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 Sortie scolaire

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Message Sujet: Sortie scolaire 11th Décembre 2016, 20:46

       
Sortie scolaire

   
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« Les enfants, vérifiez bien votre matériel de dessin et assurez vous de ne rien oublier. »

Deirdre se dirigea vers la porte de sa classe puis frappa dans ses mains, signe de rassemblement pour ses élèves qui se rangèrent deux par deux devant elle. L’institutrice guida ses élèves d’un pas tranquille jusqu’à la rue principale de la ville. Elle était très fière de son projet de maquette de la ville. Ses élèves étaient également très enthousiastes à l’idée de reproduire leur ville et sortir en ville plutôt que de rester assis dans leur salle de classe renforçait leur excitation. Miss O, comme l’appelait ses élèves, se retourna pour faire face à son groupe prête à commencer les repérages et les esquisses mais son œil expérimenté fut alerté par une anomalie. Rapidement elle compta ses élèves et réalisa qu’il en manquait cinq. John qui dépassait d’une tête tous les autres élèves brillait par son absence ainsi que la petite Dolly, Peter, Olive, Penny et Frank. Deirdre se pinça les lèvres pour ne pas hurler et posa les poings sur ses hanches. Mais qu’avait-elle fait pour mériter des crapules pareilles ? On ne pouvait pas tourner la tête deux minutes qu’ils avaient déjà fait les pires âneries. A croire qu’ils avaient le diable au corps. L’enseignante fit un tour complet sur elle-même dans l’espoir de les apercevoir et de les arrêter avant qu’ils ne fassent la moindre bêtise. Le Ciel en avait décidé autrement et un commerçant arrivait à grandes enjambées vers elle en tirant John par le col de sa chemise.

« L’est à vous celui-là ? » demanda-t-il en agitant le chenapan comme un vulgaire paquet.

Pendant quelques instants Deirdre fut tentée de répondre que non il n’était pas à elle et qu’il pouvait le punir selon son bon vouloir, laissant John en tête à tête avec le commerçant. Elle y songea sérieusement à vrai dire en se demandant si cette expérience ne pourrait pas mettre définitivement du plomb dans la cervelle de ce gredin en herbe. Mais elle était son enseignante et puisque ses parents avaient définitivement renoncé à lui offrir un semblant d’éducation, il était de son devoir de prendre soin de lui et d’en faire un adulte responsable.

 « Tout dépend du sens que vous accordez à la propriété. Techniquement aucun être humain n’appartient à un autre, l’esclavage est derrière nous désormais. Aussi cet enfant ne m’appartient pas mais il est sous ma responsabilité et mon autorité, deux choses qu’il bafoue tous les jours sans la moindre vergogne… »

« Vous êtes sa mère ? » la coupa-t-il.

 « Seigneur non ! Je suis son institutrice. Qu’a-t-il fait ? »

« Il chapardait dans mes rayons ! Regardez il en a encore plein dans la bouche ! »

 « John présente tes excuses immédiatement à ce monsieur. »

Le garçon s’exécuta de mauvaise grâce. Le visage du commerçant se détendit un peu. Deirdre commença à aborder la délicate question du remboursement des denrées dévorées par John mais l’homme la coupa à nouveau.

« Non ça ira miss. Je vous reconnaît maintenant. Ma petite est dans votre école, je sais que vous faîtes de votre mieux avec ces fichus garnements. Mais pour celui là qu’on soit clair je ne veux plus jamais le voir mettre les pieds dans ma boutique ni même roder autour ! »

Un problème de réglé. Deirdre adressa un regard lourd de reproches à son élève et le saisit par le bras.

 « Ne t’éloigne plus de moi. Je pense que tu vas être encore de corvée de ménage pour plusieurs mois. Quant à tes parents je leur parlerai de ton comportement dès ce soir. Ho John pour l’amour du Ciel ne peux-tu donc pas cesser de te comporter de la sorte ? »

« Miss O ! Miss O ! » piaillait une petite voix fluette.

