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 Fight Club

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Bastard and proud of it

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Message Sujet: Fight Club 14th Novembre 2016, 13:56

      Le fond de l'air était frais et on sentait que l'hiver arrivait en avance dans le Dakota du Sud. Le sommet des collines environnantes était déjà recouvert de givre et la vie semblait se poursuivre au ralenti sur la piste qui menait de Rapid City à Deadwood. En tout cas, Beauregard était sur ses gardes. Tout le monde savait que ces les Black Hills étaient infestés de Lakotas et qu'ils n'étaient pas réputés pour être parmi les plus tendres êtres humains de cette planète. Sa carabine Henry était donc prête à être rapidement dégainée, tout comme son fidèle Colt à sa ceinture.

      Son attention se relâcha lorsqu'il commença à sentir le feu des poêles à bois et que les contreforts de la petite ville apparaissaient. Il était arrivé. Deadwood. Sa prochaine étape. C'était à Rapid City qu'il en avait entendu parler. Il avait essayé de trouver quelque chose à faire dans cette ville mais en vain. La plupart des gens lui conseillaient -s'il était assez fou pour franchir les collines et se farcir une bande de hors-la-loi- de rejoindre la petite ville minière. Certains parlaient de mines d'or, d'autres d'argent facile à se faire. Quoi qu'il en était, James n'avait pas le choix. S'il voulait acheter quelques munitions et quelques boîtes de haricot pour survivre, et surtout passer l'hiver au chaud, il devrait se salir les mains, d'une manière ou d'une autre.

      Le sudiste traversa Chinatown, observant d'un oeil distrait le camp de travailleurs chinois, qui semblait ne jamais dormir. Ces petits hommes jaunes ne cesseraient donc jamais de l'intriguer. La nuit tombait doucement sur la ville. James passa le chemin de fer et remontait doucement Main Street, alors que quelques regards interrogateurs le suivaient, s'attardant sur ses effets confédérés ostensiblement affichés. De la musique sortait des différents claques qui bordaient la grande rue de terre. Beauregard descendit de selle, se dégourdit quelque peu ses jambes avant de rentrer dans le premier saloon venu. Le "Gem" s'il en croyait la devanture. Il passa les portes battantes, détournant quelques regards d'une partie de cartes et jaugea l'atmosphère. Quelques poules se déhanchaient sur la scène du saloon, un pianiste jouait dans son coin et une bagarre éclatait dans un autre. Retour à la civilisation.

      James s'approcha du bar et commanda un premier verre qu'il avala cul sec et se fit rapidement servir la petite soeur. Il fallait qu'il y a aille raisonnablement, ses économies étaient aussi maigres qu'un vautour affamé.

      "Dis Patron, tu sais pas ou je pourrais trouver du travail dans le coin des fois ?"
      "Tout dépend ce que tu cherches étranger. T'as toujours du travail dans les mines si ça te botte. Ou sinon .."
      "Sinon ? Accouche .."
      "Ecoute, à ce que j'peux voir à tes flancs et à ta dégaine, t'es pas né d'la dernière pluie. T'as l'air de savoir te défendre ou alors t'as que de la gueule. Dans tous les cas, on organise des combats ici. Boxe, mains nues. Comme ça t'chante. Soit tu gagnes et tu repars avec les 10% qui ont été pariés sur ta trogne, soit tu perds, mais on te file quand même un petit pourliche. Pour le spectacle quoi."

      Le sudiste avala son verre. Il se défendait, mais le corps à corps était loin d'être sa spécialité. Cela dit, quelques pièces pour se prendre quelques châtaignes ne l'effrayait pas non plus.

      "Alors ?"
      "Je marche."

      Il avait à peine fini sa phrase qu'un sourire carnassier s'étirait sur les lèvres du tenancier. En l'espace d'un instant, Beauregard s'était retrouvé dans l'arrière salle, dans un des coins du ring ou un combat venait de se finir. Le perdant gisait toujours au sol, le nez visiblement cassé. Son adversaire se refaisait une santé. C'était un homme d'une trentaine d'années, qui présentait bien mais qui manifestement connaissait son affaire. James se défit de ses guenilles avant de pénétrer dans le ring. L'un des tauliers lui offrit une bonne rasade de gnôle, le revigorant pour le combat à venir. L'arrière salle était remplie et l'ambiance était à son comble. Il avait l'impression d'être un de ces gladiateurs de l'Antiquité.

