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 Birdcage Religion ft. Amory

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Birdcage Religion ft. Amory 3rd Février 2017, 05:18

Birdcage Religion

Narguer la mort, voilà une bien bête idée pour un homme qui se retrouve à Deadwood. Dans cette ville où l’unique loi est celle du plus fort, les faibles et les riches n’y ont pas leur place. À moins qu’ils soient à la fois fous et dangereux. Comme le tenancier de ce saloon ou monsieur le maire. Deux hommes impitoyables qui en plus de narguer la mort, sont juges, bourreaux et la mort en personne. Dans cette ville où le crime domine, un billet d’un dollar devient un trésor de mille hommes. Dans cette ville où le crime domine, un billet d’un dollar devient la raison de notre cadavre dans un cercueil six pieds sous terre. Ma réaction est peut-être forte, mais je regretterais amèrement de retrouver mon jeune ami gisant dans son sang séché, froid comme le Nord, sur le sable de la Main street. Un jeune homme qui m’est agréable de présence, un jeune homme que je considère comme un ami dans ce monde où vous êtes tué principalement par ceux que vous appeliez jadis ainsi. Ma réaction fut forte, je m’en excuse d’ailleurs auprès du principal concerné après avoir assisté à l’une des scènes les plus comiques du siècle en cours. Le jeune Erny qui tente d’en apprendre davantage sur ses découvertes à un soulard, un homme sans avenir ni derrière ni devant lui. J’admets volontiers ne pas avoir compris un traître mot de la réplique du Britannique, sinon que le sable rouge n’était pas de cette couleur par hasard. La science. Une chose que je ne comprendrai jamais, peut-être parce qu’elle ose remettre en doute certaines évidences enseignées par la Bible.

Je m’excuse auprès de mon ami, lui signifie qu’il court à une mort certaine, mais ne semble point comprendre où je veux en venir. Après tout, puis-je en vouloir à ce jeune et perplexe homme qui semble voir du bon même dans le pire? Je hoche négativement la tête, regardant toujours subtilement autour de nous pour m’assurer qu’une oreille bien pendante puisse être à l’affût des mots échangés dans notre discussion. L’homme curieux est rapidement mis hors d’état de nuire, le nez dans le décolleté de l’une des filles d’Al Swearengen. Il me semble reconnaitre vaguement Minerva, une jeune femme affectueusement appelée Minnie, avec qui j’ai déjà échangé quelques mots sans plus. Mes yeux se dirigent alors vers Erny, je cherche comment lui expliquer qu’il pourrait mourir.

«Non, non, vous n’y êtes pas du tout», soupiré-je. «Ma foi du Bon Dieu, êtes-vous donc démuni de toute référence religieuse à la mort? Un accès direct pour le Seigneur, mon ami, une mort certaine… Comment vous dirais-je bien cela…» Je gratte mon front avec ma main gauche, cherchant une manière bien simple de lui expliquer les choses.

Ma main tenant toujours fermement son sac de découvertes, Erny le reprend doucement, comprenant peut-être à ce moment qu’à Deadwood, une pépite d’or est un aller simple pour le bureau du croque-mort. Et dans ce mythique rendez-vous, un seul des deux intéressés est vivant. Et ce n’est pas nous.

«Vous êtes un homme bon, votre bonté chrétienne est peut-être l’une des plus chaleureuses en Amérique, mais ma foi, n’alimentez pas la soif de tuer de ces barbares…»

La sueur coule sur mon front, nous y sommes passés de très près. Un soupir de soulagement se fait entendre de mon côté de la table, et nos verres de whisky terminés par un moment de haute tension, je fais signe au barman derrière le comptoir de nous en servir à nouveau. Ma main vient s’ouvrir devant l’homme à ma table.

