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 Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 11th Décembre 2016, 13:06

C’était déjà la fin de la journée quand je sortis du bâtiment des postes, heureux d’avoir pu envoyer tout ce que je devais. Les employés devaient bien me connaître maintenant, puisque je venais régulièrement pour poster des lettres ou des colis à ma famille ou mes collègues restés en Angleterre. Cela n’avait pas été facile de quitter mes parents, ou mes amis de l’université, mais c’était le prix à payer pour partir vers de nouveaux horizons. Et si je ne regrettais pas mon choix, je ne pouvais m’empêcher de penser à eux régulièrement, et échanger de nos nouvelles aidait à compenser la distance entre nous. D’autant que j’envoyais également des articles et des échantillons à d’autres scientifiques, trop heureux de pouvoir faire part de mes découvertes.

Mais, à ma sortie de la poste, alors que j’observais avec intérêt la couleur du ciel pour déterminer le temps qu’il allait faire le lendemain, je basculais en avant pour aller mordre la poussière et la saleté du sol de la ville. Je me relevais avec difficulté, juste à temps pour voir un groupe d’hommes qui me jugeaient de haut et avec un regard à la fois mauvais et amusé. L’un d’eux replia sa jambe, qui s’était trouvé juste sur mon passage, et il me toisa une dernière fois, avant de s’en aller avec les autres. Je poussais un soupir, avant de me relever et d’essayer de nettoyer mes habits encrassés du mieux que je pouvais.

Au moins cette fois-ci, personne ne m’avait insulté ou interpellé de façon plus violente, c’était toujours ça. J’avais bien compris que, dans la faune humaine qui peuplait Deadwood, je détonnais avec mes excentricités et ma bonne humeur. Même si j’avais l’impression que ça s’était calmé depuis mon arrivé, il y avait toujours des incidents comme ça de temps à autres. Heureusement, rien de grave, et rien qui m’oblige à sortir de mes gonds, la plupart du temps. Ça n’avait été qu’une bousculade, j’allais m’en remettre. C’était juste dommage pour mes affaires, que j’allais de nouveau devoir laver. Je poussais un nouveau soupir, avant de retrouver un sourire. Allez, ce n’était pas plus grave que ça !

Pour la peine, j’allais en profiter pour continuer mon test comparatif des alcools au Gem Saloon ! Une activité que j’avais débuté il y a quelques temps, qui me permettait d’accroître encore plus mes connaissances dans les tord-boyaux du coin. Et de rencontrer bien des gens intéressants. C’est souvent comme ça que j’avais fait la connaissance de personnes sur place, et qui avait mené à bon nombre de discussions fort intéressantes. Double raison pour y aller, et oublier l’incident mineur qui venait de se dérouler devant la poste.

Je me dirigeais donc vers le saloon, où quelques habitués s’y trouvaient déjà. C’était encore relativement calme pour l’heure, et j’en profitais donc pour m’asseoir à l’une des nombreuses places libres au bar. Habitué à me voir, et souvent pour la même raison, le barman sortit une bouteille et la posa sur le bar, sans même que j’ai à demander quoi que ce soit. Il m’en versa un verre, tout en laissant la bouteille à côté. Je le remerciais avec un grand sourire, puis sortis mon carnet pour commencer à prendre des notes. Rapidement, j’esquissais un dessin de la bouteille et de son étiquette, recopiant ensuite les informations relative à l’alcool. Bourbon de trois ans d’âge, 45%, vieilli en fûts de chêne, provenance : Kentucky. Je décrivis ensuite la couleur du liquide, puis son odeur, avant d’enfin y tremper mes lèvres.

L’une des chances que j’avais eu, c’était ma grande résistance naturelle à l’alcool. Et dans le coin, j’avais réalisé assez vite que c’était une assez bonne chose. Quoiqu’il en soit, cela me permettait de réaliser un tableau comparatif des différents alcools sans perdre mes moyens, ce qui était aussi pas mal. Et depuis le temps, on ne prêtait même plus attention à moi durant ces moments où j’étais tout absorbé à mon verre, prenant des notes sans réaliser ce qui se passait autour de moi. Comme à cet instant.
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 20th Décembre 2016, 19:54

Drink because you are happy, but never because you are miserable
Ida & Amory
Ah ! Un bon verre avec un ami, rien de mieux pour reprendre des forces et se remonter le moral !

J'ai encore quelques heures à tuer avant mon premier client ce soir, j'ai décidé y a deux jours de ne prendre plus que sur rendez-vous, je me plais à penser que ça fait de moi une prostituée haut de gamme, de celles qui peuvent se permettre le luxe de trier leurs clients sur le volet, que des gros bonnets, des mecs pleins de fic et pas trop dégueulasses. Bien sur c'est pas vraiment mon cas, je suis pas assez reconnue à Deadwood pour pouvoir me permettre de dire non à un client, surtout qu'ici il n'y a pas autant de clientèle que dans les grandes villes. Je suis juste un peu plus privilégiée que mes collègues, j'ai le loisir de décider, en tant que Blonde de Mollie et une de ses plus proches amies, de mes temps libres et de la façon dont je gère mes clients.

