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 Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris)

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 23rd Janvier 2017, 13:43


Un dimanche de messe comme les autres … ou presque
Penny & Chris


Nous sommes dimanche et comme chaque dimanche, père et moi allons à la messe pour nous recueillir mais aussi prier Dieu. Disons que nous avons gardé cette pratique un peu en souvenir de mère, du moins, pour ma part. Je serais bien restée chez moi je dois vous l’avouer, mais il faut dire que dans cette ville, presque tout le monde va à la messe, même les plus dangereux cowboys y vont. Portant ma robe bleue et coiffée d’une tresse, je suis mon père vers l’église. Nous nous retrouvons donc auprès de nos patients, collègues et autres individus nous demandant quelques conseils avant de nous diriger dans ladite église, l’unique de la ville. Le pasteur apparait et je dois bien avouer qu’il est réellement séduisant. Cachée parmi la foule, je garde en moi, de précieuses pensées que personne n’aimerait certainement entendre. Des pensées pas réellement chaste, enfin … bon, une romance comme dans les livres d’une jeune donzelle s’enfuyant à dos d’un cheval avec ce beau pasteur pour vivre une belle histoire d’amour … blaaaablaaaablaaaa. Un sourire en coin amusé et moqueur pour ma personne trouble père, je secoue la tête et rougit, personne n’a besoin de savoir ce que je pense où ce à quoi je rêve.

Une fois la messe terminée, nous nous dirigeons vers la sortie avec lenteur, car beaucoup de personnes nous retiennent pour d’autres questions. Alors que père sort accompagné d’un futur patient qui semblait malade, je me dirige doucement mais sûrement vers le pasteur. Père n’a pas besoin de moi Vous avez fait une belle messe aujourd’hui … mon Père lui dis-je avec un petit sourire timide et avec beaucoup de respect. Ça me fait assez bizarre de l’appeler ainsi, il est assez jeune pour s’être engagé sur le chemin de la sainteté, mais peut-être est-ce son choix. Le pasteur nous avait accueilli chaleureusement à notre arrivée, je m’étais même confiée à lui en larme sur la mort de mon frère. Et je dois vous avouer que lui confier mes pêchers envers sa personne, je n’ai pas sincèrement envie de les lui confier. Bien que ce ne soit pas réellement des pêchers. Ce genre de petites pensées n’ont rien à voir avec la luxure ! Du moins, je l’espère ! Si l’amour est égal à la luxure, je trouverais cela fort bien étrange et idiot

Avez-vous passé une bonne semaine ? lui demande je alors que nous descendions les marches de l’église. Je me retourne vers lui, les bras tendus et croisés devant moi, je le regarde avec douceur et gentillesse, tandis que les dernières personnes s’en allèrent de l’église, après avoir remercié le père pour la messe du dimanche
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 25th Janvier 2017, 02:38

Un dimanche comme les autres… ou presque

Énième dimanche, énième fois où l’église, plénière de ses fidèles et de ceux qui n’abandonnent jamais Dieu, quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne. Une réalité qui sert très bien le sermon que je leur donne, soit les paroles de Jésus Christ telles qu’amenées par Mathieu 27, verset 46. Le moment où Jésus demanda à Dieu pourquoi il l’avait abandonné à son sort, sur la croix, au supplice de la mort charnelle inévitable. Une brèche dans sa foi inébranlable qu’il me fallait absolument colmater dans les esprits des plus fragiles ce matin. Un sermon qui, tout compte fait, et avec un déconcertant aveu, m’a servi plus qu’autrement. Et c’est ainsi depuis bien des dimanches : les sermons, toujours louangés par les habitants qui ne cessent de me remercier, sont avant tout orientés vers ma propre âme dans l’espoir d’y guérir mes maux. Mes bras gesticulent, je vais de gauche à droite, je maintiens l’éveil des fidèles qui s’abreuvent de mes paroles. Et comme tous les dimanches, je louange un message dont certains détails titillent ma propre Foi, celle que je me suis construite en parallèle de celle que je me dois de montrer à ceux qui se refusent encore de croire que je ne suis qu’un vulgaire personnage aux vices irréparables. Telles les fondations de cette église, solides, qui finiront tôt ou tard par s’émietter et ne plus être qu’une poussière suffocante des vestiges du passé. Autant ils s’abreuvent de mes paroles que je m’abreuve de leur présence, chose indispensable à la mission que je mène depuis déjà ma toute petite jeunesse, et fort bien, chose qui remet en question sans répit mes craintes et mes doutes sur mon avenir. À la fin du sermon, je l’observe une dernière fois, puis récite la prière du départ. Cette jeune et très jolie demoiselle, qui chaque dimanche, fait acte de présence en compagnie de son brave père. Cette jeune et jolie demoiselle que je ne cesse de regarder, et pour ne rien vous cacher, que je ne cesse de penser. Une jeune femme à la robe bleue comme la magnificence des océans, les cheveux tressés comme la discipline de mes valeurs qui manque à mon quotidien. Je n’ose jamais lui parler. Quelle indécence cela serait!

