmène Moïra avec moi, voir ce scientifique de la ville expert en minerais.

Le Soir, je m’attends à ce qu’il soit en retard, malgré tout, le repas est près, moi j’aime que les choses soient bien faites. L’horloge du salon résonne des huit coups créant une double résonance lorsqu’on frappe à ma porte. « Hum…il est à l’heure… » Me dis-je ouvertement et pour moi seule. Essuyant mes mains sur le tablier, je le dépose sur une chaise et je vais ouvrir. « Monsieur Joad, quelle ponctualité…entrez je vous prie » Je referme la porte derrière son imposante carrure me trouvant l’espace d’un moment devant son dos large. Un pas puis l’autre, je l’emmène vers le salon, lui proposant aimablement un verre. « Whisky ? » Il opine du chef en guide de confirmation et je me retire dans la cuisine pour prendre des verres. Je reviens un verre remplit du liquide ambré de bonne fabrique, tout droit importé de la Nouvelle-Orléans et un autre d’une liqueur au goût fruité qu’aimait boire Mr. Bergensen. Je tends le verre à Mr. Joad, mirant ma fille qui semble avoir fait ou dit une bêtise. « Mon ange, s’il te plait…nous devons discuter avec Monsieur Joad. Je t’appelle pour le dîner » Elle soupire en jetant un regard déçu à mon invité et disparait tout de même de la pièce. Je montre les sièges près de la grande cheminée où j’ai allumé un feu. « Avez-vous réfléchi à ma proposition ? J’ai moi-même pris le temps de la réflexion durant cette journée et je pense que vous êtes la clé d’un bon fonctionnement entre moi et les ouvriers. Je pourrais également renvoyer tout le monde et choisir des hommes qui seront capables d’obéir à une femme…mais…je ne souhaite pas passer pour la mauvaise personne qui retire le travail d’honnêtes hommes » Phrase sous-entendue qui signifie que je reste la maîtresse de cette mine et que d’un claquement de doigts, je peux très bien me débrouiller sans eux. C’est certes dangereux, mais il ne m’a pas laissé le choix ce matin, il veut penser qu’il fait la loi…fort bien, j’ai besoin de lui, oui, c’est un fait, mais qu’il n’oublie pas qu’il a aussi besoin du salaire que je verse toutes les semaines. Je porte mon verre à mes lèvres, ne voulant pas trinquer avec lui, sans une alliance confirmée. « Par ailleurs, le travail à la mine s’est il bien passé aujourd’hui ? Pas d’incident ? J’ai pris sur moi, de payer une bonne assurance en cas d’effondrement de la mine et je n’ai plus qu’à signer les papiers, si toutefois…la vie des ouvriers est importante à vos yeux autant qu’aux miens…ainsi, s’il arrive quoi que ce soit, une pension sera versée pour les soins médicaux et bien évidemment une compensation financière à la famille en cas de décès sur le lieu de leur travail… »

 
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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 26th Janvier 2017, 21:52

