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 It's here to know... avec Al Swearengen

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: It's here to know... avec Al Swearengen 18th Novembre 2016, 21:40

It's here to know




    Après avoir récupéré les chevaux et dressé un plan minutieux de la ville et de ses alentours Hailey et Rick se partagèrent la collecte des informations.
    Ils n'avaient pas tardé à repérer la topographie des lieux. Deadwood était encore une fourmilière en construction. Elle se présentait comme toutes ces villes tout juste sortie de terre. En effet, il régnait ici l'agitation caractéristique des nouvelles villes. Un peu d'anarchie, pour ne pas dire un joyeux bordel, dont tout bon hors la loi pouvait tirer profit. Main Street se constituait comme l'artère principale de cette petite ville. Gem en était le cœur battant.
    Le saloon était le centre névralgique c'est là bas que les informations se récoltaient.

    Le plan était plutôt simple. D'ailleurs, ils avaient, pour opérer, une technique qui était plutôt bien rodée. Les mois passés ensemble leur avait permit d'apprendre à se connaître et à travailler ensemble. Ils avaient ainsi perfectionné leur petit numéro, jusqu'à le connaître sur le bout des doigts. Car tout n'était qu'une immense supercherie, du nom d'emprunt jusqu'à l'accent qu'ils prenaient.
    D'un commun accord Hailey serait une riche bourgeoise escortée par son lointain cousin, dans l'espoir d'amasser de l'or. Black Hill faisait un excellent alibi. Pendant que l'homme irait prospecter auprès des gentlemans, sa complice se renseignerait auprès des habitués du saloon. Les bois sans soif et autres énergumènes en tout genre étaient souvent les meilleurs commères que le rhums ait porté ! Il suffisait de savoir les prendre.

    La soirée débutait à peine quand la prétendue "Mrs Cardigan" poussa la porte de l'établissement public numéro 1. Elle arborait une tenue beaucoup plus féminine que lors de son arrivée. La robe qu'elle portait était d'une extrême qualité au regard de toutes ses véritables possessions vestimentaires. Prés d'un butin complet était passé dans l'achat de ce costume de dame comme Hailey le nommait. Pour convaincre le tout venant il fallait bien un peu de poussières aux yeux.

    Grâce aux conseils de son acolyte Hailey savait comment marcher, bouger ses mains, parler, pour passer pour une femme riche. Tout du moins, dans le cas présent une femme qui avait été riche et cherchait à se renflouer.
    Mrs Daisy Cardigan arrivait donc dans ce petit trou pour faire fortune.

    Ignorant les regards du tout venant Hailey choisi de s'installer à une table qui lui offrait une vue sur le bar. Elle jouait les femmes précieuses avec beaucoup d'amusement et n'hésitait pas à singer celles qu'elle adorait dépouiller.
    Une moue déforma sa lèvre inférieure quand elle découvrit l'état de la table face à laquelle elle venait de s'assoir. Elle leva la main pour appeler une serveuse.

    S'il-vous-plait ? Oui... Ici, merci. Cette table a besoin d'être nettoyée...

    Hailey profitait de sa comédie pour paraître inoffensive et ainsi observer les habitants en toute impunité. Du coin du regard elle repéra rapidement le patron des lieux. Voilà donc l'homme qu'elle voulait aborder : "Allez voir Al Swearengen. Il sait tout."

    Pour réussir ce genre d'approche le secret était le timing. Ni trop tôt pour susciter une légère curiosité. Mais pas trop tard pour ne pas risquer de perdre toute attention. Hailey s'installa donc pour une longue soirée de chasse. Afin d'être dans son rôle et préserver sa vivacité d'esprit elle commanda un vin rouge léger.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 22nd Novembre 2016, 09:58




Les jours se suivaient et pourraient presque se ressembler à Deadwood, mais c'était pourtant rarement le cas, quand on s'appelait Al Swearengen. Certes, une petite routine ne ferait pas de mal, mais ne finirait-il pas s'ennuyer? L'avantage d'avoir une gare plantée dans la ville, c'était bien le fait qu'elle amenait son lot de pigeons voyageurs quotidiens. Des pauvres bougres qui pensaient pouvoir faire fortune, avec une pioche et un tamis. L'image bucolique du chercheur d'or. Mais ce n'était pas ça, la réalité. Il était difficile de trouver de l'or dans ces montagnes, il fallait tomber sur le bon filon et après, mieux valait ne surtout pas en parler, car les voleurs étaient légions dans le coin.