Elle chercha du regard la petite Dolly dont elle avait reconnu la voix mais tout ce qu’elle vit fut une petite masse sombre qui courut pour se réfugier dans ses jupes, suivie par une très belle femme blonde à la silhouette élancée. Ho Dolly qu’as-tu encore fait ? interrogea-t-elle silencieusement.


   
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Message Sujet: Re: Sortie scolaire 12th Décembre 2016, 23:03

HRP : je me permets de m'inscruster ^^


Le chant du coq réveilla María en sursaut tandis que la paille flavescente s’enfonça dans son œil droit. Elle jura et se frotta vivement et hâtivement les yeux. Elle était tout de même contente car elle avait réussi à dormir quatre heures d’affilées malgré cette couchette improvisée peu alliciante. Il fallait maintenant se dépêcher et quitter les lieux avant qu’on la découvre dans cette écurie. Elle se leva d’un bond et se débarrassa de la paille qui s’était introduite par les trous de sa chemise. María escalada furtivement la clôture pour s’étaler lourdement de l’autre côté, échappant un juron dans sa langue natale. Un vieillard érubescent l’avait vu mais n’avait rien dit. Il souriait de ses trois dents et applaudissait silencieusement. María lui fit la moue, ajusta son chapeau et se mit en marche vers le centre-ville, au rythme de ses revolvers perclus qui lui frappaient les jambes à chaque pas.

Au détour d’un taudis, elle s’introduit par une fenêtre ouverte et se mit en quête de nourriture. Elle écornifla une pomme verte déjà croquée et ressortit aussitôt de la maison délabrée sans faire de bruit. Puis, elle poussa tendrement un cheval en train de boire et à son tour, celle-ci plongea ses mains abimées dans l’abreuvoir, forma un récipient avec et porta le liquide tiède jusqu’à sa bouche. L’eau était âpre et vert bleuté. Elle but deux gorgées, pas plus. Elle termina sa pomme (qui avait meilleur goût car elle avait été volée) et se dit qu’elle ne tiendrait pas longtemps comme ça. Et pourtant, au fond d’elle, elle commençait à s’habituer à ce rythme de vie, elle aimait bien qu’on ne fasse pas attention à elle comme ça dans les rues. Peut-être était-ce la pause qu’elle aurait dû prendre depuis fort longtemps. María n’avait pas eu le temps de faire le bilan de ces dernières années depuis qu’elle avait quitté le Mexique. Néanmoins, elle savait qu’elle ne pourrait plus supporter cette tranquillité encore longtemps. Alors, il valait mieux se ressaisir maintenant et aller de l’avant.

Elle alla vers la gauche pourtant, arpentant l’entrée des saloons voir si les gens n’avaient pas fait tomber des billets dans la boue. Elle ne trouva qu’un morceau de pipe cassée à côté d’un morceau type fracassé. C’était probablement la sienne. Onze heures sonna et elle ne savait déjà plus quoi faire de sa journée.  Elle retourna voir le cheval avait qui elle avait partagé sa boisson pour voir s’il avait changé de couleur. Elle le trouvait plus prune que tout à l’heure. Elle lui caressa l’encolure et chercha aux alentours si elle pouvait deviner son propriétaire, cela l’occuperait un peu. Un homme hagard aux cheveux blancs vint la voir et lui dire que le propriétaire était mort hier soir. María était embêtée car elle ne pouvait plus jouer.  De l’autre côté de la rue elle aperçut un mendiant et eut une idée : celle de mendier. Cependant, ce n’était pas un mendiant : s’il était courbé comme ça, c’est parce qu’il cherchait sa pipe cassée qu’il avait perdu hier soir. L’idée de mendier n’était pas bonne de toute façon, on passait à côté d’elle et on l’ignorait.