Alors avant de retourner au charbon, je m'accorde un petit moment boisson, mon petit moment boisson, j'aime me boire un petit verre de temps en temps, et puis avant le boulot c'est presque essentiel, ça donne du courage pour les clients les plus ... compliqués. Et en même temps que se détendre, pourquoi ne pas aller emmerder Al en squattant le Gem ? Ça me fait toujours rire de le voir me fusiller du regard tout en me saluant poliment. On peut pas dire qu'on se déteste, on va dire qu'on se côtoie gentiment en se toisant à la moindre occasion, c'est un ami/ennemi. On a une relation plutôt normale je trouve, j'aime bien le taquiner de ma présence dans son saloon et de temps en temps il me renvois la pareille en me lançant quelques piques ou en nous volant un bon client. C'est comme ça la vie à Deadwood, c'est le business, l'argent, les clients, ça va ça vient et c'est de bonne guerre parce que je traîne pas dans son piteux bordel seulement pour boire du bon whisky.

En entrant dans le Gem je bombe le torse, fière comme poux de mon coup. Je sais qu'il est là ce soir ce petit scélérat et j'espère bien qu'il remarque mon entrée, histoire de commencer à le faire rager. Je le remarque dans le coin de la salle, assis à surveiller d'un oeil alerte ton affaire. Quand il me remarque je le salut gentiment en fléchissant les genoux, on va pas commencer à le narguer quand même, peut-être que ce soit il est pas d'humeur alors tâtons l'ambiance. Il me répond d'un rictus qui se veut un sourire forcé, je comprends que ce soir c'est pas vraiment le soir, dommage, quelques taquineries bien placées lui auraient remis du baume au cœur, il aurait prit plaisir à me les rendre en plus, mais bon, si il a décidé de bouder tant pis pour lui.

Je me lance du coup vers le bar histoire de prendre ce verre bien mérité quand je remarque une silhouette qui ne m'est pas inconnue. C'est bien le manteau bleu de ce chercheur si étrange que je vois là. Il est penché sur son petite carnet, comme à son habitude quand il est au bar, il doit encore être plongé dans ses comparatifs d'alcool. Il m'en a parlé la dernière fois qu'on s'est vu, j'ai tout de suite trouvé ça drôle, il n'y a que lui pour faire ce genre de chose. C'est certes un mec étrange mais très sympathique et terriblement intéressant. Il est curieux de tout, c'est fascinant, je n'ai pas une vie sensationnelle, pourtant tout ce que je peux lui raconter le fascine, il es désireux de connaitre plein de choses sur différents sujets. Et ne parlons pas de la raison de sa venue à Deadwood, ses recherches, mon dieu, il ne faut pas le lancer là dessus, sinon il peut vous tenir la jambe pendant des jours. Bizarrement pour un mec aussi timide et effacé, il est extrêmement bavard.

Je m'assied pleine de bonne volontés sur le tabouret juste à côté de Amory juste au moment où le barman passe devant nous, si c'est pas un timing parfait, je m'y connais pas. " Salut mon chou ! " Il a toujours ce même air blasé de la vie, je me demande pourquoi il est barman, normalement c'est le poste où tu entends tous les potins, où t'as le plus d'animation dans un saloon, en tout cas chez nous c'est plus joyeux, mais bon on va pas relancer le débat, en plus il est cool alors on va pas trop lui en vouloir. " Salut Ida, fait gaffe ma belle, ce soir le patron est pas d'humeur. " J'y crois pas, il demande à ses sous-fifres de faire peur aux indésirables, non mais quel toupet ! Si j'avais pas été d'humeur louable moi aussi, on aurait fait quoi hein, on serait partit sur un petit scandale, j'aurais poussé une gueulante avant de claquer la porte ? Faut arrêter là, c'est pas parce que monsieur à ses vapeurs qu'il faut déprimer tout le monde. Mais bon, je suis sympathique et pas revêche alors je vais laisser couler, toute façon je suis pas d'humeur ce soir. " Te bile pas, j'avais remarqué. " En jetant un oeil à mon voisin je remarque sa boisson et je me dis que ça a pas l'air si mal ce qu'il s'envois, allez, laissons le whisky je vais tenter ça. " Met moi la même chose que lui tu veux bien. " En attendant d'être servie je me tourne vers Amory pour le sortir de ses pensées, quand il est dans son monde c'est fou comme il voit rien de ce qui s'y passe autour. " Alors mon chéri, tu me raconte quoi de beau depuis la dernière fois ? " En passant je pose ma main sur son bras pour m'assurer d'attirer son attention si mes mots n'ont pas suffis.
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 28th Décembre 2016, 16:28

Le reste du saloon continuait à vivre tout autour de moi, mais je n’y prêtais plus la moindre attention, complètement absorbé par mes observations. Une fois, une dispute avait éclatée et dégénérée en baston générale, sans que je le réalise. Jusqu’à-ce qu’un verre vienne exploser à quelques centimètres de mon carnet, me faisant sursauter si fort sur ma chaise que j’en avais perdu l’équilibre pour tomber à la renverse. Au moins, ça m’avait permis d’éviter la chaise qui vola à l’exact endroit où s’était trouvée ma tête quelques secondes plus tôt. Les habitués présents ce jour-là ne savaient toujours pas s’ils devaient se moquer de moi, ou au contraire me traiter avec le plus grand respect. Moi-même, je devais avouer ne pas trop savoir…

Quoiqu’il en soit, il pouvait être difficile de capturer mon attention dans ces moments. La preuve, je n’avais même pas remarqué la personne qui s’était assise à mes côtés au bar, et il me fallut son intervention pour réaliser que je la connaissais. J’affichais une brève expression surprise, comme si on venait de me réveiller d’un rêve profond, pour fixer l’individu qui venait de poser sa main sur mon bras. Je retrouvais cependant vite mes esprits, et affichais un grand sourire ravi face à ce visage connu.

