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 Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia 31st Décembre 2016, 17:09

Omne Ignotum Pro Magnifico
Alexander ✧ Felicia
Doucement, d’une manière méthodique et minutieux digne d’un grand médecin, il vint à plier la lettre qu’il venait de recevoir. Il l’avait lu d’une manière attentive et d’une patience remarquable.  La lettre portait avec une bonne nouvelle en son sein.  Un de ses anciens amis de Minneapolis attendait un enfant avec sa compagne. Elle était enceinte du 5ème mois et se portait à merveille, il espérait qu’Alexander soit présent lorsqu’elle accouchera de leur troisième enfant. C’était un véritable miracle de voir cela, Alexander en ressentait une immense joie pour son ami et sa femme mais aussi une petite pointe de jalousie.  Il avait la quarantaine passée et toujours pas d’enfant. Sa femme n’avait toujours pas fécondé la vie.  Et dire , qu’il avait fallu l’être, qu’il aurait pu changer de vie, qu’il aurait pu arrêter toutes ses bêtises, mais le destin n’avait rien voulu l’entendre. 20 ans plus tard, il était là, avec une catin qui gloussait dans le lit conjugal, nue. La pièce avait eu une odeur de tabac froid et de whisky mélangé à de la sueur. D’une manière précise, il vint à la ranger dans la commode en bois qui se trouvait non loin de lui avant de se tourner vers la jeune rouquine qui le dardait d’un regard langoureux. Elle était jeune, bien plus jeune que sa femme. Sa peau était d’un blanc laiteux,  des grains de beautés clairsemaient parfois sa peau qui ne comportaient aucune marque du temps. Ses mains étaient douces et sensuelles. La prostituée n’avait guère plus de 20 ans. Le médecin vint regarder ses mains calleuses dont le temps semblait faire son œuvre, impitoyable et cruel. Le temps abattait ses cartes, se moquait de voir les personnes patauger à la recherche du temps perdu.  Le temps prenait tout et ne rendait rien. Il prenait la santé, l’argent et l’amour parfois un peu trop tôt. Alexander aurait aimé sauver Mary et leur enfant, sa vie aurait été bien différente. Ce n’était pas qu’il ne pouvait supporter Felicia et son caractère plutôt trempé.  Mary avait son petit caractère aussi. C’était que le médecin n’arrivait pas à ressentir de l’émotion, de l’affection et voir de l’amour. Il était incapable de ressentir quelque chose malgré ses nombreuses et vaines tentatives pour réussir. La vérité était toute autre. Dans les yeux bleus de Felicia aussi semblable que ceux de sa première épouse, il avait l’impression de la revoir à travers elle. Dans ses yeux, elle avait l’impression de le juger, de l’accuser de tous les maux de la Terre, de n’être rien à ses yeux, d’être un simple abruti à ses yeux.  Il avait l’impression de revenir à son enfance,  dans les yeux de son père, il y avait le même reflet. Alexander voulait oublier ce reflet, voulait oublier sa vie dramatique dans l’alcool et les prostitués. Il voulait faire tant de choses mais il n’arrivait pas.  Il voulait combler sa femme, oublier Mary , recommencer à zéro mais il n’arrivait. Il oubliait son amertume, il voulait oublier sa vie condamnée à la souffrance dès sa naissance. Il se noyait dans l’alcool et la chair des jeunes femmes en fleur avec une vie misérable au point qu’elles vendaient leurs corps pour un peu d’argent au risque de se prendre une maladie irréversible et mortelle.

Un autre gloussement de la jeune fille vint le faire sortir de ses pensées. Elle tendit un bras vers lui d’une manière sensuelle, comme un chaton qui voulait jouer. Il ne voulait pas d’une deuxième partie de jambes en l’air, il devait partir. Il vint planter un baiser sur ses lèvres peinturées de rouge à lèvres flamboyant avec un sourire en coin, doucement, il vint à remonter ses lèvres au creux de son oreille, comme une plume caressant la peau de satin de la rouquine.

-Vous allez devoir aller, ma très chère, murmura-t-il avant de déposer un baiser dans les cheveux flamboyants de la jeune fille dont il ne connaissait le prénom.

