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 In the land of Gods and Monsters

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: In the land of Gods and Monsters 5th Janvier 2017, 19:52


In the land of Gods and Monsters

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Deirdre & Emilia


Ses doigts pianotant successivement sur le bois vernis de la table, les effusions d’impatience d’Emilia auraient pu se percevoir par la lourde ambiance régnant dans le salon. Les livres de comptes ouverts, la jeune femme avait passé sa mâtiné une fois de plus à vérifier chacune de ses affaires, chaque rentrée et chaque sortie d’argent avec quelques habiles tracés d’encre de la pointe de sa plume. Puisqu’elle ne faisait pas confiance aux banques, elle gérait elle-même ses affaires. Alors il n’a jamais été coutume pour elle de se rendre compte d’un trou béant dans ses comptes, il manquait à une date un versement qui aurait dû être fait. Vexée, désabusée, la jeune femme avait répété le nom du responsable une dizaine de fois dans son esprit en se demandant si elle ne l’avait pas croisé depuis ce jour là et qu’il s’était simplement joué d’elle. Elle avait financé l’expédition du chercheur d’or, moyennant quoi elle devait recevoir une partie de ses trouvailles et puisqu’il lui avait assuré qu’il reviendrait avec de belles pépites, s’il n’était toujours pas revenu elle ne voyait donc que très peu de possibilités. Se redressant sur sa chaise, Emilia porta sa main sur l’une de ses boucles d’oreille dont elle lissa machinalement la pierre précieuse polie. Si elle était une femme, elle n’en était pas moins idiote et ne manquait pas de ressources pour punir quelqu’un qui ose se jouer d’elle. Et pourtant, cet homme n’était pas de ce genre là. C’était a priori ce qu’elle préférait penser mais la jeune femme n’avait à vrai dire confiance en personne et était bien placée pour se dire que les apparences sont souvent trompeuses.

Elle avait besoin de savoir où ça en était, mais elle avait aussi d’autres chats à fouetter.

« Que se passe t-il ? » Demanda James sans réelle conviction.

Il avait relevé les yeux de son journal de bord pour les poser sur sa femme, se sentant obligé de lui demander bien qu’il n’aimait pas les débordements d’état d’âmes d’Emilia qui pouvaient très vite tourner en drame. Mais elle dégageait tant d’ondes négatives, qu’il n’aurait pu faire comme si de rien était. La concernée posa son regard sombre sur son mari, refermant les pans de sa robe sur son corset en étirant un sourire agacé et totalement faux.

« Rien du tout. Je sors, j’ai une affaire à régler, occupe toi de ton fils. »

James reporta son regard sur son gamin qui jouait tranquillement avec des petits chevaux en bois qu’il lui avait taillé sans rien demander de plus à Emilia. De toute façon l’arrangement était ainsi : chacun ses affaires. Il n’y avait pas de partage de l’entreprise de la jeune femme, de toute façon elle aurait refusé qu’un homme y fourre son nez même avec tout le respect qu’elle avait pour lui.

Emilia recouvrit ses épaules d’un châle aussi sombre que l’était sa tenue et après avoir déposé un baiser sur la tête brune de son enfant, elle s’engouffra à l’extérieur, longeant le petit domaine jusqu’à l’écurie où elle récupéra son cheval. Mister Ó Dónaill ne vivait pas bien loin mais elle préférait se déplacer à cheval pour éviter de croiser des visages qu’elle n’avait pas envie de voir – on l’avait bien compris : ce n’était clairement pas le jour ni le moment et elle préférait éviter tout incident diplomatique pouvant nuire au bon fonctionnement de ses affaires simplement à cause de sa mauvaise humeur.