Le sermon touche à sa fin, la prière est récitée et mes vœux pour la semaine à venir sont énumérés. J’accompagne les fidèles hebdomadaires jusqu’à la sortie de l’église, ne manquant pas de remercier tous ceux dont le sermon fut une véritable bénédiction en ces temps troublés. Les éternelles jeunes filles d’à peine treize ou quatorze ans qui rêvent de faire leur vie avec le prêtre qu’elles s’imaginent que je suis et les grands gaillards qui, me serrant la pince comme de vrais hommes, n’avoueront jamais qu’ils se noient dans les paroles d’un autre homme. Qu’il soit un représentant de Dieu ou non. Mon œil gauche s’oriente instinctivement vers la jolie brune comme chaque dimanche où elle quitte bras dessus bras dessous avec son père, mais cette fois-ci, les faits en sont tout autrement et le scénario habituellement approuvé est disgracié. Timidement, elle s’approche de moi, comme elle n’avait jamais osé le faire jusqu’ici — remarquez que moi non plus, et me félicite pour la messe de ce jourd’hui. Une gêne rougeâtre s’installe automatiquement sur les pommettes, reflet de nombreux mois à rêver échanger mots avec cette jeune demoiselle toujours sans homme pour l’accompagner sur le chemin de la vie. Il y avait bien quelques fois où nos voix avaient trouvées écho l’une pour l’autre, mais jamais en dehors du confessionnal.

«Je… Merci…», dis-je, timidement, étant incapable de former une phrase de plus d’un mot

Je me rappelle bien de cette jeune demoiselle pour qui j’ai eu une attirance le premier jour de son arrivée à Deadwood. Elle s’était confiée, assurément dans l’incertitude, sur la mort de son frère, mais freinait ses envies de se confier davantage. Peut-être, qui sait, parce que la vie ne m’avait pas encore offert quelques décennies de plus au compteur. Je viens pour tourner les talons et retourner me cacher derrière l’Autel, mais sa question suivante me glace le sang des veines. La peur s’empare de mon corps. Pas une peur comparable à celle que me créer Al, le propriétaire du Gem, non. Une peur délicieuse, mais troublante à la fois.

«Si j’ai… je... oui… je… La semaine fut bonne pour l’Église, oui. Et… vous…? L’amour… Je veux dire, la semaine, oui, la semaine. Votre semaine était-elle… empreinte d’amour et de gaité?»

Je l’ai échappé belle, j’ose le croire, peut-être même le prétendre, pleurant la suite des évènements si la sueur devait se mettre de la partie sur mon front comme elle sait si bien le faire lorsque la nervosité s’empare de mon corps. Et de mon âme. Et peut-être, ne comptez pas sur moi pour l’admettre, mon cœur.
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 29th Janvier 2017, 02:20


Un dimanche de messe comme les autres … ou presque
Penny & Chris


Je suis arrivée en ville en train il y a 6 mois auparavant et papa et moi avons été accueillis par le pasteur Vargas. Dès le premier regard, je peux vous dire que ... j'ai vraiment craqué pour lui. Grand, brun, ténébreux et pasteur qui plus est. Je garde donc secrètement ce petit ... oui on peut le dire ce petit secret. Plusieurs fois, je voulais lui parler, mais je n'y arrivais pas et ce n'est pas ce genre de choses qui se confie à son père bien au contraire. Mon père serait capable de m'enfer dans une pièce à triple tour avec 36 gardes autour de la pièce et la maison ! Bon, c'est exagéré je suis bien d'accord, mais j'ai un père extrêmement protecteur, je dois bien l'avouer. Pas que cela me dérange, mais il lui arrive d'être maladroit et parfois étouffant.