Sauf une. Une personne la regardait. Enfin une demi-personne vu sa taille. Oui une enfant, tout à fait. María avait oublié son enfance jusqu’à maintenant, quand son regard avait croisé les yeux charbons de cette gamine. La petite avait le visage sale, les cheveux bruns et le nez plat. Elle se voyait elle-même. María adressa un sourire compatissant à la petite qui ne savait pas comment réagir. En se levant, María trébucha et fit tomber  l’un de ses colts, ce qui fit sursauter la petite, si bien qu’elle se mit à courir. María voulut la rassurer et se mit à sa poursuite, sans se rendre compte qu’elle aggravait la situation. La gamine courut jusqu’à une dame rousse autour de laquelle gravitait une femme blonde, une espèce de grand garçon à l’air malicieux et deux petites filles dont la brune qu’elle avait effrayée par mégarde.

« ¡Uy! » fit María avec de grands yeux, comprenant peu à peu à qui elle avait à faire. Elle voulait se faire pardonner, mais avec sa dégaine, elle faisait plutôt peur. Lentement, elle s’approcha de la rousse et des enfants, les mains levées vers le ciel pour montrer ses intentions pacifiques.

« Euh, bonjour, dit-elle presque en murmurant et en roulant le R. Je… je voulais pas faire peur à la niña, elle fit un signe discret à la gamine, qui lui rendit enfin un sourire, rassurée des intentions de María, je voulais juste lui dire… bonjour ! » Un climat de paix s’était installé et María la curieuse ne put s’empêcher de poursuivre la conversation...

« Eh bien, ils sont pas à tous à vous ces enfants, hein ? Qu’est-ce que vous faites tous dehors ici ? »

HRP : la gamine c'est pas Dolly, c'en est une autre, si j'ai bien compris Dolly, c'est pour introduire Ida.
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Message Sujet: Re: Sortie scolaire 19th Décembre 2016, 12:38

Sortie scolaire
Deirdre & tout le monde
Les enfants sont les personnes les moins comprises de la terre, et c'est parce que la terre est gouvernée par des grandes personnes qui ont oubliées qu'elles furent aussi des enfants.

La journée est plutôt calme aujourd'hui, j'ai le temps de traîner, de prendre du bon temps avec un verre de whisky, de flâner dans les rues. Avec mon ombrelle à la main j’arpente cette ville que je connais maintenant si bien. Ça fait deux ans, je trouve ça fou, je n'ai pas vu le temps passer, au début on a été tellement prises par la construction du High Time, son lancement, puis après l'effervescence des affaires florissantes, et finalement on est là, on a fini par trouver chacune notre place, je trouve ça beau, même si on est pas toutes parties pour rester jusqu'à la fin de nos jours à Deadwood, on a quand même toutes trouvées quelque chose de beau ici, quelque chose que l'on oubliera jamais.

Mollie n'ayant pas besoin de moi pour l'instant, j'ai décidé de m'accorder un peu de temps pour flâner, chose assez exceptionnelle en soit, je n'aurais jamais cru il y a quelques années que je me retrouverais dans ce genre de situation, moi qui enchaînait les clients pour me faire le plus de fric possible, moi qui passait mes nuits dans les bras de tous les hommes possibles et imaginables, et mes journées à dormir quelques pauvres heures pour finalement reprendre le rythme effréné de ma vie de dingue. En venant ici, Mollie m'a offert un luxe, le luxe de pouvoir décider de mon emplois du temps. Ce n'est pas le cas de toutes les filles du Saloon, je suis un peu une privilégiée, je suis la meilleure amie de Madam Deadwood et une de ses blondes, j'ai quelques privilèges et j'ai du mal à m'y habituer, même deux ans après le début de cette vie.