"Bonjour miss Cheplan ! Désolé, j’étais un peu pris dans mes réflexions et mon travail, je ne vous ai pas entendu arriver." En témoignait le carnet noirci de notes de toutes sortes, mais dans le cas présent, un tableau précis décrivant tous les différents breuvages que j’avais pu commander dans le coin. En voyant le barman apporter la même commande à mon interlocutrice, j’ajoutai : "C’est un assez bon choix, avec une couleur et une tenue en bouche très intéressantes."

Je lui montrais d’ailleurs le tableau, puisqu’elle me demandait des nouvelles depuis la dernière fois. Et que dans mon cas, cela se résumait surtout en mes recherches et découvertes.

"Mon tableau comparatif avance, et je commence à bien m’y retrouver dans les différentes sortes d’alcools. Toutes ces variétés, c’est fascinant !" Je levais ensuite le regard, réfléchissant à ce que j’avais d’autres à raconter à Ida. "J’ai découvert une nouvelle espèce de termites dans les montagnes, ainsi que plusieurs plantes que je n’avais jamais vues auparavant. Comme il existe très peu d’ouvrages à leur sujet, j’ai décidé de les étudier plus en détails. Et sinon… toujours autant de terrains à découvrir, pour le compte de chercheurs d’or."

Le moins intéressant sans doute, à mes yeux. L’or n’était qu’un bout de métal parmi d’autres, et je n’avais jamais vraiment compris pourquoi il avait autant de valeur. Certes, il était rare, mais les rouges-gorges, l’eau de mer ou les ananas aussi. Pourquoi tout cet attrait pour une seule matière, alors que d’autres étaient beaucoup plus intéressantes ? Mais bon, ça m’occupait, et j’étais toujours aussi ravi d’aller explorer les environs, quelle qu’en soit la raison.

Je reportai mon attention sur mon interlocutrice, affichant un petit sourire navré. Je m’emballais rapidement, quand on m’interrogeait sur mes recherches. Au point d’en être parfois barbant, apparemment. Mais, j’aimais bien Ida, discuter avec elle. Elle m’écoutait, et surtout, j’appréciais l’écouter elle. J’avais parfois de la peine à descendre de mon nuage, et les points de vue de personnes extérieures m’aidaient tout particulièrement. Surtout lorsque lesdites personnes étaient des habitués de la ville.

Et puis, ça me faisait toujours aussi bizarre, d’être appelé mon chéri. Peu de personnes depuis l’Angleterre le faisait, et peut-être que ça me rendait un peu nostalgique. Même si nous n’étions pas aussi intimes, mais… je ne savais pas, ça me rassurait un peu quand même.

"Et vous ? Qu’avez-vous à me raconter de nouveau depuis la dernière fois ? Je suis toute ouïe !"

Pour le prouver, j’attrapais un crayon et mon carnet, alerte et prêt à prendre note de ce qu’elle allait me raconter. Je remarquais alors l’énorme tache de poussière sur le revers de ma manche, et tentais de l’effacer tant bien que mal.

"Oh pardon, ne faites pas attention. On m’a… bousculé devant la poste. Il faudra que je me change en rentrant, j’espère que ça ne vous dérange pas…"

Ça m’embêtait un peu, maintenant que j’étais avec une jeune femme, d’être dans un pareil état. Les bousculades étaient devenues habituelles, et je n’y prêtais plus attention. Ou du moins, j’essayais. Mais finalement, j’aurais préféré avoir une apparence plus convenable face à une lady, éducation anglaise oblige, même à Deadwood…
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 29th Janvier 2017, 19:16

Drink because you are happy, but never because you are miserable
Ida & Amory
Ah ! Un bon verre avec un ami, rien de mieux pour reprendre des forces et se remonter le moral !

Amory sursauta quelque peu et je vois bien à son regard qu'il était encore complètement prit dans ses calculs, ses carnets et ses notes. Il est souvent comme ça, il se lance dans ses observations et ses écritures et il se plonge tellement complètement dans ses réflexions qu'il en oublie le monde qui l'entoure. Je suis pas surprise qu'il ne m'ai pas vu arriver et pas surprise non plus qu'il soit si étonné de me voir quand il sort enfin de ses pensées. La situation m'arrache un petit sourire, j'aime bien le taquiner alors le voir aussi déstabilisé me fait rire. Ses excuses ne m'étonnèrent pas le moins du monde, ça me fit même encore plus sourire parce que c'était justement ce que je venais de penser, encore une fois j'ai raison.