      La cloche retentit et le combat commença. James n'avait aucune notion de boxe, hormis l'instinct de survie le plus élémentaire qu'il entretenait depuis presque vingt ans. Il commença par tourner autour de son adversaire, le jaugeant. Il avait visiblement du répondant, et semblait encaisser les coups autant qu'il en donnait. C'est à ce moment que James débrancha son cerveau. Dans tous les cas, il repartirait avec un peu de pognon, alors autant se lancer. Et puis, il avait appris à la guerre que la meilleure défense était l'attaque, alors autant ne pas se priver. Beauregard passait à l'offensive, coinçant son adversaire dans un coin en le rouant de coups, tout en encaissant d'autres. Le combat semblait presqu'égal....

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Message Sujet: Re: Fight Club 14th Novembre 2016, 17:27

fight club

Sans aucune douceur, je repousse le corps souple et brûlant de la catin qui me chevauche encore : « Dégage ! » Elle tombe sur le côté, roule sur les draps avant de s’échouer sur le sol en jurant : « Putain, c’est quoi ton problème ?! » Je ne prends même pas la peine de la mirer, remontant mon pantalon et enfilant ma chemise. Je sens son regard dans mon dos, pour autant, je prends tout mon temps pour me rhabiller avant de me tourner dans sa direction : « On a terminé, j’vais pas t’serrer dans mes bras si c’est c’que tu attends ! » Si de plus, la donzelle croit que je vais attendre qu’elle atteigne son paroxysme, elle rêve. C’est une catin, elle est là pour me satisfaire sans obtenir de retour, ça ne m’intéresse pas, surtout pas quand je les paye. Elle jure à nouveau, avant de ramasser sa robe pour la remettre sur son corps alors que sans attendre, je la plaque sur le lit, ma paume sur son cou : « T’es une putain, mais m’parle pas comme ça ou la prochaine fois, j’te bute ?! » Son visage pâle prend une légère teinte rouge, ses bras et jambes tentent de me repousser, son corps cherchant l’inspiration bienfaitrice et nécessaire à sa survie. Mes mirettes croisent les siennes, fuyantes, et j’étire un sourire avant de la relâcher. « Brave putain ! » Je caresse sa tête comme je le ferai avec un animal avant de lui balancer quelques pièces, puis je quitte la pièce sans attendre. Il n’y a pas à dire, je préfère les blondes. Mon index et mon pouce serrent délicatement la bordure de mon stetson pour saluer les hommes présents à l’étage du dessous, avant de quitter le bordel pour me diriger vers le Gem. Ce soir, j’ai envie de me battre, de cogner fort et de voir le sang gicler et il n’y a qu’un endroit pour ça – en dehors des braquages avec la bande – c’est le Gem. Je passe les portes, me dirigeant comme un habitué dans l’arrière-salle où se déroulent généralement les combats. Il commence déjà à y avoir du monde, parfait. J’inscris mon nom sur la liste, puis lorsque vient mon tour de défier le challenger, je retire chemise et chapeau avant de rentrer sur le « ring ».


Je n’ai pas la prétention de dire que je suis le meilleur, puisque je perds des combats, mais généralement, lorsque mon adversaire possède une silhouette plus ou moins similaire à la mienne, alors il y a de grandes chances pour que je remporte la partie. Je me souviens encore de la montagne qui m’a affronté, il lui a suffi de deux coups pour me mettre K.O au sol. Je secoue tous mes membres, sautillant légèrement sur place pour me mettre dans l’ambiance tout en mirant le concurrent qui se présente. J’inspire, refuse la bouteille que l’on me tend et je m’approche pour débuter. La cloche résonne et nous commençons. L’homme parle, ce qui est inutile lorsqu’on fait des combats comme ceux-là. S’il pense me déstabiliser en faisant sa pipelette, il se trompe. Je lui tourne autour, le forçant à bouger des jambes alors qu’il est aussi raide qu’un piquet. Je feinte sur la droite, il attaque sur la gauche, son poing rencontrant l’air tandis que d’un revers, je lui flatte violemment les côtes. Il gémit, se penche comme pour amoindrir la douleur et j’en profite pour cogner sa mâchoire. Il recule sous le choc et je jubile, osant même une fanfaronnade auprès de la foule, l’enfoiré profite que je suis ailleurs pour venir m’écraser son poing sur la joue. Je recule, crachant du sang sur le plancher déjà encrassé par de nombreux combats. Il se marre l’abruti, fier de son coup. Mes sourcils se froncent, mes yeux se plissent en deux fentes malveillantes et je m’approche, tournant à nouveau autour du bonhomme. Je feinte, j’encaisse, je frappe. Puis, lorsque l’opportunité se présente, mon poing s’écrase sur son nez – qui craque d’ailleurs – et il tombe à la renverse. « Ne t’relève pas p’tite merde ! » J’attends, j’observe, mais finalement, la cloche retentit me déclarant vainqueur. Je lève les bras fièrement avant d’aller dans le coin pour accepter cette fois, la bonne gorgée d’alcool.