Et en général, les maigres recettes trouvées par ceux qui se ruinaient la santé la journée à prospecter, finissaient dans ses poches à lui. Car quoi de mieux, après une dure journée de labeur, que de venir se détendre au saloon, avec un bon verre de whisky et une demoiselle sur ses genoux? Tout ceci avait bien entendu un coup. Mais ce n'était pas notre tenancier, qui avait un problème avec ses finances, bien au contraire.

A cette heure de la journée, le saloon se remplissait à vue d'oeil. Le rush de soirée allait bientôt commencer, pour durer une grande partie de la nuit. Personne ne souhaitait vraiment retourner dormir dans sa tente, surtout après avoir passé la journée avec les mains et les pieds dans la flotte.

Comme bien souvent, Al se trouvait derrière le comptoir, tenant compagnie à son barman et l'aidant parfois, surtout pour tenir la discussion avec les habitués et observer les étrangers qui rentraient chez lui. La nouvelle venue ne manqua pas, bien évidemment, d'attirer tous les regards. A sa dégaine, comment cela aurait pu en être autrement et le tenancier se demanda ce qu'une dame pareille osait venir faire chez lui. En général, les dames de cette classe, préféraient des établissements beaucoup plus luxueux, ce qui ne manqua donc pas, de l'intriguer.

Prenant une de ses meilleures bouteilles de whisky, il se décida à l'approcher bien rapidement pour en savoir plus. Quand elle demanda à ce que l'on nettoie sa table, il laissa la serveuse faire le travail, avant de venir s'installer à la table, avec un sourire avenant, pour l'aborder comme il se devait.

- Madame, puis-je vous offrir un verre? De la part de la maison, afin de vous souhaiter la bienvenue à Deadwood. Gardant un sourire qui se voulait toujours sympathique.

Soit cette dame venait ici pour se donner un petit frisson à côtoyer la plèbe, soit elle cherchait une bonne table de jeu, un peu de whisky, de la compagnie, ou de quoi faire affaire. Il le verrait bien entendu, très rapidement.

- Al Swearengen, je suis le patron de ce modeste établissement. Quelle fausse modestie de sa part, mais lui aussi, savait très bien jouer aux hypocrites, quand la nécessité le demandait. Qu'est-ce qui vous amène dans une ville telle que la nôtre? Tandis qu’il lui servait déjà un verre.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 11th Décembre 2016, 16:24

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    Hailey inspecta la chaise avec ce petit air d’ampoulée, qu'elle remarquait sur le visage de celle qui redoutait par dessus tout la saleté et les accrocs dans le tissu de leur jolie toilette. Elle posa ses fesses sur le bord de l'assise, ajoutant une petite touche de gêne sur son visage. Elle remonta sa jambe sur son genou, le buste en avant pour bien faire ressortir cette gorge qu'elle savait attractive.
    Ce saloon était plutôt haute-game après le camping et les cabane de chasseurs dans les montagnes. Même s'il y faisait un peu trop chaud à son goût. Hailey y aurait facilement passé une soirée à jouer aux dés et aux cartes. Mais cela n'aurait pas très bien collé avec le scénario qu'ils avaient prévus.

    C'est très aimable... Oh c'est vous le maître de ces lieux fort... animé ! Elle tendit sa main gantée, par dessus la table, gauche à la manière des précieuses ridicules. Daisy Cardigan, enchantée monsieur Swearengen. Hailey avait choisi un patronyme passe-partout qui sonne bien avec le personnage de la bourgeoise étrangère.

    Steele afficha le sourire de convenance, tout en laissant planner un silence, qu'elle voulait lègèrement mal à l'aise. Une fille, que dire, une femme "de sa condition" devait se sentir autant à son aise ici qu'un vaux dans un marécage. A la fois effrayée et excitée par la présence de tous ces hommes barbus et odorants. Hailey adorait jouer avec les idées toutes faites.
    Elle avait arnaquer plus que son compte de cowboy rien qu'en se servant des stéréotypes implantés dans leur crâne par leur maman. Les gens ne se rendaient pas compte de combien ils étaient idiots. Mais c'était ça qui faisait son gagne-pain.

