fais ta pub !
Bonjour, si vous aimez les retrouvailles guimauves, et les situations cocasses, Kelly Eve KIRK n'attends que vous , merci de votre attention :)

Pour mettre votre annonce sur ce panneau d'affichage, rendez-vous dans ce sujet !



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | .
 

 Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 27th Décembre 2016, 12:53

Le soleil se lève tout doucement sur les Black Hills. J’ai les yeux grands ouverts dans mon lit et je n’arrive plus à me rendormir. J’observe la nature à travers la petite fenêtre de la chambre. Cette même nature que je regarde jour après jour. Nuit après nuit en tentant de trouver la force de ne pas craquer, de ne pas commettre un geste irréfléchi. Il m’arrive d’avoir des moments de désespoir, des moments où j’ai envie de fuir. Fuir loin d’ici, loin de tout, mais surtout de lui. Ce matin, j’ai un goût amer en bouche. Une légère nausée du a cette odeur horrible qui émane de mon charmant époux qui est rentré une fois de plus ivre après sa visite quotidienne au Saloon. Je n’ai pas osé vérifier les poches de son pantalon, mais je suis pratiquement certaine qu’encore une fois il a perdu tout son argent aux cartes. Je soupire pour taire mon incompréhension et ma colère. Je suis lasse de cette vie. Lasse de revivre jour après jour les mêmes déceptions, mais surtout je suis lasse de lui. Ne pouvant plus supporter cette odeur de sueur et de whisky qui me lève le cœur, je décide finalement de me lever. Je fais un brin de toilette, je m’habille et je vais me préparer un peu de café. Une fois arrivée dans la cuisine, j’ouvre la fenêtre pour aérer la maison. Le vent est doux, presque chaud pour cette période de l’année. Je me sers une tasse de café et je vais m’asseoir sur la véranda. Cette dernière donne sur la forêt qui encercle la ville. Depuis que nous nous sommes installés a Deadwood, je n’ai qu’une envie c’est d’aller explorer les montagnes et le cœur de la forêt. Malheureusement, j’ai eu tellement de travail depuis notre arrivée que je n’ai pas encore eu le temps d’aller découvrir les environs.

J’avale un peu de café alors que j’observe des écureuils dans les arbres. Nous sommes samedi. Aujourd’hui, la clinique est fermée à moins d’une urgence alors je pourrais m’absenter durant quelques heures pour aller me promener dans les bois. Avec un peu de chance, il ne se réveillera certainement pas avant plusieurs heures. J’hésite, mais j’ai tellement envie d’y aller que je dois me faire violence. Et puis c’est décidé, j’y vais. Je rentre dans la maison, j’attrape mon panier avec mes ciseaux et mon couteau et je passe un châle sur mes épaules. Je prends également un peu de papier et un crayon pour cartographier ma visite et ainsi faciliter mon retour si jamais je perds mon chemin. Une fois prête, je sors dehors et je marche en direction des montagnes le cœur léger. Il me tarde de savoir si je pourrai retrouver les herbes et plantes dont j’ai besoin pour la préparation des médicaments. Je suis avide de connaître les plantes qui poussent dans les régions montagneuses comme ici.

Depuis mon arrivée à Deadwood, tout le monde m’a parlé des dangers qui guettaient ceux qui osaient se promener seul dans la forêt à cause de la présence des « sauvages », mais étrangement cela ne m’effraie absolument pas. Je marche depuis une dizaine de minutes tout en prenant des notes. Ici et là, j’ai reconnu des framboisiers sauvages, du thym et du trèfle rouge, mais ma plus grande découverte en ces lieux si reculés est la fleur de calendula. Il s’agit d’une plante très polyvalente qui sera une formidable addition aux plantes que je conserve déjà. Par voie interne, le calendula est utile en cas de grippe, de congestion lymphatique, de fièvre et d’inflammation de la bouche, de la gorge ou de tout le système digestif. Elle diminue l’inflammation, soigne les muqueuses et élimine les bactéries. Par voie externe, on l’utilise sur la peau pour combattre les inflammations, les infections ainsi que les conjonctivites et pour désinfecter les blessures. Heureuse de ma découverte, je coupe plusieurs fleurs que j’ajoute dans mon panier avant de reprendre mon chemin.

Au détour d’un ruisseau, j’aperçois un homme sur une butte. Il est seul. Il porte sur son dos un sac rempli d’instrument bizarre. Il semble absorber par quelques choses qui se trouvent au sol et ne semble pas avoir entendu mes pas. Je me rapproche doucement pour ne pas l’effrayer. Je me demande si je dois poursuivre mon chemin ou m’arrêter pour saluer cet inconnu. J’hésite. Est-ce impoli de ne pas saluer un étranger? J’avoue que je ne sais pas trop quoi faire. L’homme semble totalement absorber par ce qu’il fait et il ne semble pas remarquer ma présence alors je ne commets pas vraiment d’impolitesse. Et puis, il relève la tête et nos regards se croisent. Je ne me souviens pas avoir déjà rencontré cet homme en ville. Je lui souris et me présente question de faire connaissance.

Bonjour Monsieur. Je suis Felicia Caldwell. Je suis désolée je ne voulais pas vous dérangé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 3rd Janvier 2017, 15:02

L’aube commençait à peine à apparaître sur les montagnes alors que je quittais mon logement pour me lancer dans mon expédition du jour. Depuis toujours, j’étais quelqu’un de matinal, et les années en internat puis à l’université n’avaient fait qu’accentuer cette tendance. J’aimais à me réveiller de bonne heure, souvent avant les autres, pour profiter du calme pour avancer mes recherches et projets personnels. Et depuis mon arrivée à Deadwood, je n’avais pas changé les bonnes habitudes. D’autant qu’aujourd’hui, j’avais effectivement prévu de me promener dans les montagnes pour explorer des terrains encore inconnus et vierges sur mes plans. Autant dire que j’étais encore plus excité et enthousiaste que d’ordinaire.

J’avais pris mon matériel habituel pour ce type de sorties, à savoir un grand sac rempli d’instruments d’analyse et de mesure, ainsi que de nombreux récipients et éprouvettes pour ramener des échantillons. De terre, de plantes, d’eau ; tout ce qui pouvait m’apporter des informations sur la faune et la flore de la région, ainsi que sur les types de sols. Ces dernières informations étaient les plus précieuses pour les quelques clients que j’avais, et qui étaient désireux de connaître les meilleurs terrains pour la recherche de minéraux précieux. Ce n’était pas la recherche qui m’intéressait le plus, mais je m’y pliais de bonne grâce, heureux de pouvoir profiter de la sortie pour mener d’autres observations.