Aujourd'hui, je décide de me lancer. Les fidèles s'en vont, mon père me laisse ma journée et part avec quelques clients pour discuter certainement de choses et d'autres. Je m'avance vers lui tandis qu'un homme le remercie et le félicite pour la messe. L'homme me remercie et me souris, je fais de même et rougis, hochant la tête. Un silence gênant se place entre nous, je ne sais pas trop comment percer le silence. Je me souviens m'être confiée sur la mort de mon frère et avoir pleuré dans le parloir, ça m'avait fait du bien et je ne me souviens pas l'avoir remercié, j'aimerais donc profiter pour le faire. Alors qu'il s'apprête à partir, je lui demande s'il a passé une bonne semaine. Il s'arrête net et semble chercher ses mots. je fronce les sourcils sans trop comprendre pourquoi il le fait. Il bégaie, cherche les mots, est il mal à l'aise seul à seul avec un fidèle ? Ou une femme ? Ou ... je ne sais pas trop. Je lui souris, doucement Amour et gaieté ... pas spécifiquement, surtout de sang, de blessures à recoudre, d'infections à éviter et de jambes à amputer ... enfin, nous avons éviter, avec mon père, d'amputer une jambe dis je en me rattrapant. Bien que le patient, qui fut fort désagréable, aurait mérité que je lui coupe sa jambe, j'étais sincèrement à deux doigts de le faire avec une hache et je l'aurais avec plaisir ! Père m'avait sermonné. Je regarde le prête et me mords les lèvres le coeur battant.

Je suis une personne franche et je n'aime pas trop garder les choses pour moi, si j'ai besoin de dire à quelqu'un qu'elle ... enfin, il me plait, je le fais. Bien que se soit parfois compliqué, je préfère dire quand quelqu'un m’insupporte c'est moins compliqué ... sauf de dire à des amis que je les apprécie mais dans le cas du pasteur ... c'est compliqué. C'est alors qu'une idée me traversa l'esprit Serait-il possible que je confesse mes pêchés en ce dimanche ? J'aimerais ... finir cette semaine le coeur léger demande je. Nous finissons par entrer ensemble dans le confessionnal.

Je me triture les doigts, je dois commencer par quelque chose, alors, je cherche et je pense avoir trouver une alternative Tout à l'heure, je vous ai parlé d'une amputation qui a failli se faire. J'étais ... très en colère à ce moment-là. Le patient était incontrôlable, il ne voulait pas que je le soigne, pourtant mon père lui a assuré que j'étais qualifiée ! J'ai attrapé une hache pour le menacer de m'écouter. Je vous avoue que ... j'aurais bien aimé la lui couper nette sa jambe, j'étais à deux doigts de le faire, la colère à aveugler ma raison. Mais elle a tout de même eu le dessus. Le patient était terrorisé, mais il m'a écouté. Je m'arrête. Bravo Penny, pour lancer une conversation et dire ce que tu penses, tu y vas sincèrement fort ! Quelle idiote je suis ...

Je déglutie En réalité, je ne suis pas venue que pour confesser le pêcher de la colère mais d'autre chose mon regard se lève vers le visage du Père Christopher. Bon sang que je suis gênée de l'appeler Père Christopher. Je déglutie Depuis mon arrivée, un homme hante mes pensées et ... mon coeur bat à cent à l'heure, je me sens stupide Je ne sais pas si ... l'Eglise ou Dieu permet ... qu'une fidèle soit ... éprise ... d'un homme de foi ... tel que ... vous ça y est. J'ai lancé ma bombe.

Je panique, mon coeur bat à tout rompre, j'évite le regard de l'homme et regarde la porte. Fuir. Oui, je dois fuir. Je dois partir dis je en me levant subitement, je sors, manque de tomber, mais me rattrape et commence à me diriger vers la sortie. Bon sang Penny qu'elle idiote tu fais ? D'ordinaire, tu ne fuis pas !! Mais d'ordinaire tu ne tombes pas amoureuse d'un Pasteur !!
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 1st Février 2017, 06:03