Il me félicita pour mon choix de boisson, j'ai fait que prendre la même que lui mais bon. Je sais que quand il s’étale en commentaires sur une boisson, c'est qu'en générale elle est bonne ou tout simplement intéressante. Quand l'alcool est mauvais, il ne s'étend pas autant en commentaires. " Mais je n'en doute pas mon chou, tu fais toujours de très bon choix, je savais que je pouvais me laisser guider. " Levant mon verre comme pour trinquer, je pris une petite gorgée. Il n'a pas tort, pas mal du tout, c'est pas de l'alcool pour graisser les portes. J'aurais bien fait une remarque pour dire que j'aurais jamais cru qu'ils pouvaient avoir des trucs de qualité dans ce saloon de pacotille, mais je sais que Al est pas d'humeur alors on va se retenir, j'ai pas tellement envie de me faire jeter dehors la tête la première. " Hum ! Tu sais quoi, t'as toujours eu bon goût Amory ! Tu devrais devenir critique dans un journal ! " Du moment qu'il me donne pas une note sur ma façon d'écarter les jambes pour gagner de l'argent.

Fier comme tout il me montre son tableau comparatif qui est, il faut le dire, bien plus remplis qu'il ne l'était la dernière fois que nous nous sommes croisés. Beaucoup seraient ennuyés par ce qu'Amory peu raconter, il est très pragmatique et a un esprit scientifique en tout temps. Mais moi j'aime bien l'écouter parler, l'écouter m'expliquer ses journées, ses calculs, ses découvertes. Je suis habituée dans mon métier à feindre l'intérêt pour des conversations barbantes, mais pas avec lui non, ce qu'il me raconte m'intéresse vraiment, je découvre un nouvel aspect de cette ville que je connais maintenant depuis plus de deux ans. Je hausse les sourcils pour montrer mon intérêt tout en buvant une autre gorgée. Il sembla ensuite réfléchir encore pendant quelques secondes à ce qu'il avait d'autre à me raconter. " Des termites ? Bah, t'étudie ça aussi ? Ben dit donc ! Ça par contre je suis pas sûre d'avoir envie que tu me montre " Je rigole de ma bêtise parce que je sais qu'en même temps c'est vrai, il me porte dans son estime et je n'aimerais pas y redescendre si d'aventure il me voyait crier comme une hystérique devant une sorte de cafard. " Ah et alors, ils sont content ? Tu leur trouve de l'or ? Ça doit pas être drôle tous les jours, on dit que ce sont de vrais cons pour la plupart, sans fois ni lois. " J'espère qu'il ne se laisse pas faire quand même parce qu'il leur cherche des terrains, il leur fait une bonne partie du travail alors ils lui doivent un minimum de respect et je sais que ce genre de type, le respect c'est une notion plutôt lointaine.

" Hum, eh bien moi, pas grand chose, mon client préféré m'a proposé de passer quelques jours avec lui en forêt. Tu sais, je t'en ai déjà parlé, je crois que je commence à avoir quelques sentiments pour lui, mais j'ai peur de là où va me mener cette relation ... J'ai peur de souffrir à nouveau. " Je contemple mon verre et le liquide qui reste dedans, pendant un instant quelques souvenirs douloureux me reviennent en mémoire, des souvenirs que je m'efforce de chasser pour vivre plus tranquillement. Je ne veux pas qu'Amory s'inquiète, il serait bien du genre à le faire alors je vide mon verre, en commande un autre et me retourne avec un grand sourire aux lèvres. " Mais bon, on verra, je n'ai pas envie de t'ennuyer avec ça. Sinon l'autre jour des enfants ont fait une escapade en ville, on a dû leur courir après ! " Comme à chaque fois que nous discutons, il note tout ce que je peux bien lui raconter, je trouve sa curiosité amusante et touchante à la fois, je me demande si cet homme qui est devant moi connait réellement quelque chose de la vie. Tandis qu'il brandit son stylet je remarque une grosse tache de poussière sur sa manche, je crois qu'il a remarqué mon regard étonné parce qu'il tente de l'enlever en m'expliquant ce qui lui est arrivé. " Non bien-sur que non ! Mais t'es sur que ça va mon lapin ? On t'as bousculé volontairement encore ? Décidément y a vraiment de gros connards par ici ! " Je sais, c'est pas très correct et ça pourrait blesser la sensibilité de certains mais je suis une fille de la rue, j'ai toujours parlé crûment, je m'efforce seulement de corriger tout ça depuis quelques années. " Pardon, pour l'injure, mais je la trouve plutôt justifiée. " Je sais que la personne en face de moi est anglaise et les anglais ont des oreilles plus sensibles alors je vais tenter de me modérer pour le reste de la conversation.
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 5th Février 2017, 13:54

La surprise d’être tiré de mes réflexions passée, j’accueillis la jeune femme avec un sourire radieux. Bien sûr, mes recherches étaient importantes, mais croiser des visages connus et amis l’était encore plus. Et c’était sans doute ce qui me distinguait le plus de certains de mes anciens camarades et collègues, lorsque j’étais encore à l’université. Pour eux, la science s’accommodait mal d’une quelconque vie sociale. Mais dans mon cas, je trouvais que l’être humain et les rencontres étaient ce qui donnait tout son sens à nos recherches, en plus de les enrichir. A quoi bon faire des découvertes, si on ne pouvait pas les partager, ou en discuter avec des personnes extérieures ? Il fallait aussi dire que j’avais toujours été une personne qui appréciait le contact et la présence des autres, et que donc, cela s’accommodait naturellement de ma passion pour les sciences.

