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 Don't bless me father for I have sinned

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Don't bless me father for I have sinned 17th Janvier 2017, 17:22


Don't bless me father for I have sinned

Christopher & Emilia


Une soirée à boire, une soirée de perdue, quelle mère exemplaire faisait elle…Puisque son père n’était pas là, Daniel était gardé par une nourrice ce soir, le temps qu’elle puisse avoir un peu l’occasion de se détendre avec un verre de whisky. La journée avait été longue et usante, mais elle venait de commettre quelque chose d’impardonnable bien qu’il n’y avait pas d’autres choix qui s’étaient exposés à elle. Le ciel se parait de ses draps nocturnes, la Lune prenait des teintes rouges ce soir là ; quelqu’un allait mourir. Le regard trainant sur l’horloge de la taverne, Emilia savait qu’il ne restait plus que cinq minutes avant que, à quelques kilomètres de là, quelqu’un qu’elle avait connu allait périr par un coup de fusil. Cet homme, il avait tendu la main à son père quand ils en avaient besoin il y a de cela quelques longues années auparavant. Pourquoi donc le faire exécuter ? Cela n’avait rien de très personnel, mais elle avait aussi appris que cet homme avait volé une belle somme d’argent à leur famille au moment où ils avaient perdu leur maison. Actes de traitrise et hypocrisie, parfois les gens hors de Deadwood sont bien plus malfrats que les habitants de Deadwood. Et de là l’on se demande qui sont les véritables monstres dans ce monde ? Quel visage a réellement le malin ?

Si de base il n’était pas dans les principes d’Emilia de tuer pour avoir ce qu’elle voulait, plus elle le faisait plus elle en ressentait un plaisir malsain, mais là, il s’agissait bel et bien de vengeance. La colère avait envahie Emilia autant que la lassitude pâlissait son visage depuis que ses mercenaires étaient partis. Une dernière gorgée d’alcool avalée, l’horloge sonna huit heures du soir et il était désormais mort. D’ici le lendemain, une charrette remplie de biens allait se pointer devant sa maison, tout ceci serait à elle, et à elle seule. Emilia reposa son verre sur le bois vernis du bar, un frisson traversa son dos et elle demanda à être resservie comme si cela pouvait l’aider à moins réfléchir à tout ceci. Si c’était réellement ce qu’elle avait voulu, pourquoi montrer des signes de faiblesse ? Parce qu’Emilia croyait fermement à ce que tout le mal qu’elle faisait un jour ou l’autre lui reviendrait en trois fois pire, ou alors elle irait directement en enfer. Sa foi ne pouvait s’accorder avec ses activités et plus Dieu la laissait s’enfoncer dans le vice, plus elle se demandait s’il y avait vraiment lieu d’être croyant ou non - Ou peut être qu’il était juste un parfait connard, comme tout le monde sur terre.

Sous ses pensées quelques peu sombres, Emilia noyant ses angoisses dans son verre arriva à un stade où tout lui sembla bien plus facile. Les gestes légers, la langue déliée, un fin sourire idiot sur les lèvres, elle paya le propriétaire du coin et entreprit de sortir du saloon, tentant tant bien que mal de ne pas vaciller. Son mari n’était pas là, il n’était jamais là pour la ramasser à la petite cuillère quand elle se montrait misérable et c’était tant mieux quelque part. Rajustant les pans de sa cape, un vent frais s’engouffra dans le tissu sombre de sa robe et elle débuta sa marche dans les rues animées de Deadwood. On entendait des rires, des chansons paillardes qui vantaient les courbes délicieuses de ces dames dans les bordels avoisinants. Ici il n’y avait pas lieu de se poser tout un tas de questions, vivre était la seule chose qui importait pour tout le monde alors pourquoi ne parvenait elle pas à se défaire de ces crispations dans ses épaules comme si elle portait le poids du monde ?