    L'aventure ! Fit-elle en femme effarouchée par sa propre "folie". Le pauvre monsieur Cardigan nous a quitté ! Hélas ! Mon cousin m'a proposé un voyage et et j'ai dis oui !

    Hailey regarda le verre ambré que l'on déposa devant elle. La vie sur les routes l'avait rendu plus coriace. Elle avait un estomac renforcé et elle tolérait l'alcool fort aussi bien qu'un homme de sa corpulence. Cependant la pauvre Daisy ne devait pas avoir goûté à plus fort que du vin épicé.
    Steele attrapa le verre en marquant une petite hésitation. Elle imita le geste déterminé de celle qui se veut rebelle envers son éducation. Le sirupeux lui brûla agréablement la langue. Une douce chaleur se rependit dans sa gorge. Elle se rappela juste à temps de "tousser" et reposa le récipient sur la table.

    Oh ! Elle eu un rire joyeux pour appuyer le côté "inédit" de son expérience. Eh bien ! Je ne crois pas que l'on en fait d'aussi fort dans les salon de New-York monsieur Swearengen ! Haha !

    Hailey chassa rapidement les cheveux rebelles de son visage. Elle attrapa l'épingle qui retenait le chapeau dans sa coiffure pour pouvoir la défaire et retirer le couvre-chef. Cet accessoir n'était vraiment pas pratique. Elle le posa délicatement sur le rebord de la table.

    Mon pauvre Robert n'en croirait pas ses yeux s'il me voyait ici savez-vous ! Steele était devenue très imaginative à force d’interpréter toutes ces femmes. Elle brodait l'histoire au fur et à mesure des conversations. Toujours en faisant attention à rester sur une base simple. C'était un homme très raisonnable mon "Bobby". Oh que le ciel le garde ! Il aimait beaucoup voyager mais il ne m’emmenait jamais. Toujours à ses affaires!

    Steele décida qu'elle méritait bien un peu plus de cet excellent cru. Elle se risqua à reprendre le verre. Et comme un bon jeu marche dans les détails elle abandonna la toux pour un mouvement plus discret. La main portée devant la bouche comme quand on se sait en faute et que l'on n'arrive pas vraiment à s'en vouloir.
    Quelle petite dévergondée que cette Mrs Cardigan. Discuter avec un homme du far west devait la mettre dans un drôle d'état.

    Vous ne direz rien monsieur Swearengen! Mon cher cousin me croit encore très fragile. Il se fait bien trop de mauvais sang !
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 12th Décembre 2016, 15:19

Al observait la femme faire, s'amusant de son air. Décidément, ces bourgeois avaient vraiment de quoi ouvrir un cirque. Vu les têtes qu'ils étaient capables de tirer. Il lui prit la main avec un petit sourire, sans pour autant lui faire de baisemain, ce n'était pas son genre, mais abaissa la tête légèrement, en signe de salut, avant de s'installer face à elle.

- De même madame.

Il l'écoutait avec attention. L'aventure... il ne manqua pas d'en rire un peu. Pas pour se moquer, ou si peu. Mais surtout amusé de voir que beaucoup venaient ici par goût d'aventure. Les plus riches surtouts, pensant que c'était un jeu, que de trouver une concession et d'aller chercher de l'or dans les rivières. Beaucoup déchantaient très vite. Après tout, ce n'était pas un travail fait pour ceux qui ne comprenaient même pas la définition de ce mot.

- Je vois. Souriant, poli. Vous m'en voyez désolé, madame. Tout en buvant son verre. Rien de mieux pour se changer les idées, votre cousin a bien fait.

Surtout de les amener dans ce petit coin de paradis. Où ils risquaient bien de se faire dépouiller de tout leur argent. Et pourtant, Al n'était pas encore au fait qu'il allait avoir affaire, à des arnaqueurs de haut niveau. La dame prit donc le verre pour en boire une gorgée. Le whisky n'avait clairement pas le goût de celui des grandes villes, c'était un fait. Il eut un petit sourire, à nouveau, en la voyant faire. Se frottant légèrement la moustache, il hocha de la tête.

- Il faut bien quelque chose de fort, pour les hommes qui travaillent dur. Buvant son nouveau verre d'un trait. Ne cherchant pas à défier son interlocutrice de le suivre dans la descente, il en avait une trop bonne pour qu'elle tienne la cadence. Mais c'était important de boire en compagnie de ses clients.

