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 Where there is love there is life ▬ Sarah

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Where there is love there is life ▬ Sarah 26th Novembre 2016, 23:21

sarah & hank

       

Les années c'étaient écoulées sans réellement que je ne trouve de bonnes pistes, que je trouve des informations sur ton kidnapping. La seule qui pouvait être la plus probable, c'est que ton chemin avait forcément été stoppé par la ville de Deadwood, puisque la plupart des bandits passaient par là-bas, pour vendre des esclaves, des marchandises mais aussi acheter des denrées pas très légales. Ce n'était pas loin d'être ma dernière chance, pour te retrouver mais surtout vivante. Plus les jours, les mois défilaient, plus je perdais l'espoir de te retrouver vivante. Je voulais déjà te retrouver mais également assouvir ma vengeance, il était hors de questions que je te retrouve et que je parte sans avoir fusillé celui ou celle qui était l'auteur de mon malheur, de mon changement de vie qui, même s'il me plaisait plus ou moins, m'avais fait te perdre. Et je risquais fort d'être bien plus en colère en voyant dans quoi tu avais fini.
« Hank ? Tu viens avec moi en ville ? Faut que j'aille acheter un cheval, cette vieille carne vas pas tenir longtemps, surtout pour labourer au printemps. » Me lance Lewis, un homme fort respectable, qui avait eu la bonté de m'accueillir dans sa famille, le temps de mon passage ici, mais surtout qui m'aidais à tenir bon, dans ma quête pour te retrouver.
« Très bien. Je dois passer voir Georgia donc cela ferra d'une pierre, deux coups. » Dis-je en remettant mon chapeau en place.
« J'ai d'ailleurs trouvé une piste, j'ai entendu que pas mal d'esclaves ont été vendus au bordel du coin, à l'époque où ta femme à été enlevé. Sans doute qu'elle s'y trouve, du moins...Rien ne nous coûtera d'y aller ? » Ces mots résonnent comme une petite chance, un petit espoir. J'hoche la tête, pas certain que cela nous avance mais Lewis m'offrais un espoir de trouver une piste. Je l'appréciais beaucoup cet homme, il faisait tout pour m'aider alors qu'au final, cela ne lui apportait rien. On voyait ainsi les gens bons et les vrais amis. Je pouvais dire que cet homme était un véritable ami.
Nous allions donc en ville, a Main Strict pour donc aller chercher une bête pour les champs de Lewis. De mon côté, je me dépêche de faire un saut chez la boulangère qui était devenue une bonne amie également. Je passe également vers le tableau des avis de recherche, épiant un peu quelques offres pouvant être intéressante, mais ici, pas moyen de se faire démasquer, donc je ne fis rien et me dépêche donc de rejoindre Lewis, qui m'attendais devant l'entrée du très bruyant Gem Saloon. Je détestais réellement les saloons, c'était bruyant, remplis de femmes trop dévêtus à mon goût, de joueurs compulsifs et beaucoup trop de bagarres à mon goût.

Je me mets donc à le suivre, l'odeur nauséabonde de l'alcool, du tabac mais également de la nourriture des cuisines et des aisselles pas fraîche me fracasse directement les narines. Quelle horreur, vraiment ! Mais pas trop le choix. J'essaie de regarder partout autour de moi, mais la fumée des cigares et nombreuses cigarettes allumées, me permettait pas une vue convenable des lieux. Je m'avance vers le bar pour prendre un petit whisky du coin qui était relativement bon, avant d'observer du coin de l'œil ce qui se passait. Lewis se permet de saluer quelques connaissances, me laissant un court instant seul dans ma contemplation. Je repère quelques prostitués, mais je ne vis pas celle qui faisait battre mon cœur. Non, tu ne devais pas être ici...Je bois alors une gorgée de whisky, avant que mes yeux ne se posent sur une robe et un visage familier, descendant les marches avec un homme à son train. Je n'arrive pas à garder le liquide fort dans ma bouche quand nos yeux se croisent. Je recrache le liquide sur mon voisin, m'excusant platement en daignant à dire que c'était tout simplement ta beauté qui m'avais surpris. Ce n'était pas tout à fait le cas. Mon cœur se met à cogner lourdement, je sentais toutes mes veines pulser à dix mille à l'heure. Tu étais là, ma belle Sarah. Mais je remarque vite qu'est-ce que tu fichais là, et là, je sens mes poings se crisper presque immédiatement. Je suis partagé entre l'envie de foncer vers toi, t'empoigner et partir en courant de cette ville et celle de ne pas bouger car j'étais tétanisé. J'avais presque envie de pleurer de soulagement, de savoir que tu étais en vie, vraiment. Mes mains tremblent, avant qu'une main ne se pose sur mon épaule :