Après un certain temps de marche, je finis par arriver dans une zone près d’un ruisseau. Je sortis l’une de mes nombreuses cartes, et constatais avec bonne humeur qu’il s’agissait d’un endroit que je n’avais pas encore exploré. Je pris quelques notes dans le carnet qui ne me quittait jamais, profitant de la luminosité de plus en plus forte pour esquisser un croquis des lieux, avant de me lancer dans mes recherches à proprement parler. Je décidais de commencer par une liste de toutes les plantes dans les environs, les connues et les non-connues.

Une fois que j’eus terminé, le jour était déjà plus avancé, et je décidais de me concentrer désormais sur les spécimens végétaux qui m’étaient encore inconnus. Je débutais avec une fleur colorée qui se trouve non loin du ruisseau. Je me penchais vers le sol, avant de sortir d’un geste qui trahissait l’habitude les différents instruments dont j’aurais besoin, tout en continuant à tenir mon carnet de l’autre main, le crayon coincé habilement entre mes dents.

Je commençais par dessiner la fleur, y ajoutant des touches de couleurs, avant de la décrire plus scientifiquement. Je pris quelques échantillons de terre et d’herbe autour, puis m’approchait pour savoir si la plante dégageait une odeur particulière. Je parcourais mentalement la liste des fleurs ressemblantes pour savoir dans quelle famille elle pouvait se trouver. Au vu de la couleur jaune dominante et la forme des pétales, je planchais pour une fleur apparentée à la Tetraneuris acaulis. Mais je manquais encore de données pour en être certain…

Plongé dans mes observations et mes réflexions, je manquais de remarquer les pas légers qui s’étaient approchés de moi. Une voix féminine parvint cependant à me sortir de mon petit monde, et je levai un regard surpris vers une jeune femme qui devait avoir mon âge. Je lui souris cependant immédiatement, ou du moins, tentais de le faire alors que j’avais toujours mon crayon coincés entre les dents. Je posais alors tout mon matériel à terre et libérait ma bouche, avant de me lever pour lui faire face. Peut-être un peu trop vite, vu l’étrange craquement qu’émit mon dos en protestation. Ou alors, j’étais resté accroupi plus longtemps que je l’avais cru… Quoiqu’il en soit, cela ne m’empêcha pas de continuer à lui sourire avec bonne humeur, sincèrement heureux de croiser quelqu’un dans les parages. Cela n’arrivait vraiment pas souvent.

"Bonjour, Madame Caldwell." Je lui adressai un léger signe de tête poli, avant de poursuivre : "Amory Fieldstein, ravi de vous rencontrer. Et vous ne me dérangez pas du tout, au contraire, c’est rare de faire des rencontres dans le coin !"

Il y avait bien ces fameux sauvages dont on parlait, mais je n’en avais jamais croisés. Ou ne les avais jamais remarqué, plutôt. Et de manière générale, je n’y pensais pas du tout. Souriant, j’observais la jeune femme qui me faisait face. Il ne me semblait pas la connaître, même si son nom me disait bien quelque chose.

"J’étais en train d’observer cette fleur, c’est un spécimen que je ne connais pas." dis-je en lui désignant ladite plante, avant de préciser : "Je suis scientifique, et j’essaie de rassembler le plus d’informations possible sur les terrains autour de Deadwood. Et vous ? Qu’est-ce qui vous amène par ici, si ce n’est pas indiscret ?"

L’enthousiasme et la curiosité pointaient déjà dans ma voix, intrigué que j’étais de connaître les raisons de sa présence dans un endroit si reculé. Avec le secret espoir que cela soit pour un but semblable au mien.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 6th Janvier 2017, 16:37

Le soleil est haut dans le ciel, aucun nuage menaçant qui pourrait venir perturber ma promenade. Je suis heureuse de mes découvertes et rassurée de savoir que j’aurai à portée de main des plantes pour préparer mes onguents, élixirs et autres pommades. En nous installant a Deadwood, ma pire crainte avait été de ne pas avoir à proximité un endroit pour cueillir des herbes et des plantes pour la confection des médicaments pour la clinique, mais heureusement, la ville était encerclée d’une vaste forêt et de montagnes ou la végétation était abondante. Si abondante que j’allais devoir m’armer de patience pour identifier chacune des plantes pour en connaître ses vertus curatives. Au détour d’un ruisseau alors que je m’apprête à me mettre à la recherche de champignon sauvage pour faire ma soupe aux mille et une choses, je vois un homme. Un crayon coincé entre les deux, il me regarde perplexe. Il est vrai qu’il est rare de voir une femme seule se promener en forêt. L’homme a une allure curieuse. Comme moi, il semble s’intéresser aux plantes. Curieuse de savoir de qui il s’agit et la raison de sa présence en forêt, je me présente. L’homme ne semble pas gêner par ma présence, au contraire, il me sourit après avoir retiré son crayon d’entre ses dents.

« Bonjour, Madame Caldwell, Amory Fieldstein, ravi de vous rencontrer. Et vous ne me dérangez pas du tout, au contraire, c’est rare de faire des rencontres dans le coin! »

Je lui souris et lui tends la main poliment en lui répondant :

- Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur Fieldstein. Je crois avoir entendu parler de vous à l’église, mais je crois que nous n’avions pas encore eu la chance d’être présentés. Il faut dire qu’il n’y a pas très longtemps que nous sommes installés à Deadwood.

Il me rend mon sourire avant d’ajouter :

« J’étais en train d’observer cette fleur, c’est un spécimen que je ne connais pas. » Me dit-il en me désignant une plante tout près de lui. Je me penche tout près de lui pour observer à mon tour ladite plante lorsqu’il m’explique la raison de sa présence en forêt.
« Je suis scientifique, et j’essaie de rassembler le plus d’informations possible sur les terrains autour de Deadwood. Et vous? Qu’est-ce qui vous amène par ici, si ce n’est pas indiscret? »

Décidément cette ville de Deadwood est remplie de surprise. Serait-il possible enfin pour moi de partager et d’approfondir mes connaissances sur les plantes en compagnie d’un véritable scientifique. Enthousiasmée par cette rencontre, j’ouvre mon herbier qui se trouve toujours dans mon panier et je cherche le dessin d’une plante qui ressemble à celle qui nous intéresse.

- Je crois que je pourrais vous vous aidé. Je suis herboriste. J’ai identifié plusieurs plantes dans mon livre et je crois qu’il s’agit d’une fleur associée au même type que les tournesols. Il s’agit d’une espèce qui pousse fréquemment dans ce type de sol. Comme il s’agit de ma première véritable visite dans la forêt, je ne sais pas si cette information est correcte. Je n’ai exploré que le détour du ruisseau pour le moment.