Un dimanche comme les autres… ou presque

Sa douce voix, sa prononciation distincte, choses qui s’ajoutent aux dizaines qui me font craquer chez elle. Sa démarche, sa timidité, son silence. Une jeune femme toujours pas mariée -laissez-moi m’en étonner, toujours derrière son père. Un homme comme moi ne peut aspirer à vivre une histoire telle que je l’imagine avec elle. Ne nous leurrons pas dans les utopies des plus séniles de notre monde. Un homme alcoolique qui boit pour oublier ce qu’il a oublié, à la foi qui titube comme ceux qui sortent du saloon à une heure du matin... Comment un père pourrait lui offrir la bénédiction de fréquenter sa fille? Quel père digne de ce nom trouverait bon parti un homme tel que moi? Un homme qui collectionne les péchés comme Al Swearengen collectionne les soulards. Je suis un homme de Dieu dont Dieu renierait sans doute mon existence si l’on lui en donnait la chance. Il est là, le terrible constat de mon échec. Il est là, le terrible destin qui m’est réservé. Christopher Vargas, l’homme de Dieu. Celui qui baisait une prostituée tous les jours en Alabama et qui chaque deux semaines, la laissaient aux mauvais soins de bandits qui la tuaient pour m’en ramener une plus fraîche. Un privilège acquis en échange de bons et loyaux services. Cacher des criminels dans mon église pour satisfaire mes besoins d’hommes. Voilà qui je suis réellement. Bien sûr, je n’ai pas touché à aucune femme depuis mon arrivée à Deadwood, mais ma réputation saura-t-elle parvenir jusqu’au seuil de la ville? Qu’adviendrait-il de mon histoire hypothétique si cela se savait? Je finirai seul. Seul comme tous ceux qui ont abandonné la vie pour servir Dieu. Pour servir une entité en qui je place trop de doute. Et de lourds questionnements.

J’esquisse un sourire lorsqu’elle me raconte comment s’est déroulée sa semaine, ne sachant pas si je dois y déceler une once de sarcasme ou si elle est sérieuse. Je ne doute clairement pas de son emploi du temps chargé à aider son père, célèbre médecin de Deadwood, mais souligne à mon inconscient sa touche particulière pour détruire toute image d’amour et de gaité. Ça a tout de même le mérite d’être sincère. Froid, mais sincère, franc. Je regarde les derniers fidèles quitter le devant de l’église, en salue quelques-uns, notamment le père de la jeune Penelope qui, accompagné, se dirige vers je-ne-sais-où, mais tourne à nouveau mon regard sur la jolie demoiselle. À sa question, je n’hésite pas une seconde, bien que je sois un peu fébrile à l’idée.

«Bien sûr, après vous», lui dis-je en déplaçant mon bras droit en direction des portes de l’église.

Je la suis, puis après qu’elle soit entrée dans le confessionnal, j’y entre à mon tour. Une toute petite boite munie d’un rideau noir. Habituellement, je ferme le rideau entre le confessé et moi, histoire qu’il puisse bénéficier d’une sorte d’intimité dans ses confessions, mais si intrigué par la beauté de son visage, je l’oubli et le laisse ouvert. Petite tête que je suis. Ça m’arrive, parfois. J’écoute ses propos, j’avale ses paroles, je me noie de son éloquence. Elle me parle de la colère ressentie face à l’homme incontrôlable qui allait peut-être devoir se faire amputer, chose que je comprends totalement. Face à la colère, je demande généralement deux chapelets si celle-ci n’est pas accompagnée d’autres écarts. La colère aveugle toujours la raison, et lorsque la raison est voilée, nul ne peut suivre les commandements du Seigneur Jésus Christ. Si ma foi vacille, mon respect pour Jésus est, lui, sans faille. Et lorsqu’on ne suit pas les commandements de Dieu, il arrive parfois, comme ça, consciemment ou non, qu’o menace un homme à la hache. Je ne dis mot, préférant la garder sur la lancée lorsqu’elle m’avoue ne pas être venue pour se confesser à propos de sa colère. J’arque les sourcils.

«Ne laissez pas votre colère de cette semaine altérer vos pensées et vos inquiétudes. Vous pouvez avoir confiance en moi», lui dis-je, faible sourire en coin.

Puis mon regard se pose sur elle, outrepassant largement les permissions qui me sont octroyées par l’Église dans un confessionnal, oubliant toute bonne manière et tout respect à son intimité et sa liberté de se confesser librement. Obnubilé par sa beauté, par ses yeux. Et je suis vite surpris, pris de court. Mon monde bascule, la vie me gifle la gueule trois fois. Peut-être même quatre. Sûrement avec une bite. Parce que ça pince. Et ça pue l’idiotie. Ça pue une réalité qui pourrait être mienne. Ça pue la concrétisation de l’un de mes rêves : ne pas vivre un intérêt à sens unique. Elle se lève aussi vite que la nuit tombe, quitte le confessionnal et se dirige vers la sortie. Je me ressaisis, me lève et me précipite vers les portes.