« Alors beau gosse, je t'ai jamais vue ici. Tu veux qu'on aille s'amuser tout les deux ? » Me susurre alors une blonde franchement fanée à mes yeux. Je ne daigne même pas à la regarder, posant mon regard sur mon verre. J'avais cruellement envie de l'envoyer paître, mais je n'arrivais pas à parler. Mon cerveau cherchait une solution à comment venir te chercher et aussi envoyer paître cette bourrique, mais rien n'y fis. Je lève à nouveau mes yeux à ta recherche. Plus là. Non...Etais-ce tout simplement un mirage ? Avais-je eu une hallucination ? Pitié, non...

(c) naehra.

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Message Sujet: Re: Where there is love there is life ▬ Sarah 27th Novembre 2016, 18:52

sarah & hank

       

Comment les hommes pouvaient être fiers comme des paons après avoir vidé leurs bourses dans une fille quelconque d’un Saloon ? Pourquoi étais-je dans l’incapacité de ressentir la fierté du « travail » bien fait, et que je n’avais droit qu’à un profond sentiment de honte ou de dégoût ? Il n’y avait qu’un ou deux hommes qui ne m’offraient pas cet état-ci, tantôt par leur silence, tantôt par leur considération vis-à-vis de mes humeurs et désirs. Et malheureusement, à cet instant qui venait de s’écouler, ce n’était ni l’un ni l’autre. C’était un de ces quelconques mineurs qui avaient gagné chance aux jeux, et qui avait stupidement épuisé cette bourse-si en alcool, et en femmes. Ses manières avaient été rudes, ses propos grossiers et son hygiène des plus questionnables. A peine avait-il fini sa besogne pour s’écrouler, ivre mort, dans le lit, que je fonçais à mon bac d’eau pour me laver avec force, à en faire rougir ma peau blanche, n’épargnant nul endroit. Je réarrange également ma chevelure, car voyez-vous, le travail ne finit jamais avec un seul homme. Soit ils n’avaient pas assez pour assurer une soirée entière mais d’autres attendaient, soit ils n’avaient nullement la force physique pour plus d’un « service » et donc d’autres attendaient encore et toujours, soit au contraire ils avaient l’argent et l’énergie pour accaparer la nuit. Mais un homme, ce n’était pas accepté. Sauf si je réussissais à forcer à boire les clients, mais habilement évidemment.

Sauf qu’il y avait un monde entre accompagner un homme à boire, ou encore à le soulager de son mal d’homme. Dans le premier cas, il fallait supporter les railleries, et les mille détestables touchés. Dans le second cas, j’étais la « Reine », et je pouvais accélérer bien des choses pour me débarrasser au plus vite de l’ivrogne. Cependant, dans le premier, j’étais moins honteuse de mes actes, alors que dans le second, je n’osais me regarder dans un miroir. Un miroir qui voyait pourtant un sourire charmant sur les lèvres, mais c’était un sourire fixe, figé, que j’avais depuis que j’étais là, qui étais devenue davantage un sourire de marbre, figé dans le temps, qu’un véritable sourire venant d’un sentiment joyeux. Lavée, ayant ouvert les fenêtres de ma chambre pour en évacuer l’affreuse odeur de deux corps échauffés, je raccompagnais ce maudit client à sa place, soit en dehors du Saloon. Je l’abandonnais bien vite aux soins de Dean, indiquant de mon regard que « mon » service pour « ce » client s’arrêtait là, et que je refusais par conséquent le moindre autre contact avec.

Je me concentrais aussitôt sur la pièce, cherchant du regard la source de revenue d’aujourd’hui – celle que, j’espérais, allait me sortir de ce lieu -. Je ne « le » vis pas immédiatement. Tantôt une des filles me disait des choses à l’oreille, tantôt Al m’indiquait par quelques gestes que je devais « continuer », tantôt un ou deux habitués faisait leur proposition – j’avais déjà supporté un client douteux, je me refusais de me rabaisser encore à cette tâche-ci. Et ce n’est qu’après toutes ces multiples tâches que mon regard croise le « sien ». Les sons n’étaient plus que d’étranges échos sans sens, l’environnement n’était plus qu’un mélange de couleurs difformes et toute personne qui me touchait était semblable à des fantômes : personne n’arrivait à me saisir. A me ramener sur terre.