Elle prenait un peu plus ses aises. Il ne pouvait manquer sa beauté. A n'en pas douter, elle aurait pas mal de succès parmi les hommes. De quoi leur faire tourner la tête avec rapidité. Et leur faire oublier tout le reste. Heureusement que Swearengen ne pensait jamais avec ce qu'il avait entre les jambes. Car s'il pouvait apprécier une belle femme, ce n'était pas pour autant qu'il en oubliait sa méfiance maladive face à des nouvelles têtes.

L'histoire de la dame semblait tenir la route, ce n'était pas la première à être délaissée par son mari.

- Comprenez-le, il ne voulait sans doute pas risquer de vous perdre, après tout, si vous aimez l'aventure, qui sait, vous auriez pu filer avec un autre homme.

Il piquait sans doute un peu, mais c'était surtout pour la voir réagir. Elle revenait sur son fameux cousin, était-ce vraiment qu'un simple cousin? Al ne serait pas choqué d'apprendre qu'il y avait une intimité entre eux. Après tout, à ce niveau, les riches aimaient bien couchés entre eux, pour garder la "noblesse" de leur sang. Non?

- Je serai aussi silencieux qu'une tombe madame. D'un regard complice, tout en s'amusant de la voir se resservir. Vous allez tenter de trouver de l'or dans la région? Ou votre cousin est-il là pour ça?

Autant en savoir un peu plus sur ce duo, puisque la conversation semblait facile et que la dame était plutôt volubile. De quoi profiter de la situation, surtout si les verres d'alcool qu'elle prenait, la rendait encore plus bavarde.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 12th Décembre 2016, 23:30


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    "Mrs Cardigan" pris une expression très concernée. Bien sûr une femme qui n'avait jamais été dans le besoin ne pouvait comprendre que la théorie.

    Oh oui, vous avez raison ! Il en faut pour fouiller toute cette terre. J'ai lu beaucoup d'articles sur les mineurs. Vraiment ils se tuent à la tâche !

    Hailey avait vue son père travailler dur pendant toute sa vie. Tout labeur quand il était bien fait réclamait d'un homme sa sueur et son sang. Elle avait parfois des douleurs aux mains à force d'avoir tenu les piques et les râteaux pour remuer la terre. Mais au moins, avait t'elle souffert sous le soleils. Alors que tous ces hommes passaient les jours enfermés sous la roche. Pauvres hommes.

    La répartie de cet homme avait de quoi faire rire Steele. Elle du prendre sur elle pour ne pas sourire et au contraire avoir un air tout à fait choqué. Cette chère Daisy était encore plus chrétienne que les chrétiens de Rome. L’adultère aurait été le plus grand de tous les péchés. Une faute qu'elle n'aurait jamais pu se pardonner.
    Hailey aussi avait été une femme mariée. Elle avait été fidèle envers l'homme qu'elle avait épousé. Non pas parce qu'une religion le lui commandment, mais parcequ'elle était une personne loyale, plus encore quand elle était amoureuse. Dieu était témoin qu'elle avait profondément aimé le père de ses enfants.

    Tromper mon adorable Robert ! Quelle abominable idée monsieur Swearengen. J'ai été mariée devant l'Eglise catholique ! Pour nous l'adultère est un pécher mortel !

    La voix partie dans les aigue. Elle posa une main sur le haut de sa poitrine pour apaiser l'humeur soudaine. L'hystérie se retrouvait souvent chez les "dames" qui n'avaient rien d'autres à vivre que leurs petites frustrations individuelles. Steele avait souvent assisté à leurs crises dans la boutique des Perez.

    Mais vous avez raison, Bobby voulait sûrement me protéger. Comme il aurait aimé venir ici.

    La pointe de mélancolie permettait de donner un peu plus de corps à cette fiction. La beauté de l'exercice était qu'en créant une empathie on amenait l'autre à admettre l'existence d'un être qui n'était de toute façon pas de ce monde.
    Tout cela Hailey l'avait experimenter pendant les premières années de sa vie de hors la loi. Les hommes et les femmes avaient été les cobaye, plus ou moins dociles.