Au bout de quelques minutes de marche, Emilia se rendit compte qu’elle n’était pas allée dans la bonne direction mais qu’elle était arrivée juste devant l’église. Elle soupira, levant les yeux au ciel, lui demandait on de se repentir pour une énième fois ? Le prêtre n’allait sans doute pas apprécier d’être déranger pendant son souper mais Emilia ne pouvait définitivement pas reculer devant ce signe que le ciel lui envoyait si elle voulait sauver ce qu’il restait de son âme. La jeune femme s’approcha de la porte à côté de l’église où vivaient les hommes de dieu et tapa de trois coups secs à la porte. Elle attendit là, sagement qu’on lui ouvre, une main posée sur le mur pour éviter de tomber puisque le sol tournait et lorsqu’un visage enfin lui fit face, elle étira un large sourire.

« Bonsoir mon père, je voudrais du vin de messe, ouvrez l’église.»

Elle avait du culot de se pointer à cette heure-ci, pratiquement ivre et de surcroit exiger des choses de lui. Emilia avait conscience qu’il pouvait très bien ne pas vouloir accéder à sa requête, combien d‘abrutis venaient le solliciter à des heures improbables ? Elle serait sans doute la plus exécrable, elle n'aurait pas fini de lui pourrir la soirée.

« Allons dépêchez vous mon père. »





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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Don't bless me father for I have sinned 24th Janvier 2017, 04:31

Don't bless me father for I have sinned

La lune est bien belle, ce soir. Ronde, pleine. Si j’avais une once de talent au pinceau, j’en ferais un portrait. J’en ferais un portrait unique, immortel. Peut-être qu’un jour, cette bénédiction de Dieu disparaitra, et alors, les générations d’hommes à venir n’auraient connaissance d’une chose aussi belle, aussi lumineuse. Une lumière naturelle qui jaillit pour éclairer la pénombre des rues de Deadwood. Un peu comme la bonne étoile, mais en plus spectaculaire. En plus grandiose. Les yeux rivés sur cette chose magnifique, derrière les fenêtres de mon église, je soupire. Tous les deux, nous sommes voués à l’esclavagisme de notre rôle. Bien entendu, Abraham Lincoln a aboli l’esclavagisme corporel, mais qu’en est-il du spirituel? De la liberté de l’âme? Des pensées? Comme moi, chaque soir, la lune est de la partie. Présente, jouant son rôle, sans que personne ni quoi que ce soit s’en soucient outre mesure. Elle est là, c’est un fait, advienne que pourra de ses intimes volontés. Comme le prêtre du village. Cet homme qui attire tant le respect que le questionnement sur ses valeurs à géométrie variable. Cet homme qui prêche l’abstinence et qui boit comme huit hommes assoiffés depuis des mois. Faites ce que je dis, et non ce que je fais. Une bien belle morale que la religion ne cesse de nous faire avaler comme du porc saignant lors des festivités. Je soupire à nouveau, puis m’éloigne progressivement de la fenêtre qui mériterait d’être nettoyée. Pas tout de suite, peut-être samedi ou dimanche matin, avant la messe. L’église est vide, comme elle l’est régulièrement à cette heure-ci. Il s’agit généralement du moment où je vais me prendre une cuite au Gem, ou alors sagement dans la pièce qui m’est réservée à l’arrière de l’église. Mes quartiers ne sont guère aussi spacieux qu’en Alabama, mais à la vie rustique que nous sommes censés vivre, je ne m’en plains pas. Le maire du village avait déjà démontré toute sa bonté en m’offrant l’église en échange de son entretien.