Elle emprunta alors divers chemin durant quelques minutes, ignorant les quelques appels sur son chemin, prétextant ne pas avoir le temps de discuter. En plein jour elle était rarement cette femme d’affaire, mais plus une sympathique collectionneuse. C’était du moins la couverture qu’elle s’efforçait de garder afin de ne pas attiser les rumeurs à son sujet. Ho ; ce n’était pas les habitants de Deadwood qu’elle craignait puisque tous autant qu’ils étaient ce n’était que pourriture et décadence. Mais c’était plus envers ses partenaires commerciaux dans les autres villes qu’elle ne voulait pas salir son image, et bien pour cela elle ne faisait confiance à personne et taisait la moindre activité suspecte. Seuls ceux qui faisaient affaire avec elle savaient qu’elle cachait bien des choses, et bien entendu elle avait acheté leur silence. Ce mister Ó Dónaill faisait parti de ces gens là, qui le savaient mais pour qui elle devait apparaitre comme une femme riche qui lui permettait de maintenir ses activités moyennant finance. Et bien c’était exactement ce dont il était question pour lui et fort heureusement car s’il y avait eu plus le concernant comme des armes ou de la contrebande, elle ne se serait pas donnée la peine d’y aller en personne mais l’aurait tout simplement fait tuer en engageant un expert.

Emilia arriva devant la maison de l’homme, elle descendit de son cheval et lissa les pans de sa robe après avoir retiré soigneusement ses gants et observa les alentours en soupirant doucement. Puis elle repéra l’entrée et s’y approcha d’un pas déterminé pour aller toquer contre la porte en bois. Au bout de quelques instants, la porte s’entrouvrit sur une tête rousse, un visage qu’elle connaissait déjà vaguement pour l’avoir entrevue avec l’homme qu’elle était venu voir. Elle ne savait pas qui elle était pour lui, elle s’en fichait pas mal. Emilia lui adressa un large sourire après l’avoir dévisagé le temps de quelques secondes.

« Bonjour mademoiselle, je viens voir mister Ó Dónaill. »



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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: In the land of Gods and Monsters 8th Janvier 2017, 20:49


In the land of Gods and Monsters

- Emilia — Deirdre -


I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.

Pas de classe aujourd’hui. Mais quand il n’y avait pas classe Miss O ne se reposait pas chez elle contrairement à ses élèves. Ses jours de congés étaient consacrés au ménage de son humble logis, une pièce à vivre dans un modeste immeuble de Brodway Street. Elle prenait à cœur de bien tenir sa maison et elle attisquait avec rigueur les quelques meubles et le sol. Une fois le ménage terminé, Deirdre nettoya les couvertures en les battant vigoureusement à l’unique fenêtre. Puis elle descendit récupérer le linge qui séchait dans la cour et commença à le plier quand on toqua à la porte. Rapidement elle glissa le panier de linge sous son lit et posa sa main sur la poignée. Elle la tenait fermement, prête à la refermer au moindre signe suspect. A sa grande surprise une femme d’une grande beauté se tenait sur le palier.

« Bonjour mademoiselle, je viens voir mister Ó Dónaill. »

Encore une personne qui prononçait mal son nom. Fichus américains. Enfin l’irlandais n’était pas une langue des plus aisées à parler et d’après son expérience seuls les irlandais étaient capables de le parler correctement. D’ailleurs elle-même avait un accent qui trahissait ses origines, encore que le terme trahir ne plus plaisait guère puisqu’en aucun cas elle tentait de dissimuler sa nationalité. Elle était irlandaise et fière de l’être.

 « Bonjour madame.» répondit Deirdre.

Car il s’agissait d’une dame à n’en point douter. Tous les indices – riche toilette, diction parfaite, port altier, belles manières, ton courtois mais distant - s’accordaient pour cette conclusion.

 « Je suis navrée mais mon père est absent. Puis-je vous aider d’une quelconque façon ? Je suis sa fille. » ajouta-t-elle.

