fais ta pub !
Bonjour, si vous aimez les retrouvailles guimauves, et les situations cocasses, Kelly Eve KIRK n'attends que vous , merci de votre attention :)

Pour mettre votre annonce sur ce panneau d'affichage, rendez-vous dans ce sujet !



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | .
 

 I guess you are not here for nothing - Jake

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: I guess you are not here for nothing - Jake 5th Janvier 2017, 19:55

i guess you are not here for nothing
Lorsque les enfants se mettaient à faire un exercice, je me plaçais souvent près d'une des fenêtres de la classe afin d'y regarder à travers. Je regardais les gens passer, me demandant souvent où est-ce qu'ils allaient, à quoi ils pensaient etc. Mon regard finissait toujours par se poser sur ce coin de rue où se trouvait la maison close. De ma classe, je ne pouvais apercevoir ce lieu, bien heureusement. Quelle idée de mettre une maison close près d'une école après tout. J'étais toujours amusée de voir ces personnes y entrer et en sortir. Bien souvent, les hommes semblaient bien plus heureux lorsqu'ils en sortaient que lorsqu'ils y entraient. Ce qui m'amusait le plus, c'était de voir ces hommes mariés qui ne souhaitaient pas que leur femme soient au courant de ces venues. Ils venaient souvent en pleine journée, lorsqu'ils étaient censés travailler, c'était sûrement bien plus facile pour eux de cacher ces tromperies en faisant croire qu'ils travaillaient. Je repris mes activités avec les enfants lorsque ceux-ci me sortirent de mes pensées en commençant à faire du bruit en classe, c'était souvent le signe que le travail demandé venait d'être terminé. Ma journée se passait alors comme toutes les autres. J'appréciais mon travail, mon contacte avec ces enfants. Les journées passaient alors pour moi à une allure folle. Je n'avais à vrai dire jamais hâte qu'elles se terminent. Une fois les enfants partis de classe, je me retrouvais seule, livrée à moi-même.
Comme à mon habitude, une fois la fin de journée terminée, je me retrouvais comme à mon habitude adossée aux portes de l'école à regarder les enfants sortir. Certains me saluaient, montrant qu'ils étaient pressés de revenir le lendemain. Pour d'autres, je n'étais qu'une personne qui passait son temps à les embêter, me quitter était alors la meilleure chose qui puisse arriver pour eux. Une fois chaque élève sorti, je retournais alors dans ma salle de classe afin de récupérer toutes mes affaires et ranger quelque peu la salle. C'est une fois sortie de l'école que j'aperçu cet homme, Jake m'avait-on dit. Il était là, comme bien souvent. Je ne savais pas ce qui l'amenait ici. Il ne s'agissait pas des enfants, car, je connaissais chaque famille, ne serait-ce que de vu des enfants que nous avions dans cette école. Je me demandais alors s'il était là pour Deirdre qui était elle aussi institutrice ou pour moi-même. Je devais l'avouer, sa présence me dérangeait toujours quelque peu. Beaucoup d'hommes me rappelaient mon défunt mari, mais, avec cet homme-là, c'était différent. Il y avait quelque chose que je ne pouvais expliquer, puis, il fallait l'avouer, il était attirant, c'était indéniable. Seulement, je ne pouvais être attiré par ce genre d'homme, je me refusais de l'être. Je préférais donc l'éviter à chaque fois que nos chemins se croisaient. De plus, ce que cet homme dégageait m'intimidait énormément. Mais, contrairement aux autres fois, j’avais aujourd’hui envie de comprendre pourquoi il trainait aussi souvent près de l’école. Alors que je me décidais à m’adresser à lui, celui-ci se retourna afin d’aller dans la direction qui m’était opposée. C’était peut-être un signe pour que je ne continue pas plus loin, que je prenne aussi à mon tour le chemin inverse afin de rentrer chez moi. Pourtant, étant curieuse, je continua sur ma lancée en me dirigeant vers lui. « Hey ! Excusez moi !» dis-je assez fort pour qu’il puisse m’entendre et se retourner. Une fois à sa hauteur, je le regarda quelques secondes en regrettant ce que je venais de faire. Si seulement je prenais le temps de réfléchir avant d’agir. D’aussi près, l’homme était encore plus impressionnant qu’il n’y paressait de loin. Mais voilà, j’étais là, en face de lui, il était bien trop tard pour que je fasse marche arrière. « Je n’ai pas pu m’empêcher de voir que vous êtes souvent vers l’école. Vous êtes un proche de l’un des enfants ? » demandais-je en connaissant bien évidemment la réponse à cette question. J’espérais que par celle-ci, il m’annoncerait la réelle raison de sa présence ici. Je me trompais peut-être pensant qu’il y avait une raison à ses venues. Après tout, peut-être qu’il allait simplement comme beaucoup dans la maison close d’à côté. Seulement, aucun homme n’y allait en prêtant attention à notre école.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: I guess you are not here for nothing - Jake 5th Janvier 2017, 22:17