Après quelques hésitations je décide d'aller rendre visite à James dans son bar, le Nuttal & Mann's - N°10. Je ne l'ai pas vu depuis mercredi dernier et son beau petit cul commence à me manquer. On a su développer une relation un peu particulière lui et moi, c'est mon client certes, mais quelque chose de plus se passe entre nous, je ne saurais dire quoi. J’éprouve de plus en plus le besoin de le revoir, de lui faire des bisous, je sais pas, c'est mon James à moi, quand on se voit le mercredi soir, c'est comme si on était seuls au monde, on oublie notre situation, on est juste deux amants qui veulent passer une nuit de tendre amour dans les plaisirs de la chair. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressentis ça avec un homme. Le reste du temps on a une relation tout ce qu'il y a de plus normale, on est comme un homme et une femme qui croisent dans la rue une de leurs connaissances.

Un petit verre, juste pour le voir, ce n'est pas si mauvais que ça si ? Je rentre dans le saloon pour m'installer au bar sauf qu'il n'est pas là, c'est son neveux qui m'accueille, un bon gars, mais pas celui que j'espérais voir. Je n'ose pas demander où il est alors je suppose juste qu'il est en train de faire de la paperasse dans son bureau dans l'arrière boutique, au moins je m'imagine pas qu'il est avec une autre femme, c'est déjà ça. Je ne sais pas trop ce que cela me ferait de le voir avec une autre, mais ce qui est sur c'est que je n'en serais pas heureuse, le sourire risque de manquer sur mon visage si une telle situation se présente. Quoi qu'il en soit, après un bon verre, je décide de ressortir pour vaquer de nouveau à mes occupation, c'est à dire à rien du tout. Et finalement, quand j'arrive au niveau de la ruelle qui longe le saloon, je me dis que peut être je pourrais surprendre James, lui faire la surprise de ma visite en passant par la porte arrière. Sauf qu'une fois sur le point d'entrer, je tombe sur une jolie petite fille qui n'a réellement strictement rien à faire là.

Elle essayait d'attraper quelque chose sur une étagère, tout en équilibre sur un seau, position très précaire en soit. Comme je vois bien qu'elle est sur le point de faire une bêtise, je décide de l’interpeller pour qu'elle descende gentiment avant de se faire mal. Hélas, ma présence semble la surprendre parce qu'elle tombe de toute sa hauteur dans le seau sur lequel elle se tenait et qui était remplis à ras bord de suie. " Oh mon dieu, ça va ma chérie ? " Je me précipite pour la sortir de là, la pauvre est noire de la tête aux pieds. J'essaye comme je peux de lui essuyer le visage mais avec mes mains ce n'est pas très probant. Du coup j'ai l'idée d'aller demander un linge humide au neveux de James pour pouvoir au moins lui essuyer les yeux, cela ne doit pas être agréable.

Sauf qu'une fois le dos tourné, la petite furie par en courant sans même demander son reste. C'est finalement mon linge à la main que je la retrouve courant se réfugier dans les jupons d'une jeune femme elle même déjà entourée d'enfants. Je m'approche d'elle, un sourire désolé collé au visage, afin de m'excuser et d'essayer d'aider cette pauvre enfant comme je le peux. " Bonjour. Je suis vraiment désolé, je crois que je lui ai fait peur. Je ne vais pas te manger ma belle, ne t'en fait pas, tiens, pour essuyer tes jolis yeux. " Je lui tend délicatement le linge mouillé que j'étais allé chercher justement pour elle. Elle le prend timidement et retourne se cacher derrière la jeune femme, dit donc, elle était beaucoup moins timide tout à l'heure quand il s'agissait de faire une bêtise en piquant des choses qui ne lui appartiennent pas. " Elle est malencontreusement tombée dans un seau plein de suie ... " Je vois quelques uns de ses petits camarades commencer à ricaner, se moquant du sort de la petite, il faut avouer que la situation est plutôt drôle, elle fait un peu pitié recouverte de noir de la tête aux pieds. Je tends la main à la jeune femme pour me présenter dans les formes, après tout, c'est pas parce qu'on est chez les bandits qu'on doit pas être polis. " Je m'appelle Ida, enchantée. "
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Message Sujet: Re: Sortie scolaire 24th Décembre 2016, 00:12

   