Il se penche à mes côtés et nos regards se croisent. Il semble intéressé par mon herbier alors je lui tends pour qu’il puisse l’examiner.

- Ce sont majoritairement des plantes comestibles ou des plantes qui ont des vertus curatives. Je les utilise pour fabriquer des médicaments. Mon époux est médecin et nous prônons tous deux l’utilisation de médicament à base de produits provenant de la nature plutôt que l’utilisation massive de produit de fabrication industrielle.

Je fais une légère pause. Curieuse de savoir ce qu’un scientifique fait aussi loin d’un grand centre urbain, j’ose lui demandé :  

- Avez-vous été engagé par le gouvernement pour cartographier les lieux?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 14th Janvier 2017, 17:09

Si la présence d’une femme, et d’un être humain tout court, me surprit les premiers instants, je retrouvais vite ma bonne humeur pour accueillir et saluer comme il se fallait cette personne. D’autant qu’il me semblait que son visage, puis le nom sous lequel elle ne présenta, ne m’étaient pas complètement inconnus. Mais dans tous les cas, nous n’avions jamais eu affaires directement, c’était certain. J’avais beau être distrait ou absorbé par mes recherches, je savais me rappeler des personnes que je croisais.

Je m’empressais de ranger mes affaires afin d’attraper la main qu’elle me tendait et de la serrer avec franchise.

"A l’église ? C’est possible, je ne m’y rends jamais pour les services religieux… Mais je m’entends très bien avec le Père Vargas, cela dit ! Vous le connaissez ? J’aime beaucoup discuter avec lui." J’inclinais légèrement la tête, toujours en souriant. "Non, en effet. Mais si vous êtes ici depuis peu, c’est normal. Je suis ici depuis presque deux ans, et je ne connais pas tout le monde !"

Ce n’était pas non plus faute d’essayer. Mais j’avais vite appris en arrivant à Deadwood que la plupart des habitants n’apprécie pas vraiment que l’on essaie de se lier avec eux. Du moins, sans raison apparente. Ils sont toujours très suspicieux, et même s’ils ont fini par comprendre que j’essayais simplement de faire connaissance, ils sont loin de partager mon enthousiasme. Mais je supposais que c’était normal, chacun sa personnalité après tout ! Et mon interlocutrice semblait également être ravie de cette rencontre, ce qui était rassurant.

J’entrepris donc de lui expliquer ce que je faisais en ces lieux reculés, toujours partant pour parler de mes recherches. Surtout que la jeune femme ne sembla pas ennuyée ou désintéressée par mes explications, ouvrant même son herbier pour me le présenter. Mes yeux s’illuminèrent alors et je fixais le dessin avec regard à la fois passionné et émerveillé. D’autant qu’elle m’expliqua être herboriste, ce qui ne fit qu’accroître mon intérêt et mon sourire.

"Quelle chance j’ai de tomber sur vous, alors ! Vous pourriez effectivement m’être d’une très grande aide, et nous pourrions croiser nos savoirs pour les approfondir mutuellement. J’ai quelques données sur des plantes de la région, mais à nous deux, nous devrions pouvoir vérifier qu’il s’agit bien de cette fleur. Enfin, si cela ne vous dérange pas, bien sûr ?"

Lorsqu’elle me tendit son herbier, je le pris avec une très grande délicatesse, comme s’il avait été un trésor des plus précieux, et le parcourais tout aussi prudemment, des étoiles plein les yeux.

"C’est vraiment merveilleux. J’ai quelques connaissances dans ce domaine, mais je suis loin d’égaler vos connaissances ! Je m’intéresse surtout à l’aspect biologique, ainsi qu’à recenser les espèces. Ce qui est déjà beaucoup, et le temps me manque pour étudier ce genre d’aspects, malheureusement. Mais vous semblez faire un excellent travail !" Je pris quelques instants pour réfléchir, avant d’ajouter : "Il me semble que le nom de votre époux ne m’est pas inconnu, peut-être ai-je effectivement entendu parler de votre arrivée. Vous vous plaisez à Deadwood ?"

Je replongeais ensuite dans son herbier, fasciné. Et manquant de peu de rater sa question. Un peu surpris de prime abord, je finis par rire légèrement.

"Oh non, je suis indépendant. Et anglais de surcroît. Je ne sais pas si votre gouvernement voudrait bien de moi, ou s’il a intérêt à cartographier la région, pour le moment." Les priorités des politiques différaient souvent des buts de la science, à mon grand damne. Mais au moins, cela m’avait forcé à me débrouiller par moi-même, et à rester maître de mes recherches, ce qui n’était pas plus mal, finalement. Et puis, il fallait avouer que la région n’avait pas très bonne réputation. Je lui rendis son herbier, et lui tendis par la même occasion mon propre carnet, pour lui retourner la courtoisie. "Il est un peu plus en désordre que le vôtre, je m’en excuse… Beaucoup de choses m’intéressent, aussi je m’enthousiasme pour des domaines très variés. Et qui ne passionnent pas toujours les autres."

En effet, mon carnet était rempli de notes sur des sujets aussi différents que la faune d’une clairière, la composition des différents types de whisky servi aux saloons de Deadwood, ou de faits divers et scientifiques que j’avais glanés dans des documents et qui m’avaient semblé être suffisamment intéressants pour que j’en prenne note. Dans tous les cas, et malgré cela, j’étais toujours ravi de partager mes découvertes avec quiconque cela intéressait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 22nd Janvier 2017, 16:50

La présence d’un homme de science dans une ville comme Deadwood était des plus surprenantes. Sa poignée de main était franche tout comme son sourire. Je ne connaissais rien encore de cet homme, mais il me semblait des plus charmant et des plus agréable. Discuter avec un homme de connaissance allait faire changement des conversations vide de sens que j’avais régulièrement avec les gens du coin. Je ne fus pas surprise, lorsqu’il me répondit avoir grand plaisir à discuter avec le père Vergas. Ce dernier était également un homme très cultivé qui avait une opinion sur tous les sujets. Leur discussion devait être vraiment très animée et des plus intéressantes. Poli et galant, comme le sont généralement tous les Anglais, je reconnaissais en lui certains gestes et traits de caractère qui m’avaient charmée lorsque j’avais rencontré Alexander. Et cet accent si particulier sonnait à mes oreilles comme une douce musique. J’aurais bien pu l’écouter pendant des heures. Après avoir échangé des formules de politesse, il m’expliqua la raison de sa présence dans la forêt et le genre de travail et de recherche qu’il y effectuait. À la fois surprise et ravie de pouvoir discuter de ma passion pour les plantes et toutes les autres créatures vivantes que l’on trouvait dans la nature, je lui présentai mon herbier et lui fit savoir que j’étais herboriste. Ce livre était le résultat de mes propres recherches et expérimentations. J’en étais très fière et il était le résultat de mon travail depuis plus de quinze ans.  