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« Mon ange, s’il te plait…nous devons discuter avec Monsieur Joad. Je t’appelle pour le dîner. » Je fais un clin d’œil à la gamine qui me lance un regard qui en dit long. Je sens que si je viens à la recroiser, elle me relancera à nouveau sur une potentielle promenade à cheval. Si je me mets la petite dans la poche, possible que ce soit plus facile d’avoir la mère, par la suite. A voir. Elle m’invite près des fauteuils et je prends place dans l’un d’eux avant qu’elle ne reprenne la parole, revenant sur notre conversation du matin même. « Avez-vous réfléchi à ma proposition ? J’ai moi-même pris le temps de la réflexion durant cette journée et je pense que vous êtes la clé d’un bon fonctionnement entre moi et les ouvriers. Je pourrais également renvoyer tout le monde et choisir des hommes qui seront capables d’obéir à une femme…mais…je ne souhaite pas passer pour la mauvaise personne qui retire le travail d’honnêtes hommes. » Des hommes à Deadwood qui acceptent de travailler pour une femme, ça ne court pas les rues, surtout pas lorsqu’il s’agit d’une mine. Elle dit qu’elle ne le fera pas, mais elle y a pensé puisqu’elle le mentionne. Dangereuse la donzelle ! Ceci dit, elle se mettra beaucoup de monde à dos, pas seulement les ouvriers, mais aussi certains habitants. Les ragots vont bon train, il est très facile de salir la réputation de quelqu’un ici. « Par ailleurs, le travail à la mine s’est il bien passé aujourd’hui ? Pas d’incident ? J’ai pris sur moi, de payer une bonne assurance en cas d’effondrement de la mine et je n’ai plus qu’à signer les papiers, si toutefois…la vie des ouvriers est importante à vos yeux autant qu’aux miens…ainsi, s’il arrive quoi que ce soit, une pension sera versée pour les soins médicaux et bien évidemment une compensation financière à la famille en cas de décès sur le lieu de leur travail… » Je remue de la tête, surpris par son geste même si je ne vais pas l’avouer. Elle veut certainement se faire bien voir, avoir des alliés dans les ouvriers. « Ce ne sont pas que des collègues de travail, ce sont pour beaucoup, de très bonnes connaissances. » Pour ainsi dire, des amis même si je ne porte pas tout le monde dans mon cœur, il y a une bonne ambiance et il vaut mieux. « La journée a été bonne, Madame. Est-ce que vous attendez un compte-rendu détaillé de chaque jour ? » Elle remue de la tête et je souris. Difficile de se montrer aimable quand on n’en a pas envie. Mais il y a un nouvel objectif qui palpite dans mon esprit.

« J’accepte votre proposition. Cependant, je ne vais pas vous mentir, cela sera très difficile et je vous conseille de ne pas trop en demander, ni trop vous faire remarquer. Vous êtes à Deadwood et c’est une bonne chose, mais la plupart des ouvriers – pour ne pas dire la totalité – n’apprécient guère que vous soyez la propriétaire. Il vaudrait mieux, pour vous et votre sécurité, que vous évitiez de venir sur place et que vous ne changiez rien. » Je porte mon verre de whisky à mes lèvres pour en boire une gorgée. Il arrache moins la gorge que certains, c’est du bon ! « Je ferai ce qu’il faut pour vous informer au maximum des avancées de la mine. Que vous le sachiez, je suis contremaître, mais je ne suis pas le genre à rester assis dans la cabane pour faire les comptes. Je reste mineur et j’aime travailler, donc n’attendez pas de moi que je sois disponible dès que vous le demanderez, ni que je sois apte à faire des entrevues. Comme vous l’avez dit, c’est un métier difficile. » Et puis surtout, ça ne m’intéresse pas. Je sais ce que je dois faire, mais je ne veux pas changer du tout au tout pour qu’elle se doute de quelque chose. Je vais prendre mon temps, mais j’en suis certain, la sylphide deviendra ma femme. « Je m’occupe des ouvriers et de l’affaire comme mon rôle me le permet et vous, vous faites ce que vous faisiez jusque-là. Vous gagnez de l’argent et vous nous payez. » Je lève mon regard vers le sien. « Et si vous êtes intéressée, alors je vous apprendrai à connaître votre mine, Madame Wenscombe. » J’étire un sourire charmeur.

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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 29th Janvier 2017, 18:54


☩ Elastic heart ☩

Mon contremaître, si tenter qu’il le devienne vraiment ou qu’il le reste n’est pas véritablement dans de meilleures dispositions que ce matin. Certes, un peu moins sur ses gardes, mais il n’en reste pas moins qu’il me doit plus de respect que ça normalement. Je ne suis pas de celles qui s’emportent sur ce fait, après tout, je ne sais que trop bien ce qu’on doit endurer lorsqu’on n’a pas d’argent et qu’on doit obéir à une personne plus haute que nous qu’on ne considère pas à notre niveau pour de moult raisons. Je réponds négativement à sa question, non évidemment que je ne veux pas de compte rendu détaillé, mais je l’admets quelques informations une fois par semaine me permettraient de faire le nécessaire. Je suppose qu’il faut que je leur laisse du temps et que cela viendra avec la confiance, car je compte bien leur prouver que je suis une bonne patronne et pas seulement, une personne riche qui les fait travailler sans ce soucier d’eux. J’ai été à leur place, je sais ce qu’ils peuvent ressentir.