    Je vous crois, vous semblez être un homme digne de confiance, malgré votre étrange humour monsieur Swearengen. Ce sera notre petit secret. Ajouta-t-elle d'un ton enjoué à la limite de l'enfantillage.

    L'expression de son regard garda les traces de l'amusement tant le tenancier pouvait désappointer la bourgeoisie. Hailey se demanda s'il le faisait exprès où si c'était là une façon de se montrer sympathique. A voir le petit sourire dans le fond de ses yeux il devait estimer les riches au moins aussi bien que Rick.
    Un autre point qu'ils partageaient tous les trois. Si ce chef de clan n'avait pas l'air aussi dangereux Steele aurait pu montrer un autre jeu. Mais, non, elle ne prendrait pas de risques avec ce type.

    Juste ciel non ! Hailey força un rire. Un rire haut et clair, exagéré. Je crains de ne savoir faire gère plus que planter des orchidées dans un jardin. Oh non, la terre je laisse ça à des hommes forts et valeureux come ceux qu je vois ici. Non, je suis là pour après, quand l'or est trouvée.

    Steele savait que cette petite phrase allait retenir l'attention de son interlocuteur. Elle n'était pas dupe une seconde. Cet homme faisait sa richesse sur le dos de ces misérables pleins d'espérance. Ils étaient tous les deux confrères.
    A la différence prés qu'Hailey et Rick ne visaient pas les pauvres.

    L'or en lui même ne vaut rien. C'est nous qui lui donnons une valeur. Mon mari gérait une société d'investissements privés, en Georgie. La "Cardigan's compagny" ! Je pense que nous pourrons trouver ici des clients potentiels !

    Les mots venaient tout seuls. Hailey tempéra l'humeur de son personnage. Tout ne devait pas être dévoiler du premier coup. Sinon cet homme allait soit devenir trop insistant sur le sujet soit se désintéresser de la nouvelle. Dans un cas, comme dans l'autre, Richard et elle seraient perdants.
    Alors, la fausse "Daisy" afficha le plus charmant de touts ses sourires pour gentiment renverser la vapeur.

    Assez parlé de moi ! Je suis si bavarde quand je m'y met ! Mon Bobby me disait souvent que parler était pour moi aussi naturel que respirer. Il n'avait pas tort ! Parlez-moi de vous ! Etes-vous arrivé ici il y a longtemps ?
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 16th Janvier 2017, 14:31

Al observait la femme face à lui, tentant de déceler chez elle, ce qui pouvait bien lui passer par la tête, alors qu'ils parlaient tous les deux. On ne changeait jamais de mauvaise habitude, surtout quand il s'agissait de juger la personne face à lui. Et même si madame Cardigan semblait sortir d'un monde qui n'avait rien avoir avec le sien, quelque chose - pourtant au fond de son regard, le titillait.

- Vous n'avez pas idée. Fit-il avec un petit sourire, tout en terminant un nouveau verre.

Swearengen n'était pas un homme qui croyait réellement à ce que l'on appelait communément : la fidélité. Pas entre époux en tous les cas. Avec tous les hommes potentiellement mariés qui venaient se perdre entre les cuisses de ses filles, difficile de se dire le contraire. Et pourquoi ces dames ne faisaient-elles pas pareil de leurs côtés? La loyauté, ça, c'était encore autre chose, ses hommes étaient les premiers capables de lui en montrer. Et une farouche en plus, pour les plus proches. Ce qui n'empêchait pas de ne jamais totalement mettre toute sa confiance en quelqu'un. C'était ainsi qu'il était encore debout ici, dans ce saloon, plutôt que dans une caisse en sapin, six pied sous terre.

- La religion a bon dos. Mais si vous le dites. Qui suis-je pour remettre votre parole en doute? D'un ton qui se voulait aimable, voir même taquin. Il n'avait aucunement besoin de se montrer désagréable.

Ce mari aurait sans doute voulu venir sans sa femme, pas de doute sur le fait qu'il n'avait pas les mêmes vues que son épouse sur leur couple. Mais au lieu de dire quelque chose, le patron du Gem servi à sa cliente - et à lui un verre. Comme s'il compatissait à sa peine, ou tentait de lui faire oublier son mari dans la boisson. Et vu comment elle réagissait à l'alcool, pas de doute que cela irait très vite.