«Je vous l’offre, acceptez-le, je vous en prie. Vous m'avez fait l'une de ces peurs...» Un sourire se dessine à nouveau sur mon visage, je décide donc de revenir au principal sujet de conversation. «Concernant l’église, il s’agit plutôt d’une bonne cure de rajeunissement. La ville est bien jeune, mais l’église a subi de nombreuses foudres de la vie. Sa peinture est défraîchie, ses fenêtres sont martyrisées. Son âme est en perdition, et une église en perdition, ce n’est jamais bon pour une ville comme Deadwood.»
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Birdcage Religion ft. Amory 13th Février 2017, 14:39

Si mes connaissances s’étendaient à beaucoup de sujets, je savais également reconnaître –et cela faisait partie intégrante du métier de scientifique à mon sens- qu’il y avait des domaines auxquels je n’entendais rien. Comme le disait Socrate, sais que tu ne sais rien. Et dans ces milieux, se trouvaient la religion, ainsi que le mode d’emploi pour vivre à Deadwood sans se faire remarquer, à coup sûr. Aussi, je ne remettais pas en doute le fait que le Padre s’y connaissait certainement mieux que moi dans ces sujets. Mais n’empêcha pas que je réagisse de manière assez incrédule et surprise à ses propos ainsi qu’à son inquiétude.

"Je dois admettre que non." répondis-je, piteusement. "Mais, je peux me renseigner pour étudier cela plus en profondeur, et vous rédiger un article sur la mort dans la religion catholique ? Vous avez des ouvrages à me conseiller ? Des passages de la bible ? Ou alors, j’ai lu Dante et sa Divine Comédie, est-ce que cela peut aider ?"

Mais si pour ce dernier cas, je l’avais lu dans une perspective plus fictionnelle et poétique que scientifiquement correcte. Cependant, si je reconnaissais mon ignorance, j’étais également prêt à tout faire pour y remédier. D’autant que les paroles de l’homme d’église me semblaient assez logiques et sensées, à bien y réfléchir. J’avais tendance à oublier que les habitants de ces lieux n’étaient pas toujours bien intentionnés. Pourtant, de là à attenter à nos vies… J’avais subi de nombreuses brimades, mais jamais rien qui ne mit mon existence en danger. Cependant, une nouvelle fois, je choisis de croire mon interlocuteur, qui, lui, avait certainement accès bien plus que moi au tréfonds des âmes de Deadwood.

Je repris donc mon sac, acquiesçant doucement et le regard baissé, comme un enfant après avoir été pris en faute. Néanmoins, en voyant le Padre retrouver quelques couleurs pour la première fois depuis quelques minutes, je fus un peu plus rassuré. Pas vraiment à cause de la situation, mais plutôt de le voir respirer à nouveau. L’angoisse n’est jamais bonne pour personne. Et respirer est un acte naturel nécessaire à notre survie.

"Vos paroles et conseils sont sages, Padre. Il est vrai que j’ai tendance à voir le meilleur, en chacun comme dans chaque situation. Mais il me semblait pourtant que c’était également ce que prêchait votre religion. Peut-être avais-je tort…"

Encore un point à investiguer. Dans tous les cas, ce n’était pas cela qui me poussait à être aussi optimiste et positif, j’étais tout simplement né comme cela. En attendant, l’incident semblait être passé, et mon interlocuteur recommanda à boire, m’offrant même la commande. Je retrouvais à mon tour un sourire, le remerciant d’un hochement de tête ravi.

"Merci, Padre. Et encore désolé, ce n’était certainement pas mon intention. Je vous revaudrai cela, c’est promis !"

Puisque la discussion revint sur ce que nous avions abordé précédemment, à savoir l’église de Deadwood, je pris quelques instants pour réfléchir à ce que nous pouvions faire.

"Peut-être faudrait-il installer un paratonnerre sur le toit de l’église, si elle attire autant la foudre que cela ? Je peux m’en charger, j’en ai même installé un sur mon logement actuel !" Cela avait été périlleux, mais j’avais réussi l’entreprise sans tomber du haut du toit. Et désormais, nous pouvions dormir sur nos deux oreilles, sans trembler à chaque orage. "Pour le reste, je connais quelques artisans, peut-être seront-ils ravis de venir donner un coup de main ? Et peut-être connaissez-vous des personnes pour aider à repeindre ? Toute paire de bras sera la bienvenue. On va donner lui redonner une âme à votre église !"