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Les années d’enseignements pouvaient-elles être exténuantes au point qu’on la prenne pour la mère d’une famille nombreuse ? Cela faisait déjà la deuxième fois qu’on lui demandait si elle était la mère de ses élèves et même si Deirdre n’était pas une coquette qui appréhendait de vieillir et guettait la moindre ridule sur son visage, elle se sentait pourtant vexée. Elle était encore jeune que diable ! Quoique vingt-quatre ans était déjà un âge avancé en soi, d’autant plus pour une femme non mariée et si elle avait suivit la mouvance de ses pairs elle pourrait déjà être la mère d’un enfant de cinq ans. Cependant il s’agissait peut-être d’une plaisanterie pour engager la conversation et Deirdre décida de le prendre comme une gentille boutade.

 « Ne vous inquiétez pas señora.» commença-t-elle avec une prononciation toute à fait approximative et qui dû irriter les oreilles de l’hispanique.  « Olive aime jouer les farouches mais c’est pour mieux vous attendrir par la suite. Voyez elle vous sourit à présent. » assura-t-elle en montrant le sourire de la fillette qui restait tout de même cramponnée à ses jupes tout comme sa camarade Dolly.

Tout cela faisait partie d’une tactique bien rodée de la très futée Olive qui savait parfaitement utiliser son aspect d’enfant sauvage pour parvenir à ses fins. Elle se montrait effrayée et ayant ainsi touché la corde sensible des adultes ils tentaient par tous les moyens de se faire pardonner et de l’attendrir pour le plus grande plaisir d’Olive. L’enseignante de par son métier avait immédiatement compris son petit manège mais tous les autres se faisaient prendre au moins la première fois. Il était tout à fait étonnant de voir de si jeunes enfants aussi débrouillards voire manipulateurs pour certains.

Dolly quant à elle était entièrement recouverte de suie. Mais comment avait-elle pu se retrouver dans un tel état ? Tombée dans un seau de suie certes mais par quel enchaînement d’événements avait-elle pu se retrouver dans un seau de suie ? Pauvre Dolly qui déclencha l’hilarité parmi les élèves - qui heureusement se turent rapidement en rencontrant le regard réprobateur de leur enseignante - pauvre mère qui allait devoir nettoyer ces vêtements le soir et pauvre Deirdre qui allait devoir elle aussi nettoyer son tablier à la fin de cette journée qui s’annonçait déjà exténuante.

 « Dolly quand une personne nous offre quelque chose, la bienséance veut que tu la remercie. C’est très aimable à vous de lui avoir apporter ce linge, je vous remercie. Maintenant que ton visage est à peu près propre je te prie de remercier mademoiselle Ida.» exigea-t-elle.

Deirdre grimaça intérieurement. Elle imaginait déjà les mères de famille très inquiètes pour la moralité de leurs chères petites têtes blondes. Quel scandale si elles apprenaient que la chair de leur chair avaient respiré le même air empli de vice d’une femme de petite vertu et d’une va nu-pieds car l’allure de l’hispanique ne laissait hélas que peu de doute sur sa misérable condition. Mais Deirdre était une bonne chrétienne et elle se devait d’être bonne envers son prochain qu’il soit un riche bourgeois ou un vulgaire gueux. Il était de son devoir de montrer le bon exemple à ses élèves et elle croyait sincèrement que la condition sociale ne déterminait pas le respect que l’on devait à son interlocuteur. Certains notables étaient de véritables pourritures et certains humbles étaient des exemples à suivre pour leur conduite exemplaire. Après tout ils étaient tous des êtres humains. Aussi elle accepta la poignée de main que lui proposait la prostituée bien connue de la ville même pour ceux qui ne fréquentait pas les lieux de perditions et se présenta à son tour aux deux femmes.