Pour un homme de confiance, s'était un homme de confiance, n'est-ce pas? Amusant de voir ce que pensait son interlocutrice. Ne pas toujours se fier à sa première impression, mais qu'un l'avait-elle seulement mise au courant des dangers de l'Ouest?

- Aussi muet qu'une tombe, madame.

La suite allait devenir beaucoup plus intéressante, en apprenant ce que les deux bourgeois venaient faire dans le coin. Si les paroles de la jeune femme avaient fait un déclic chez lui, il fallait être certains qu'il ferait des recherches sur cette fameuse compagnie. Car oui, notre était paranoïaque. Surtout avec les petits nouveaux en ville.

- Mmmm... et dans quoi investissez-vous les fonds que l'on place chez vous?

Sa curiosité était réelle, après tout, c'était toujours curieux de rencontrer des gens qui avaient des projets à plus long terme, avec l'argent des autres en plus, que seulement aller dépenser tout son or dans les saloons de Deadwood.

- Oh, moi? J'ai été dans les premiers à venir ici. Je suis l'un des fondateurs si l'on peut dire.

Aucune fausse modestie chez lui. Il n'allait quand même pas se cacher d'avoir été à la base de ce camps.

- Donc si vous souhaitez trouver un partenaire de travail idéal, je suis votre homme!

Son regard fut attiré un instant sur du remue-ménage qui se passait plus loin. Rien n'était jamais calme ici-bas.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 30th Janvier 2017, 16:19

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    Steele baissa subrepticement le regard en direction des mains de Swearengen, histoire de vérifier un petit détail. Elle n'avait pas entendu parler d'une Mrs Swearengen, mais parfois, les parrains de la pègre étaient les plus rangés des hommes. Parfois... Hailey ne trouva aucune alliance à l'annuaire. Elle en tira la conclusion que son interlocuteur n'avait pas de dame de cœur officielle. Dommage. Cela aurait pu être utile à leurs affaires.
    Rick pourrait aller fouiller du côté des filles embauchées au saloon. Il pouvait avoir le profil de client idéal quand il reprenait les allures d'un Lord. De quoi attirer la convoitises de toutes les glousseuses professionnelles.

    "Bon dos". Elle donne un cadre. Oh ne vous y trompez pas monsieur Swearengen. Je sais bien que mon Robert a été tenté de profiter du genre de filles que vous avez ici. Mais, il m'aimait vraiment, vous savez. Elle poussa un petit soupir attristé en acceptant le nouveau verre en consolation de ses malheurs.

    Une nouvelle tactique se formait dans l'esprit d'Hailey. Elle n'y avait pas pensé immédiatement. Surtout parce qu'elle attendait de prendre la température des lieux. Mais, pourquoi ne pas profiter de l’excès de confiance du tenancier ? Ce « gentlemen » mettait un zéle bien trop délicat à la resservir en boisson, pour ne pas envisager de profiter d'un futur état de faiblesse.
    Le whisky était connu pour être un excellent sérum de vérité. Si Daisy se retrouvait à se confesser à l'oreille d'un mafieux par accident, personne ne lui en voudrait. Son interprete n'aurait qu'à en profiter pour obtenir des informations à la dérobée. Steele avala une nouvelle gorgée et lui adressa un sourire flambant.

    Vous êtes bien gentil.

    La curiosité du "commerçant" fut une confirmation que l'hameçon venait d'être mordu. Holt et Steele ne s'étaient donc pas trompés sur leur homme. Swearengen surveillait son territoire. En soi, il avait raison. Les coyotes étaient partout. Sur cette terre sans fois ni lois il n'y avait qu'un idiot pour ne pas surveiller ses biens.
    Cardigan affecta une mine un peu gênée. Ce n'était pas qu'elle était idiote. Loins s'en fût. Mais les histoires de chiffres avaient tendance à la perdre. Elle en éprouvait de terribles migraines, voyez-vous ! C'était son bon cousin qui s'occupait de savoir comment et où transitait les sommes. La belle se pencha et parla à voix bas pour dissimuler son embarra face à son ignorance.

    Dans la communication. Les télégraphes. Vous savez ces appareils sont très pratiques. Le réseau s'étend de plus en plus. Je ne sais pas très bien vous dire, les chiffres, mais c'est impressionnant ! C'est l'avenir, comme le disait mon cher Bobby. C'était un homme très intelligent savez-vous.