Il aurait dû être ainsi avec sa femme. Il devait l’embrasser comme ça mais il n’arrivait pas, il ne pouvait pas. Ses yeux bleus scrutateurs le troublaient trop, lui faisaient remonter trop de culpabilité, trop de douloureux souvenirs pour le faire. Les yeux bruns noisette de la catin ne lui faisaient point de mal, il y avait rien qu’une vie gâchée et détruite, dévastée par la cupidité des personnes autour d’elle. C’était ce qui lui fallait. Il fallait qu’il oublie même pour un court instant qu’il n’était pas plus mal dans ce monde. Il aidait la jeune fille à se rhabiller, à lacer le corset, à refaire son chignon bien qu’il trouvât que les cheveux libres allaient beaucoup mieux à la jeune fille. Il remit un pantalon noir et une chemise blanche qui collait à son torse quelque peu musclé. La chemise faisait ressortir sa peau étrangement halée pour un anglais qui gardait encore quelque tics de son pays natale. Il repassait une de ses mains calleuses dans ses cheveux bruns afin de remettre ses mèches rebelles correctement.  Il sortit de la chambre, ouvrant la fenêtre pour aérer au passage afin de faire sortir l’odeur du tabac, de l’alcool et du sexe facile. La catin portait une belle robe rouge qui mettait ses cheveux roux, sa peau laiteuse et ses formes en valeurs. Sa robe en crinoline lui donnait d’avantage de volume. Alexander remit ses bottes noires qui lui arrivaient au milieu de son tibia avant d’aller dans la cuisine, faisant racler la chaise en bois sur le sol brut de la maison. Il faisait froid dans la maison mais le feu de cheminée qui crépitait dans la cheminée en pierre brute réchauffait la pièce et lui donnait une atmosphère chaleureuse.

-Où est l’argent ? Demanda-t-elle d’un ton timide et doux qui ne collait pas du tout aux gloussements qu’elle avait fait dans la chambre.

Alexander, le médecin allait lui montrer sa bourse pour qu’elle lui donne quand la porte d’entrée vint s’ouvrir, apportant de l’air froid dans la pièce. Il entendit un pas claquer contre le sol suivi d’un deuxième avant que la porte se referme, laissant l’atmosphère se réchauffer de quelque degrés.  Sa femme était rentrée, et semblait d’une humeur massacrante. La présence de la catin n’allait pas arranger les choses, il le savait mais il se fichait bien de cela. Alexander vint à se servir un verre de whisky qui se trouvait sur la table de la cuisine. Il savait rien qu’en croisant le regard froid de Felicia, que l’orage allait éclater,  emportant une tempête avec lui. Au fond, il se sentait honteux mais il n’arrivait pas à le montrer. Un sourire en coin qui aurait pu être vu comme chaleureux mais qui était en fait, fier et provocateur ainsi qu’un peu enjôleur, vint à étirer ses lèvres.  

-Felicia, vous êtes de retour, remarqua-t-il d’un ton calme. Je demandais où vous étiez passés, heureusement que j’ai trouvé une amie avec qui me tenir compagnie au détour d’un trottoir, ajouta Alexander d’un ton où l’ironie se sentait.

L’atmosphère devint électrique, il le sentait. Les foudres de Felicia palpitaient dans l’air. Oh une belle tempête se préparait mais il se fichait. Il avait le droit après tout. Alexander commençait à boire un peu de son liquide ambrée, se demandant ce que sa femme allait faire, comme un spectateur qui regardait un chat attaquer une souris. Il voulait voir ça. La jeune fille vint à glousser de sa phrase, un gloussement qu’elle aurait dû retenir au vu du regard de sa femme qui se fit meurtrier envers lui. Un regard qui lui rappelait inlassablement sa hantise. Le regard scrutateur de Mary.




© Starseed


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" Omne Ignotum Pro Magnifico" : On peut tout pardonner à celui qui fait de grandes choses
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia 4th Janvier 2017, 19:50