« Je suis morte, ou je vais mourir », pensais-je aussitôt. Et mon ange de la Mort n’était autre que mon cher Hank. Mon seul et mon unique amour. Pour la première fois en ces multiples mois, c’était un visage illuminé d’un véritable sourire que j’affichais au su et à la vue de tous. Cependant, cette étrange euphorie prit fin lorsqu’une claque résonna à sur mes fesses, m’indiquant que j’étais encore en « vie ». Que j’étais encore dans ce bourbier qui n’était ni le paradis, n i l’enfer. Seulement la réalité. Seulement le Gem Saloon. Persuadée que j’avais rêvé, que le précédent client avait mis une substance hallucinogène dans mon verre à mon insu – par de bien mystérieuses manières, car je ne quittais que trop rarement mon verre des yeux -, je jetais encore un regard à celui que j’ai pris pour Hank. Pourtant, l’illusion ne s’effaçait pas. Elle persistait. Et elle prenait forme. Une de mes filles l’interpelle, mais il ignore. Il me fixe, seulement et uniquement moi.

« Quelle est cette sorcellerie ? » me demandais-je en avançant en maîtrisant autant que je peux la nervosité et l’excitation et la joie qui s’étaient emparées de moi. Je repousse avec dédain cette demoiselle, pour pouvoir l’accaparer de tout mon soûl, avant qu’un autre ne prenne possession de moi. Avant que je ne m’évanouisse tant la surprise était à son comble. L’adrénaline était là, rougissant mes joues, apportant un brillant fou à mon regard.

- Suis-moi
, me contentais-je dire à mi-voix, en apposant une douce main sur le dos de la main de cet homme qui ressemblait tant à mon mari. Qui ne pouvait pas être « mon mari ». Il est mort, on me l’avait dit. Il ne pouvait pas vivre. Dès lors qui était-ce ? Et si c’était lui, comment était-ce possible ?

Toutes ces questions tournoyaient dans mon esprit embrumé et endolori. Et c’est d’un pas lourd mais régulier que je me rendis jusqu’à ma chambre refroidie par la brise de la journée. En tant ordinaire je grelotterais et me serais empressée de fermer la fenêtre mais à cet instant, ni froid, ni chaleur, ni feu, ni glace, n’étaient aptes à apporter un quelconque frisson ou sensation à cette peau.

- Hank … Est-ce toi ?
finis-je par dire d’une voix que je ne reconnaissais pas. Une voix aiguë, indiquant l’arrivée imminente d’un sanglot, plein d’espoir et de terreur à la fois.  

(c) naehra.

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Message Sujet: Re: Where there is love there is life ▬ Sarah 9th Décembre 2016, 17:09

sarah & hank

       

J'en avais eu des mirages, beaucoup trop. Je ne cessais de me tourmenter l'esprit depuis que, tu n'étais plus là. J'en avais encore mal aux tripes, constamment. J'étais dans l'attente interminable de te retrouver, de trouver une piste qui me dirait si tu étais enfin morte ou vive, si tu avais été bien traité ou non. Bien sur que j'essayais d'être un homme positif, comme je l'avais toujours été. Mais dans un milieu de brut pareil, je n'étais pas très serein sur le fait que tu avais été traité comme la princesse que tu étais. Je n'osais même pas penser à ce que tu avais pu vivre. Mais j'espérais vraiment te retrouver et tenter de te faire oublier, que tout ce que tu avais vécu, soit qu'un vil cauchemar. Cela serait compliqué, c'est ce que je m'étais dit. Qu'importe. Nous changerions de vie, on partiraient loin d'ici, prenant un nouveau départ. Et dieu sait que nous en aurions grandement besoin, maintenant.