« Quelle chance j’ai de tomber sur vous, alors! Vous pourriez effectivement m’être d’une très grande aide, et nous pourrions croiser nos savoirs pour les approfondir mutuellement. J’ai quelques données sur des plantes de la région, mais à nous deux, nous devrions pouvoir vérifier qu’il s’agit bien de cette fleur. Enfin, si cela ne vous dérange pas, bien sûr? »

Nul doute que cet homme était animé d’une grande passion pour son sujet puisque lorsqu’il me parlait je pouvais voir des étoiles dans ses yeux. Sa voix était portée par l’excitation et lorsqu’il prit mon herbier dans ses mains, j’eus l’impression qu’il venait de toucher à un précieux trésor.

- Ho! Je serais honorée de pouvoir vous aider, Monsieur Fieldstein. J’ai appris l’art de l’herboristerie par ma grand-mère et par ma mère. Depuis que je suis toute petite que je note des observations dans ce cahier. J’ai fait moult expériences au fil des années et je sais concocter plusieurs onguents et élixirs médicinaux à partir de plantes trouvées dans les bois. Avant de nous installer à Deadwod, mon terrain de chasse était la forêt entourant la ville de Minneapolis.

Je me surprenais moi-même à être excitée à l’idée de travailler en collaboration avec un véritable scientifique. Alors qu’il continuait de regarder mon herbier, il me dit :  « C’est vraiment merveilleux. J’ai quelques connaissances dans ce domaine, mais je suis loin d’égaler vos connaissances! Je m’intéresse surtout à l’aspect biologique, ainsi qu’à recenser les espèces. Ce qui est déjà beaucoup, et le temps me manquent pour étudier ce genre d’aspects, malheureusement. Mais vous semblez faire un excellent travail! »

Gêner par ses compliments, je sentis le feu me venir aux joues et je le remerciai avec mon plus beau sourire et lui dit : « Je serais heureuse et honorée de partager avec vous ce que je sais sur les plantes et autres végétaux. J’ai fait plusieurs essais avant de trouver des plantes ayant de réelles vertus curatives, mais je suis convaincue qu’il y en a plusieurs autres dont je ne soupçonne même pas leur utilité »

Alors qu’il examine encore mon livre, je le vois se perdre dans ses pensées avant de se tourner vers moi et me dire : « Il me semble que le nom de votre époux ne m’est pas inconnu, peut-être ai-je effectivement entendu parler de votre arrivée. Vous vous plaisez à Deadwood? »

Me plaire à Deadwood. Non pas vraiment, mais je ne pouvais pas lui dire les choses de cette façon. Il y vivait depuis plus de deux ans alors il devait certainement aimer les lieux pour décider de s’y installer aussi longtemps. Pour ma part, je doutais que j’arrive à y passé plus de six mois.

- C’est un endroit agréable, mais je dois avouer que Minneapolis me manque. Je ne me suis pas encore habituée aux gens et aux usages d’une ville… comme dire… une ville sans loi et sans ordre, mais j’imagine que je vais devoir m’y faire. Pour le moment, je suis très occupée avec la clinique de mon époux. Je l’assiste avec les patients et c’est beaucoup de travail.

Je fais une légère pause. Curieuse de savoir ce qu’un scientifique fait aussi loin d’un grand centre urbain, j’ose lui demander :"Avez-vous été engagé par le gouvernement pour cartographier les lieux?"

Surpris par ma question, je le vois sourire avant de me dire tout en fixant mon livre : « Oh non, je suis indépendant. Et anglais de surcroît. Je ne sais pas si votre gouvernement voudrait bien de moi, ou s’il a intérêt à cartographier la région, pour le moment. »

- Hélas, le gouvernement de ce pays semble davantage préoccuper par l’installation du chemin de fer que par la connaissance et la préservation des lieux naturels… c’est bien dommage!  


Attentif à mon commentaire, il referma délicatement mon livre avant de me le rendre. Je le vis ensuite sortir de son sac un livre qui ressemblait étrangement à mon herbier et il me dit en le tendant vers moi :  « Il est un peu plus en désordre que le vôtre, je m’en excuse… Beaucoup de choses m’intéressent, aussi je m’enthousiasme pour des domaines très variés. Et qui ne passionnent pas toujours les autres. »

À mon tour, je pris soin de regarder ce livre comme s’il était le Saint Graal. Beaucoup plus brouillon que moi, il avait compilé quantité d’informations sur de multiples sujets. Partout sur les pages de son livre, ou pouvaient y voir et y lire des questions et des hypothèses qu’il formulait suite à ses découvertes. Il y avait aussi beaucoup de dessin fait à la main illustrant des plantes, des animaux ou ce qui pouvait ressembler à des machines. Nul doute que cet homme devait avoir un cerveau qui travaillait en permanence. J’étais excitée par ce que j’y lisais et j’étais avide d’en savoir davantage sur ses travaux et découvertes.

- C’est fantastique! Ce livre est une vraie mine d’or… enfin je veux dire que pour moi il vaut davantage que ces vulgaires petites pépites que tout le monde cherche. J’aimerais beaucoup pouvoir comparer le résultat de mes récentes découvertes avec vous. Croyez-vous qu’il serait possible de nous fixer un rendez-vous pour en discuter?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 29th Janvier 2017, 17:31

Parfois, la vie faisait bien les choses. Et la preuve qu’il fallait toujours voir les choses du bon côté. Du moins, c’était là ma philosophie. En arrivant à Deadwood, je m’étais bien évidemment posé de nombreuses questions, les lieux n’étant pas exactement ce à quoi je pensais lorsque j’avais embarqué pour l’Amérique depuis mon Angleterre natale. Et si mon travail sur les terrains et concernant l’or était apprécié ou recherché, le reste de mes recherches n’intéressait pas grand monde. De même, ma façon d'être ne semblait pas plaire à tout le monde ici, même deux ans après mon arrivée. Mais je m’y étais fait, et les avantages avaient surpassé ces contretemps. Déjà, j’avais une source infinie de sujets d’intérêt ici, qui n’attendaient que d’être étudiés par mes soins. Et aussi, certaines personnes valaient clairement la peine d’être rencontrées et côtoyées.