Hélas, ce soir, j’ai décidé que je ne prendrais aucune goutte d’alcool. Plutôt surprenant, tous en conviendront, et il s’agit là d’une résolution éphémère que je prends toutes les semaines. Je n’ai encore jamais réussi à maîtriser mes envies de boire une goutte, mais ce soir, c’est la bonne, j’y crois et ma motivation ne saurait être entravée par quoi que ce soit. Le balai est passé, les cierges sont prêts à être allumés demain, il ne reste plus qu’à attendre et s’occuper les esprits pour ne pas boire. Je m’approche du centre de l’église, puis me couche sur le dos dans le milieu de l’allée. Les yeux qui fixent le plafond. Tiens, je n’avais jamais remarqué la beauté de ces poutres de bois peintes en blanc. Quel hideux choix. J’aurais plutôt opté pour conserver leur cachet et leur apparence de bois. Ça me rappelle que cette église a grandement besoin d’amour et d’une nouvelle vision décoratrice. Les moyens financiers manquent, mais si Erny m’offre tout cet or qu’il m’a montré le jour passé au Gem, peut-être pourrais-je en prendre une partie pour faire de cette église la plus belle d’Amérique. Peut-être… Peut-être aussi que le whisky pourrait couler à flots, après tout, je ne suis qu'un véritable homme de Dieu qu’en apparence. De douloureuses apparences qui chaque jour cherchent à nuire à ma Foi. Que serais-je, sans celle-ci? Pensée momentanée aussitôt éclipsée par trois coups. Trois coups aussi secs que la température du Texas, il n’y a aucun doute à ce sujet. Je lève la tête en direction de la porte, peu intéressé à l’ouvrir, et d’autant moins intéressé à converser avec quiconque ce soir. Mon corps se lève tout seul, même si je fais tout pour l’en empêcher –c’est figuré ici, n’allez pas croire que je me retiens littéralement en me criant des bêtises. Mes jambes font un pas, puis un second, jusqu’aux grandes portes que j’ouvre en soupirant une énième fois ce soir. Décidément, la paix quand l’on est un homme de Dieu est un fait alternatif qu’on ne saurait défendre au-delà de notre entêtement.

«Vous ne croyez pas qu’il est déraisonnable en cette heure tardive d’ouvrir les portes, madame Sullivan?»

Emilia Helen Sullivan. Une femme croyante, à ne pas en douter sa Foi, mais une femme également extrêmement irritable dont il vaut mieux ne pas marcher à sens contraire. Je n’ai que faire de ces caprices et ces mauvaises manières qu’ont les gens qui se croient tout permis, mais il m’est tout simplement impossible de refuser l’accès à l’église à une âme qui doit s’y recueillir. Une belle faiblesse, me direz-vous, et je ne vous convaincrai point du contraire. Une femme de croyances, certes, une femme peu apte à refaire la route à sens inverse dans son état actuel. J’ouvre donc la porte de gauche pour lui permettre d’entrer, sachant qu’à ce moment, je viens de mettre du piquant inattendu dans ma soirée.

«Allez donc, faites-moi l’honneur de votre présence, madame. Que me valent vos bonnes manières en cette soirée lumineuse?»
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Don't bless me father for I have sinned 10th Février 2017, 15:12


Don't bless me father for I have sinned

Christopher & Emilia


Elle avait pourtant cru que l’entrée lui serait refusée d’une part étant donné l’heure, d’autre part parce qu’elle n’était pas dans son état normal et qu’il n’y avait pas besoin d’être un ivrogne pour le savoir. Mais encore une fois il l’avait surprise et en même temps ce n’était pas étonnant parce que pour prêcher la parole de Dieu dans cette ville il fallait avoir une sacrée patience. Bien que ce ne soit pas elle qui allait lui faire peur, elle s’était attendue à devoir insister pour qu’il accède à sa requête mais l’homme de Dieu après l’avoir menée devant la porte tenta vaguement de la raisonner, elle ne répondit point à cette remarque, bien sûr qu’elle avait conscience qu’elle faisait un caprice mais à vrai dire elle n’en avait rien à faire. La jeune femme l’observa longuement en silence, comme insistant du regard, qu’il cesse de causer et agisse plutôt. Et finalement il ouvrit une des deux grandes portes pour qu’elle puisse enfin y aller.

Emilia étira un fin sourire et ne se fit pas prier pour se glisser dans l’ouverture. Bien sûr qu’il attendait des réponses mais elle avait besoin d’aide encore pour avoir envie de se livrer.

« Et bien suivez moi et je vous le dirai mon père. » Déclara la jeune femme avec un petit sourire innocent.