Déjà un autre adversaire se présente sur le ring. Je crache, observant l’étranger en essayant de le décrypter par un simple regard. Je remue des épaules, décontractant mes muscles endoloris par le premier affrontement. La cloche annonce le début et l’homme commence à tourner autour, enfin un actif et non un passif. J’étire un sourire, effectuant la même danse que mon outsider puis il attaque. Putain ! J’essaye de parer ses attaques, de le frapper également, mais le bonhomme sait se protéger et assaillir à la fois, fripouille. Une droite, une ricoche, mes côtes souffrent et craquent, mon visage me brûle aux endroits touchés. N’y tenant plus, je le repousse d’un coup de pied dans l’estomac, le forçant à reculer de quelques pas. Je passe le revers de ma main à ma bouche, y laissant une trace rougeâtre avant de pester. D’où qu’il vient celui-là ?! Je fais craquer ma nuque avant de réfléchir à une meilleure parade, de façon à ne plus me retrouver coincer et d’avoir l’avantage. Tandis que je tourne, esquivant ses attaques, reculant ou changeant de direction, je gagne du temps, je cherche une attaque pour le mettre K.O. J’aime tomber sur des partenaires de cette trempe, ça m’oblige à donner le meilleur, à me surpasser pour gagner. Et si je perds, alors j’en tire une leçon, j’apprends de mes erreurs pour ne plus les reproduire. Mes mirettes coulent jusqu’à ses pieds, avant de remonter jusqu’à son faciès. Comment le déséquilibrer celui-là ?!


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Message Sujet: Re: Fight Club 14th Novembre 2016, 19:21

L'attaque du sudiste avait visiblement surpris son adversaire. Prenant temporairement l'ascendant psychologique, James essayait de redoubler d'effort dans ses coups. Mais comme en témoignait le gars qu'un soi-disant toubib essayait de ranimer, il devait faire preuve de prudence et redoubler d'attention. Un coup de pied bien placé dans l'estomac renvoie Beauregard dans ses cordes, le souffle coupé pendant quelques secondes. Heureusement qu'il n'avait pas encore mangé. James essaie de reprendre ses esprits tant bien que mal tandis qu'il jauge à nouveau son adversaire. Ainsi, il ne veut pas la jouer réglo, hein ? Alors il ne jouerait pas réglo non plus. Etre fourbe et sournois font partie des impératifs pour faire un bon officier de cavalerie. Pourquoi charger de face et perdre inutilement des hommes si on peut se servir de sa manoeuvrabilité et prendre son adversaire par surprise sur les flancs ou l'arrière.

Les deux hommes reprennent leur danse, chacun essayant de deviner le mouvement de l'autre afin de le contrecarrer et de l'envoyer au tapis. James repart à l'attaque, arrive à placer un crochet du gauche mais se fait surprendre par un uppercut fulgurant du rombier en contre-attaque. Il fallait reconnaître à son adversaire qu'il se défendait bien. Mais à peine James avait-il repris ses esprits qu'une balayette le faisait rejoindre le plancher des vaches. Il tomba lourdement au sol, déclenchant les vivas dans l'assemblée, avant que la cloche ne le sauve temporairement. Beauregard se relève péniblement en se frottant les côtes. Le premier coup de pied du lascar lui en a probablement abîmé quelques unes. Fin du premier round et le sudiste rejoint son coin, profitant de ses quelques instants de répit. Un inconnu lui rafraîchit le visage en laissant couler un seau d'eau sur la nuque. Mais la sensation agréable n'est que de courte durée, les douleurs des premiers coups faisant subitement leur apparition. Il se souviendrait probablement de ce combat pour quelques jours. Mais s'il gagne, il est tranquille pour au moins un mois, si les paris étaient assez haut. Un mois sans se soucier de travailler, cela valait quelques bleus et un oeil au beurre noir.