Ces yeux de biche, ce teint pâle comme la rosée du matin, cette silhouette parfaite, une posture digne d'une femme de la haute...non, je ne pouvais pas le croire. Je ne t'avais vue que quelques instants, mais mon esprit était embrumé comme pas possible. Ce n'était pas possible, j'avais rêvé, j'avais sans doute trop bu, je n'en sais rien. Je jette un oïl à mon verre, pour contempler ce liquide brun à la recherche éventuelle de drogue en tous genres. Mais rien. Avais-je mal digéré quelque chose ? Non, il ne me semble pas. J'essaie de prendre une bonne inspiration, ayant perdu de vue l'objet de mes tourmentes, avant que cette femme vienne m'ennuyer. Je n'aimais pas du tout cette situation, je me sentais très mal à l'aise avec ce genre de femme. Je les trouvais dégradantes, vraiment sans saveur.Elles étaient un peu la honte de la femme à mes yeux, à se trémousser de la sorte dans un endroit pareil. Certes, j'étais à la vieille école et je ne voyais pas que la plupart n'avaient pas eu le choix. Je voyais ces femmes souriantes et rire à tue-tête dans un coin, comme si c'était normal. Oui, j'en avais vue et cela n'avait faits qu'accentué mon idée fixe à ce sujet. J'allais vite dérouillé tien...

« Madame, ne le prenez pas mal, mais... » Commençais-je en ne daignant pas à regardé mon interlocutrice pour l'éconduire,sans être trop grossier, avant de me taire immédiatement, quand une voix que j'avais eu tant l'habitude d'entendre. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine, avant que cette fois, ta personne s'interpose entre moi et cette fille. Je n'avais donc pas rêvé...C'était bien toi. J'étais pris entre l'envie d'exploser de joie et de pleurer un coup, vraiment. Mes mains se mettent légèrement à trembler,comme ma lèvre supérieure. Ça y'est, je t'avais enfin retrouvé...Après presque deux ans de recherches, tu étais enfin là, sous mes yeux. Certes pas, dans la meilleure des situations mais tout ce que je retenais, c'est que tu étais en vie. Je ne pipe mot et te suis sans plus attendre, de toute façon tu ne me laissais pas le choix. Je grimpe ces escaliers aussi vite que tu m'y conduisais, avant donc de me retrouver dans cette chambre, que tu semblais que trop bien connaître. Je ne m'y sens pas du tout à l'aise,car je comprends vite les choses. Je me retourne, restant de marbre, avant de poser mon regard sur toi, ce regard que tu connaissais mieux que tout, m'avançant vers toi, qui semblait ne pas croire une seule seconde qu'il s'agissait de moi, ton mari.

« Bien sur que c'est moi, Sarah. On dirait que tu viens de voir un mort... » Soufflais-je en glissant mes mains sur tes joues, m'approchant de toi pour te prendre contre moi, mes lèvres se posant avec possessivité sur ton front. Mes yeux se ferment, savourant cet instant que j'avais rêvé tant de fois.
« Tu n'imagines pas comme j'attendais ce moment.. Je ne pensais pas te retrouver vivante,plus le temps passait. J'ai bien fait de continuer d'avoir la foi. Vraiment.. » Dis-je en glissant finalement mes bras autour de tes bras pour t'encercler d'une façon assez protectrice comme pour être sur que tu ne t'en irais pas, plus jamais.

(c) naehra.

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Message Sujet: Re: Where there is love there is life ▬ Sarah 14th Décembre 2016, 22:11

sarah & hank

       

- On m’avait dit que tu … étais … mort, dis-je difficilement, d’une voix qui se brisa sur la fin, incapable de prononcer le moindre autre son.

Pourtant, un son emplissait soudainement la pièce : guttural, haché, secoué et rauque. Je mis quelques secondes pour comprendre que c’était un sanglot, le premier depuis bien un an et demie. Le dernier remontait au jour où on m’avait annoncé la mort de cet homme qui se tenait dorénavant devant moi, et qui me prenait dans ses bras. Je me rappelais de ce jour très nettement : la missive que j’avais envoyé qui m’étais revenue, avec comme commentaire du coursier que mon Hank s’était donné la mort. J’avais pleuré toute la nuit à très chaude larme, et les jours suivants n’étaient qu’un brouillard sans queue ni tête. Avais-je été avec des hommes ? Aucune idée. Avais-je mangé ? Je ne saurais dire. Avais-je dormi ? J’étais dans un état constant entre l’éveil et le sommeil. C’est ce jour-là que l’engourdissement de mon âme avait débuté. Je me pensais morte pour toujours mais je me trompais lourdement. La moitié de mon âme qui manquait m’était revenue d’entre les morts. Aussitôt, je me sentais revivre. Je ressentais les picotements de la « joie », j’avais ces pensées heureuses en raison de ce nouveau « espoir », et je désirais à nouveau « sincèrement » une chose, une personne, une situation. Au fur et à mesure des minutes, ces deux ans de deuil et d’errance prenaient fin et c’était une nouvelle aube qui se présentait. Le sanglot laissa place à un semi-rire soulagé. Je posais mon front à son menton puis enfouis mon visage dans son cou pour en humer de tout mon soul son odeur, pour m’en imprégner … pour m’en souvenir. Qu’il sentait bon. Qu’il était chaleureux. Qu’il était doux. J’avais oublié chaque sensation, celle de ses mains sur mon corps, celle de son souffle à même ma peau sensible, ou encore celle de ses lèvres.

