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 Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María)

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María) 8th Janvier 2017, 03:17


Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa
Hale's Family & María


Il est tard, la nuit venait de tomber sur la ville. Avec mon père, nous avons soigné quelques bougres qui se sont battus à sang au saloon, dont un, touché à la jambe d'une balle perdue. Les cheveux attachés, j'ai aidé père à lui tenir la jambe pour lui extraire la balle et à y nettoyer la plaie pour la refermer. Je dois dire que la pièce était assez en désordre et qu'il a fallu la ranger. Nous avons trouver le calme et le temps pour faire ce que nous voulions faire. C'est done en robe d'infirmière,  les bras encore en sang et les cheveux toujours attachés que je suis partie d'abord me laver les mains, prendre un balais et commencer à nettoyer la salle de soin, que nous avons aménagée. Nettoyant les tables du sang avec attention, il fallait que tout soit propre, je m’attelais ainsi ardemment à la tâche en me disant qu'après m'être lavée, je pouvais jouer de mon instrument favoris. Mais il fallait que tout soit propre au possible.

Des patients vinrent voir père, payant en pièce pour certains, en légumes ou autres nature pour d'autres. Tandis que je me changeais et nettoyer encore le sang présent sur mes bras et mon visage, père tenais le cabinet, ardemment comme à son habitude. Je finis par le rejoindre, changée et propre, je suis venue le seconder, l'aidant à préparer des soins dans des fioles, ne faisant pas attention à certaines remarques déplacée à mon sujet, lorsque je me suis permise de donner des conseils. Une fois que ce malotrue fut parti, je soupire Tu as vu, j'ai serré la mâchoire et je n'ai rien dit pour une fois, mais bon sang comme j'ai eu l'envie de lui contrer ses propos déplacé et déplaisant. Être une femme n'est pas synonyme d'incompétente je soupire, mais garde mon calme, levant les bras comme pour dire à père que oui, je ne dirais rien. Je le regarde et souris Voudrais-tu d'une tasse de thé ? finis je par lui demander. Etant donné que je voulais du thé, il était normale que je demande à mon père s'il en voulait un. La fin de la journée finit par sonner le glas, nous fermons dès lors le cabinet. Je repris le balais pour nettoyer l'entrée, enlevant la poussière de la journée, nettoyant avec les différentes étagères. Je laissais à père le soin de faire le reste, tandis que je partais dans la cuisine pour nous préparer le souper. Un délicieux ragoût.

Ayant allumé la lumière de la pièce à manger, j'installais les assiettes pour ensuite informer à père du dîner. Celui-ci fut quelque peu silencieux, nous regardons le journal, parlons de tout, de rien Nous avons eu une journée plus palpitante que d'autres dis je en coupant ma viande Ces cowboys et leurs moutles bagarres, nous n'avons pas été habitués à cela à Boston dis je d'un petit sourire. Boston ne me manquait pas, malgré tout, j'aimais beaucoup cette ville, je m'y sentais bien, voire même mieux. A Boston, il y avait énormément de bruit, je me sentais comme étouffée par la civilisation. Ici, bien que l'Ouest soit sauvage, elle reste tout de même proche de la nature et plus plaisant à y vivre.  Après avoir joué quelques airs au violon, des airs doux mais nullement triste, je reste près de père, regardant le feu crépiter dans la cheminée avant de partir me coucher. Me mettant en robe de nuit, tressant mes cheveux pour la nuit, prenant mon violon, je le nettoie et le range soigneusement dans son étui. Me couchant dans mon lit, j'éteins ma lampe à huile et m'endormie instantanément.

Ce fut la soif qui me tira de mes songes. Soupirant, je me lève, mets mes chaussons, je me couvre d'un long gilet et descends les escaliers doucement, aidée de ma lampe à huile. J'arrive dans la cuisine pour boire un verre de lait lorsque j'entendis un bruit suspect dans la grange. Je fronce les sourcils. Je pose le verre et écoute plus attentivement. Un nouveau bruit me fit prendre la décision de sortir. Doucement, je me dirige vers la grange, tremblante, je dois être réellement folle pour m'aventurer ainsi, et si c'était quelqu'un de recherché, un voleur ou pire, un meurtrier ? Tant pis, j'y vais. Je suis certainement insouciante, mais j'y vais.  Je pousse la porte, pose ma lampe sur une plateforme, prend ensuite une fourche que je m'arme et m'avance doucement Qui va là ? demande je fermement, bien que ma voix tremblait légèrement. Je serre la mâchoire et serre un peu plus ma fourche entre les mains. Je dois être belle à voir ainsi dis donc !
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Message Sujet: Re: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María) 8th Janvier 2017, 16:41