La journée est bien amorcée lorsque je reviens vers la maison après avoir fait quelques achats en ville pour nous procurer du thé, de la farine, un peu de lard et du sucre. Débrouillarde, j’ai longtemps appris à me contenter de peu d’ingrédients pour faire la cuisine. Depuis mon mariage avec Alexander ma condition matérielle étant aussi variable que la température, c’est devenu une nécessité. Sur mon chemin, je croise quelques-uns de nos patients ainsi que le maréchal ferrant qui par signe de politesse me saluent en baissant légèrement son chapeau. Si au départ, j’étais réticente à l’idée de venir m’installer dans un coin de pays si peu développé, je me surprends, chaque jour a apprécié l’endroit. Il me semble qu’ici tout est possible et je me sens utile. Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Alors que j’approche de la maison, je fais un léger détour pour me rendre près de la rivière qui borde la ville afin de cueillir quelques fleurs pour décorer la maison et le cabinet d’Alexander. J’aime l’odeur que ces petites fleurs sauvages propagent dans la maison. Une fois mon panier plein, je presse le pas pour reprends ma route. Il me reste encore beaucoup de travail à faire avant l’ouverture de la clinique. Au bout du chemin, ma nouvelle demeure se dresse. De construction modeste, elle me plaît bien et elle est suffisamment grande pour loger à la fois notre logis et le cabinet d’Alexander. J’ouvre la porte qui donne directement à la cuisine et j’y dépose mon panier. C’est alors que je remarque la présence d’une femme tout près du foyer. Cette dernière porte une robe qui cache à peine ses attributs féminins. Nos regards se croisent. Elle ne semble même pas gêner de se trouver en ma présence. Pour ma part, je sens la colère montée en moi. Que fait cette femme dans ma maison? Je ne suis pas folle, j’ai une petite idée qui justifie sa présence, mais j’ai du mal à croire qu’il est pu oser allez jusque-là. Comme peut-il avoir le culot de m’offenser jusque dans notre lit. Qu’ai-je donc fait pour qu’il me déteste à ce point? Pourquoi cherche-t-il toujours à me faire honte?  

Alors que j’essaie de garder mon calme,  je le vois enfin qui ose se montrer. Désinvolte comme toujours, il se penche vers la table de cuisine pour se servir un verre de whisky. Il ne semble pas du tout mal à l’aise de cette situation et je le déteste d’autant plus. Ses mouvements sont lents, ce qui me laisse croire qu’il ne s’agit pas de son premier verre depuis son réveil. Alors qu’il croise mon regard, il étire ses lèvres pour me sourire et il me dit sur un ton enjôleur que je qualifierais davantage comme hypocrite :

-Felicia, vous êtes de retour. Je demandais où vous étiez passés, heureusement que j’ai trouvé une amie avec qui me tenir compagnie au détour d’un trottoir

Que goujat! J’ai de plus en plus de mal à canaliser ma fureur. Si je n’étais pas si orgueilleuse, je me saurais certainement mise à pleurer de rage, mais je ne veux pas me donner en spectacle devant sa catin. Je me tourne vers cette dernière et d’un geste de la main, je lui indique la porte et lui dit d’un ton que je veux le plus neutre possible : « J’apprécierais que vous quitté ma maison ». La femme ne bouge pas d’un iota et se tourne plutôt vers son client pour savoir ce qu’elle doit faire. Voyant les quelques pièces qu’elle a en main, j’ajoute en conservant le peu de politesse qu’il me reste : « Vous avez eu votre dû alors je vous prie de partir ». La petite effrontée me détaille du regard et ne bouge toujours pas. Je me tourne alors vers mon époux et je prends mon couteau dans mon panier. Ivre de colère, je le somme de la mettre dehors s’il ne tient pas à ce que je la sorte avec le bout de mon couteau.

- Sois tu la jettes immédiatement à la porte sois je m’en charge et je lui arrange le portrait de façon à ce qu’elle ne puisse jamais plus me regarder comme elle vient de le faire !
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Message Sujet: Re: Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia 4th Janvier 2017, 22:49