La cloche sonne une nouvelle fois. Les deux combattants se réunissent au centre du ring et reprennent leur duel. James devait être plus malin, surtout que son adversaire était à sa portée. Enfin, c'est ce qu'il croyait. Mais puisqu'il fallait ruser, Beauregard tenta une attaque frontale et plaqua son adversaire au sol avant de le rouer de coups. Son geste aurait été magnifique sur un terrain de rugby, si seulement l'Américain avait su ce qu'était le rugby. Mais son adversaire se protégeait, parait ses coups et lui en portait même aux flancs, obligeant le géorgien à relâcher son emprise et à se remettre sur ses pieds s'il voulait tenir.

La contre-attaque serait terrible mais il ne le savait pas encore. Beauregard immisce une attaque mais se fait surprendre et un crochet de son adversaire manque de lui casser une dent ou deux. James secoue son visage et crache une gorgée de sang aux pieds de son adversaire. Lui non plus n'a pas dit son dernier mot. Il tente de se reprendre mais frappe de plus en plus dans le vide. La fatigue commence à se faire sentir et le souffle commence à lui manquer. Mais le sudiste est animé par une certaine hargne qui lui permet de tenir, de montrer à ce bouseux comment se bat un homme du Sud.

Le combat continua ainsi pendant quelques minutes, chacun des deux opposants rendant coup sur coup à son adversaire. James était motivé par l'argent, et se demandait ce qui pouvait bien motiver l'autre combattant. C'est au quatrième round que leur duel trouva sa fin, lorsque Travis parvint à étaler Beauregard sur un superbe direct du droit. Le sudiste fut réveillé par un seau d'eau jeté à sa figure tandis que deux paires de bras le ramenait lui et ses affaires vers le comptoir. Un verre de bourbon l'attendait, et James laissa le précieux liquide ambré embraser ses entrailles, revigorant comme jamais.

"Tu t'es bien battu, étranger, c'était du beau spectacle. Les paris ont tourné à plein régime et j'peux t'dire que ton partenaire s'en est mis plein les poches. Tiens, ça c'est pour toi, 5 dollars."

Le sudiste empoche l'argent sans mot dire, alors qu'il enfile douloureusement sa chemise puante, ses côtes le faisant souffrir. Il avait bien besoin d'un bon bain, et ne serait certainement pas contre une nuit dans des draps frais. Mais d'abord, il devait reprendre ses esprits.

"Laisse la bouteille." dit-il simplement avant de laisser la monnaie, empochant son verre et allant s'installer à une des rares tables de libre, seul dans son coin. James s'alluma un cigare virginien avant de laisser son regard vagabonder sur les formes avantageuses d'une rouquine. C'était ce qu'on appelait de l'argent durement gagné ....

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Message Sujet: Re: Fight Club 15th Novembre 2016, 17:34