Il était dommage qu’il fasse aussi  froid ce soir. María avait déjà entendue l’expression quelque part mais ne la comprenait pas trop : « il faisait un froid de canard ». Elle se demandait si l’inverse existait aussi, se pourrait-il en effet qu’il existe « une chaleur de poulet ? » Elle n’y pensa pas longtemps cependant car l’évocation de la volaille lui donnait faim et les quelques os qu’elle avait rongée tout à l’heure n’étaient pas suffisant pour obvier les gargouillements que produisaient (harmonieusement cela-dit) son estomac. Si dans un premier temps elle pensait qu’elle s’habituait peu à peu à la faim et à la fatigue, elle remarqua dans un second temps qu’elle venait en quelque sorte d’accepter son sort. Oui, si ce train de vie continuait ainsi, elle allait probablement mourir. La mexicaine se disait que ça ne devait pas être si terrible que ça. Elle y retrouverait sans doute Diego. Encore fallait-il qu’elle accède aux cieux et quelques doutes persistaient quant à la garantie de sa place dans l’au-delà. Peut-être devrait-elle en parler avec le padre de la ville.

Ce fut d’abord le bruit, puis l’odeur qui attira María jusqu’à cette maison de Lee Street.  Le bruit, ça se comprenait facilement : elle n’était pas loin des maisons des médecins.  Elle perçut quelques gémissements qui laissaient présager une ou plusieurs opérations. La grange semblait confortable, plus que les autres en tout cas. Plus qu’une écurie de toute façon, ce seul argument suffisait à choisir cet endroit plutôt qu’un autre ce soir. Et puis, l’odeur du ragoût. Rien qu’à l’odeur, María le devinait succulent. Remarque, même un mauvais ragoût aurait fait l’affaire ce soir-là. Il ne lui restait plus qu’à attendre que les lumières s’éteignent, à trouver une fenêtre ou une porte mal fermée et à aller grignoter les restes (s'il y avait encore des restes). Mais voilà : les lumières ne s’éteignaient pas.

Pourtant, il fallait qu’elle goûte à ce ragoût. Autrement, elle ne pourrait s’endormir sans en rêver. Alors fallait-il tenter le coup ? Fallait-il chercher chape-chute ? Elle s’approcha d’une des fenêtres et essaya de la soulever. Évidemment elle était bien fermée, il ne s’agissait pas d’un taudis. Malheureusement pour elle, en forçant, ses mains glissèrent et tapèrent lourdement l’encadrement.
« Puta Madre » fit-elle en serrant les dents, traduisant un mélange de douleur et de colère. De l’autre côté de la fenêtre, elle entendit des bruits de pas. « ¡Bravo María! Dit-elle en chuchotant, tu as réveillé quelqu’un ! » Il était trop tard pour fuir. En une fraction de seconde, María courut vers la grange et tenta de s’y dissimuler. Mais c’était peine perdue, à peine avait-elle gagnée le bâtiment qu’une lampe à huile était déjà pointée vers sa direction. À cause de la lumière, elle ne voyait pas précisément qui elle avait en face d'elle. À la voix, il s'agissait d'une jeune femme, c'était une certitude.

« ¡Uy!  Ah euh… Ah ? C’est pas ma maison ? »

« María, c’est tout ce que tu peux trouver ? Vraiment ? Tu es d’un ridicule », lui dit l’esprit de Diego. Personne de sobre ne pourrait évidement croire à ça. Elle avait froid, elle avait faim, elle avait sommeil, elle n’était pas en état d’inventer une histoire, une excuse ;  si bien que contre toute attente, elle se décida à dire la vérité (une partie de la vérité tout du moins.)