Le compliment d’Ida agrandit encore un peu plus mon sourire, je levais mon verre à sa suite pour en prendre une gorgée.

"Vous trouvez ? Je suis ravi de l’apprendre alors ! Mais je doute que les journaux du coin soient intéressés à mes comparaisons de whisky."

Je ris de cette dernière remarque, assez conscient que les gens du coin n’accordaient pas toujours d’attention aux mêmes sujets d’intérêt que moi. En dehors de l’or, et de l’expertise des meilleurs terrains pour en trouver, mes autres travaux ne rencontraient pas vraiment beaucoup de succès. Du moins, la majorité des habitants de cette ville. Heureusement, il y avait aussi quelques personnes avec qui je pouvais discuter sans crainte de les ennuyer. Comme le Padre, ou encore, Miss Cheplan. Je lui présentais donc mon tableau avec tout l’enthousiasme qu’il m’inspirait. Comme pour toutes mes recherches. Je secouais donc vivement la tête, avant de répondre :

"Bien sûr ! La faune et la flore de la région est tellement riche et différente de là où je viens, ce serait dommage de passer à côté. Mais je comprends que cela soit moins intéressant que le whisky." Je lui adressai un clin d’œil amusé, avant de prendre une nouvelle gorgée de ma boisson. Mon expression resta toujours aussi enjouée, même lorsqu’on aborda le point de mon travail pour les chercheurs d’or du coin. Ce n’était certes pas tous les jours tranquilles, mais je m’y étais fait. "Eh bien, disons que mon savoir leur est assez intéressant pour qu’ils me laissent relativement tranquille. Et de mon côté, ça me donne l’occasion de parcourir les environs de la ville pour réaliser d’autres recherches en même temps, donc tout le monde est gagnant !"

Toujours voir le verre à moitié plein, ainsi pouvait-on résumer ma philosophie. Mais enfin, assez parlé de moi ! J’interrogeais donc mon interlocutrice sur les derniers événements de sa vie, attentif à sa réponse comme elle avait pu l’être avec moi. C’était aussi cela qui me passionnait chez les gens, ils avaient autant à raconter que les choses que j’observais ou passais sous le microscope. Si ce n’était plus.

"Hum, oui, je comprends. C’est assez délicat… Mais vous, vous avez envie, d’y aller ? Et vous pensez que cela pourrait mal se passer, avec cet homme ?" Je pris un air plus sérieux et pensif, réfléchissant à la question. Je devais admettre qu’en termes de relations amoureuses, je n’étais pas spécialement un expert. D’ordinaire, j’aurais dit de foncer, car c’était ainsi que je fonctionnais. Mais je pouvais concevoir que cela pouvait effectivement être douloureux, si jamais la situation venait à prendre la direction non-souhaitée. D’un autre côté, je pensais aussi qu’on ne pouvait pas grand-chose, lorsque les sentiments commençaient à s’y mêler. Je secouais la tête, retrouvant ensuite un sourire. "Non, ça ne me gêne pas du tout. Si ça peut vous aider d’en parler, au contraire ! Ah oui, des enfants, carrément ? Cela devait être plus sportif que s’il s’était s’agit de chevaux !"

Amusé, je ressortis néanmoins mon carnet, et pris quelques notes. Notamment, pour me rappeler de calculer à quelle vitesse un enfant pouvait courir, selon son âge. Peut-être devais-je demander à Miss Earp de m’aider pour trouver la réponse à ces interrogations.

Mais ce faisant, je dévoilais l’état assez pitoyable de mon manteau, des suites de ma rencontre frontale avec le sol de la ville, après une bousculade. Volontaire. Je m’en excuse donc auprès de mon interlocutrice, car c’est bien la seule chose qui me dérange, dans toute cette affaire. Parce que ce n’était pas ainsi qu’on se présentait à une lady, encore moins lorsqu’on la respectait comme je le faisais avec Miss Cheplan. Cependant, sa réaction, en plus de me toucher par son inquiétude, me fit également rire, lorsqu’elle jura avant de s’excuser juste après.

"Il n’y a pas de quoi, j’ai entendu bien pire. Il ne faut pas vous retenir pour moi." Je lui adressai un sourire reconnaissant, avant de poursuivre. "Merci pour votre sollicitude, mais ne vous en faites pas, il en faut plus pour m’impressionner. Cela arrivait déjà avant Deadwood, aussi je m’y suis vite fait. Et puis, ici, ce n’est pas toujours facile pour tout le monde, n’est-ce pas ?"
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 2nd Mars 2017, 19:31

Drink because you are happy, but never because you are miserable
Ida & Amory
Ah ! Un bon verre avec un ami, rien de mieux pour reprendre des forces et se remonter le moral !