La jeune fille s’écarta de l’embrasure de la porte pour désigner de sa main libre, celle qui ne tenait pas fermement la poignée de la porte, la pièce unique qui lui servait de logis. Recevoir une personne de son milieu était acceptable mais laisser une personne des hautes sphères entrer chez elle était une épreuve douloureuse pour elle. L’usage voulait qu’elle agisse ainsi, la dame avait pris la peine de venir jusqu’à cet immeuble des plus modeste, c’était un honneur et elle se devait d’être polie. Or la politesse voulait que pour remercier cette dame d’avoir fait tant d’efforts pour se présenter en personne il fallait lui offrir la possibilité de s’asseoir et de se reposer quelques temps. Ce fut à contrecœur que Deirdre l’invita à pénétrer chez elle.

 « Je vous en prie entrez. »

Puis elle referma rapidement la porte avant d’ajouter en désignant une chaise.

 « Prenez un siège. »

La honte la submergeait. Elle savait pertinemment que si son hôte avait accepter d’entrer et de s’asseoir c’était pour les mêmes raisons qu’elle l’avait inviter à entrer. L’usage. Les bonnes manières. Les règles élémentaires du savoir vivre. Elle ne pouvait pas refuser quand bien même elle devait sans aucun doute répugner à prendre place sur une chaise aussi minable dans une pièce qui devait faire la taille de son placard à balais. Il aurait été extrêmement grossier de décliner son invitation. Mais par respect pour les convenances les deux femmes se retrouvaient dans une situation dont elles n’avaient aucune envie.

 « Puis-je vous offrir quelque chose à boire madame ? Une tasse de thé peut-être ? »

Quand elle recevait des amis de son père, elle savait quoi faire. Elle faisait du thé bien noir et bien chaud avec un nuage de lait et elle apportait les tasses sur la table. Parfois ils buvaient dans ces mêmes tasses un peu de whisky. Et ils la remerciaient avec sincérité, appréciant le goût de leur boisson dans leur bouche sèche. Ils étaient heureux de prendre place autour de la table, de reposer leurs membres fatigués et de discuter quelques instants après une longue journée de travail. Les sourires étaient réels, ils venaient du cœur. Celui échangé par les deux femmes n’était qu’une façade. Deirdre mit l’eau à chauffer et prépara les tasses tout en redoutant le regard hautain que poserait son hôte sur cette médiocre vaisselle et ce thé de qualité douteuse. Comme elle devait lui sembler misérable ! Elle gardait les yeux baissés pour ne pas voir le regard que la femme poserait sur le modeste plateau qu’elle déposait sur la table. Elle ne voulait pas non plus savoir ce qu’elle devait penser d’elle avec ses cheveux coiffés à la hâte, son tablier rapiécé, ses poches sous ses yeux et ses ongles encore tâchés de l’encre qu’elle n’avait pas réussi à enlever. Son hôte était si élégante et si délicate avec sa toilette à la dernière mode, son teint frais et sa chevelure admirablement peignés dans une coiffure sophistiquée. Elles venaient de deux univers diamétralement opposés.

 « Comme je vous l’ai dit mon père est absent mais je peux certainement vous aider. »

En toute franchise Deirdre se demandait ce qu’une femme de si bonne condition pouvait bien avoir avec son père. Elle n’en avait pas la moindre idée et espérait de tout son cœur qu’il n’y avait rien lié à l’argent ou à une affaire louche. Peut-être n’était-ce après tout qu’un malentendu, une méprise sur la personne et que son père n’était en réalité pas du tout celui qu’elle recherchait. On pouvait tout à fait l’avoir mal renseigné. Elle espérait que la discussion allait tourner court et qu’après quelques explications la dame repartirait chez elle pour ne plus jamais la voir.
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Message Sujet: Re: In the land of Gods and Monsters 16th Janvier 2017, 18:54


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I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Deirdre & Emilia


D’entrée quand elle ouvrit la bouche pour dire qu’il n’était pas là, Emilia étira un fin sourire crispé. Comment n’aurait elle pu pas s’y attendre ? Cela aurait été trop facile et ne venait elle pas en quêtes d’informations ? Emilia inspira longuement, elle était sa fille, donc c’était mieux que rien puisqu’elle serait sans doute la mieux placée pour dire où était son père. La jeune femme remercia poliment la rouquine quand cette dernière l’invita à entrer, essayant de ne pas trop détailler l’intérieur de la maison et suivit son hôte jusque dans le salon où elle prit place sur l’une des chaises très peu confortables après y avoir été invitée. Emilia lissa les pans de sa jupe, d’un geste préoccupé, vérifia qu’elle n’avait pas de mèches rebelles et leva les yeux vers la jeune femme qui lui proposait gentiment quelque chose à boire.