« Je suis désolée, la vérité c’est qu’il fait froid et que j’ai faim… Et que votre grande m’a l’air très confortable… Vous… Vous avez un peu à manger ? » dit-elle en tremblant frénétiquement.
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Message Sujet: Re: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María) 14th Janvier 2017, 12:25

Comme beaucoup de journée, j’alternais entre blessures nécessitant des soins plus ou moins lourds et des consultations de base. Mais dans toutes ces opérations, quelles qu’elles soient, j’avais ma fille, Penelope, pour m’épauler. Elle était compétente, douée avec les gens, et en plus, une présence féminine rassurait généralement les patients (c’est un fait que j’avais remarqué il n’y a pas très longtemps et qui me réchauffait un peu le cœur). Je tentais de ne pas non plus la faire crouler sous le travail, mais qu’elle m’aide avec le ménage et le nettoyage de la salle de soins du cabinet était vraiment une aide précieuse. Ca me laissait plus de temps pour ranger le reste, les produits divers, les prescriptions et les fiches de patients etc…

Pourtant, si moi je connaissais très bien les compétences (loin d’être négligeables) de ma fille, certains patients ne le voyait de la même façon. Comme cet idiot qui se permettait de faire un commentaire à ce sujet lorsque Penny a simplement voulu lui donner un conseil que je lui aurais donné de toute façon. A défaut de partir dans une défense virulente de ma chère fille (qui me coûterait plus d’énergie que strictement nécessaire), je préférais ajouter une phrase toute simple, mais qui eut son petit effet.

"Sauf qu’elle a raison, monsieur."

Sur ces quelques mots, l’homme se tut, ne prenant même pas la peine de s’excuser. Bah, on finissait par en avoir l’habitude. Une fois qu’il fut parti, j’écoutai attentivement Penny, et finis par lui offrir un sourire compatissant. Je la serrais une seconde contre moi avant de déposer un léger baiser sur sa chevelure.

"Je sais bien ma fille et tu es capable de tellement de choses, je suis si fier de toi."

Elle me proposa ensuite un thé j’acceptai avec plaisir. Ca ne pouvait pas me faire de mal et puis ça me calmerait un peu les nerfs. Le reste de la journée passa sans même que l’on ne s’en rende compte et très vite, je me retrouvais à tout nettoyer de fond en comble dans la salle (hormis le balais que Penny avait très gentiment passé auparavant), avant de manger. Un léger rire passa mes lèvres.

"Ah ça…C’est vrai qu’à Boston les gens étaient plus calme, et surtout, il y avait un service de police."

J’accompagnai le violon de ma fille avec quelques notes et accords au piano, avant de simplement l’écouter avec plaisir. Nous finîmes par aller nous coucher, bien que je reste en bas encore un peu, vérifiant que je n’avais pas de prescriptions à préparer pour le lendemain et surtout que tout était bien fermé. Ca n’empêcherait pas quelqu’un de très déterminer d’entrer, mais ça empêcherais les plus discrets de le faire. Finissant par monter dans ma chambre, une tasse de thé avec moi, je m’installais pour lire.

Les pas de Penny me tirèrent de ma lecture, mais j’y retournai bien vite en comprenant qu’elle allait probablement chercher quelque chose qu’elle avait oublié ou que savais-je encore ? Pourtant, le son de la porte d’entrée s’ouvrant et se fermant me tira définitivement de mon lit et j’enfilais mes pantoufles, descendant les marches, appelant Penny se faisant. Sans réponse de sa part, je commençai à m’inquiéter. Je sortis et vis de la lumière au niveau de la grange. Je pris l’arme que je gardais dans mon bureau, au cas où, vérifiai qu’il soit chargé et alla vers la grange, en pyjama, oui oui. J’arrivai alors que la femme, inconnue, finissait d’expliquer son histoire. Le pistolet resta à mes côtés, inutilisé dans ma main. Je fis quelque pas pour me retrouver en avant de Penelope, sans pour autant la cacher.

"Bonsoir. Pourquoi ne pas vous être dirigé vers une des auberges de la ville, cela aurait été bien plus confortable que notre grange, ou alors peut-être devrions-nous penser à reconvertir la grange si elle est si confortable. Qu’en penses-tu Penny ?" dis-je avec une touche d’humour et me tournant vers ma fille, lui demandant d’un regard si elle allait bien. Mais vu qu’elle était armée de la fourche, je doutais qu’il lui soit arrivé quelque chose "Quel est votre nom madame ?"