« Vous pouvez m’appeler miss O, mon nom est irlandais et peu évident à prononcer. Quel est votre nom señora ? » dit-elle avec amabilité.  « Nous faisons du repérage pour un projet de maquette de la ville. » répondit-elle à la question de la señora. Nous sommes venus faire des dessins des bâtiments ainsi qu’un plan de la ville mais certains ne sont pas très concernés par ce projet et préfèrent prendre la poudre d’escampette. » [/color] ajouta-t-elle en lançant un regard lourd de sens aux concernés.

Il manquait toujours Penny, Peter et Frank. Or plus le temps passait et plus ils avaient l’occasion de faire des bêtises. Si d’autres enfants manquaient à l’appel, elle aurait pensé qu’ils s’étaient perdus, déconcentrés, détournés de leur trajet par une quelconque diversion mais Miss O savait que ces enfants en particuliers laissaient trop souvent sur leur passage des pots cassés.

 « Merci encore mesdames pour votre sollicitude mais il me manque encore trois élèves et je dois les retrouver. »

Deirdre essayait de faire bonne figure mais elle commençait à réellement s’inquiéter. Soudain elle vit la longue silhouette de Peter qui s’approchait tranquillement du groupe. Au premier coup d’œil on aurait pu croire que le garçon se promenait mais elle connaissait bien son élève et cette démarche avec les mains dans les poches était le signe qu’il avait mal agit et feignait l’innocence. D’ailleurs un homme le poursuivait en faisant des petits pas très rapides tout en vociférant dans un anglais des plus approximatifs. Il beuglait littéralement sur le petit groupe et les plus jeunes enfants se bouchèrent les oreilles. Deirdre aurait bien été tentée de les imiter mais elle était une adulte responsable qui s’efforçait de sourire tout en pensant « Je ne comprends pas un traître mot. Est-ce qu’il parle au moins anglais ? » Honnêtement elle ne serait pas contre un peu d’aide mais elle était trop fière pour demander quoique soit à des femmes qu’elle connaissait depuis à peine quelques minutes.


   
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Message Sujet: Re: Sortie scolaire 31st Décembre 2016, 14:57


María aimait bien cette gamine. Avec son petit corps élancé, son visage tavelé et ses cheveux bruns, elle avait en effet tout d’une petite vagabonde (peut-être était-ce pour cela qu’elle lui faisait tant penser à elle.) La Mexicaine était plutôt ravie de savoir qu’elle s’appelait Olive : elle trouvait que cela lui allait bien. Puis elle ne put s’empêcher, mentalement, de remplacer la tête de l’enfant par le fruit avec lequel elle partageait le nom, ce qui était plutôt drôle. Et, comme María, elle aimait berner les gens ! Décidément, ça leur faisait beaucoup de choses en commun ! María apprécia l’effort de la demoiselle pour parler sa langue et en profita pour la regarder plus attentivement. Cette crinière rousse était peu commune chez elle d’ailleurs. Elle trouvait la jeune femme ravissante et propre ! Ah propre ! Elle aimerait bien être propre elle aussi ! Ça devait être bien d’être propre ! María ne se souvenait plus vraiment comment c’était de l’être.

Une qui n’était pas propre, c’était l’autre gamine, Dolly apparemment. Et l’autre femme aussi, Ida, n’était pas propre mais pour d’autres raisons. María reconnaissait bien les habits des différents habitants de la ville, celui-là ne laissait planer aucun doute. Mais la mexicaine, toute talée par ses journées passées à l’extérieur  ne faisait pas particulièrement bonne figure non plus et dans un concours de circonstances, Ida (puisque c’était son nom, probablement un surnom) et elle étaient toutes les deux arrivées premières. Puis, la rousse se présenta. Miss O, un surnom encore pour éviter d’avoir à prononcer un nom compliquée  et María la remercia intérieurement : elle qui avait encore parfois du mal avec l’anglais n’aurait pas su quoi faire avec sa langue et ses lèvres pour articuler de l’irlandais puisque dans sa tête, il s’agissait de deux langues différentes.