Une fois la surprise passée, il sembla ravis de me voir, ce qui me fit chaud au cœur. Il souriait à pleines dent, ça se voit qu'il est content, en même temps il a tout pour, il fait un métier qui le satisfait, il peut y concilier ses passes temps et en plus il a des amis qui l'entourent et, comme moi je l'espère, essayent de le protéger de tous les cons qui pourraient vouloir le faire redescendre de son nuage. Parfois je me dis que j'aimerais vivre une vie comme la sienne, avoir fait des études, savoir plein de choses, m'attarder sur de petits détails et leur trouver un côté merveilleux. " Tu sais, je crois que tu sous-estime ce que les journaux pourraient aimer, j'ai déjà lu de tout et n'importe quoi ici dans leur feuille de choux. Alors pourquoi pas tes travaux qui sont, il faut le dire, quand même super intéressants ... Termites mises à part. " C'est vrai quoi, les insectes ça plait pas à tout le monde, mais la comparaison des Whisky, je suis sure que les producteurs le paieraient des fortunes pour une bonne critique dans un journal. Mais bon en y réfléchissant je suis pas sure que ce soit pour lui, il serait trop honnête, les pots de vin c'est pas son genre.

Il me présenta son tableau, fier comme un paon. Des fois on dirait presque un enfant, il a des réactions tellement adorables qu'on a envie de le préserver de tout ce qui pourrait lui anéantir le moral. Si on doit en préserver un, autant que ce soit lui, au moins je suis sure qu'il répandrait sa joie de vivre aussi longtemps qu'il vivra. Il fit même un petit blagounette ponctuée d'un clin d’œil, regardez moi ça, l'enfant devient grand, comme c'est chou. J'aime parler avec lui, il est rafraîchissant et s'intéresse tellement à tout que j'ai moins l'impression que ma vie c'est de la merde. " Hum je vois, c'est gagnant gagnant comme on dit. Mais fait attention quand même hein, te laisse pas marcher sur les pieds, quand on commence à faire des concessions, c'est le début de la fin. " Une petite mise en garde avec un grand sourire, pour qu'il comprenne que je ne voulais pas l'effrayer, juste lui dire d'être prudent, parce que je tiens à lui, c'est mon ami après tout. Je me demande quand c'est arrivé ça d'ailleurs, sûrement dès notre première rencontre, je ne m'en suis même pas rendue compte. Moi qui m'attristait de ne pas avoir d'amis, que ma vie sentimentale était vide de sens, depuis que je suis ici, je suis entourée d'amis et sur le point de tomber amoureuse, si c'est pas beau ! Enfin je sais pas si c'est beau, mais en tout cas je ne peux pas dire que Deadwood ne m'a apporté que des malheurs, au contraire.

La conversation reprend beaucoup trop de sérieux à mon goût quand on se mit à parler de James. Mais je ne peux en vouloir qu'à moi même, c'est moi qui ai mis le sujet sur la table. " Je meurs d'envie d'y aller, mais je ne sais pas si c'est raisonnable ... Oh non, il n'y a pas de raison que cela se passe mal, au contraire, il est vraiment adorable, plein d'attentions et le fait qu'il me fasse ce genre de proposition, c'est un peu comme si il me disait que lui aussi avait des sentiments ... Mais je sais pas, j'ai peur, je peux pas m'empêcher d'avoir peur alors que j'ai envie d'y aller. C'est pas très logique. " Je ponctue ma phrase par un rire légèrement forcé parce que c'est vrai que la situation est à la fois risible et étrange, je me trouve un peu pathétique d'hésiter comme ça, après tout James est un homme bien, il ne peut que me rendre heureuse. Mais en même temps je sais que là n'est pas le problème, ce n'est pas lui le problème, c'est moi et mon incapacité à gérer mes sentiments lorsqu'il s'agit de quelque chose de sérieux. " Merci mon chou, je ne savais pas trop à qui en parler, et extérioriser tout ça fait un bien fou. " Même si je ne suis pas bien plus avancée. Je repense aux petits qui se sont perdus dans la ville il y a peu, je ne dirais pas que c'était pire que des chevaux, mais eux au moins n'ont pas l'idée d'aller se cacher au rayon des jupons dans un magasin pour dames. " Je dirais pas plus sportif, plus compliqué par contre oui, parce que les enfants sont très très malins quand il s'agit de faire des bêtises ! "

Je le regarde ressortir son petit carnet pour y noter quelque chose dedans je me demande ce que cela peut-être, est-ce que cela me concerne ? Ce serait drôle de savoir que j'ai mon nom sur ce petit carnet, ce serait même un honneur quelque part, mais je doute que ce soit le cas, ma vie n'est pas assez intéressante, je n'ai pas ce qu'il faut pour être un sujet d'étude, les termites et leur mode de vie, ça c'est plus intéressant, enfin je crois. " Non en effet, c'est pas facile tous les jours. Mais c'est quand même des petits cons. Bon après, tu me diras, y en a partout des cons aussi. Dommage qu'on puisse pas les changer, c'est trop tard maintenant, ils resteront con toute leur vie. " Cette fois-ci mon rire fut des plus sincères et pour le ponctuer je fit tinter mon verre contre le sien avant de me prendre une bonne gorgée. " Bon alors, c'est quoi ton programme pour la suite ? Tu retourne sur le terrain après ? "
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 29th Mars 2017, 21:17

Je me grattais la tête, pensif. Miss Cheplan n’était pas la première à me faire la remarque que je devais essayer de proposer mes articles à des journaux de la région. Ce serait un revenu supplémentaire, certes, mais surtout, un moyen de partager mes découvertes et mes constations. Cependant, je doutais que cela intéresse beaucoup de personnes à Deadwood, même si l’intérêt qu’elle semblait avoir pour mes travaux me touchait toujours beaucoup.