La chaleur l’écrase une fois de plus. Ce temps, cette ville, commencent tous les deux à l’agacer plus que de raison. Il ne supporte plus cette situation de reclus dans ce coin paumé, tout en appréciant néanmoins certains aspects de cette vie plus… simple que celle de son passé si sombre désormais. L’œil vague, adossé à ce mur qui semble se satisfaire de sa présence bien souvent maintenant. Elle l’attire, la belle brune, la belle institutrice qui n’a l’air de rien pourtant. Sauf peut être de cette femme qui hante son âme depuis si longtemps maintenant. Ce n’est rien de plus qu’un fantôme pourtant. Mais un spectre qui ne le quittera jamais. Et cette femme là, qu’il aperçoit à la fenêtre de cette école, est cette réminiscence qui le dégoûte autant qu’il lui plaît. C’est cette personne qu’il ne fait qu’observer, de peur de se brûler les ailes de nouveau. Il l’a aimé, cette infidèle, autant qu’il l’a haït, peut être moins… peut être plus. Néanmoins il a trop peur, de la voir s’intéresser à lui, de la sentir de trop près, jusqu’à s’enivrer de son odeur et se perdre dans ses yeux trop magnifiques pour son bien.

Perdu dans ses pensées, l’homme ne remarque que trop tard la proximité soudaine de l’objet de son observation. Le temps a passé si vite qu’il ne l’a pas vu filé tout comme il n’a pas vu approcher la belle. Trop proche, trop belle, il ne peut que faire volte face pour partir au plus vite, sans plus se préoccuper de l’incident qui a failli se produire. Lui parler, se rapprocher. Cette première vraie rencontre, qu’elle instaure malgré tout, en le hélant sans gêne. Hey ! Excusez moi ! L’homme tire sur son cigare, par réflexe, comme pour se donner une contenance qu’il n’est pas certain de ressentir pourtant. Ses paupières se ferment, rien qu’une seconde, avant qu’il ne se décide enfin à se retourner. L’alcool ne coule pas dans ses veines alors son cœur s’emballe un instant, perturbé par cette femme si proche. Pourtant il se retourne, offre un profil timide et un sourire peu engageant, dissimulé par l’ombre de son chapeau.

Lui faire peur n’est pas son but premier, pourtant, c’est une sorte de protection qu’il s’offre, pour ne pas se laisser séduire par son faciès si attirant, pour lequel il pourrait se damner si facilement. Pourtant il ne maintient qu’un œil indifférent sur sa silhouette, qu’il a déjà tant admiré dans les mois derniers. Là, il préfère se maintenir le plus froid possible, encore trop couard pour se montrer tel qu’il pourrait être pourtant. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir que vous êtes souvent vers l’école. Vous êtes un proche de l’un des enfants ?  Elle s’interroge, bien sûr, sur la présence du barbu près de l’école et il hésite quand à la conduite à tenir maintenant. Alors il quitte le cigare, l’écrase au sol en un geste dédaigneux, dans une fausse provocation, une fausse attitude de dur. « Nah… C’pas l’école qui m’intéresse… ou les enfants. » Il essaye, de perdre son accent trop étudié, pour adopter celui du péquenaud du coin, il se force à mâcher ses mots, à ne pas articuler, mais cela sonne trop souvent faux à son oreille. « J’devrais même pas être là m’dam l’instit. C’pour ça qu’j’partais. » Une excuse ridicule, mais qui n’est pas si idiote non plus. L’homme est toujours dans une attitude de protection, qu’il essaye de conserver autour de lui, comme pour se préserver de cette femme, qui lui ressemble beaucoup trop. « Vous foutez quoi dans l’coin ? C’pas vot’ genre d’endroit j’veux dire. Vous devriez être dans une grande ville ! » La curiosité gagne pourtant son être entier, alors qu’il passe plus d’une seconde en présence de la belle, qui hante parfois ses rêves.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: I guess you are not here for nothing - Jake 6th Janvier 2017, 19:41