Elle n’en ajouta pas plus, posant son regard sur l’intérieur de l’église et plus particulièrement sur l’autel éclairé par les pâles lueurs de la Lune, lui donnant toujours un aspect sacré quelle que soit le moment de la journée. Il était de ces visions fascinantes et qui avaient le don de lui arracher un frisson, mais pour avoir été élevée de manière stricte sur la religion il était tout à fait normal qu’elle y soit sensible. Emilia appréciait particulièrement les églises d’ici car celles construites en Europe lui avaient toujours parues effrayantes avec leurs murs de pierre froid, ces peintures incroyables laissées dans l’ombre et l’obscurité même en plein jour. Mais ce soir là ce n’était pas pour bénéficier d’une quelconque clarté ou admirer son architecture moderne qu’elle y entrait. A vrai dire, inconsciemment elle savait que c’était le seul lieu de la ville où elle se sentait protégée de l’extérieur et de la tentation des vices humains la maison de dieu avait une image de refuge pour qui voulait bien y croire. A mesure qu’elle progressait jusque vers l’autel, ses talons claquaient sur le bois, tranchant le silence. Elle avait beau avancer, ne trouvait pas ce qu’elle était venue chercher alors qu’habituellement cela marchait très bien car la paix intérieure venait souvent à partir du moment où elle était entre ces murs, mais là encore son cœur se serrait d’angoisse. Si elle était protégée de l’extérieur, rien ne la protégeait d’elle-même. Alors oui on lui sortirait le baratin habituel du fait qu’il n’y avait qu’elle qui pouvait faire cela, en venant prier régulièrement et en étant exemplaire, mais là encore comment l’être dans un monde aussi pourri et corrompu que celui-ci ? C’était facile à dire, très facile. Ou alors Dieu était un sacré sadique de venir tourmenter des âmes comme la sienne alors qu’elle n’était pas un modèle de force d’esprit, loin de là.

Emilia s’arrêta devant l’autel, observant l’immense crucifix et soupira lourdement, presque exaspérée de l’apercevoir et de subir le regard de cet homme là qu’elle voyait comme empli de jugements et de reproches à son égard. La jeune femme monta les quelques marches avant de venir s’assoir sur l’autel, face à la croix sans la moindre gêne.

« Avez-vous du vin de messe mon père ? »

Ce n’était pas à Emilia qu’on allait apprendre que son comportement était quelque peu déplacé et qu’il était fort probable qu’il refuse, elle en avait pleinement conscience mais ce soir elle n’avait pas envie de jouer la croyante modèle. Elle emmerdait Dieu, Jésus christ, et toute la smala qui suivait. Mais elle ne pourrait pas accepter qu’il n’accède pas à sa requête alors avant qu’il ne réponde, la jeune femme décida de reformuler ses paroles.

« Je sais que vous en avez, donnez moi en je vous prie, comptez sur ma discrétion. »





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Message Sujet: Re: Don't bless me father for I have sinned 21st Février 2017, 20:46

Don't bless me father for I have sinned

Elle ne se fait guère prier pour se glisser dans l’ouverture de la porte gauche et s’immiscer dans une soirée qui se voulait être pleinement assumée dans son insignifiance. Elle entre sans hésitation, et les deux mains sur la bordure de la porte, je roule yeux en direction du ciel, peut-être dans le but de Lui envoyer un message qu’il n’est pas nécessaire de m’envoyer toujours les numéros les plus étranges de Deawood dans les moments où j’essaie de regagner la Sainte voie qui m’a été offerte il y a de cela plusieurs années dans une époque où les vices n’étaient pas encore partie prenante de mon âme. Le sourire de la femme accentue mon impression que jamais je ne m’en sortirai de cette bizarre existence, puis avec l’aide de mes deux mains, je referme la porte qui ne se fait pas, elle non plus, prier pour faire sentir sa présence. Il n’y a que très peu de chandelles allumées de ce côté-ci de l’église, tamisant l’ambiance à mon grand désespoir. Son invitation cadre avec la situation sans pour autant en diminuer un malaise grandissant venant de ma personne, chose rare, mais pas étrangère. Je demeure près de la porte alors que je l’observe poser son regard à gauche puis à droite. J’ignore si je dois dire quelque chose, et puisqu’en ces circonstances, le silence est d’or, j’opte pour la richesse.