« Allez Kidd ! » scande un bonhomme dans la foule. Mes mirettes prennent quelques secondes pour identifier l’inconnu qui se révèle être un de la bande. Je ne suis pas surpris de le trouver là, je sais que lui aussi, est friand des combats et nous nous sommes déjà retrouvés face à face. Par respect sûrement ou par crainte de représailles, il m’a laissé gagner et ça je le sais, parce que c’est une montagne capable d’assommer un homme avec un seul coup. Je n’aurais eu aucune chance de gagner face à lui, s’il n’avait pas fait exprès, c’est indiscutable. Je retourne sur mon adversaire pour continuer notre danse martiale, offrant un spectacle – je pense – vraiment intéressant pour tous les spectateurs. Les paris doivent s’enchaîner, à qui gagnera l’affrontement ? Certains qui me connaissent vont certainement miser sur moi, mais ils auraient tort de ne pas jouer sur l’étranger aussi. On enchaîne plusieurs rounds, l’un comme l’autre, ne souhaitant capituler. J’ai encore des ressources, malgré quelques douleurs et l’envie de m’écraser dans un lit, je puise pour tenir encore un peu. Heureusement pour moi, je mets un terme au combat en étalant l’étranger sur le sol. Mes lèvres s’étirent tandis que je lève les bras en signe de victoire. Celui-là était coriace comme challenger, mais ça valait le coup, surtout que les paris se sont enchaînés. 35$ de gain. Je quitte le ring en refusant le prochain combat, je pense que j’ai suffisamment donné pour ce soir, j’ai évacué ce qu’il fallait, maintenant je vais aller boire. Dan s’approche de moi, échangeant quelques mots sur l’affrontement avec l’étranger, puis il s’éclipse tandis que je me traîne jusqu’au comptoir pour commander une bouteille de whisky. En chemin, je remarque mon partenaire de poing assis à une table, une bouteille comme seule compagnie. Je fronce des sourcils, me dirigeant vers lui plutôt que le bar. Je m’arrête devant lui, attendant qu’il tourne le regard dans ma direction : « Sacré combat ! T’mérites bien d’partager le gain des paris… » Je tire une chaise pour m’asseoir en face de lui sans demander s’il est pour ou contre.


J’arrête une donzelle qui passe par là pour lui réclamer une bouteille avant de me pencher en arrière sur ma chaise, mirant l’étranger. « D’où t’viens comme ça, étranger ? Des bonhommes qui encaissent comme toi, ça fait bien longtemps qu’j’en croise plus à Deadwood. Y’a qu’les gens d’passages ou qui viennent d’arriver qui osent. » La sylphide pose la bouteille et je me sers un verre avant de le boire d’une seule lampée, sentant l’alcool me brûler la gorge avec un certain plaisir, je l’avoue. Mon visage chauffe à certains endroits, je vais avoir une sale gueule au réveil, mais qu’importe. Ce ne sera pas la première fois, encore moins la dernière. La salle est déjà bien remplie, les conversations vont bon train, le pianiste joue rendant l’atmosphère bruyante. Je tourne les mirettes une seconde sur les danseuses qui se trémoussent sur scène, secouant jupons et jambes pour attirer les hommes. Dans un autre coin de la salle, il y a les joueurs. Le Gem est l’un de mes saloons favoris, ne serait-ce que par toutes les rencontres que l’on y fait, dû à sa renommée certainement. Mais aussi parce qu’il y a toujours de l’action, que ce soit dans l’arrière-salle avec les combats ou lorsque deux hommes en viennent aux mains après une partie, une insulte ou un regard de travers. « Qu’est-ce qu’t’viens faire dans l’coin, étranger ? » N’étant pas de nature curieux, il n’empêche que j’ai envie d’en savoir plus sur l’homme qui a bien failli me mettre à terre et remporter le combat. Question de principe, dirons-nous.


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Message Sujet: Re: Fight Club 15th Novembre 2016, 21:02

James espérait sincèrement que la quantité d'alcool ingurgité l'aiderait tôt ou tard à surmonter la douleur du combat. Plus son corps refroidissait, plus son esprit reprenait le dessus, et plus de plaies apparaissaient. Ces côtes mettraient un petit peu de temps à s'en remettre, il ne cessait de se frotter la mâchoire et les jointures de ses doigts laissaient échapper plusieurs filets de sang et de sueur. A y repenser, le sudiste aurait préféré une arrivée à Deadwood peut-être légèrement plus discrète, il n'était pas du genre à essayer de se faire remarquer. De toute manière, cette vile ne serait qu'une étape avant de repartir vers l'inconnu, une fois de quoi passer l'hiver au chaud en poche. Demain il se mettrait plus sérieusement à la recherche d'un coup car le cavalier ne comptait pas se faire amocher tous les soirs pour assouvir son alcoolisme.

Savourant tranquillement son verre en se rappelant qu'il avait toute la soirée devant lui, James se surprenait en se disant qu'il n'était jamais allé aussi loin vers l'Ouest, et que pourtant, en presque treize années, il n'avait jamais réussi à atteindre l'Océan Pacifique. Mais qui sait ce qu'il aurait fait une fois qu'il l'aurait effectivement atteint. Alors qu'il se laissait aller à ses rêveries et que son regard se posait sur les cuisses et les courbes de la petite troupe de danseuse, son adversaire vint interrompre sa transe et le rappeler à sa réalité. Beauregard feint de ne pas montrer de surprise alors que le boxeur prenait la parole. James le laissa parler sans l'arrêter tandis qu'il observait le visage de l'inconnu. Ce dernier attirait la sympathie, mais si son expérience lui avait bien appris une chose, c'était bien de se méfier des apparences. Pourtant, il semblait au bouseux que cela lui coûtait de venir parler au sudiste, et qu'il n'était pas dans ses habitudes de se rapprocher des étrangers.