i guess you are not here for nothing
J'avais toujours eu tendance à faire confiance à n'importe qui, une confiance aveugle pour l'homme alors qu'il était loin de la mériter. Pourtant, bien que je me pensais souvent qu'il fallait que je me méfie, faire attention, je voulais toujours penser que l'homme était naturellement bon, que malgré leurs airs de durs à cuirs, ils cachaient peut-être une sensibilité. C'était d'ailleurs peut-être l'une des raisons pour laquelle je réussissais à rester dans cette ville. Bon, la première raison était qu'au moins ici les personnes ne se cachaient pas, ils ne mentaient pas sur ce qu'ils étaient, du moins, c'est ce qui me semblait. Les bandits étaient des bandits et ils n'avaient pas besoin de se cacher, je savais à qui j'avais à faire en face de moi. Mais, l'autre raison était bien certainement que j'étais persuadée qu'au fond, ils étaient tous des gens bien. Cela faisait sûrement de moi quelqu'un de crédule, je devais l’avouer. Une fois à la hauteur de l'homme, entendre sa voix me donna une sensation étrange. Cela faisait bien un moment que je le voyais, mais, c'était la première fois que j'avais l'occasion de lui parler, d'entendre le son de sa voix. Oui, j'étais quelque peu impressionnée. « Nah... C'pas l'école qui m'intéresse... ou les enfants. » Bien que cette réponse ne me surprenait pas, j'aurais préféré qu'il me réponde qu'il était bien là pour l'école ou l'un des enfants, car, ce genre de réponse ne pouvait m'aider à comprendre sa présence régulière près de mon lieu de travail. « J'devrais même pas être là m'dam l'instit. C'pour ça qu'j'partais. » L'homme ne m'avait pas laissé le temps de lui demander la réelle raison de sa venue qu'il enchaînait à nouveau sur une question. Bien sûr, cela ne me faisait pas oublier que la raison à ses venues m'intéressait. Il est vrai que nous n'étions pas dans une rue privée, il avait tous les droits de venir ici. Seulement, j'étais curieuse de comprendre pourquoi il venait ici aussi souvent, pourquoi il portait tant d'attention vers l'école, qui ne l'intéressait pas d'après ses dires, et ajouter qu'il ne devrait même pas être ici me donnait d'autant plus envie de comprendre. « Vous foutez quoi dans l’coin ? C’pas vot’ genre d’endroit j’veux dire. Vous devriez être dans une grande ville ! » Peu connaissait la réelle raison de ma présence ici. Je n’aimais pas parler de ma vie avant Deadwood, et encore moins raconter mes malheurs à ses habitants. Bien sûr, je ne savais pas réellement pourquoi j’étais restée ici. J’avais besoin de nouveau, de changer, mais, cette ville avait été un choix pour le moins surprenant. « Chaque ville à besoin d’une institutrice, j’imagine. » répondis-je. Voilà la meilleure réponse que j’avais pu trouver à cette question. A l’évidence, les gens qui me posaient ce genre de question comprenaient que je ne souhaitais pas aborder le sujet, ils n’insistaient donc généralement pas. Bien entendu, je devais aider à éviter le sujet et, souhaitant connaître ses raisons pour être souvent près de l’école, j’allais lui demander des explications. Je ne souhaitais pas savoir pourquoi lui était ici. Si c’était la ville sans loi qui l’intéressait ou alors l’or, ou peut-être d’autres raisons. Je ne préférais pas savoir, souhaitant garder peut-être une bonne image. Plutôt difficile de discuter avec une personne qui nous annonce qu’il a donné la mort à de nombreuses personnes. « Puis-je savoir ce qui vous amène vers l’école ? » Cela faisait tellement de temps que je me posais la question que je ne comptais pas passer par quatre chemins pour connaître la réponse. Bien sûr, s’il ne souhaitait pas y répondre, je n’allais pas insister, mais, j’espérais qu’il puisse me donner ma réponse. Mon regard s’était alors déplacé sur les passants. Etant une personne plutôt gênée de nature, j’avais du mal à le regarder dans les yeux. Mon regard fuyait le sien. Je m’étais ensuite rendu compte que je ne m’étais même pas présenté, ce qui ne me ressemblait pas, essayant toujours de rester polie. « Je m’excuse, j’en ai oublié mes bonnes manières. » Je tendais alors ma main, afin qu’il la serre. « Winona-Ann Earp. Mais on m’appelle généralement que Winona ou Ann. » dis-je en le regardant à présent dans les yeux, un léger sourire aux lèvres. « Jake c’est bien ça ? » demandais-je ensuite. Bien que j’évitais de fréquenter la majorité des habitants de Deadwood, j’aimais m’intéresser à eux dès qu’une personne venait s’y installer. Savoir le nom d’une personne étant le minimum à savoir j’estimais.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: I guess you are not here for nothing - Jake 27th Janvier 2017, 22:14