    En fait, Hailey savait déjà quelques détails sur ce pionniers de Deadwoods. Oh oui, elle savait qu'il avait aidé à poser les premières pierres de la ville. Qui ne le savait pas ici ?
    Cela lui donnait une position enviable mais aussi une forte volonté à protéger son bien.

    Oh, merci ! J'en parlerais à James. Je ne peux pas m'engager en nos deux noms. Vous le comprenez bien sûr ?

    L'agitation plus loin attira l'attention. Daisy lorgna les trois hommes entre qui le ton avait monté d'un cran. Elle se rafermit sur sa chaise soudain mal à l'aise. Elle ne devait pas avoir l'habitude de voir des hommes se battre dans un lieu public. Il n'y avait que les peaux-rouges pour utiliser les mains ! Ahhh les femmes et leurs fausses idées feraient longtemps le bonheur des hommes en uniformes.
    Steele n'était pas plus inquiète que cela. Elle ne sortait pas sans être couverte. C'était une question d'habitude. Un couteau à cran dans sa botte gauche, lui assurait un minimum de défense.

    Pour retrouver l'attention du patron Hailey poussa un long soupir en portant la main à sa tête. Elle simula un léger étourdissement. Facile après tout ce que venait d'ingurgiter la petite veuve. Un sourire confus au bord des lèvres elle posa ses jolis yeux sur le barbus.

    Je me sens toute drôle. Un verre de trop dans le sang de Mrs Cardigan. Voila le résulat.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 1st Février 2017, 23:39

Al n'était clairement pas un homme à femme, même avec sa favorite, il n'y avait rien de plus qu'une sorte de respect, sans plus. Ce n'était clairement pas de ce côté, qu'il y avait de quoi faire contre lui. L'homme avait compris depuis longtemps, que ces dames étaient une source de problème intarissable, qui risquait bien de le mettre dans la merde, s'il ne faisait pas attention. Mais il restait toujours intéressé de voir de nouvelle tête débarquer dans son saloon. Surtout quand c'était des dames de la trempe de cette Cardigan. Si tel était son véritable nom. Pensez bien que notre homme risquait de faire ses recherches de son côté, pour être certains qu'il n'y avait rien d'étrange chez ces bourgeois.

Elle se montrait donc plus intelligente qu'on aurait pu le croire, en démontrant qu'elle se doutait bien de ce que son mari aurait voulu faire, s'il s'était retrouvé dans des endroits comme le Gem. Ce qui ne manqua pas de tirer un sourire en coin au patron du saloon.

- Je ne suis pas là pour faire l'avocat du Diable. Fit-il d'un air aimable.

Le sourire flambant qu'elle lui offrit, faisait ressortir ses fossettes au coin des lèvres, elle aurait pu en faire tomber plus d'un. Heureusement pour le gérant, il n'était pas de cette espèce, mais il ne pouvait nier que son interlocutrice, avait du charme.

Gentil, voilà bien un adjectif qui ne lui correspondait quand même pas. Enfin, la dame était sans doute un peu naïve, mais qu'importe. Lui, s'il se montrait "gentil", c'était bien pour lui soutirer quelques informations et surtout, comprendre ce qu'elle faisait ici. Les gens de cette trempe, ne faisait jamais très long à Deadwood. Ils attiraient trop les regards et les convoitises et ce n'était pas les différents froufrous que portaient cette femme qui attirait la convoitise, mais plutôt l'argent qu'elle pouvait avoir sur elle. Ne jamais s'habiller aussi bien dans un camp sans foi, ni loi. Il faudrait tout leur apprendre à ces nouveaux venus.

Ils en venaient aux confidences, parfait, Swearengen se pencha à son tour, pour pouvoir mieux l'entendre, qu'elle puisse parler à voix basse, si c'était cela qui la tracassait le plus. Il ne manqua pas de hausser légèrement un sourcil quand il apprit donc où partait les fonds que les gens venaient investir chez eux. Le télégraphe. En effet, ce n'était pas la pire des idées. Ce moyen de communication était rapide, un peu trop même... et très difficile à intercepter.

- En effet, c'est le futur. Nous n'avons pas encore le télégraphe ici, un jour peut-être. Je ne sais pas si les esprits dans le coin sont assez vifs pour comprendre réellement à quoi il pourrait servir. Moqueur, bien entendu. Tous les esprits ici, n'étaient pas ceux de bouseux, mais qu'importe.