James feint à nouveau l'indifférence et ignora Travis, laissant ses oreilles s'emplir de l'air entraînant que venait de commencer le pianiste. Y a pas à dire, il était bon. Le sudiste descendit son verre cul sec avant de planter son regard d'acier dans celui du cow-boy. "T'es bien trop curieux mais tu te bats trop bien pour n'être qu'un bouseux de ce patelin à la con." lui répondit-il simplement avant de se resservir un verre. Devait-il lui raconter la vérité ou le mener en bateau ? Vu les soutiens que l'inconnu semblait avoir dans le coin, mieux valait l'avoir dans la poche et jouer carte sur table. James but une nouvelle rasade. "J'viens du Sud." Beauregard laissa quelques secondes de silence après sa bravade posant ostensiblement son stetson frappé du sceau de la Confédération sur la table, observant la réaction de l'homme à cette simple phrase. Les partisans de l'Union couraient les rues et James aurait préféré crever de faim plutôt que leur adresser la parole ou de travailler pour eux. Devant l'absence de réaction outrée, il poursuivit. "Enfin, le Sud, ça fait quand même une bonne paie que j'y ai pas traîné mes éperons. Je viens de Rapid City." dit-il en buvant son verre. "On m'a dit que j'pourrais trouver du boulot dans le coin." James détourna son attention quelques instants avant de revenir vers l'inconnu. "N'importe quel genre de boulot d'ailleurs."

Beauregard tira sur son cigare, écoutant de manière plus ou moins distraite son interlocuteur. L'alcool commençait doucement à faire ses effets et à embrumer son esprit. Il aurait définitivement dû manger ce midi. "'Sont plutôt bien roulées vos poules." se permit-il avant d'écraser le reste de son cigare sous son talon. "Et toi étranger, je suis prêt à parier que c'est pas à la ferme que tu as appris à te battre ..." Quitte à jouer cartes sur table, autant être deux !
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Message Sujet: Re: Fight Club 16th Novembre 2016, 17:56

Bouseux ? Ai-je l’air d’un cow-boy des campagnes ? On dirait bien que oui, pour l’étranger, ce qui heurte légèrement mon égo. Certes, je n’ai peut-être pas l’allure d’un gentleman – c’est même indéniable – et encore moins celle d’un homme de loi, mais je pense ou j’espère, imposer une certaine image. Pas celle d’un moins que rien qui vient des campagnes et qui sait à peine épeler son nom. Oui, l’étranger n’a pas employé les bons termes, mais je vais laisser le bénéfice du doute pour éviter de monter sur mes grands chevaux pour quatre pauvres mots. Un sudiste. J’étire un sourire, bien heureux de tomber sur un « camarade » même si je n’ai pas fait partie des volontaires pour participer à la guerre. Il faut dire qu’à cette époque, j’avais d’autres préoccupations. « Du boulot, par ici ? » Il y en a certes, des propriétaires de mines cherchent toujours de la main d’œuvre ou alors, dans les divers commerces de la ville. Mais un gars comme lui, un sudiste, mérite mieux que servir des ivrognes dans les bars ou de frapper la roche toute la journée à la recherche d’une pépite. « Il y aura toujours d’quoi s'remplir les poches dans l’coin, si t’es pas trop r’gardant sur les besognes à faire. » Ceci dit, ce bonhomme ayant failli me battre pourrait être utile ? J’ai un bon pressentiment ou je ne sais quoi le concernant, mais on ne rentre pas dans la bande juste parce qu’on a de bons poings et une bonne résistance. Non, il doit m’être utile. Mais à quoi… Mes mirettes dérivent sur les danseuses qui gigotent sur la scène pour le plus grand plaisir des bonhommes. Leurs cuisses dénudées, leurs jupons qu’elles soulèvent allègrement pour montrer les froufrous. « Y’a d’la bonne femme à s’faire par ici, en plus au Gem, tu n’pouvais pas mieux tomber le sudiste ! » Je repense encore à la donzelle que j’ai repoussée il y a peu, satisfaisante, mais pas aussi débridée que celles du Gem. Je porte mon verre aux lèvres pour vider son contenu, non sans un soupir d’aise, avant de le reposer un brin brutalement sur la table.