Un premier pas serait bien.
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Message Sujet: Re: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María) 23rd Janvier 2017, 13:13


Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa
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Je suis bien contente que père me soutienne. La différence avec Boston, c’est que les gens sont plus aimables, peut-être plus hypocrites finalement. Je ne sais pas si je préfère l’hypocrisie citadine ou la franchise sauvage de l’Ouest, c’est assez compliqué à définir. L’homme finit par se taire tandis que je continuais les soins. L’homme une fois sur pied, je me permets de souffler et de dire finalement ma manière de penser à père, qui me sourit. D’ordinaire, je suis plus impulsive et je me serais permise de dire ce que je pense à ce rustre, mais j’ai promis à père d’être plus polie et calme. Fichtre, je lui aurais bien mis mon dis sur la blessure et je lui aurais bien fait mal ! Je lui aurais appris les bonnes manières ! Père agrémenta son sourire par un baiser sur mes cheveux et une parole qui me fait sourire. Fier de moi. Même si je sais qu’il sera toujours fier de moi, j’aime à penser que mes actions le rendent toujours autant fier.

La journée terminée, nous nous sommes attablés devant un ragout préparé par mes soins. Discutant de choses et d’autres et lisant le journal, je souris à la réflexion de père, amusé par la mienne Le service d’ici est visible, bien qu’encore déplorable malgré tout dis-je en souriant à mon tour. Le service de police de l’Ouest essaie de faire de son mieux, il n’a pas les mêmes moyens cependant qu’à Boston. Mais un vent de justice est tout de même palpable, quoi que l’on dise, les cowboys sont parfois rustres, ils aiment malgré tout que les choses soient en ordre.

Le souper terminé, nous restons ensemble, jouant en duo au violon, pour ma part, et au piano, pour lui. Je souris, oubliant un temps nos malheurs. Nous avons deux morts à déplorer et deux morts qui nous font encore souffrir, dont une récente. J’aurais aimé que mère et Wyatt soient là. La vie aurait été plus douce. Finissant nos airs, nous nous retournons chacun dans nos chambres.

Endormie, je me suis faite réveillée par l’envie de boire et ce fut le bruit de la grange qui attira mon attention. Fronçant les sourcils, je suis sortie de la maison, imprudente sur le coup, je le sais, j’aurais pu réveiller mon père. Une fois arrivée, je me suis armée immédiatement de ma fourche et de ma lampe, tentant de prendre un air menaçant malgré les tremblements. S’il y avait un groupe d’hommes, je serais fichue ! Finalement, une femme arrive vers moi. Je suis alors soulagée, pas que je la sous-estime ! Bien sûr que non, elle pourrait être aussi dangereuse, mais je préfère largement les rapports de femmes à femmes. Elle bégaille quelque chose … sa maison ? On dirait qu’elle tente de se trouver une excuse, elle hésite avant de finalement me dire la vérité. Je finis par baisser mon arme de fortune en baissant aussi ma lampe pour la voir plus clairement et qu’elle puisse me voir. C’est à ce moment-là que père entre en scène, lui parlant des auberges de la ville, il finit par me proposer cependant une alternative à la grange je souris et hoche la tête tout en regardant la jeune femme Je vous propose de vous réchauffer à l’intérieur, je vous réchaufferais le ragoût puis, père lui demanda son nom.

Nous finissons tous les trois dans la maison, la jeune femme semblait frigorifiée. L’invitant dans la cuisine, un peu plus chaude que l’extérieur, je l’installe près du feu et réchauffe ainsi le ragoût avant de le lui servir quelques instants plus tard tout en m’asseyant près d’elle J’en oublie les bonnes manières, je m’appelle Pénélope et voici mon père, Thaddeus. J’espère que le ragoût est à votre goût lui demande je en souriant
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Message Sujet: Re: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María) 28th Janvier 2017, 12:52