Aucun mot ne pouvait traduire ma joie. Elle était immense. Incommensurable. Envahissante. Infernale. Très vite, j’en avais le tournis, et je ne pouvais faire autrement que m’asseoir au rebord de mon lit, en attirant évidemment Hank. Je ne pouvais plus le lâcher. IL ne pouvait pas non plus ; Je ne l’y autorisais pas. Puis, je maîtrisais tant bien que mal les tremblements de mes mains pour les apposer sur le visage d’Hank. Il avait changé. Il me semblait plus aminci que dans mes souvenirs. Puis, ces dix doigts arpentèrent tendrement, et timidement, les bras. Elles étaient plus fortes. Enfin, j’ouvris les yeux sur sa tenue. Il avait un style trop semblable à certains hommes – vous seriez étonnés de voir à quel point la tenue disait tout d’un homme.

« J’avais envoyé une lettre. Où étais-tu, à cet instant-ci ? » aurais-je voulu dire mais ma gorge était nouée, mes lèvres encore trop tremblantes, les larmes menaçant à tout instant de briser les dernières barrières entre mon œil humide et la caverne aux larmes. Je ne me maîtrisais que trop difficilement. « Je suis si heureuse de te voir » aurais-je voulu dire également. Cependant, en plus de mon incapacité à émettre le moindre son, je trouvais les mots ridicules. Aucune ne pouvait rien exprimer. Alors, je me contentais de saisir délicatement les lèvres de mon « époux » - un si doux mot à mes oreilles – avec les miennes. Tout d’abord, ce n’était qu’un simple baiser afin de me délecter pleinement de ce premier sentiment qui m’envahissait comme du goût des lèvres d’Hank. Ce chaste baiser ne durait guère longtemps. Je désirais exprimer cette joie davantage, par mes gestes, par mon corps et par ces choses-là et non uniquement par des mots qui me semblaient insuffisants. Pourtant, une pensée empoisonnée me saisit : j’étais une prostituée. Et il l’avait bien vu. Je ne sentais nullement ce précédent homme, prenant toujours soin de me laver de toute impureté après chaque passage d’un client. Pourtant, des mains s’étaient aventurées là où j’avais juré devant Dieu que personne ne toucherait, en dehors de mon mari. Je l’avais trahi, sans le savoir. Etait-ce un pêché ou non ? Comment Hank apprécierait la situation ? Voudrait-il de moi, encore ? Si non, allait-il me rejeter honteusement et à tout jamais ? S’il m’abandonnait, que deviendrais-je ? Comment pourrais-je supporter une seconde perte ? L’idée seule me brisait. Je relevais les yeux, et les plonger dans les siens, attendant le moindre signe de dégoût ou d’encouragement à mon égard ; mon corps battait soudainement trop vite, au point où j’avais l’impression qu’une cacophonie régnait dans ma tête au rythme des pulsions. Et je me perdais dans ses yeux.

« Non c’est un rêve. Une illusion. Il doit être mort. Il va m’échapper. Il va mourir encore. Même l’illusion de sa mort m’emplit de terreur ». Plus les secondes s’écoulaient, et plus je passais d’un état de joie à une profonde tristesse, ne sachant quoi penser, quoi croire, quoi faire, quoi dire. « Je deviens folle. Dis quelque chose, dis moi si c’est réalité. Si c’est mensonge. ». Que quelqu’un vienne taper à la porte pour m’éveiller de ce rêve éveillé et illusoire. Ou alors qu’il dise quelque chose – ou fasse – pour que je sache définitivement si c’est « vraiment » mon Hank ou un jeu pervers de mon esprit brisé.