«Mademoiselle Hale!», dis-je en criant, sans être agressif. Je me rapproche des portes, les fermant derrière moi. Derrière nous. «Je… Je suis désolé.»

Je m’approche d’elle, plaçant mes mains de chaque côté de son visage, venant caresser ses joues douces comme l’automne. Je ferme les yeux, advienne que pourra, jamais son regard ne s’effacera de ma mémoire, puis sans réfléchir, l’embrasse, entremêlant nos lèvres, fusionnant l’espace d’un instant notre fébrilité commune. J’ouvre les yeux, les siens sont fermés. À cet instant précis, je n’échangerais ce moment pour rien au monde. Putain, pardonne-moi Seigneur, mais au diable le whisky.
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 1st Février 2017, 09:36


Un dimanche de messe comme les autres … ou presque
Penny & Chris


Alors que Père s'en va, me laissant tout le loisir de profiter de ce dimanche, je décide de rester et d'affronter mes démons, du moins des démons qui peuvent être affronter se résumant en deux mots : la peur et la timidité. M'avançant vers l'homme aux cheveux brun et coiffés de manière assez maladroite, voire pas du tout, ce que j'aime par dessus tout. Sa barbe et sa moustache sont forts garnies, comme s'il ne souhaitait pas les tondre, ce que j'aime aussi puisque cela lui donne un air effroyablement séduisant et viril. Je puis vous assurer que je remercie le Ciel de ne ps permettre à ce que Christopher puisse s’immiscer dans mes pensées, il y trouverait de vives images en son intention, des désirs et des envies inavoués. Me tenant face à lui, léger sourire par rapport à certains jours de la semaine passée m'ayant donné du fil à retordre, je souhaite me confesser. Il me regarde, me sourit et m'invite à revenir dans l'Eglise. Personne ne fait attention à nous, pour les habitants de Deadwood, c'état normal d'aller se confesser après une messe, c'était normal de faire ce que je demande, du moins, pas la demande. Je monte les escaliers, m'engouffre dans l'église, j'ai l'impression de me faire juger par cette sainte maison. Je me dirige vers le confessionnal pour m'y installer. Le révérend entre, je déglutie, la fenêtre n'était pas fermée, j'y prête attention, mais je ne dis rien.

Je finis par introduire mes pensées par cette journée qui m'a le plus particulièrement énervée, seule journée où je suis sortie de mes gonds. Super introduction n'est-ce pas ? Avouer que j'ai failli couper une jambe par pure colère. Un silence se passe entre nous, je me sens idiote, je venais d'introduire un sujet qui n'avait rien à voir avec quelque chose d'assez effrayant et donc me faire passer pour une folle furieuse. Bravo. J'ai l'impression d'être là à dire "j'ai voulu couper une jambe mais à part ça tu hantes mes pensées, logique n'est-ce pas ?" ... oh s'il n'y a pas d'amour, se serait "logique" de penser à lui pour lui couper une jambe, sauf que non, je ne pense pas à lui pour lui couper quoi que ce soit ! C'est assez écœurant rien que d'y penser ...

Je chasse ces idées parasites de mes pensées avant de finir par rouvrir ma bouche et avouer toute autre chose. Je triture mes mains, mon cœur tremble, je me sens tellement stupide, tellement nulle. Je n'ai jamais l'habitude de ce genre de choses, à vrai dire, à part assister mon père, lire, jouer du violon, faire à manger ou acheter le strict nécessaire à la maison, je n'ai pas spécialement d'expérience avec les gens. Surtout les hommes. Je suis quelqu'un d'honnête et de franche, parfois, les mots dépassent la pensée, je sais que je suis maladroite, mais là, je me sens encore plus idiote que je ne le suis. Je regarde l'homme, qui me regarde avec surprise. Je fuis ce regard, observe cette petite porte avant de m'enfuir, je dois partir, je dois fuir dans un trou de souris ou me coucher et rester dans mon lit jusqu'à ce que l'on m'oublie.