Une nouvelle fois, l’enthousiasme me gagnait. Quand il s’agissait de domaines concrets, je pouvais déjà davantage m’avancer, pouvant visualiser exactement ce qui devait être fait.
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Message Sujet: Re: Birdcage Religion ft. Amory 25th Février 2017, 18:32

Birdcage Religion

Mes yeux tournent treize fois sur eux-mêmes, un large sourire se dessine sur mon visage. Ce jeune homme est d’une rafraichissante vacance, une évacuation appréciée des journées plus difficiles que je passe à l’église à ramoner l’âme des plus perdus d’entre nous. Son ignorance des métaphores, son incompréhension des choses qui nous semblent simples, mais qui n’ont jamais été démontrées avec des chiffres et des études dites scientifiques… Un homme bon, très bon, qui créé en moi un sentiment de bien-être et de laisser-aller que je ne pourrais trouver ailleurs. Le cœur sur la main et la tête dans les nuages, c’est un peu comme ça que je perçois mon interlocuteur. Je n’ose pas imaginer de quelle façon il me perçoit, même si je l’imagine très mal avoir de mauvais mots pour une tierce personne. Généreux, respectueux, passionné, tant de qualificatifs pour une personne que j’estime hautement.

«Ce ne sera pas nécessaire», dis-je en riant de sa proposition saugrenue d’étudier la mort de la religion catholique. «Je saurai trouver ces réponses moi-même dans mon cœur et dans les courants qui infusent notre société, ne vous acharnez point sur le sujet», lui dis-je en me doutant qu’il n’en saisirait pas le sens véritable.

La mort de la religion catholique. Voilà une drôle d’exclamation. La religion catholique est loin d‘être morte, loin d’être en déclin. D’ici deux cents ans, les catholiques dirigeront le monde et le catholicisme sera l’unique porte d’entrée pour tous ceux qui aspireront à être quelqu’un. Les plus grands hommes en seront issus, et j’ose le croire, toutes les autres religions, affront à notre Seigneur, seront chose du passé. Je ne concevrais que très mal un monde où tous sont habités par une religion différente. Cela créerait le chaos.

«La sagesse n’est guère de la partie lorsqu’il s’agit de se maintenir en vie.» Après tout, le gros bon sens devrait primer, non? «Je crois que vous serez le premier à admettre que les Écritures de la Bible ne prennent guère en considération l’avancée technologique de nos sociétés actuelles et que par conséquent, de plus en plus, on doit leur prêter une interprétation différente axée sur ce que nous sommes cejourd’hui face à ce que nous étions à l’époque de ces Écritures.»

Après tout, c’était un fait : La majorité des choses écrites dans la Bible ne pouvaient plus s’appliquer dans la société établie en 1878. Les règles ont changé, les lois également. Les gouvernements ne sont plus les mêmes et les territoires sont dirigés autrement. La civilisation n’est plus ce qu’elle était, Dieu merci. Je prends mon verre, puis prends une gorgée qui stagnait tristement dans celui-ci.

«N’en soyez pas désolé, nous sommes encore vivants, après tout.» Je lui glisse un clin d’œil qui se veut complice, mais je doute de plus en plus qu’il comprenne une fois de plus le sens de mes paroles. «Vous ne me devez rien. L’amitié que je vous offre n’est guère conditionnelle.»

Les propositions de celui dont je suis fier d’appeler mon ami viennent une fois de plus solliciter un rire franc de ma part. Ainsi, les foudres de l’église pourraient être réglées avec un paratonnerre. Je ne peux m’empêcher e rire un bon coup, saluant une fois de plus son sens de l’humour qui ne se veut sans doute même pas souhaité. J’hésite entre lui expliquer ce que je considère comme les foudres de l’église, tels que les balles perdues, les batailles et le soin rustique qu’apportent les habitants à leur église malgré son importance. Je préfère soulever mon verre à sa santé, affirmant qu’il s’agit là d’une très bonne idée.

«Peut-être que certains habitants seront volontaires pour nous donner un coup de main, j’en parlerai assurément ce dimanche durant la messe. Peut-être pourrais-je même faire mon sermon sur le don de soi et la générosité. Je crois que cela mettra les chances de notre côté.» Si Al m’entendait parler, il serait fier de cette manipulation digne des plus grandes subtilités. Ou pas. «Dites, j’ai une idée! Et pardonnez-moi mon enthousiasme soudain, mais le vôtre est contagieux : peut-être pourrions-nous redorer l’image intérieure de l’église. Les bancs, les portraits, l’ambiance! Je sais que ce n’est guère votre domaine, mais je crois que justement, votre détachement de l’Église pourrait être un atout majeur. En tant qu’observateur extérieur, je crois que vous seriez le plus à même de détecter ce qui cloche et ce qui ne fonctionne pas quant à l’esprit religieux que le lieu souhaite offrir à ses paroissiens. Qu’en dites-vous de m’aider à ce sujet? Si vous êtes libre, et que vous êtes intéressée, cependant… Je ne voudrais guère abuser de votre âme charitable!»
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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Re: Birdcage Religion ft. Amory 2nd Mars 2017, 21:02