"Hum, peut-être que je pourrais lancer mon propre journal scientifique ? Vous pensez que ce serait plus pertinent ? Au moins, cela ne serait pas trop hors propos, à côté de la rubrique faits divers ou petites annonces. J’ai un peu peur d’être… inadéquat."

Je souris, à moitié amusé. Et pourtant, c’était parfois la critique que l’on me faisait. A Deadwood, j’étais inadéquat, je ne rentrais pas dans le moule des individus qui vivaient ici, et mes recherches détonaient beaucoup dans cette ville sans foi ni loi. Mais, d’un autre côté, j’y trouvais malgré tout mon compte. J’avais toujours des choses à étudier, et mon travail intéressait quelques personnes. Ce n’était pas toute la faculté des Sciences d’Oxford, mais cela me suffisait à moi. Le succès n’avait jamais fait partie de mes objectifs, et je savais avoir l’estime des pairs que j’estimais le plus, notamment via des correspondances et quelques publications. Cela me convenait tout à fait, et je ne désirais pas vraiment plus.

Raison pour laquelle j’acceptais aussi de faire un travail plus ingrat et moins intéressant, parce que le reste de mon boulot me suffisait pour m’épanouir. Et ce même si les clients n’étaient pas toujours faciles. Mais cela faisait un petit moment que j’étais dans le coin, et j’avais pris mes habitudes. D’une manière ou d’une autre, j’avais été intégré à la ville, malgré mon excentricité, et je savais que je contribuais à la bonne marche des choses. Ce qui ne m’empêchait pas de savoir qu’il valait mieux être sur ses gardes à Deadwood, chose que j’avais encore parfois de la peine à intégrer, avec mon enthousiasme naturel.

"C’est promis, Madame !" répondis-je en mimant un garde à vous faussement sérieux, puis de rire. "Non vraiment, je suis heureux ici, je ne désire ni n’ai besoin de beaucoup plus."

De quoi se pencher désormais sur la situation de mon interlocutrice, à qui je souhaitais autant d’épanouissement. Cependant, les choses semblaient un peu plus… compliquées de son côté. Je croisais les bras pour réfléchir, inclinant légèrement la tête sur le côté. Une affaire de cœur. C’était bien plus complexe que la plus difficile des équations chimiques, et ce n’était pas le domaine dans lequel j’excellais le plus. Cependant, c’était quelque chose qui demandait de laisser parler son instinct, aussi, je me disais que je pouvais toujours m’avancer sans avoir à prouver mes dires de manière scientifique.

"Non, ça me semble normal d’avoir peur… On se sent un peu vulnérable, de dépendre du bon-vouloir d’une autre personne, et inversement. Ce qu’il peut arriver peut vous amener beaucoup de peine à tous les deux, mais aussi, beaucoup de bonheur. Dans la vie, il faut parfois prendre des risques, si cela en vaut la peine ! Et ne pas trop s’écouter. Parce que vous méritez d'être heureuse." Je lui adressai un sourire encourageant, avant de secouer doucement la tête, heureux d’apprendre qu’au moins, discuter avait pu l’aider. C’était un premier pas. Puis, je ris franchement en l’écoutant me parler d’enfants turbulents et fourbes. "Ah ça, je veux bien vous croire ! Mais c’est aussi ça qui est charmant, chez eux. On finit toujours par leur pardonner."

Du moins, c’était mon cas. Et pourtant, Dieu savait quelles bêtises ils avaient pu commettre lorsque je venais dans les classes pour parler de sciences. Heureusement, la grande majorité du temps, ils étaient trop captivités pour mijoter quoi que ce soit, et je devais toujours ruser pour trouver un moyen de garder leur attention. C’était inventif, et me forçait à trouver une pédagogie dynamique et interactive.

Mon carnet se remplit à nouveau de quelques notes et interrogations, comme souvent lorsque je discutais avec quelqu’un. Et Miss Cheplan avait toujours cet effet, raison pour laquelle j’appréciais toujours ces moments. Sa franchise me fit éclater de rire à nouveau, et je relevais le regard de mon carnet pour la regarder, amusé.

"Oh, il ne faut pas être si pessimiste. Parfois, les gens changent. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas se gâcher la vie pour si peu, ce serait dommage. " Trinquant avec elle, je terminai mon verre avec une petite grimace de plaisir. "Je pense que le travail sur le terrain, c’est terminé pour aujourd’hui. Je dois aller chez moi pour mettre tout ça sur papier et au propre. Et vous Miss ? Vous voyez votre client préféré, peut-être ?"
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida 30th Avril 2017, 17:41

Drink because you are happy, but never because you are miserable
Ida & Amory
Ah ! Un bon verre avec un ami, rien de mieux pour reprendre des forces et se remonter le moral !