Elle prend la direction, lentement, mais sûrement, de l’Autel, je demeure immobile, préférant me tenir près de la porte. Instinctivement, peut-être, même si je ne me sens aucunement menacé par sa présence. Une femme qui ne semble pas plus âgée que moi, frêle, les traits foncés comme sa chevelure, qu’est-ce que ça peut bien avoir de menaçant? Bien entendu, je ne suis guère idiot et je comprends bien qu’à Deadwood, les apparences sont assurément trompeuses. Regardez-moi, par exemple. Un homme de Dieu qui n’a de Saint que certains regrets. À Deadwood, la plupart du temps, mieux vaut craindre ceux qui sont d’apparence sage et faire confiance à ceux qui ont l’air d’un hors-la-loi. Ceci dit, la confiance ne devrait être attribuée qu’à soi-même. Et en Dieu. Ultimement. Ne comptez pas sur moi pour dénigrer l’importance de Dieu dans la vie d’un homme, mais ne comptez pas sur moi non plus pour vous en convaincre. Je n’ai que faire des aspirations profondes de ceux qui doutent de son existence. Qu’Il mette en œuvre de bonnes choses pour nous ou non, la mission principale est avant tout de nous préparer à l’obtention de notre pardon ultime. Quoi que cela coûte.

Toujours près de la porte, les mains dans le dos comme les vieux prêtres en ont l’habitude, peut-être pour s’empêcher de tripatouiller les petits garçons qui viennent à la messe, qui sait, je l’observe. Le silence est cassé à chacun de ses pas. Fermes, tranchants, assourdissants. Je fais quelques pas vers l’avant, peut-être cinq ou six, mais les miens ne brisent pas le silence comme les siens. Elle s’arrête devant l’Autel, son menton se relevant un peu, peut-être fixe-t-elle la croix? Elle monte les marches, puis avant même que je puisse protester, admettant que j’avais comme intention de le faire, elle s’y assoit. Face à la croix. Face aux démons qui la tourmentent, évidemment. L’alcool et ses ravages. Certains boivent pour oublier, comme moi à mes débuts, et d’autres boivent en espérant que tout disparaitra. Comme si la magie existe. À sa question, je viens pour répondre par la négative, mais elle se reprend de suite et à ce moment, je me dis que j’en ai peut-être besoin, moi aussi, d’un peu d’alcool. Je m’avance alors, traverse l’église, me dirige vers une petite armoire où j’en sors une bouteille à moitié remplie. Ou à moitié vide, faites comme il vous chante.

«Il n’y a pas de verre, ici. Il va falloir se la partager», je lui dis, avant de la rejoindre sur l’Autel.

Sacrilège, si Dieu était des nôtres, il nous cracherait sans doute au visage. Il y a au moins cela de bon : il n’est pas là. Pas pour le moment, en tous les cas. Me voilà alors face à la croix, assis sur l’Autel, en compagnie d’une femme qui devrait plutôt aller dormir que boire à nouveau. Mais à quoi bon, nous sommes à Deadwood, putain.

«Si je considère que je vous ai suivi, considérez-vous que vous me devez des réponses?»

Mille pardons pour le délai, j'ai eu une période creuse, mais désormais, I'm back
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Don't bless me father for I have sinned 28th Février 2017, 12:28


Don't bless me father for I have sinned

Christopher & Emilia


Encore une fois le prêtre s’était soumis à ses demandes, allant sans poser plus de questions chercher cette bouteille d’alcool qu’elle venait de réclamer. Emilia était soulagée qu’il réagisse de cette manière, ou bien elle se serait mise en colère et aurait pu sombrer davantage en venant commettre l’irréparable. Ce qu’elle avait ingurgité annihilait sa raison, anesthésiait ses sens et ne lui donnait que la spontanéité des gestes et de la parole comme si rien n’était important et tout aussi facile que tendre la main pour se saisir de quelque chose. Elle l’observa dans cette semi pénombre, ses yeux noirs détaillèrent ses vêtements qui en rien ne ressemblaient à ce que portait tout homme habitant ici et qui le différenciait d’autant plus. N’importe lequel d’entre eux l’aurait expédié à grands coups de botte dans les derrière et lui, il l’avait laissée prendre ses aises comme si c’était tout à fait normal. Emilia le vit alors revenir avec une bouteille et fut assez surprise que lui aussi vienne prendre place à ses côtés, partant lui aussi pour boire en sa compagnie. Décidément, elle allait de surprises en surprises mais ne fut pas étonnée qu’il réitère sa question concernant sa venue jusqu’ici.