(c) naehra.

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Message Sujet: Re: Where there is love there is life ▬ Sarah 13th Janvier 2017, 23:16

sarah & hank

       

Un sort, on m'avait jeté un sort, je ne voyais que cela. Je n'arrivais pas à croire qu'en même pas quelques jours d'habitations dans la ville, que je tombe sur toi, dans le plus grand des hasards alors que cela faisait des mois, des années que j'étais à ta recherche, sans aucune piste pour m'aider à aller mieux, à me consolider dans l'idée que tu étais encore en vie. C'était même un peu trop facile, tout cela. Je m'attendais presque à un piège, c'est pour cela que je jette un oïl autour de moi, pour essayer de détecter une personne qui me regardait étrangement ou quoique ce soit. Mais hormis des regards de convoitise tournés vers ta personne, je ne voyais pas des choses suspectes.

Cette chambre, je ne savais que trop en penser. Je compris bien vite la situation dans laquelle tu te trouvais, je n'étais pas stupide. Je n'étais pas stupide au point de croire que tu avais loué une chambre ici et que tu y vivais dans la plus grande chasteté depuis un an et demi. Non, tu avais du la payer cette chambre, tu avais du donner de ta personne pour survivre ici. Je sens mes mains devenir assez moite, même trempé par la sueur et le dégoût. Je n'avais jamais apprécié ce genre de plaisir qu'offraient les bordels, je ne comprenais d'ailleurs pas l’engouement des hommes pour cela. Je préférais largement trouver chaussure à mon pied et avoir les plaisirs que ma femme m'offrait plutôt que d'aller quémander des services à une femme qui ne vous connaissaient pas et qui n'en avaient que pour votre argent.
«  Mort ? Mais qui t'a donc raconté de tel bobard ? » Demandais-je assez surpris d'entendre une chose pareille. Toutes les personnes que je connaissais et que nous avions cotoyés dans notre passé serein savaient que j'étais en vie, alors qui avait pu te renseigner aussi mal ? Je n'eu pas trop le temps de réfléchir sur le pourquoi du comment, de toute manière, c'était faux. J'étais bel et bien en vie, en chair et en os devant toi et c'était réciproque. J'étais heureux, bien que rien ne se lisait sur mon visage, terni par les années difficiles que j'avais passé, par les choses que j'avais faites, car oui, je n'étais plus ce si gentil fermier qui n'aspirait qu'à une vie sereine et sans problème, qu'à faire pousser son blé, voire ses enfants grandis, sa femme vieillie à ses côtés. Une vie d'une banalité sans nom mais qui m'aurait contenté à l'époque. Pour l'heure, je n'étais plus sur de rien, je voyais limite tout cela comme une bride, comme une routine qui n'offrait en fait, qu'une illusion du bonheur qu'on n'atteindrait jamais.

« Dis moi, t'a-t-on bien traité ici ? Dis moi ce qui t'est arrivé, je veux savoir. » Une question qui risquait d'être difficile pour toi, de conter. Je te demandais de me raconter tout ce qui s'était passé pendant mon absence, peut-être pour me conforter encore plus dans mon envie vengeresse, je n'en sais rien. Mais j'en avais besoin, j'avais besoin de savoir pour pouvoir souffler, pour envie prendre une respiration saine et tenter d'aller de l'avant.
Ton baiser, je le sens prudent, comme le mien finalement. Mais je ne pouvais pas le garder si froid distant. Je venais de te retrouver, je n'avais pas envie que tu me glisses entre les doigts, pas encore. J'approfondis ce baiser avec possessivité, ma main glissant dans ta chevelure noir de jais. Tu étais toujours aussi belle, mais tu étais surtout souillé et je n'arrivais pas à passer outre tout ceci. C'est pour cela que je rompt ce baiser, n'allant pas plus loin. Non, je n'avais pas envie de retrouvaille charnel, pas tant ne serais, tu ne serais pas en sécurité et loin de cet endroit malsain.
« Qu'en est-il de cet endroit ? Je vais te faire sortir d'ici Sarah, je te laisserais pas ici, c'est promis. »

(c) naehra.

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Message Sujet: Re: Where there is love there is life ▬ Sarah

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