Je ne me savais pas capable de suciter une telle réflexion chez quelqu'un, c'est vrai que ce gamin a du talent, il est intelligent, il devrait se mettre plus en valeur et montrer au monde qu'il n'est pas si fragile. Mais je ne pensais pas que le fait de lui suggérer de faire des articles pour un journal le tenterait autant. Il mérite qu'on le respecte pour ce qu'il est, et en même temps son idée de faire un magasine lui-même est vraiment pas bête. " Mais c'est une super idée ça mon chou !! En tout cas tu sais que tu auras déjà une lectrice ! Même si je suis pas sûre de tout comprendre, j'aime bien t'entendre parler de tes recherches et tout alors les lire, ça devrait être pareil non ? " J'avoue que je suis pas une grande lectrice, je sais lire, déjà pour une fille de ma condition, c'est pas si mal. Petite je lisais la Bible à chaque fois que maman me déposait au dispensaire pour aller travailler, je sais pas trop si je comprenais ce que je lisais à l'époque, ce qui est sûr c'est que j'aimais l'idée qu'un Dieu, barbu ou non, soit là pour veiller sur nous et nous organiser une vie meilleure.

Il faudrait que je me calme un peu avec mes mises en garde et mes conseils, je fais sûrement trop maman poule, surtout avec Amory. Mais en même temps il fait si fragile, c'est un brave garçon qui a tendance à un peu trop se laisser marcher sur les pieds et moi je peux pas m'empêcher de vouloir le protéger. Pour rigoler il me fit un petit salut militaire en signe d’obéissance, ce qui me fit bien rire encore une fois, ce garçon est plein de surprises. " Bon, si tu est heureux alors je m'en contenterais. En tout cas je suis contente que tu te sente bien dans cette ville de fous, tout le monde n'en fait pas autant ! " Maintenant que je le connais, c'est vrai que je pourrais plus me passer de sa présence, il change de tous ces énergumènes qui peuplent Deadwood, il apporte un peu de fraîcheur et de différence dans ce lieu si monotone. Je sais que c'est un peu égoïste de ma par, mais je rêve secrètement que ses recherches se poursuivent, que ses clients l'embauchent sur du long terme et qu'il reste parmi nous. Je sais, je n'ai aucun légitimité, mais je veux garder mon petit chou avec moi, il me fait rire et est toujours de très bonne compagnie quand tant d'autres ne le sont plus, et puis au moins je peux parler de James à quelqu'un, je sais que je pourrais le faire avec Mollie, mais j'ai peur qu'elle ne se braque, qu'elle me brise mes illusions comme elle sait si bien le faire en me rappelant mes échecs passés.

" Oh merci Amory, vraiment, ce que tu me dis me touche beaucoup. On ne m'a jamais parlé comme tu le fais, j'ai toujours été la catin du coin, celle qui écarte les jambes et qui n'est bonne qu'à ça. Alors t'entendre dire que je mérite d'être heureuse, ça représente beaucoup pour moi. " Il a raison, on a tous le droit au bonheur, même le plus vil des truands à droit à l'amour au moins une fois dans sa vie. Je sais qu'il n'est pas anormal d'avoir peur, mais ce que je redoute c'est de me laisser submerger par cette peur et de passer à côté de quelque chose. Je sais que mon passé risque de me rattraper, je vais y penser un peu trop et un jour je fuirais, comme à chaque fois. Mais j'ai vraiment envie d'essayer, cette fois je veux pouvoir me laisser une chance de changer de comportement, une chance de connaitre le bonheur. Le sujet de ces mioches faisant des crasses à tout le village revint sur le tapis. Il n'a pas tord, c'est vrai qu'on pardonne plus facilement à un enfant, on met leurs actes sur le compte de l'innocence et de la découverte du monde du haut de leurs petites jambes. " C'est vrai, on leur pardonne peut-être un peu trop facilement d'ailleurs, avec leurs petites bouilles trop mignonnes. " On a tous étés enfants, on sait que le charme de l'innocence dans nos regard est une arme fatale.

Je le regarde griffonner quelques remarques sur son petit carnet, un jour j'aimerais bien pouvoir lire tout ce qu'il contient, ce doit être une véritable mine aux trésors, même si je ne suis pas sûre de pouvoir tout comprendre. Et voilà qu'il prend la défense des cons maintenant, j'aurais tout entendu ! " Moi je pense que tu es bien trop gentil ! Les cons restent des cons, ils changent très rarement, et tu peux me croire, j'en ai connu ds cons dans ma vie ! " J'aime son optimiste, il ne doute de rien, pas même de la capacité à changer de l'homme, aussi bête qu'il soit. Remettre ses notes au propre, intéressant, voilà quelque chose que je n'ai jamais fait, en même temps je n'ai jamais eu à le faire. Je sais lire et écrire, même si cela fait longtemps que je n'ai pas tracé une lettre, mais je n'ai jamais pris de notes alors les remettre au propre ... Encore moins. " Non pas aujourd'hui, nos rendez-vous c'est le mercredi. Pour l'instant je vais profiter encore un peu de ma pause je pense. " Je jette rapidement un coup d’œil à la grande horloge que l'on voit par la fenêtre du saloon, je risque d'être en retard si je prends un autre verre, dommage, j'aurais bien travaillé en étant légèrement bourrée, ça rend la chose moins pénible, surtout quand on a pas du tout envie de bosser. " Zut, il est déjà si tard ... Je savais que j'aurais pas dû prendre de clients cet après-midi, j'aurais été plus tranquille. "
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Message Sujet: Re: Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida

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Drink because you are happy, but never because you are miserable || Ida

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