« Je m’appelle María ! » Quelle chance, ça elle savait bien le dire ! C’était la première chose qu’elle avait apprise en anglais il y a maintenant bien longtemps. Elle l’avait tellement bien dit qu’on aurait pu la prendre pour une citoyenne américaine, sans R roulé. La Mexicaine salua Ida de la tête discrètement mais sincèrement (et poliment). Mine de rien, elle trouvait cette rencontre rigolote, comme une sortie entre copines ! Cette ville avait réunie trois femmes qui n’avaient rien à voir avec les autres !
Du repérage pour quoi ? Une maquette. Là par contre, María avait du mal à saisir le sens de la phrase si bien qu’elle arqua un sourcil. Re…Repérage… C’est ça de l’irlandais ? pensa-t-elle. Elle en déduit que plusieurs écoliers faisaient une sorte de visite dans la ville. « Ma-quette » Le mot était rigolo, elle le répétait en boucle dans sa tête. María était presque désolée pour les enfants maintenant : ils sortaient dans la ville pour croiser une prostituée et une vagabonde aux revolvers clairement visibles sur les côtés de son ceinturon ! Ah, belle image pour les enfants ! Qu’il était difficile d’être bandida avec des mœurs ! Elle fut cependant rassurée par une chose toute simple : le sourire d’Olive était toujours présent et il incarnait l’Innocence là tout de suite.
Lorsque Miss O déclara qui lui manquait encore trois enfants, le cerveau de María s’activa presque immédiatement.  Peut-être même un peu trop vite  d’ailleurs.

« Oh ? Pour cinq dollars, je vous les retrouve tous ! En pleine santé et en moins d’une heure ! » Elle regretta instantanément d’avoir dit cela, parce qu’elle venait clairement de montrer qu’elle était sans le sou et qu’elle était prête à tout pour un peu d’argent. D’après le regard de Miss O, le bonhomme qui venait de les rejoindre était un des enfants recherché. La recherche ne valait plus cinq dollars mais peut-être trois maintenant, dans tous les cas, ça valait toujours le coup et le coût ! Il avait l’air d’être poursuivi par un gros type moustachu et basané et María voyait là un schéma qui se répétait : à chaque fois, un enfant amenait un adulte. Pas n’importe quel adulte cependant, un marchand Mexicain, Eduardo qui parlait en mélangeant anglais et espagnol. Ainsi, il ne savait pas quoi choisir entre « bastards » et « bastardos ». María ne le connaissait pas vraiment, il était juste de passage à Deadwood mais ils avaient échangés deux trois phrases à plusieurs occasions. Il était particulièrement gras et bruyant. Il avait le front dégarni et cinq dents en tout. Elle décida de se rendre utile et de le calmer. Elle parlait à toute allure (comme heureuse de pouvoir parler sa langue) et Eduardo changea de couleur. « Ella está buscando a los niños », disait-elle entre autres. La conversation s’arrêta presque aussi vite qu’elle avait commencée et la Mexicaine se retourna vers Miss O.

« Il a piqué une fleur ! Euh, c’est pour vous d’ailleurs… » Le jeune Peter avait l’air gêné, María trouvait cela mignon. Eduardo s’en alla en grognant oubliant la fleur volée. « Eduardo dit qu’il a vu un garçon et une fille si c’est ce que vous cherchez ». María ne pensait plus à l’argent, plus vraiment. Elle espérait une récompense, comme toujours, mais elle voulait très sincèrement aider Miss O à retrouver ses élèves. « Je ne connais pas l’endroit par contre… »
Elle fit une description approximative du lieu et constata dans le regard d’Ida que l’endroit lui semblait être familier : avec un peu de chance, en combinant leurs forces, les trois dames réussiraient à trouver tous les enfants d’ici peu de temps.
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Message Sujet: Re: Sortie scolaire 27th Janvier 2017, 19:44

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Les enfants sont les personnes les moins comprises de la terre, et c'est parce que la terre est gouvernée par des grandes personnes qui ont oubliées qu'elles furent aussi des enfants.