Comme ma rencontre fortuite d’aujourd’hui. L’enthousiasme semblait partagé, ce qui me réjouit d’autant plus. Et se promener en ces lieux n’était également pas le seul point commun que nous possédions.

"Le savoir de plusieurs générations, c’est d’autant plus précieux ! Mes parents ne partageaient pas vraiment ma passion, mais ça ne m’a pas empêché de noter mes découvertes dès mon plus jeune âge." Je lui montrais le petit cahier dont je ne me séparais jamais. "J’en suis à mon cinquante-deuxième carnet, si je compte bien."

En parlant de savoir, j’étais en admiration devant celui de la jeune femme. Je n’étais pas spécialiste en herboristerie, surtout en ce qui concernait les plantes de la région. Je complimentais donc mon interlocutrice sur ses recherches, admiratif de tout ce savoir qu’elle semblait posséder.

"Il faudra que vous me montriez cela, à l’occasion, dans ce cas ! Et j’espère pouvoir vous aider dans votre recherche, le domaine de la science est tellement vaste, il y a toujours des choses à découvrir. C’est ce qui fait aussi son attrait, vous ne trouvez pas ?"

Je l’interrogeais ensuite sur leur arrivée à Deadwood, après Minneapolis. Je pouvais comprendre les réticences de Miss Caldwell concernant la ville et son fonctionnement, sans aucune loi. Je me grattais la tête, légèrement pensif.

"Je vous comprends, Deadwood est un lieu assez… particulier. J’avoue que Londres me manque parfois aussi, ainsi que savoir-être anglais. Mais je suis plutôt du genre à penser qu’il faut faire feu de tout bois, et d’essayer de trouver le bonheur où on peut. La preuve, cela fait deux ans que je suis ici, je n’aurais jamais cru ! Mon travail me passionne et me permet d’oublier les tracas du quotidien. J’espère qu’il en sera de même pour vous. Même si j’imagine que cela ne doit pas être évident tous les jours, de travailler dans une clinique ?"

Beaucoup de stress, et de responsabilités, à n’en pas douter. En cela, j’étais d’autant plus admiratif, car, malgré quelques aspects compliqués comme dans toute chose, mes occupations étaient libres de toute pression. Surtout que, contrairement à ce que pensait mon interlocutrice, je n’étais pas mandaté par une instance officielle.

"C’est bien vrai." reconnus-je en haussant la tête. Mais, comme à mon habitude, j’essayais de voir le côté positif des choses : "Enfin, cela nous permet de découvrir d’autres lieux, et d’autres environnements, c’est toujours cela !"

Rendant son carnet, j’en profitais pour donner le mien, en bon échange de procédés. A la fois ravi et gêné par ses compliments, je lui offris néanmoins un grand sourire reconnaissant.

"Vous ne croyez pas si bien dire ! Je ne sais pas ce que tout le monde a avec l’or dans le coin, cela n’est clairement pas ce qu’il y a de plus intéressant. Mais bon, cela finance le reste de mes recherches." Je hochais ensuite vivement la tête, cherchant dans mes poches avant d’en sortir l’une de mes cartes, un peu abîmée par les mouvements incessants qui constituaient ma vie de chercheur. "Ce serait avec grand plaisir. J’habite dans le quartier résidentiel, où se trouve également mon bureau. Vous y êtes la bienvenue, quand vous le souhaitez, et quand votre travail vous le permettra." J’hésitais quelques secondes, avant d’ajouter : "Et, si je puis me permettre, est-ce que je pourrais un jour venir voir comment vous travaillez ? Pour réaliser vos onguents, ainsi que pour voir les herbes que vous utilisez ? Je saurais me faire tout petit pour ne pas vous déranger dans votre travail, c’est promis !"
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 4th Février 2017, 20:55

Depuis mon arrivée à Deadwood, cette rencontre était de loin la plus fascinante et intéressante que j’avais eue. Énigmatique, vif, mystérieux et passionné était les mots qui caractérisaient le mieux Mr Fieldstein. Tout chez cet homme transpirait la soif de connaissance et l’envie d’élucider tous les mystères qui nous entouraient. Nul doute que certains des ignares qui passaient leurs journées dans les saloons de la ville devaient le trouver niais et bizarre. Pour ma part, je le trouvais extraordinaire et j’étais impatiente d’en savoir plus à son sujet. Après quelques échanges seulement, nous nous étions aperçus que nous partagions un même amour pour la nature et un intérêt commun pour l’étude des plantes et autres espèces vivantes. Qui sait encore ce que nous pourrions avoir communs intérêts communs. Absorber par les pages de son cahier, j’en oubliais le temps et ce qui se passait autour de nous. Je ne fus ramenée à la réalité que par les paroles de mon compagnon qui m’expliquait comment ses parents ne partageaient pas le même amour et la même passion pour les sciences.

« Le savoir de plusieurs générations, c’est d’autant plus précieux! Mes parents ne partageaient pas vraiment ma passion, mais ça ne m’a pas empêchée de noter mes découvertes dès mon plus jeune âge. »

C’était là encore quelque chose qui nous rapprochait puisque j’avais souvent fait le reproche à mes parents de ne pas me comprendre. Je leur en voulais de ne pas avoir su encourager ma volonté de poursuivre mes études et de m’avoir forcée plutôt au mariage. Pendant des mois, je leur avais fait part de mon envie de m’inscrire à la faculté des sciences pour y étudier la biologie et la botanique, mais il s’y était catégoriquement refusé. Déçue et amère, jamais je ne leur avais pardonné. J’arrête ma lecture sur une page sur lequel se trouve le dessin d’un magnifique papillon et je relève la tête vers mon compagnon pour lui sourire.

- Votre travail est admirable Monsieur Fieldstein et tellement diversifié. C’est fantastique! Ce livre est une vraie mine d’or… enfin je veux dire que pour moi il vaut davantage que ces vulgaires petites pépites que tout le monde cherche. J’aimerais beaucoup pouvoir comparer le résultat de mes récentes découvertes avec vous. Croyez-vous qu’il serait possible de nous fixer un rendez-vous pour en discuter?

À son tour, il me sourit certainement très fier de toutes ses découvertes et de ses années de travail a noté et transcrire tout ce qu’il a vu et étudiés. Je lui rends avec précaution son carnet et ajoute « J’en suis à mon cinquante-deuxième carnet, si je compte bien. »

- Impressionnant… j’en ai moi-même quelques-uns chez moi, mais c’est surtout mon herbier qui est le plus complet et qui m’est le plus utile dans mon travail.