Emilia étira un large sourire amusé, venant habilement glisser ses doigts sur la bouteille que le prêtre tenait pour la lui prendre sans forcément la lui arracher. Des réponses ? Oui, sa demande était légitime mais Emilia n’avait pas assez bu pour dire qu’elle avait fait tuer quelqu’un alors elle demeura silencieuse le temps de laisser planer le suspens. Et à vrai dire à ce moment là, elle avait une bien piètre image de la religion qui à chaque fois l’enfonçait dans ses tourments au lieu de la sauver. Portant le boulot de la bouteille à ses lèvres, Emilia s’abreuva de vin comme recueillant un remède qui viendrait purifier son esprit de toutes ces mauvaises choses. Le Père connaissait Emilia, il savait sa foi, il savait sa dévotion pour l’Eglise, combien d’argent mettait elle a chaque fois pour qu’elle tienne encore debout dans cette ville infectée par les bandits ? Alors il avait sans doute deviné qu’elle n’était pas dans son état normal, aussi était-ce peut être pour cela qu’il lui avait gentiment ouvert la porte et qu’il la laissait faire ses caprices sans trop la réprimander. Si elle était sobre, elle lui aurait demandé pardon, elle l’aurait remercié et serait partie sans plus de dommages.

Mais elle avait sombré depuis bien trop longtemps et là elle pourrait presque lui montrer son vrai visage. Emilia vint essuyer les commissures de ses lèvres pour ne pas laisser de vint venir s’en échapper et lui rendit la bouteille avant de poser ses mains en arrière sur l’autel afin de s’y appuyer et reposer son dos qui la faisait souffrir à force de porter des corsets. Elle soupira longuement, observant la croix.

« De quoi avons-nous l’air, nous qui vénérons le cadavre d’un charpentier cloué sur une croix, pliant genou à la moindre erreur alors que les autres, dehors, jouissent d’une vie dans le vice et n’en sont jamais puni ?»

Les mots blasphématoires dans sa bouche même avec l’alcool sonnait comme étant parfaitement pensés et assumés. Emilia ne craignait pas le jugement de Dieu, car si elle se trompait, elle finirait par le savoir.

« Qu’ai-je dit ? Voyez, il ne se passe rien. Ici la religion n’est qu’une forme de charlatanisme, elle est inutile et vous l’êtes aussi, vous perdez votre temps mon père.» Ajouta t-elle, visiblement comme excédé d’avoir eu à tirer cette conclusion.

Cette église pourrait très bien être refaite au gout du jour, être plus « Deadwood » et dans son esprit qui devait être un avant gout de l’enfer pour ce qui - semblait-il - veillait là-haut, mais cela restait encore à prouver. Car toute sa vie, Emilia avait été en confession, elle avait longtemps pleuré pour qu’on lui pardonne, qu’on lui montre la voie et jamais elle n’avait eu le moindre signe d’un quelconque « notre père » qui est aux cieux. Alors elle pensait fermement que depuis Jésus Christ, l’humanité était condamnée, vouée à l’enfer et que toute tentative de pardon était inutile. Une vision bien obscure des choses qui s’éveillait en elle depuis que ce soir là, elle avait passé une étape de plus dans sa vie de pêcheuse.

« Ne ferait on pas quelque chose de plus attractif ici ? Je suis certaine que cela vous plairait de voir plus de vie et plus de couleurs. »

Alors oui, pourquoi pas une maison de joie ? Ou bien un lieu de culte pour l’alcool, la mauvaise foi et le coït, afin de se dire que quoi qu’il en soit, même si nous allons en enfer, nous y serons tous ensemble.








hj: t'inquiète paaaas ♥
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