Je suis surprise par le reste de ses paroles. Ne pas aller à la mine, vraiment ? Moi, qui souhaitais comme il se doit me présenter à ces hommes, alors, il me le déconseille ? Je l’écoute bien entendu, mais j’irai demander conseil ailleurs pour savoir ce qu’il convient de faire, il est hors de question que je reste ce genre de personnes qui ramassent l'argent sans s’investir. Et puis, je ne veux rien changer, je veux améliorer, que croit-il ? Que je suis venue à Deadwood juste pour réclamer mon argent. Certes, cela a été le déclencheur, mais je suis surtout ici parce que c’est une belle opportunité et que j’y voyais un moyen de…de vivre autre chose dans cette ville de New York. Même si sa dernière phrase, je l’avoue me procure un sourire, je me rends compte que nous allons dans une mauvaise direction. « Monsieur Joad…j’entends vos paroles, mais j’ai la désagréable sensation que vous me voyez juste comme la jeune fille de la ville, riche et sans intérêt véritable pour votre travail. Je veux parler du travail en général, des hommes qui travaillent dans ma mine » Je dépose mon verre, joignant mes mains l’une à l’autre, en m’avançant dans sa direction. « J’ai 23 ans, Monsieur Joad. Je ne me vante pas de saisir l’intégralité de votre tâche, j’ai encore bien des choses à apprendre, mais je sais parce que je l’ai vécu, qu’on n’obtient pas ce qu’on veut par la force, ni l’humiliation et encore moins les armes. Croyez-moi, lorsque je vous dis que cette mine attise mon intérêt et pas seulement parce qu’elle rapporte la moitié de mes revenus mensuels, je suis curieuse de savoir ce que vous y faites, si je peux vous rendre la tâche moins dure. Un employé respecté et auquel on ne demande pas l’impossible est une personne qui vous sera fidèle. C’est cela que je souhaite et j’espère, Monsieur Joad que vous m’aiderez dans cette démarche »

Je tends ma main vers lui, pour sceller notre affaire, après tout, il l’a dit lui-même, il a accepté. « 30 %, cela fera de vous un homme qui ne craindra pas le lendemain » il vient à saisir ma paume et je le gratifie d’un large rictus amical. « Vous ne le regretterez pas. J’ai demandé à M. Fletcher qui travaille à la Gazette de me trouver un homme de loi, afin que je puisse vous garantir vos droits. Une fois le contrat signé, cela vous permettra de toucher ladite somme et fera de vous, en quelque sorte…comment m’a-t-il dit…ah oui…un associé dans notre affaire. Maintenant que nous avons parlé affaires…nous allons passer à table et…s’il vous plait…évitons les conversations trop formelles, à table, il est toujours plus convivial d’aborder des sujets badins » je lui fais un signe pour qu’il retourne au salon et je reviens avec un énorme poulet, une purée de pommes de terre et des légumes. Je dépose une cruche d’eau et du vin. J’appelle ma fille et elle vient en trottinant pour s’installer en face de notre invité. Je prends place à la droite de Monsieur Joad. Tout en saisissant l’assiette de ma fille, je demande à Monsieur Joad, s’il peut couper le poulet.