Tant de questions non-résolues qui n’attendent qu’une chose : qu’on se penche sur leur cas pour trouver une réponse. C’était presque triste d’imaginer les milliards d’interrogations possibles, tout en sachant qu’une vie humaine n’était pas suffisante pour résoudre ne serait qu’une infime partie de ces mystères. Heureusement, je me rassurais en me disant que c’était peut-être un petit pas, mais un grand pour l’humanité, et que, depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes agissaient pour répondre à ces sujets. Je faisais donc partie d’une grande chaine, qui avait commencé bien avant ma naissance et continuerait bien après ma mort. Peut-être était-ce là une forme d’immortalité, à l’instar de ce que pouvait proposer la religion de mon interlocuteur.

Bref, ma proposition de recherche fut déclinée par le Padre, qui assura devoir faire lui-même cette démarche. Ce que j’acceptais tout naturellement, avec un sourire et un hochement de tête. Après tout, ce n’était pas comme si je n’avais pas d’autres sujets à étudier, je ne manquais clairement pas de travail.

La remarque du père sur la survie qui primait sur la sagesse me laissa cependant dubitatif. Bien sûr, la vie était la chose la plus importante sur terre, et il fallait tout faire pour la respecter et la protéger. Mais pour moi, la sagesse faisait partie intégrante de cette survie. Cependant, son discours le fait que la bible était un peu dépassée et devait être adaptée à notre époque me sembla aller de soi.

"Vous avez bien raison. Rien de pire que les fanatiques qui suivent les textes à la virgule près, dans quelque domaine que ce soit." Je croisais les bras, inclinant la tête pour réfléchir. "Mais tout de même, je croyais que la bonté et le pardon étaient des notions essentielles chez vous. N’était-ce pas ce que représentait votre Christ ? Quelles valeurs prêchez-vous, autrement ?"

Ce bon vieux J.C., qui nous avait au moins rendu un service indispensable : le fait d’être une référence dans la chronologie de l’humanité. Il avait bien fallu un point de repère, certes arbitraire, mais celui-là valait autant qu’un autre, je supposais.

Mais bref, je m’égarais encore dans mes réflexions. Je m’excusais auprès de mon interlocuteur pour la peur que j’avais créée chez lui, bien involontairement. Je fus cependant soulagé de voir un sourire apparaître à nouveau sur le visage du Padre, et, même s’il m’assura du contraire, je me promis intérieurement de me faire pardonner, dès que l’occasion se présenterait.

Ce qui ne fut pas très long, puisque l’idée de rénover son église revint dans notre conversation, et avec elle, la possibilité que je fasse amende honorable auprès de mon ami. Mon idée de paratonnerre sembla l’amuser, même si je ne compris pas vraiment pourquoi, mais voir le Padre rire me fit cependant chaud au cœur.

"C’est votre travail, je vous laisse voir de ce côté. Mais je suis certain que les gens viendront également spontanément à vous, n’est-ce pas également dans leur intérêt ? Et même de manière désintéressée, je suppose que c’est plus chrétien." Là encore, la question restait à approfondir, et ce serait peut-être là une occasion de faire une observation de terrain. D’autant que, justement, mon interlocuteur me proposa d’avoir un rôle actif dans la refonte interne de l’église. Un peu surpris, j’en restais bouche béante quelques instants, avant de retrouver un immense sourire enthousiaste. "Ce serait un grand honneur, et vous n’abuserez de rien du tout, car rien ne me ferait plus plaisir, mon ami ! J’espère pouvoir être à la hauteur de ce que cela implique, mais peut-être avez-vous raison : un œil extérieur peut aider parfois. Je peux aussi me documenter en prenant exemple sur d’autres églises, avez-vous des modèles en tête dont vous voudriez vous inspirer ? La chapelle Sixtine ? Notre Dame de Paris ? L’Abbey de Westminster ?"

Bon, c’était un peu les seuls bâtiments religieux que je connaissais, de tête. Mais rien ne m’empêchait de faire des recherches afin de trouver un maximum d’idées pour aider le Padre et sa paroisse.
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Message Sujet: Re: Birdcage Religion ft. Amory

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