Il fait une légère pause le temps sans doute de réfléchir à ma proposition et me répond : « Ce serait avec grand plaisir. J’habite dans le quartier résidentiel, où se trouve également mon bureau. Vous y êtes la bienvenue, quand vous le souhaitez, et quand votre travail vous le permettra. »

Je suis heureuse qu’il accepte ma proposition qu’il aurait certainement pu trouver déplacée. Je sens un véritable intérêt de sa part lorsque je lui parle de mes recherches sur les plantes. Je lui fais alors savoir que je voudrais lui montrer une variété de champignon qui m’est inconnue. Nous nous engageons sur la route après qu’il est pris soin de récupérer son matériel. Je le sens un peu hésitant et puis finalement, il reprend la parole « Et, si je puis me permettre, est-ce que je pourrais un jour venir voir comment vous travaillez? Pour réaliser vos onguents, ainsi que pour voir les herbes que vous utilisez? Je saurais me faire tout petit pour ne pas vous déranger dans votre travail, c’est promis! »


Sa demande est si charmante et faite avec tant d’enthousiasme que je lui réponds avec la même ferveur tant je suis heureuse de pouvoir partager mes connaissances avec une personne aussi ouverte d’esprit et curieuse que moi :  

- Mais certainement, ce serait un grand plaisir pour moi que de vous expliquer comment fonctionne la clinique ainsi que la fabrication de mes onguents. Vous venez quand vous le souhaiter mon cher Monsieur Fieldstein… n’attendez pas d’être malade surtout!

Sur ces mots nos regards se croisent amusés par ma réplique et nous rions en cœur.  

" Et j’espère pouvoir vous aider dans votre recherche, le domaine de la science est tellement vaste, il y a toujours des choses à découvrir. C’est ce qui fait aussi son attrait, vous ne trouvez pas? »

- Vous avez parfaitement raison. Le monde dépasse notre connaissance. Il me semble que j’apprendre chaque jour des choses nouvelles et différentes qui enrichissent ma personne. L’étude des sciences doit être fascinant et un bon passe-partout pour approfondir certaines notions plus complexes. J’imagine que vous devez lire beaucoup Monsieur Fieldstein?

Pensif et attentionné à ce que je lui raconte concernant mon ancienne vie à Minneapolis, il doit certainement me trouver un peu hautaine, voire même capricieuse, de lever le nez sur Deadwood. Et pourtant, j’y suis venue de bon cœur en croyant que cela nous aiderait moi et Alexander à prendre un nouveau départ.

« Je vous comprends, Deadwood est un lieu assez… particulier. J’avoue que Londres me manque parfois aussi, ainsi que savoir-être anglais. Mais je suis plutôt du genre à penser qu’il faut faire feu de tout bois, et d’essayer de trouver le bonheur où on peut. La preuve, cela fait deux ans que je suis ici, je n’aurais jamais cru! Mon travail me passionne et me permet d’oublier les tracas du quotidien. J’espère qu’il en sera de même pour vous. Même si j’imagine que cela ne doit pas être évident tous les jours, de travailler dans une clinique? »

Je reconnais bien chez lui le charme, l’élégance et les bonnes manières du Gentleman anglais, c’est d’ailleurs ce qui m’avait séduite au départ chez Alexander. Je n’étais pas non plus insensible à son accent qui sonnait comme de la musique à mes oreilles. Seulement, les années passées auprès de lui m’avaient rapidement ramenée à la réalité et ce que j’avais aimé au départ chez lui n’était plus qu’un vague souvenir.

- Sur ce point, je ne peux qu’être d’accord avec vous. Deadwood est vraiment un endroit particulier. Ici, rien ne semble vouloir fonctionner comme ailleurs. Heureusement que j’ai mon travail et que la forêt se trouve toute proche sans quoi je mourrais d’ennuis.

Je fis une légère pause le temps d’ajuster le lacet de ma chaussure qui menaçait de me faire trébucher et j’ajoutai avec un sourire aux lèvres :

- Ce n’est effectivement pas facile tous les jours, mais j’adore mon travail à la clinique. J’aime pouvoir aider les gens et pouvoir les soulager de leurs douleurs. Dans un endroit comme Deadwood, j’ai beaucoup plus à faire que de simples changements de bandages alors je n’ai pas à me plaindre.  

Nous nous rapprochions du vallon et par le fait même de la ville. Au loin je pouvais apercevoir les écuries du maréchal ferrant et du clocher de la petite église, et ce même sans porter des lunettes de visions. Au pied d’un grand chêne, je montre à mon compagnon le fameux champignon que je trouvais suspect. J’espère qu’il pourra m’éclairer à son sujet. Jamais je n’avais vu pareille plante et je ne peux m’empêcher de me demander s’il ne s’agit pas d’une variété dangereuse pour la consommation humaine. Je me penche sur le sol et lui montre le champignon du doigt sans le toucher et lui dit :

- Le voici. Regarder sa couleur rougeâtre sur son chapeau. Il me semble très gros pour un champignon sauvage et je n’en ai jamais vue de pareille et vous?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 24th Février 2017, 18:27

Même si certaines personnes manifestaient un intérêt pour mes recherches et mon travail –en dehors de tout ce qui tournait autour de l’or et qui était souvent réglementé par un contrat plus que par une curiosité scientifique-, la grande majorité de Deadwood se montrait parfaitement indifférente. Voire même, voyait d’un mauvais œil mes allées et venues. Aussi, j’étais d’autant plus étonné et ravi de croiser quelqu’un qui, non seulement était intéressé par ce que je faisais, mais était également un chercheur. Ou plutôt, une chercheuse, dans le cas présent. Et une spécialiste des plantes médicinales, un domaine vraiment fascinant, et je remerciais donc ma bonne étoile de m’avoir fait croiser la route de Miss Caldwell.

Devant ses compliments, je passais un bras derrière ma tête, dans un geste à la fois ravi et gêné, sans me départir de mon sourire.

"Ahaha, je ne vous le fais pas dire ! Je ne sais pas ce qu’ils ont tous avec l’or, dans le coin. Enfin, ça me donne du travail aussi, et ça me permet de me nourrir, donc je ne me plains pas." Je fouillais ensuite mes affaires pour dégoter un bout de papier volant, et y notais l’adresse de mon domicile, qui faisait également office de bureau. "Tenez, passez quand cela vous arranger. Je laisse toujours un mot sur la porte si je suis de sortie."

Mais de manière générale, j’étais tout de même beaucoup là-bas, pour retranscrire mes observations et mettre au propre toutes les connaissances que j’avais accumulées. De plus, même si j’étais devenu débrouillard avec le temps, je ne pouvais pas m’encombrer de tout mon matériel, aussi, certaines expériences nécessitaient que je sois à mon bureau pour les réaliser. Mon interlocutrice avait donc beaucoup de chance de me trouver là-bas.