Le malaise pourrait être visible sur son visage, si le chapeau n’était pas si bien vissé sur sa tête. Sa présence, si proche de la sienne, le déconcerte et son parfum, qui atteint sa narine de part sa proximité, le fait chavirer dans un passé qu’il ne veut pourtant pas retrouver. Elle est trop proche, trop belle, trop douce pour sa présence rustre. La logique voudrait qu’il s’éloigne, qu’il quitte le visu de l’institutrice, pour ne jamais revenir dans les parages. Il en est pourtant incapable. Ses yeux ne quittent pas le visage séduisant de son interlocutrice, tant qu’il loupe une partie de sa réponse trop banale. Peu satisfait de ce qu’il entend, il lâche un léger grognement peu convaincu. Il comprend néanmoins qu’elle ne veut pas s’étaler et si la curiosité pique chacun de ses pores, l’homme se retient d’étendre ses questions, pour reculer d’un pas et s’adosser de nouveau au mur derrière lui. Bras croisés, le faux cowboy tente d’offrir une image assurée quand tout son être transpire pourtant l’insécurité. A chaque seconde de plus en sa présence, il ressent au fond de lui une nuée de sentiments, qu’il n’a plus ressentis depuis la mort de son épouse. Et pourtant, à chaque seconde de plus en sa présence, il capte que cette femme, bien que très similaire à cette dame de son passé, est très différente d’elle. Et cette constatation l’enfonce dans un ressentiment plus intense encore. Tant qu’il attire une grimace sur son faciès. L’homme n’essaye même plus de sourire, parce que son palpitant s’emballe étrangement et cela le rend de plus en plus mal à l’aise. Sa question n’aide pas à le détendre et tous ses muscles se tendent, quand ses mains se mettent à trembler désagréablement. Le brun ne voudrait pas lui mentir, pourtant, lui avouer les raisons de sa présence ici est inenvisageable. Ses arrêts fréquents dans le coin, sont son pêché mignon et il lui paraît inconcevable de le lui avouer. Elle le prendrait au mieux, pour un fou, au pire pour un psychopathe qui lui voudrait du mal. Et comme le croque mort est incapable de s’avouer à lui-même son attirance pour la maîtresse d’école, il se voit mal le lui dire à elle. « J’vérifie qu’y’a pas un cadavre dans l’coin. Faudrait pas affoler les mômes ! » Il n’a pu empêcher le mensonge de lacérer ses lèvres.