Dehors. Il faisait froid dehors. Au loin, on pouvait entendre des rires étouffés, une carriole et son cheval qui se battaient contre la boue.  Le souffle de la bête, un pur-sang zain de noir, créait un nuage de condensation épais au-dessus de lui. Souvent, María aimait bien rester dehors, même la nuit. Elle se rappelait des feux de camp dans le désert avec Diego, il y a presque quatorze ans de cela maintenant. Mais ce soir-là, elle n’aimait plus la nuit. Elle n’aimait pas non plus la gentillesse avec laquelle s’était présenté l’homme qu’elle avait en face d’elle. Bien qu’elle ait reconnu un des médecins de la ville, elle n’aimait pas cette gentillesse, car par expérience, cela cachait quelque chose. Cela faisait bien longtemps que María ne croyait plus à la gentillesse, surtout pas à Deadwood.
L’homme lui parla des auberges. Oh, elle avait envie de lui dire qu’elle avait déjà essayée, mais à cause de ses problèmes financiers, elle avait maille à partir avec tous les aubergistes de Deadwood : ceux-ci ne voulaient pas de quelques pesos ! La Mexicaine n’avait pas relevé le trait d’humour. À vrai dire, elle était trop concentrée sur la fourche. Les gens de ce temps se méfiaient des revolvers mais moins des fourches, à tort. Ça pouvait être dangereux ces choses-là.

Puis la fourche se baissa, ce qui rassura María. Un chien aboya longuement au loin, quelqu’un hurla et sa voix recouvra le bruit d’un objet en verre qui se brisait. Un silence inconfortable s’installa pendant deux secondes. Puis, María suspecta une intervention divine : on lui promit de se réchauffer et de manger du ragoût. La Mexicaine ne laissa pas submerger par l’émotion et réagit immédiatement à la question qu’on lui posa, un peu comme si ce fut  l’élément qui lui permit d’accéder ou pas au foyer et au repas.

« María », fit-elle en sifflant et en reniflant.

Dedans. Dedans, c’était le paradis. Elle pouvait de nouveau sentir son nez et le bout de ses doigts. Les flammes qui dansaient devant elle lui faisaient des petits sourires et lui chantaient des chansons en espagnol.  Assise en tailleur, elle se sentait revivre. Et quand on lui apporta un bol presque rempli  à ras bord, ses yeux s’illuminèrent. On lui avait également donné une cuillère, et si dans un premier temps elle voulut faire bonne impression et manger convenablement, elle posa assez vite l’objet par terre. María observa tour à tour ses deux hôtes, fit une petite moue de gêne et porta le bol à sa bouche et produisit quelques gargarismes particulièrement sonores. Le bruit faillit couvrir voix douce de la jeune fille, c’eut été dommage car elle venait de se présenter elle et son père. Pénélope et Thaddeus.  À l’annonce des prénoms, elle se contenta de sourire. Tandis qu’elle approchait ses mains près du feu, elle en profita pour regarder tout autour d’elle. Sans vraiment savoir pourquoi, elle se disait qu’il s’agissait d’une maison de médecin typique. Deadwood ne connaissait pas vraiment le luxe, mais il était évident que l’intérieur de la maison se distinguait des taudis qu’elle avait l’habitude de dérober. Et tout d’un coup, elle se rappelait que c’était une voleuse et qu’il y avait de quoi faire ici ! La vaisselle pouvait bien se revendre, cette montre laissée sur une petite commode, était-ce de l’or ? Mais ce n’était pas le moment de jouer les aigrefins.

Peut-on voler à des  gens qui vous sauvent probablement la vie ? Ce genre de question, Diego avait la réponse. Mais Diego n’était plus là. Et pour l’instant, la seule personne qui savait que María était une voleuse, c’était elle et elle n’était pas trop pressée de dévoiler tout cela à Pénélope et Thaddeus. La Mexicaine passa sa main dans ses cheveux et s’arrêta quand elle vit la saleté qui en provenait et qui tombait sur le sol parfait de cette maison parfaite. Comme elle ne voulait pas que son silence soit interprété comme un acte malpoli, elle se décida à parler. Juste comme ça, comme quand on fait la conversation pour éviter des moments gênants.

« Merci… commença-t-elle. Vous savez, j’ai pas d’argent, alors les auberges…» continua-t-elle pour répondre à la question qu’on lui avait posé trente minutes plus tôt. Elle se mit à l’aise, détacha son ceinturon sur lequel pendaient ses deux revolvers déchargés, retira ses bottes et se plaça de manière à pouvoir se réchauffer la plante des pieds et ne retint pas un râle de plaisir. Nouveau silence bref. En se retournant, elle lut la curiosité dans le visage de ses hôtes.
« Ah… Vous avez probablement plein de questions…  Je vous dois bien ça, así que vamos* ! »
*Alors, allez-y !
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Message Sujet: Re: Le médecin, la musicienne et la Bala Dolorosa (Thad & María)

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