Omne Ignotum Pro Magnifico
Alexander ✧ Felicia
Felicia Caldwell était une femme qui aux premiers abords n’avait rien d’extraordinaire. Elle était belle à n’en pas douter.  Ses cheveux étaient d’un brun chocolat aux reflets roux sous le soleil, ses boucles soyeux étaient disciplinées, coiffés en un chignon qui mettait en valeurs son cou gracile et d’une couleur laiteuse. Des lèvres pulpeuses aussi rosés qu’une belle rose en train d’éclore et des yeux d’un bleu qui aurait fait pâlir les cieux de jalousie. Felicia était belle et à sa manière charmante. Elle avait un charme naturel qui aurait plût à n’importe quel homme censé. Les traits de son visage étaient doux, et donnaient aux personnes qu’elle croisait dans la petite ville, une impression de chaleur et de douceur. Ses yeux avaient une lueur vive. Elle donnait aux femmes, une impression de sagesse et de respectabilité. Elle aurait pu avoir n’importe quel homme à ses pieds. Elle avait un visage rempli d’une douceur et de fragilité mais d’une volonté de fer qui aurait fait plier le plus rigide des hommes. Felicia aurait pu être une grande dame, elle aurait pu être tout ce qu’elle voulait, avoir un tout autre destin. Si elle n’aurait pas été élevé par sa famille, qu’elle se serait rebellée contre leurs principes, elle aurait pu être qui elle voulait, cependant son destin était aussi tragique que celui d’Alexander. Elle a été forcée de se marier avec lui. Un gentleman britannique et docteur. Son père avait sans doute penser que pour elle, c’était le mieux qu’elle pouvait avoir dans sa vie. Hélas, c’était une erreur. Alexander était un homme trop abattu par la rude vie qu’il avait vécu pour être un bon parti. Au fond de lui, il pensait que Felicia était une personne admirable. Elle avait de la patience avec lui plus que Mary.  Alexander avait été un bon mari avec Mary, il avait arrêté les fêtes, la débauche, les femmes faciles et les jeux . Il avait tout abandonné pour elle, son amour était si intense qu’il avait tout arrêté. Il fallait dire que tout était la faute de son père. Son père ne lui avait point donné les clés pour calmer ses démons. Il n’avait jamais su gérer son dernier héritier légitime à cause de sa défunte femme. Il ne lui avait pas donné le bon exemple, les bons mots, et les bonnes pensées. Lorsqu’Alexander voyait son père, celui-ci était ivre, imbibé d’alcool et de mélancolie. Son père n’avait jamais été positif ou bon envers lui. Alexander n’avait jamais même vécu avec son père, au contraire de son frère et de sa sœur. Il n’avait jamais vécu avec sa famille alors quand Mary avait apparu dans sa vie, magnifique dans sa robe d’un blanc nacré. Les yeux bleus brillants de malice et des cheveux bruns  aux boucles soyeuses coiffés dans un chignon parfait. Avec elle, il avait découvert le véritable sens du mot «  famille ».

Quand elle fut morte dans cette incendie alors qu’elle était enceinte de leur premier enfant, il avait sentit son cœur se briser.  La joie avait laissé place à une tristesse. L’euphorie de sa vie avait laissé place à un gouffre. Il s’était réfugié dans l’alcool. La mélancolie, les souvenirs remontant à la surface. Alexander souhaitait à personne de ressentir cela. Ce gouffre, cette culpabilité qui le hantait sans cesse. Pourquoi sourirait-il alors que son ex-femme était morte par sa faute ? Pourquoi devait-il aimer sa femme actuelle alors que celle qui l’avait aimé ne pouvait plus vivre et l’aimer par sa faute ? Il n’aurait jamais dû sortir. Il venait à regarder pensivement son whisky, l’amer liquide ambré qui arrivait à lui faire oublier l’amertume dans sa vie. Il était une malédiction à lui tout seul. Il regardait la fille de joie qui restait à ses côtés.  Felicia était calme et admirable, de sa voix ferme mais douce, elle quémandait à la catin de sortir. Celle-ci ne bougeait toujours pas, au bout d’un moment, Alexander vit Felicia sortir un couteau. Alexander arquait un sourcil intrigué mais se leva de sa chaise en boise, la faisant racler une énième fois contre le sol brute. Il vint prendre sa bourse et donner l’argent à la fille de joie, sa monnaie pour le plaisir qu’elle lui avait donné. Sans un regard, Alexander la fit partir d’un seul geste.  La rouquine partit sans un regard pour Felicia, ses pieds claquant. Elle ouvrit la porte faisant entrer la fraîcheur de la journée.  La rouquine claqua la porte,  elle était partie. Il ne restait que Felicia et Alexander.  

-Voyez-vous ? Il ne fallait pas s’énerver pour si peu, ma chère femme, s’enquit-il d’un ton rempli de sarcasme.

Alexander la regardait tandis qu’elle le fixait. Brun mielleux contre bleu glacé. Un sourire vint étirer ses lèvres tandis qu’il retournait à sa place, le verre de whisky à la main.

-Où étiez-vous ? Demanda-t-il d’un ton calme bien qu’une colère sourde s’entendait dans sa voix rauque.  