Or, quelque chose arriva. Le cœur battant, j'aperçois Christopher me dépasser, alors qu'il venait de m’interpeller. Je m'arrête subitement, fronçant les sourcils, le cœur battant. Mes yeux s'écarquillent lorsqu'il ferme les portes, la peur me prend au corps, je sus immobile, que se passe-t-il ? Les pensées sont trop rapides. Va-t-il me punir ? Non allons, il n'y a pas ce genre de cas dans cette église ! J'espère ! Je tremble tandis qu'il s'approche de moi. Il s'excuse, je secoue la tête Que ... ? commence je sans réellement finir ma phrase. Il avance doucement ses mains vers moi, j'essaie de faire un pas en arrière, mais je n'y arrive pas. Il les pose doucement sur mon visage et se penche pour m'embrasser. D'abord surprise, je sens mon cœur exploser dans ma poitrine, mon corps fondre sous ce baiser si doux et en même temps puissant. Je ferme doucement les yeux, me laissant guider par ses lèvres sur les miennes. Pendant plusieurs et longues, nous sommes là à nous embrasser. Doucement, je rompt le baiser,  je ne sais plus quoi dire ni quoi penser, je tremble de tout mon long, m'enfuie dans son regard si doux avant de dégager avec douceur ses mains de mon visage pour m'approcher vers lui et l'embrasser une nouvelle fois avec fièvre, mon corps contre le sien
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 3rd Février 2017, 04:39

Un dimanche comme les autres… ou presque

Le jour s’est arrêté, la vie s’est mise sur pause, plus rien ne vaut que ce moment où, pour la première fois de ma vie, j’entrevois une infime porte de sortie. La sortie de mes malheurs, de mes maux, de mes péchés. La sortie qui met définitivement un terme à trente-cinq ans d’actions indignes de la jeune Penelope Hale. Derrière les portes closes de l’église de Deadwood, hommes et femmes ne bougent plus, ne parlent plus. Figés dans le temps à contre-courant des battements de mon cœur, des frissons qui parcourent mon corps comme ils ne l’avaient jamais fait jusqu’ici. Mes lèvres contre les siennes, mon abandon contre le sien, plus rien ne compte, plus rien n’existe. Les vents se sont arrêtés, les rivières se sont freinées brusquement, la Terre ne tourne plus. Au loin au travers des fenêtres de l’église, les rayons du soleil qui, réchauffant la bâtisse, rivalisent en vain avec la chaleur d’une fusion passionnelle. Une passion palpable, bien présente, imagée en deux êtres qui, face à leur Père respectif, doivent se cacher pour enfin se libérer de leurs désirs enfouis au plus profond de leur cœur. Les minutes passent, le monde toujours en arrêt complet, la passion toujours dans un tourbillon d’un renforcement certain. Son corps tremble à l’unisson avec le mien, nos lèvres toujours dans cette douce danse enivrante.

Délicatement, ses lèvres quittent les miennes, et peu à peu, dehors, derrière les portes, la vie reprend. Les rivières poursuivent leur chemin, la Terre se remet en marche, les oiseaux poursuivent leur chant. Mes yeux s’ouvrent, croisent les siens, ne veulent plus les quitter. Nous nous regardons l’un et l’autre, délicieux combat de celui qui flanchera en premier, qui rompra une communication silencieuse parfaite, un moment inoubliable. Mes mains toujours sur ses joues, délicates et douces comme l’amour vif, ses mains qui rejoignent les miennes. D’une prudence, elle retire mes mains, ne rompant jamais le contact du regard, puis elle flanche. Elle ferme les yeux. S’approche de mon corps, littéralement. Je ferme mes yeux, entrant à nouveau dans la danse, mettant une fois de plus l’univers dans un arrêt forcé. Laissez-nous vivre notre moment, vous poursuivrez le vôtre par la suite. Nos corps collés, mes mains qui se glissent derrière son dos, plus de prise, nous permettant d’être collés au point de ne pouvoir en faire glisser une feuille de papier entre nous. Je sens toute la chair de son corps, je ressens tous les frissons qui valsent au rythme des miens. La vie s’est arrêtée, mais l’amour est bien en marche. Un baiser comme l’on en voit que très rarement. Le genre de baiser que peu peuvent offrir, peu peuvent recevoir. Nos lèvres se séparent, nos regards viennent se croiser à nouveau. La vie reprend, ses maux s’installent peu à peu dans mes esprits, les remords bien présents. Que penseront les autres d’une telle situation? Qu’arrivera-t-il, désormais? Comment recevrais-je son paternel lors de la prochaine messe? Ce peut-il que ces deux baisers, aussi merveilleux soient-ils, ne soient que les deux seuls échangés entre deux corps qui refusent de se quitter, entre deux âmes qui refusent d’abandonner? Christopher Vargas est-il un homme assez bien pur Penelope Hale? Bien sûr que non, quelle question. Ces deux baisers seront-ils gâchés par la découverte des nombreux péchés de l’homme de Dieu que je me devais d’être? Que je me dois d’être? S’il doit en être ainsi, alors qu’un dernier baiser scelle à jamais mes sentiments pour cette jeune femme.