Qui mordait à l'hameçon de qui? Voilà était toute la question.

- Pas de problème. Vous pourrez même le faire venir ici.

Bien entendu, l'agitation, ne pouvait qu'attirer l'attention du patron, qui suivait d'un œil, ce qu'il se passait un peu plus loin. Les mecs étaient prêts à se mettre sur la tronche, pour des histoires qui ne devaient pas aller plus haut qu'un désaccord qui ne valait sans doute pas les dents qui risquaient de se faire déchaussées, les arcades ouvertes, voir les crânes défoncés. D'un regard, il faisait comprendre à l'un de ses hommes, qu'il avait intérêt à s'occuper au plus vite de la situation. Le soupire de la dame, le fit revenir à elle. Il fût surpris de remarquer que rien chez elle, surtout sur son visage, n'avait eu l'air de pâlir, alors que la situation aurait pu très vite dégénérée, ce qui ne manqua pas d'allumer une petite lumière de suspicion chez notre homme.

- Oh, l'alcool sans doute. Montrant la bouteille. Nous n'arrêtons pas d'en boire depuis tout à l'heure. Vous aurez besoin que l'on vous raccompagne?

Gentleman, encore et toujours.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen 27th Mars 2017, 14:48

It's here to know




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Mrs Cardigan eu un regard de connivence. Elle marquait ainsi qu’elle avait bien compris que son interlocuteur n’était pas de « ces gens-là » ceux qui ne savait pas lire et écrire et qui se souciait plus du temps à venir que de l’avenir.
De son côté Hailey était partagée. Bien qu’elle ait observé le côté pratique de la chose, elle restait une grande sentimentale. Il y avait un souvenir derrière cet objet. Une personne qui avait fait l'effort de prendre une plume pour vous écrire. De plus et de façon beaucoup plus cartésienne, on n’était jamais plus sûre d’un courrier que quand il était rédigé à la main !

Quant à la perspective d’un verre à trois, ce serait à considérer, tôt ou tard. Arnaque ou pas, Steele savait que le Swearengen allait fouiner. Richard avait tout intérêt à connaître le visage du loup de Deadwood.
Malgré le danger, Hailey était plutôt confiante quant à leur coup ! Elle avait l'un de ses pressentiment. De ce qu'elle avait appris à écouter avec le temps.

Oui, on viendra ! Cela fait des siècles que j’essaye de le convaincre de venir m’écouter chanter.

Hailey vit un homme se mettre en marche pour aller désamorcer le conflit interne. Un saloon n’allait pas sans ses deux ou trois gorilles attitrés. Daisy reluqua l’allure de celui-ci, gravant ses traits dans sa mémoire vive. On ne sait jamais, cela pouvait toujours lui servir pour plus tard.
Les chiens de garde avaient souvent l'oreille qui traînait un peu partout.

Oh non ! Vous êtes adorable cher monsieur Swearengen, mais si je pars maintenant tout devrait bien se finir.

Afin que le tenancier ne fasse pas une autre tentative de « politesse » Steele se mit sur pied.
Évidement il y avait juste équilibre entre l’ébriété fictive et l’indépendance entêtée. Elle attrapa son chapeau et l’enfonça sur son crâne avec désinvolture. Dieu qu’elle avait envie de quitter tous ces froufrous. Le corset était l’instrument de torture le plus horrible pensé par les modistes.  

Pour donner le change Hailey arbora un sourire d'excuse. Une vraie dame devait à tout prix éviter les excès de ce genre. Ce n'était pas très bien vu de céder à des élans de gourmandise en particulier avec la boisson. Mais, ainsi, Daisy passerait pour une jeune veuve un tantinet extravageante. Exactement ce qu'il fallait pour assourdir la méfiance.
Après un dernier salut, Steele traversa la salle principale pour gagner la sortie. Elle tendit son dos jusqu'au dernier instant pour donner de la contenance à son personnage. Elle attendit que le saloon soit loin dans son dos avant de reprendre une marche naturelle et de quitter son air éméché. Ces présentations avaient été amusantes.
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Message Sujet: Re: It's here to know... avec Al Swearengen

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It's here to know... avec Al Swearengen

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