La vérité est bien trop moche à avouer, il préfère badiner et lâcher une banalité aussi inutile que celle de l’institutrice. Si elle n’a pas réussi à le tromper, lui n’y parviendra probablement pas mieux. Sa douce voix résonne encore entre eux et son prénom pénètre son intimité, si sûrement qu’il en esquisse un sourire. Un vrai cette fois, que le brun n’a su réprimer à temps. Cela ne dure qu’une seconde, avant qu’il ne parvienne à maîtriser ses lippes, pour de nouveau apposer une indifférence sur son faciès qui s’est dévoilé honnête un instant, un seul. Elle non plus, ne reste pas bien longtemps, puisque c’est la surprise qui vient la remplacer à son tour. Le fait qu’elle connaisse son prénom l’étonne et il en vient à se demander pourquoi elle sait qui il est. « Comment vous m’connaissez ? » Son ton bourru contraste étrangement avec la douceur de sa voix et il en vient immédiatement à regretter son ton aristocratique qui n’existe désormais plus. Leurs timbres pourraient pourtant se mêler si aisément… L’idée le fait frémir de nouveau et il secoue la tête rapidement, pour évacuer cette pensée parasitaire. « Mais ouais, c’Jake… Tan… Juste Jake en fait, c’mieux. » Sa prudence elle-même s’enfuit face au désarroi qu’il ressent et il a failli vendre son identité inconsciemment. « J’ai menti au fait. C’pas les cadavres que j’viens voir en traînant dans l’coin. » Incapable de conserver son regard dans le sien, il élève les yeux, fixe un point derrière elle, vers l’école, tout en s’éclaircissant la gorge peu élégamment. Il ne reste plus rien de l’aristocrate qu’il a été auparavant, même si au fond de lui, il aimerait retrouver sa quiétude passée. Etre lui-même lui manque, pourtant il s’empêche de l’être, pour sa propre sécurité. « Mais j’vous donnerais une vraie réponse, quand vous f’rez pareil ! » Dans sa provocation, il se permet de nouveau un très fin sourire, sans pour autant la regarder de nouveau, car trop peureux à l’idée de se perdre dans ses prunelles.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: I guess you are not here for nothing - Jake 2nd Février 2017, 23:17