Mes mains quittent son dos, viennent se déposer sur sa taille. Mes lèvres qui souhaitent repartir le rythme, entrer dans la danse. Je tourne délicatement son corps afin qu’elle soit dos aux portes de l’église, et doucement, recule son corps contre les portes. Mes pas suivent, mes lèvres viennent à nouveau se coller aux siennes, la valse reprend. J’ignore si le monde a cessé de tourner au-delà des murs de l’église, et à vrai dire, je n’en ai que faire. Nos langues se heurtent, malhabiles puis gagnant en confiance, en manière. Ce n’est guère ma première fois, et je crains le moment où je devrai lui avouer toutes ces choses. Jeune pucelle à la fine pureté. Je la ferai fuir, je m’arracherai le cœur, puis le sien peut-être. Je ne peux être l’homme de quelqu'un. Je ne peux être que celui qui prêche ce qu’il ne fait pas lui-même. Nos lèvres se décollent, et enfin, j’ose prononcer mot depuis notre démonstration peu chrétienne.

«Nous ne devrions pas, vous ne devriez pas», dis-je en chuchotant. «Vous méritez un homme bon, un homme qui suivra sa route sans faiblir». Je baisse la tête, les remords ayant désormais raison de mon âme. «Pardonnez-moi, je ne veux point vous blesser avec qui je suis, avec qui j'étais, comprenez-le.»
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 4th Février 2017, 19:45


Un dimanche de messe comme les autres … ou presque
Penny & Chris


Les portes de l’église se sont fermées devant mes yeux, la peur me prit le cœur. Il bat vite le fourbe. Mon corps refuse de fuir, j’essaie de parler, mais un « que » fut le seul à sortir d’entre mes lèvres. Je sens ses mains sur mon visage, ses yeux plongés dans les miens, son visage qui s’approche, ses lèvres qui épousent mes lèvres et … un baiser des plus parfaits. Ma tête tourne, mon corps est en ébullition, mon cœur bat la chamade, tandis que des papillons s’inventent dans mon ventre. Je tremble doucement, les mains légèrement levées, sans trop savoir ce qu’elles doivent faire. Je ne pense à plus rien, bien que j’aimerais être contre lui.

Je romps le baiser que pour quelques instants, plongeant mon regard dans le sien, ne sachant trop quoi faire ni trop quoi dire. Je finis par franchir la limite de la bienséance, enlevant ses mains avec douceur de mes joues pour l’embrasser de mon propre chef. Mes yeux se ferment et je me laisse aller dans cette danse qu’offre mon cœur à mon corps tout entier. Mes tempes tapent, ma tête tourne, mon cœur s’affole. Je sens des choses que jamais je n’aurais su soupçonner ressentir, mon corps tout entier tremble d’un amour qu’il n’a jamais ressenti encore auparavant. Proche de lui, très proche, je sens que ses baisers sont plus expressifs. Je le laisse mener la danse, ne sachant trop quoi faire, hormis entourer son cou de mes bras. Ce baiser à la fois tendre et à la fois plus audacieux se rompt. Nos regards se croisent encore, tandis que je reprends doucement mes esprits et mon souffle, ne bougeant pas, je reste contre lui, plongeant mes yeux dans les siens, il semble inquiet. Oh diantre ! Père ! Non. Je dois cacher tout cela. Bien que je ne soupçonne pas père de vouloir chasser Christopher de mon cœur à coup de fourche ! Non, Christopher est un homme de foi, cela ne se peut qu’un homme d’une telle prestance comme la sienne puisse blesser une jeune femme comme moi. Aucun de nous ne dit quoi que ce soit, nos regards se perdent dans l’autre sans trouver la forcer ni l’envie de s’en détacher.

Ses lèvres se posent sur les miennes avec plus d’audace cette fois-ci, plus sauvage. Je suis surprise, agréablement surprise. Ses mains descendent doucement derrière mon dos, j’en frissonne d’aise, soupirant entre deux baisers. Il fait avancer mon corps pour me coller, toujours avec tant de douceur, l’un contre l’autre. Il me dirige vers la porte fermée de l’église, qui n’est qu’à quelques pas, pour me coller à elle cette fois-ci. Mes mains se détachent, prennent son visage et le caresse avec envie. Il se décolle de mes lèvres, tandis que mes lèvres n’étaient pas prêtes cette fois ci à cette rupture. J’ouvre mes yeux hagards et le regarde. Je mis quelques instants avant de comprendre ce qu’il me dit. Je le regarde avec incompréhension et sens mon cœur réagir fortement. Une forme de colère s’empare de mon être, je secoue la tête et fronce les sourcils d’incompréhensions.