Il n’aimait pas ne pas savoir où elle était. Il était un médecin, il avait ce désir que tous les médecins avaient. Un désir de tout contrôler et surtout une peur de perdre sa femme. Ce traumatisme d’avoir perdu sa femme ne l’avait pas quitté. N’était-ce pas un signe de protection de sa part envers Felicia ou tout simplement une peur déraisonnée de l’abandon ?


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Message Sujet: Re: Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia 15th Janvier 2017, 16:57

Lorsque nous nous sommes mariés, nous avons fait la promesse devant Dieu et devant les hommes de nous aimer, de nous chérir et d’être fidèle l’un envers l’autre. Aujourd’hui, ses vœux ne font plus de sens. À vraie dire je me demande s’ils en ont déjà eu un. Huit ans déjà se sont écoulés depuis ce bel après-midi d’été ou nous avons célébré notre union. J’étais alors toute jeune et naïve. Je ne connaissais rien des hommes. J’avais le cœur et le corps vierge. Je ne demandais qu’à apprendre et donner, mais j’ai été rapidement déçue. Amèrement déçu. Avec du recul, je me demande si mon père n’a pas fait une erreur en me choisissant Alexander comme époux. Peut-être aurait-il mieux valu prolonger la période des fiançailles plutôt que de précipiter le mariage. À présent, il est trop tard. Nous étions mariés pour le meilleur et pour le pire. Le pire surtout. Avec les années, j’avais appris avaler toutes les couleuvres qu’il m’avait servies, mais cette fois c’était trop. J’étais épuisée et lasse. Je ne méritais pas son mépris et encore moins la façon dont il me traitait sous mon propre toit.

Je n’avais pourtant pas l’impression de demander beaucoup. J’avais renoncé depuis longtemps à l’idée qu’il puisse un jour m’aimer véritablement. J’avais également renoncé à l’idée de pouvoir un jour avoir un enfant de lui, mais jamais. Non jamais, je n’allais accepter qu’il me manque de respect et qu’il me ridiculise. Nous étions installés depuis seulement quelques semaines à Deadwood et déjà bon nombre de personnes devaient savoir que mon époux me trompait avec des prostitués. J’avais espéré qu’en quittant Minneapolis il allait mettre fin à ce type d’aventures, mais apparemment cela semblait lui plaire autant que son foutu whisky.

J’essaie de garder mon calme alors que je menace mon cher époux de refaire le portrait de sa catin. Je sais bien que je n’en serais jamais capable, mais il vient un moment où j’ai des envies terribles de violence. Heureusement, il finit par comprendre qu’il est allez trop loin et il chasse la putain de la maison. Se tournant vers moi, il tente de me calmer et sur un ton toujours aussi sarcastique, il me dit :

-Voyez-vous? Il ne fallait pas s’énerver pour si peu, ma chère femme.

Il se moque à nouveau de moi. Quel goujat! Comment peut-il être aussi égoïste pour ne pas se rendre compte du mal qu’il me fait. Je remets mon couteau dans mon panier bien décidé à ne plus lui adresser la parole quand il me demande.

-Où étiez-vous?  

Il est de nouveau assis à la table et fait tourner son verre entre ses mains attendant que je lui fasse le récit de mes faits et gestes. Cette fois, c’en est trop. Comment ose-t-il? Il sait fort bien où j’étais. Je me retourne vers lui et je lui lance mon panier rempli d’herbes et de plantes. Des larmes coulent sur mon visage lorsque je lui dis :

- Comment osez-vous me poser cette question alors que vous n’avez aucune raison de douter de ma fidélité et de ma loyauté vis-à-vis de vous? Vous savez fort bien que les seules fois où je quitte la maison c’est pour aller faire des courses ou chercher des herbes pour la clinique. Je ne vais même pas à l’église sans vous aviser…

J’essaie tant bien que mal de me calmer, mais je suis furieuse contre lui, mais surtout contre la vie qui m’a liée à toujours jamais à cet homme. Je ravale mes larmes et j’arrache mon tablier du mur pour commencer la préparation du repas. J’aurais préféré qu’il quitte la cuisine. Qu’il me laisse seule, mais apparemment, il semble décidé à continuer à me pourrir l’existence. Il reste là assis à jouer avec son verre de whisky. Je prends alors une profonde inspiration et lui demande alors :

- Pourquoi agissez-vous ainsi avec moi? Qu’ai-je donc fait pour mériter que vous soyez si dur et méchant envers moi?
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Message Sujet: Re: Omne Ignotum Pro Magnifico ~ Alexander & Felicia

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