i guess you are not here for nothing
« J’vérifie qu’y’a pas un cadavre dans l’coin. Faudrait pas affoler les mômes ! » A l'entente de cette réflexion, mon corps se déplaça légèrement en arrière assez instinctivement. A vrai dire, je m'attendais à un tas de réponse. Lorsque je le voyais près de l'école, j'essayais souvent de m'imaginer les raisons de ses venues, mais, ce genre de réponse ne m'avait alors jamais traversé l'esprit. De plus, j'étais malheureusement une jeune femme qui était quelque peu naïve, ce qui était bien mauvais ici. Je pensais alors que ces paroles étaient sérieuses, qu'il venait réellement pour cette raison, bien que celle-ci était très étrange. Après tout, il fallait bien que certaines personnes s'occupent de ramasser les cadavres. C'était seulement étrange qu'une personne parte à la recherche de ceux-ci plutôt que d'aller les chercher lorsqu'on leur signalait un mort. Je ne souhaitais cependant pas m'attarder sur le sujet, ne préférant pas en savoir plus sur ceci. Bien que quelque peu déçue de cette réponse.
Je le regardais attentivement, essayant de décrypter ses faits et gestes. Je ne savais pas si c'était parce que cela faisait un moment que j'avais eu envie de lui parler, ou parce qu'il m'impressionnait, voire m'effrayait peut-être quelque peu au fond. Je croisais alors mes bras, autour de ma poitrine. Peut-être une façon de me protéger, je ne sais pas. Je faisais souvent cela lorsque je ne me sentais pas entièrement à l'aise. Lui, il avait été étonné, je l'avais vu lorsqu'il apprit que je connaissais son prénom. Après tout, Deadwood n'était pas une grande ville. Il était facile de connaître ses habitants. Mais il est vrai que je m'étais quelque peu renseignée le concernant, n'ayant pu connaître que son prénom. « Comment vous m’connaissez ? » Il avait l'air surpris, oui, mais au ton qu'il avait utilisé, je n'arrivais pas à savoir si cela le dérangeait où non. Bien sûr, je n'allais pas mentir, inventer une excuse à cette question. Oui, je m'étais quelque peu renseignée à son sujet, mais, cela n'était pas si grave, du moins, selon moi. Seulement, il ne m'avait à vrai dire pas laissé le temps de répondre, puisqu'il répondit de nouveau. « Mais ouais, c’Jake… Tan… Juste Jake en fait, c’mieux. » Je fronçais alors les sourcils à cette réponse. Je trouvais cela plutôt étrange de se présenter de la sorte, en choisissant de ne pas dire son nom. C'était bien la première fois que l'on se présentait à moi ainsi. L'homme prit de nouveau la parole, sans me laisser le temps de répondre à sa question précédente, encore une fois. Il se fichait peut-être de la réponse en réalité. « J’ai menti au fait. C’pas les cadavres que j’viens voir en traînant dans l’coin. » Je fronçais alors de nouveau les sourcils. L'incompréhension m'envahissait. Quelque peu soulagée cependant que cette raison n'avait été qu'un mensonge, mais, surprise tout de même qu'il ait menti. Il ne me laissa pas longtemps dans l'incompréhension à vrai dire, « Mais j’vous donnerais une vraie réponse, quand vous f’rez pareil ! » voilà qui expliquait pourquoi il avait menti. Je n'avais pas mis longtemps avant de comprendre de quoi il parlait. Il est vrai que la réponse donné à sa question première, celle de savoir pourquoi une femme comme moi se trouvait ici, à Deadwood, dans cette ville de bandits, n'avaient pas été entièrement juste. Bien sûr, comme je le disais, chaque ville avait besoin d'une institutrice, mais, il ne fallait pas être si intelligent pour comprendre que ce n'était pas cela qui m'avait emmené ici. « Je... » voilà que je cherchais mes mots, ne sachant pas quoi répondre. Non, je ne voulais pas parler du fait que j'étais veuve, que mon défunt mari était un homme bien plus que violent, qu'il avait été tué devant mes yeux, ce qui m'avait poussé à quitter mon ancienne vie. Ces détails, je les gardais toujours pour ceux en qui j'avais confiance, c'est-à-dire bien peu de personnes à Deadwood. Seulement, Jake avait attiré mon attention, attisé ma curiosité. Je voulais connaître les réelles raisons de sa présence ici. Je réfléchissais alors à la réponse que je pouvais lui donner. Je levais alors mon regard au ciel, mordillant quelque peu ma lèvre inférieur. Je tentais de trouver la meilleure des réponses, en disant la vérité, tout en épargnant quelques détails. Seulement, plus j'attendais, plus je me disais qu'il allait trouver cela étrange. Mon regard se posa alors de nouveau vers l'homme qui me faisait face. Un léger sourire aux lèvres, qui montrait bien que j'étais gênée, qu'il m'avait quelque peu mis dans l'embarrât. « Je tiens par contre à préciser que je n'ai pas menti ! » dis-je d'abord. Car, oui, je n'avais pas menti contrairement à lui. J'avais seulement donné qu'une infime partie de la réponse. « C'est simplement que je n'aime pas réellement parler de cela. Surtout à un inconnu ! » ajoutais-je alors. Ce n'était cependant pas comme cela que j'allais avoir les raisons de ses venues. J'allais donc devoir en dire un petit peu plus, je le savais. « Pour être totalement franche, sans pour autant tout dévoiler, j'avais besoin d'une nouvelle vie, en quelques sortes. » répondis-je enfin. Oui, cette réponse n'allait pas l'aider, mais, peut-être qu'il comprendrait que je ne souhaitais pas parler des raisons de ma venue. « Est-ce que cette réponse suffit pour que je puisse avoir la vérité ? » demandais-je ensuite. J'avais toujours tendance à tout faire pour oublier le passé et ne me concentrer que sur les choses présentes. Les raisons de ma venue à Deadwood était pour moi du passé, mais, les venues régulières de Jake près de l'école étaient elles du présent. C'était ce qui m'intéressait le plus. J'espérais seulement qu'il puisse me dire ses vraies raisons.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Bastard and proud of it

Message Sujet: Re: I guess you are not here for nothing - Jake

Revenir en haut Aller en bas
 

I guess you are not here for nothing - Jake

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tamao no... BAKA! {T-d-T, libwe I guess...}
» Knock Knock ! Guess who's there ?!
» GUESS YORK FEMELLE DISPARUE DANS LE DEPARTEMENT 38
» [done] Guess who ? ⊱ LULA
» 08. I guess this is goodbye

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Western Bastards :: One armed bandits :: Garbage can :: Dead end - Rp-