« Un thé volontiers, vous êtes bien aimable »

A vrai dire, Emilia n’avait pas l’habitude d’être aussi bien reçue et en particulier à Deadwood où il fallait jouer des coudes pour ne pas se faire piétiner. C’en était presque agréable, mais Emilia savait aussi qu’il fallait se méfier des apparences et que peut être que sous ce minois angélique se dessinait une véritable sorcière. Emilia jeta un vif regard dans la pièce, remarquant pertinemment qu’elles n’avaient pas le même rang social. Et quand bien même elle avait connu la misère durant de longues années,  la seule chose qu’elle jugerait ici c’est le manque d’ambition. Elle se rendait alors compte de la chance qu’elle avait, et surtout la chance qu’elle avait de pouvoir garder tout cela dans une ville de malfrats. Le travail, l’acharnement étaient les mots clefs d’autant de succès. Car si elle est née au sein d’une famille aisée, ce n’est en rien grâce à son héritage qu’elle a pu emménager dans un manoir comme le sien puisque celui-ci n’existait pas. Emilia a désormais en horreur ceux qui se laissent aller, car cela lui renvoie au visage tous les échecs qu’elle a connu. Alors oui, elle n’était pas à l’aise ici, mais ce n’était pas à l’ordre du jour.

La fille de Mister Ó Dónaill revint avec un plateau sur lequel étaient soigneusement disposées leurs deux tasses fumantes et dont les senteurs fleuries plaisaient déjà beaucoup à Emilia. Son hôte réitéra sa remarque, déclarant qu’elle était sans doute à même de lui apporter son aide puisque son père n’était pas là. La brune s’avança sur sa chaise, prit soin de prendre la tasse entre ses mains après l’avoir remerciée et s’abreuva d’un peu de thé. Cela lui fit le plus grand bien, d’autant plus que le temps était particulièrement sec ces derniers jours. Emilia ne savait pas trop comment engager son problème concernant le père de cette petite mais elle allait avoir des problèmes avec les bandits qu’elle était sensé payer ce mois-ci si elle n’avait pas cette rentrée d’argent qui devait venir de là. Elle ne lui demanderait pas d’avance, non, cette pauvre fille n’avait pas à se tenir garante de son père irresponsable mais au cas où elle savait où le trouver, cela l’aiderait surement.

« Et bien… Commença t-elle en se raclant la gorge. Si vous savez où est ce que je peux le trouver, cela m’aiderait déjà sans doute… »

Elle enverrait quelqu’un le chercher, peut être son mari puisqu’il était à la maison en train de se la couler douce. Mais elle devait à tout prix compter sur la rentrée de cet argent dans les plus brefs délais ou bien ces bandits ne se gêneraient pas pour lui faire de la mauvaise publicité, voire pire. Emilia déglutit rien qu’à cette idée, il en allait du bien être de son petit garçon pour qui elle travaillait d’arrache pieds afin qu’il ne manque jamais de rien.

« A vrai dire…Je lui ai fourni le matériel pour ses recherches et il était sensé revenir avec de l’or à me donner en échange. Il n’est pas revenu depuis des jours et je comptais payer mes employés avec cet or… »

Emilia n’irait pas préciser quel genre d’employés elle avait puisque cela ne la regardait absolument pas. Le problème serait de toute façon le même : on ne fait pas de bonne entreprise avec des employés mal payés.




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