De mon côté, j’admirais son herbier, petit bijou de connaissances, tout comme l’étaient mes carnets. Il méritait autant de louanges d’ailleurs, et je ne m’en privais pas. De même, son travail à la clinique m’intéressait, et j’allais jusqu’à lui demander si je pouvais passer, à l’occasion. Sa réponse positive me fit rayonner de plaisir, et je la remerciais avec de vifs mouvements de têtes.

"Merci beaucoup ! Je n’y manquerai pas, vous pouvez en être certaine. Et heureusement, je tombe très rarement malade, donc, ce ne sera sans doute pas pour cette raison."

Tout comme je tenais bien l’alcool, je semblais très résistant aux maladies. Bien sûr, je n’avais pas échappé à quelques rhumes, et je m’étais plusieurs fois cassé un bras ou une jambe dans ma jeunesse, à force de crapahuter partout pour observer mon environnement. Mais de manière générale, j’avais une très bonne constitution. Je n’avais même pas le mal des transports, dormant aussi bien à bord d’un bateau que d’un train ou d’une calèche. Je n’allais donc pas embêter le couple Caldwell, pour cela du moins.

Amusé et de bonne humeur, je continuais la conversation, en acquiesçant vivement aux paroles sages de mon interlocutrice sur l’immensité de la science.

"Exactement ! Cela ouvre des portes sur tellement de domaines, cela en donne presque le tournis. Et je lis beaucoup, en effet, il faut pour se tenir à jour et découvrir toujours plus de choses ! Vous ne trouvez pas ? C’est votre cas aussi ? Et c’est peut-être ce qu’il manque, ici, une bonne bibliothèque…"

Evidemment, quand on comparait à Oxford ou au British Museum, tout semblait bien fade. Mais j’avais appris à faire avec, et parvenais tout de même à m’abonner à certaines revues scientifiques, américaines notamment. Mais cela, entre autres, ne rendait pas Deadwood facile à vivre tous les jours. Et la jeune femme semblait partager mon avis là-dessus. Néanmoins, il fallait voir le bon côté des choses, comme je le faisais toujours.

"Le travail ne manque pas alors, autant pour vous que pour moi." Je m’arrêtai, la laissant s’occuper d’un de ses lacets avec patience, avant de reprendre, enjoué : "Et puis, aussi particulier soit-elle, Deadwood nous a quand même permis de nous rencontrer !"

C’était plus qu’une bonne chose, non ?

Tout en avançant vers la ville, Miss Caldwell arrêta mon attention sur un champignon qu’elle n’avait jamais vu auparavant, et qu’elle trouvait passablement suspect. Retrouvant mon attitude scientifique, j’analysais le chapeau rouge sous plusieurs angles, me couchant même à terre pour avoir une meilleure vue du pied. Je regardais ensuite l’environnement direct autour du champignon, et pris note qu’il se trouvait sous un chêne. Plus on avait d’informations, mieux c’était.

"Hum, je me demande…" Je sortis mon carnet, et commençais à parcourir les pages à une certaines vitesse, avant de m’arrêter d’un seul coup en poussant une exclamation ravie. Je montrais ensuite la page, et un dessin qui ressemblait beaucoup à notre spécimen. "J’en ai rencontré un semblable, sur un autre versant des montagnes. J’avais mené ma petite enquête, notamment auprès des indigènes et des indiens. Et il est apparu que c’était une espèce non-venimeuse, malgré son apparence. Il paraît même qu’une fois cuit, elle a un petit goût de noisette pas désagréable. Mais c’est encore à prouver !"
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 4th Mars 2017, 17:40

Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu imaginer rencontrer un homme tel que Monsieur Fieldstein. Il semblait être tout droit sorti d’un roman tant il était fascinant et hors normes. Il ne ressemblait en rien aux autres hommes que je connaissais. Sa rencontre tout comme notre conversation semblait être une bénédiction de Dieu à mes appels incessants pour un peu de réconfort et d’écoute. Moi qui étais si seule, j’avais enfin la chance de pouvoir parler de ma passion pour les plantes et d’être écoutée par une personne aussi passionnée. En présence d’une telle ouverture d’esprit, je retrouvais toute ma spontanéité et ma verve que j’avais jadis. Le fait de pouvoir parler ouvertement de ma passion pour les plantes m’exaltait, mais c’était surtout l’intérêt qui semblait démontré vers moi qui m’encourageait à continuer à le questionner et à partager avec lui ma curiosité sur toutes les questions scientifiques.

L’idée de le revoir pour discuter d’autres sujets était intéressante et m’enthousiasmait, mais une part de moi avait peur de ce que mon époux pourrait en penser de telles rencontres. Aussi, je cachai rapidement entre deux feuilles de mon herbier son adresse qu’il me tendit. J’allais devoir apprendre le tout par cœur et brûler ce papier pour ne pas que mon époux le découvre. Tourmenté par l’idée qu’il puisse découvre ce petit secret. Je frissonnai de peur.

Il n’y avait rien de répréhensible dans nos discussions, mais j’avais appris avec les années à lui cacher cette part de moi qu’il ne pourrait apprécier et qu’il chercherait sans doute a réprimé comme tout le reste de ma personnalité. Malgré les années et les coups, je n’avais rien perdu de mes convictions et de mon esprit de rébellion. À cet instant, je décidai que je n’allais pas me priver du savoir de ce jeune homme. Je lui laissais son poker, son alcool et ses putains aussi je décidai que je pouvais de mon côté ma passion pour les plantes et mes échanges avec Monsieur Fieldstein. Alors que nos pas nous rapprochaient de ce fameux champignon que je voulais lui montré notre discussion dévia sur notre passion commune pour les sciences et sur la lecture. Je ne doutais pas qu’un homme qui avait autant étudié devait avoir lu quantité de livres, mais tel ne fut pas ma surprise lorsqu’il me parla à son tour de l’idée d’avoir une bibliothèque à Deadwood.

« Exactement! Cela ouvre des portes sur tellement de domaines, cela en donne presque le tournis. Et je lis beaucoup, en effet, il faut pour se tenir à jour et découvrir toujours plus de choses! Vous ne trouvez pas? C’est votre cas aussi? Et c’est peut-être ce qu’il manque, ici, une bonne bibliothèque… »

- Je suis bien d’accord. Je lis moi-même beaucoup, mais malheureusement, je n’ai pas eu la chance de lire beaucoup sur la science en dehors de la médecine. Lorsque j’étais à Minneapolis, j’allais souvent à la bibliothèque et je dois avouer que cela me manque énormément.