Une fois tout le monde servi, Moïra prononce les grâces et nous invite à profiter du repas. Je mire cet homme qui malgré une méfiance réciproque me renvoie une bonne impression. J’ai confiance, je ne le devrais peut-être pas. Il m’appelle une nouvelle fois Madame Wenscombe pour me dire que le repas est très bon et je finis par me dire que si je veux un climat de confiance, il faudra faire tomber les barrières. « Appelez-moi, Shannon. Madame…c’est pour les femmes mariées… »

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Message Sujet: Re: Elastic heart - Ft Jonah 29th Janvier 2017, 21:23

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« Monsieur Joad…j’entends vos paroles, mais j’ai la désagréable sensation que vous me voyez juste comme la jeune fille de la ville, riche et sans intérêt véritable pour votre travail. Je veux parler du travail en général, des hommes qui travaillent dans ma mine. » Et ce n’est pas le cas ? Va-t-elle me faire croire que la donzelle porte un véritable intérêt à la mine et à ses travailleurs ? Elle se lance alors dans une explication, souhaitant ainsi me démontrer que je me trompe dans mes pensées et que ce n’est pas l’appât pécuniaire de l’affaire qui l’intéresse, mais bel et bien comment cela fonctionne et ce qu’on y fait. Curieuse, qu’elle prétend. Je n’en suis pas vraiment convaincue, mais je veux bien lui faire croire que le contraire. Après tout, mieux vaut éviter de se la mettre à dos, c’est… la patronne. Rien que cette idée me donne envie de taper du poing sur mes accoudoirs. Une femme au pouvoir, quelle belle connerie. « 30 %, cela fera de vous un homme qui ne craindra pas le lendemain. » J’observe sa main tendue un court instant avant de la saisir, moins brutalement que d’ordinaire, puisque c’est une femme et je scelle ainsi notre accord. « Vous ne le regretterez pas. J’ai demandé à M. Fletcher qui travaille à la Gazette de me trouver un homme de loi, afin que je puisse vous garantir vos droits. […] nous allons passer à table et…s’il vous plait…évitons les conversations trop formelles, à table, il est toujours plus convivial d’aborder des sujets badins. » Quel est l’intérêt de son invitation, si une fois à table, elle souhaite évoquer d’autres sujets ? Cette femme est un véritable mystère et ses pratiques sont… déplaisantes. Mais, je ne suis pas chez moi et je ne suis qu’un hôte ici, en plus de son contremaître. Je me plie donc à ses exigences. Je fais un mouvement de tête bref avant de me lever pour aller à table. Elle revient avec les plats qui envahissent la pièce avec une odeur alléchante, me donnant faim. La gamine vient s’installer en face de moi puis la sylphide me demande de couper le poulet. Je me lève, prenant les couverts pour le faire avec dextérité. Je n’en suis pas à ma première découpe de la volaille, même si Zachary le fait beaucoup mieux que moi.

Je retourne à ma place, baissant les yeux sur mon assiette avant de la redresser quand la petite commence avec les grâces. Je ne suis pas un pratiquant, mais je fais comme si et j’attends avant de commencer à manger. Après ma première bouchée, je complimente la dame de la maison avec politesse. « Appelez-moi, Shannon. Madame…c’est pour les femmes mariées… » J’étire un sourire, hochant de la tête avant d’ajouter : « Dans ce cas, vous pouvez m’appeler Jonah. » La petite redresse la tête pour prononcer son prénom et je lui fais un clin d’œil. Elle rougit légèrement avant de prendre une cuillère de purée. Je questionne Shannon sur la ville d’où elle vient, sur son voyage jusqu’ici, si l’installation se passe bien. Des sujets badins, comme elle le souhaitait, mais ça ne me ressemble absolument pas. Je ne viens pas du même monde, je ne suis qu’un garçon de ferme. À la fin du repas, elle me propose un verre près du feu que je ne refuse pas, histoire de ne pas partir comme un voleur avec le ventre rempli. Je m’installe sur le fauteuil, acceptant volontiers le cigare qu’elle me propose dans une belle boîte. « Merci pour ce repas, Shannon. » Je ne sais quoi ajouter d’autre, je ne suis pas un beau – ni un bon – parleur en général. Nos soirées avec Zachary sont souvent accompagnées par le silence.

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