La pauvre petite était juste un peu effrayée, elle se fit remonter les bretelles par son accompagnatrice, une magnifique jeune femme à la chevelure de feu. Je me demande ce qu'elle fait avec tous ces enfants. En tout cas la petite fouine que j'ai suivis jusque là le visage plein de suie est vraiment trop craquante. Je crois que c'est mon instinct maternel qui parle, je me dis que j'aurais bien aimé avoir une fille aussi maline et mignonne. Elle a un peu de mal à s'essuyer avec le mouchoir humide et ça devient encore plus adorable, non vraiment j'adorerais avoir une fille comme ça. La nostalgie me reprend voilà, je dois me faire une raison, je n'aurais jamais d'enfants alors il faut que j'arrête d'avoir ce genre de pensées.

La seconde femme avait un fort accent, espagnol peut-être, j'ai déjà eu des clients qui parlaient comme ça, c'est assez exotique, c'est drôle et ça rajoute un truc en plus, quelque chose de très ensoleillé. A la voir on sent très bien qu'elle n'a pas prit de douche depuis un moment, ses vêtements sont sales et troués à certains endroits. J'espère qu'elle mange au moins convenablement, j'ai déjà manqué de nourriture quand j'étais jeune et je ne le souhaite à personne. J'aimerais pouvoir l'aider mais je me demande comment elle le prendrais, elle a l'air très indépendante, une femme forte, mais bon on verra ça plus tard pour l'instant l'important c'est que visiblement il manque encore trois enfants. La pauvre, la petite rousse est à priori une enseignante en sortie scolaire, j'aimerais que mes enfants aient une prof comme elle, elle a l'air d'aimer son métier et de vouloir rendre l'école ludique et agréable pour ces mômes. Mais j'ai dit que j'arrêtais de parler de mes impossibles futurs enfants. J'allais justement proposer mon aide à mon tour quand un enfant arriva lui aussi suivi d'un adulte. Cependant l'adulte en question semblait bien moins calme et attendrit que nous autres, vociférant, l'espagnole tenta de le calmer quelque peu dans sa langue. Je ne sais pas trop ce qu'elle lui a dit mais le fait est qu'il renonça à ses remontrances pour repartir de là où il était venu.

D'après ce qu'elle nous rapportant le grand garçon, qui fixait ses pieds de honte avait simplement volé une fleur pour la donner à son enseignante, comme c'est adorable ! Je fond, vraiment ce gamin est romantique et attentionné avant même d'avoir l'âge de vouloir faire flancher le cœur d'une femme. Un vrai bourreau des cœurs en perspective, celui-là ça va être un Don Juan de première, certainement qu'il viendra acheter les services de mes filles quand il en aura l'âge, mais ce qui est sur c'est qu'il n'aura pas besoin de grand chose pour se mettre toutes les autres dans la poche. Bon par contre, si lui est revenu, il nous manque toujours deux enfants et je pense que mon aide et celle de l'espagnole ne seront pas de trop, la ville est grande et Miss O à tous ses autres élèves à surveiller. J'étais en train de me demander où une petite fille et un petit garçon pourraient bien aller traîner quand Maria décrivit l'endroit en question, enfin d'après le marchand. Je reconnu tout de suite les lieux en question. " Moi je sais où c'est, c'est une boutique de vêtements un peu plus loin sur Main Street, il y a, hum ... Un rayon pour femmes et ce ne serait pas la première fois que des enfants s'y introduisent pour jouer avec les volants et les bas de soie ... " C'est vrai, j'ai surpris un garçon d'une dizaine d'année en train d'admirer des bas résille la dernière fois que j'y suis allé, c'était très drôle à voir, surtout quand il a vu qu'il s'était fait prendre la main dans le sac, il est devenu rouge comme une pivoine et n'arrivait même plus à bafouiller des excuses avant de partir en courant. " Je vous y conduit si vous voulez ? "
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