Je fis une légère pause et ajoutai : « J’ai quelques livres chez moi qui traite des plantes et de la géologie. Je pourrais vous les prêter si vous voulez »

Mon offre n’était pas tout à fait désintéressée puisque j’espérais qu’à son tour, il sera disposé à me prêter quelques-uns de ses ouvrages. J’étais en manque de lecture nouvelle et j’osais à peine imaginer ce que pouvait comporter la collection personnelle de cet homme mystérieux.

Alors que nous nous rapprochions de la ville, je lui montrai finalement la source de mon inquiétude. J’avais remarqué a quelques reprises dans les bois ce champignon qui m’était inconnu. Aussi, je profitai de la présence de cet homme de science pour en discuter avec lui et pouvoir enfin l’identifié. J’avais au courant de mes recherches antérieures découvertes plusieurs types de champignons dont certains étaient très toxiques, mais celui-ci m’était totalement inconnu. À son tour, Monsieur Fieldstein sembla étonné par ma découverte et il se mit à l’examiner en évitant bien entendu de le touché. Je ne fus pas surprise de le voir se coucher sur le sol pour examiner la base du champignon ainsi que l’environnement duquel il avait immergé. Je le vis ensuite dire quelques mots et se jeter sur son sac. Il en ressortit l’un de ses cahiers qu’il se mit à parcourir à une vitesse folle avant de s’arrêter subitement sur une page et se tourner vers moi pour me montrer l’objet de sa découverte. Curieuse, je me penchai sur le carnet pour voir le dessin qu’il me montrait. C’était en tout point le même spécimen que nous avions sous les yeux.

« J’en ai rencontré un semblable, sur un autre versant des montagnes. J’avais mené ma petite enquête, notamment auprès des indigènes et des Indiens. Et il est apparu que c’était une espèce non venimeuse, malgré son apparence. Il paraît même qu’une fois cuit, elle a un petit goût de noisette pas désagréable. Mais c’est encore à prouver! »

- Intéressant. Ce serait donc une espèce commune aux montagnes de ce coin de pays. Je ne me souviens pas en avoir vu de telles ailleurs. Je dois vous avouer que j’ai une grande confiance vis-à-vis du savoir des autochtones. Les tribus qui vivent dans les montagnes utilisent depuis plusieurs générations les plantes pour se nourrir et fabriquer des médicaments.

Je regardai à nouveau l’objet de notre fascination et ajoutai à l’intention de mon compagnon :

- Malgré tout ce champignon ne m’inspire pas confiance. C’est sans doute sa couleur, mais je ne suis pas certaine que j’aurais envie d’y goûter… et vous?

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell) 30th Mars 2017, 21:07

Tout en marchant avec bonne humeur, mais en prenant toutefois gare à garder le même rythme de mon interlocutrice, je continuais à discuter avec elle. Plus les minutes passaient, plus nous trouvions des intérêts communs, ou des avis partagés. C’était vraiment très rafraîchissant, d’autant que, dans le coin, cela arrivait très rarement. Une nouvelle preuve que la vie avait toujours de belles surprises à nous réserver ! La lecture semblait faire partie de nos hobbys communs, et c’est avec beaucoup de plaisir que j’abordais ce sujet avec Madame Caldwell.

"Nous devrions penser à en ouvrir une alors. Si les autorités ne le font pas, alors rien n’avancera jamais. Je ne suis pas expert en la matière, mais, l’idée mériterait qu’on la développe." C’était en tous cas un beau projet, pour lequel j’étais prêt à aider autant que faire se peut. Mais en attendant, nous pouvions trouver un système D pour nous en sortir, en nous échangeant personnellement des livres, comme le suggérait l’herboriste. Je hochais avec énergie la tête, charmé par la proposition et la perspective de découvrir de nouveaux ouvrages. "Très volontiers. Et, bien sûr, ma bibliothèque vous est également ouverte ! Il y a surtout des traités de chimie, de biologie et de zoologie, mais j’espère que vous y trouverez quelque chose qui saura vous intéresser."

La réciproque allait de soi, et il me semblait naturel que nous nous fassions profiter de nos livres ainsi que de notre savoir. L’espace d’un instant, l’idée me traversa l’esprit que c’était peut-être une proposition trop indécente que de laisser carte blanche à une femme mariée de venir se servir de livres chez moi. Cela ne plairait peut-être pas à son mari, même si je faisais cela en toute bonne foi et en pure amitié. Néanmoins, cela me semblait également être quelque chose qui ne me regardait pas, et Madame Caldwell pouvait tout à fait juger d’elle-même ce qui était permis ou non. Qui plus est, la priver de livres, ce serait vraiment criminel !

Finalement, à force de nous perdre dans nos discutions, nous arrivâmes à l’endroit où se trouvait le champignon que mon interlocutrice souhaitait me montrer. Comme à chaque fois que j’abordais une nouveauté, je me mis à examiner la plante, puis ses alentours directs, avant de parcourir mon carnet de notes à la recherche d’un spécimen qui pourrait correspondre à toutes ces informations. Je montrais le dessin à la femme, un sourire aux lèvres.

"Ils sont ici depuis bien plus longtemps que nous, et connaissent donc bien les plantes locales." confirmai-je avec un hochement de tête. "Leurs savoirs sont donc très précieux, et c’est dommage qu’ils ne soient pas reconnus à leur juste valeur. Pensez-vous pouvoir m’éclairez sur leur pratique des plantes, à l’occasion ?"

Concernant notre champignon, mon interlocutrice ne semblait toutefois pas pleinement convaincue. Je méditais quelques secondes, avant de trouver une solution :

"Pour être certain, je propose que l’on cueille ce champignon, et qu’on l’amène à des autochtones pour avoir leur confirmation, qu’en pensez-vous ? C’est sans doute le plus sûr, et le plus efficace. Vous connaissez quelqu’un qui pourrait nous aider et à qui nous pourrions montrer ce spécimen ?"

Puisque nous venions de parler de leurs connaissances, rien ne me semblait plus logique. Et au moins, nous serions fixés pour de bon.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Bastard and proud of it

Message Sujet: Re: Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell)

Revenir en haut Aller en bas
 

Secret of the Black Hills (Amory Fieldstein & Felicia Caldwell)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [réservée]Le secret du Black bird...
» New codex black templar
» Secret War
» Black immigrants see personal triumphs in Obama
» Amour secret...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Western Bastards :: One armed bandits :: Garbage can :: Dead end - Rp-