Mon … Christopher je ne comprends pas ayant failli dire « Mon Père », j’ai fermé les yeux pour les rouvrir et me permettre une familiarité. Un sourire en coin ce forme, il n’est pas joyeux, il accentue mon état. Il reprend la parole. Je suis sous le choc, haussant les sourcils, je perds ce sourire en coin. Vexée je marmonne Pardonnez-moi Seigneur, car je vais pêcher dis-je avant de … tout simplement lui coller une gifle mémorable en pleine joue Goujat ! Vous devriez avoir honte de parler en énigme devant une jeune éprise d’un révérend. Je ne comprends rien à votre charabia … vous ne vouliez pas me blesser, vous venez de le faire vexée et blessée, mes yeux s’embuent, par orgueil, je me retourne et tente d’ouvrir la porte pour m’enfuir une bonne fois pour toute
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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris) 20th Février 2017, 03:20

Un dimanche comme les autres… ou presque

Mes mots résonnent comme une connerie sans fond, je réalise que mes talents d’orateur sont loin derrière moi lorsqu’il s’agit du cœur. Tant de dimanches à observer la jeune demoiselle aux côtés de son père, tant de dimanches à espérer coller mes lèvres aux siennes. Une jeune femme aussi belle, aussi délicieuse qu’elle. Pas mariée, pas casée et sans doute pas promise. Un inatteignable désir qui, l’espace d’une confession d’à peine quarante secondes, se concrétise et me fait perdre tous mes sens. Le cœur palpite, mon sang a cessé de circuler, je ne sais plus où donner de la tête et surtout, j’aimerais avoir le pouvoir de revenir en arrière, mais voilà, le mal est fait. Et j’ose croire que mon honnêteté sera récompensée par Dieu au-delà du péché auquel je viens de me soumettre bien malgré moi, mais bien heureusement, je l’admets. J’ose croire que ma franchise envers la jeune Pénélope saura la protéger de l’homme que je fus jadis et qui n’est jamais bien loin. J’ose croire que son cœur ne souffrira pas longtemps aujourd’hui face à la déchirure qu’il aurait eue le jour où elle aurait appris quel homme véritable j’étais. Et que je suis encore. Un homme anciennement abonné aux plaisirs de la chair qui désormais ne peut s’empêcher de s’abreuver d’alcool pour survivre. Un homme avec trop de vices pour une aussi jeune femme. Pour une perle aussi pure.

Sa colère est palpable et me blesse davantage que neuf balles de revolver qui transpercent mon corps et qui vont se loger sur les larmes du Christ. Des larmes dont je suis l’instigateur depuis déjà trop longtemps. Ma faiblesse, voilà que je la puise désormais dans l’immensité du vide qui m’habite. Je ne peux lui en vouloir, je ne peux lui demander pardon. Tant pour ma vie passée et actuelle que pour l’affront que je viens de lui faire. L’homme qui profite de sa naïveté, qui l’embrasse, qui s’embrase de sa douceur… puis qui y met un terme. Pour la protection de nos âmes respectives. Pour la protéger de l’enfer. Comment une aussi douce demoiselle pourrait-elle aimer en toute connaissance de cause un ressortissant de l’Enfer? Sa gifle me surprend, la douleur est vive, mais je ne peux que fermer les yeux, baisser la tête, laisser la honte s’emparer du peu d’estime qu’il me reste.

«Vous m’en voyez navré. Sincèrement», lui dis-je, sans plus.

Il n’y a rien de plus mortel que de laisser l’être aimé quitter la barque d’un futur commun, mais elle saura, j’en suis certain, en comprendre ces susceptibilités dans un avenir lui appartenant. Alors qu’elle ouvre les portes de l’église et se glisse à l’extérieur, je viens les fermer derrière elle. Me tournant dos aux portes, me laissant glisser sur le sol tel un corps mort. Un corps mort pour une âme charcutée.

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Message Sujet: Re: Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris)

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Un dimanche de messe comme les autres … ou presque (Chris)

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