« Non, c’pas à la ferme. » Je lève les mirettes dans sa direction avant de dévier vers les donzelles qui quittent la scène le temps certainement d’enfiler d’autres vêtements ou je ne sais quoi, en vérité, je m’en moque. « J’suis pas un boxeur non plus, j’fais ça juste par plaisir d’cogner quelques gaillards dans ton genre. » Ce n’est pas pour l’argent, comme la plupart des hommes, mais uniquement pour un but personnel, voire émotionnel. Comme un drogué a besoin de sa dose d’opium, moi j’ai besoin de frapper, de voir le sang pour me sentir bien. « Si t’cherches du travail… j’peux t’en proposer ! J’suppose que c’qui va t’motiver, c’est c’que tu vas toucher ! Dans cinq jours, j’pars dans le Wyoming avec ma bande… » Je croise mes bras, sans donner davantage de détails. « J’prends pas n’importe quel gars… t’es un sudiste donc, qu’est-ce qu’t’peux bien m’apporter ? As-tu une particularité ? » Je me redresse légèrement, attrapant la bouteille pour remplir mon verre, histoire de m’occuper les mains le temps que le sudiste se vende, s’il le fait, si je l’intéresse. Le contraire me surprendrait, puisqu’il cherche n’importe quel boulot.


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Message Sujet: Re: Fight Club 20th Novembre 2016, 18:06

Bien que le combat précédent le lui avait prouvé, Travis se révélait au sudiste être un homme d'une certaine trempe. Les mots d'Héraclite, philosophe grec, que lui avait dit son père avant son départ pour le front lui revenaient soudainement à l'esprit : "De 100 hommes, dix ne doivent pas même être là. Quatre-vingts sont juste des cibles, neuf sont les vrais combattants, et nous avons la chance de les avoir, car ils font la bataille. Ah, mais le dernier. Celui-là est un guerrier, et il va ramener les autres". Le gars en face de lui n'était peut-être le dernier de ces hommes mais il devait définitivement faire partie des dix derniers. Après quatre années de guerre, James savait reconnaître parmi les siens ceux qui survivraient et ceux qui malheureusement ne reviendraient jamais chez eux.

Beauregard se ressert un verre, écoutant silencieusement l'homme se livrer et lui proposer de le rejoindre, lui et sa bande. Le sudiste devine tout de suite l'illégalité de la chose, ce qui n'est pas pour le déplaire. Cela dit, depuis 1865 et le début de son exode, il a toujours trouvé du travail, certains frisaient du mauvais côté de la loi, mais il ne s'était jamais vu en hors-la-loi. Il avait même été adjoint du shériff et chasseur de prime pendant quelques temps, descendant quelques outlaws pour survivre et se faire un peu d'argent. Le marché était plutôt juteux. Mais vu la situation, il ne pouvait pas vraiment refuser. Il avait toujours le choix, de rester plutôt fidèle à sa morale mais il ne se voyait pas trimer comme un esclave dans une mine pour toucher une bouchée de pain. Non, il lui fallait plus d'argent que ça pour passer l'hiver tranquillement et partir au plus vite de cette ville. C'était probablement l'affaire de deux trois coups, et il serait tranquille.

L'alcool commençait à embrumer son esprit, et l'envie de lui répondre par l'affirmative le tiraillait. James n'appréciait pas que l'inconnu remette en doute ses capacités. James lui décrocha un regard noir avant de prendre la parole. "Une particularité ? Mmmh .. laisse-moi réfléchir." lui répondit-il avec sarcasme, sortant un nouveau cigare de sa veste. "J'ai commandé un escadron de cavalerie pendant la guerre. J'ai probablement connu plus de combats et d'escarmouches, tués plus d'hommes que tu n'as jamais braqué de banque ou de diligence pendant toute ta carrière..." James aspire goulument la fumée de son cigare virginien, poursuivant : "Laisse moi dix minutes pour monter un plan et je suis bon. Laisse moi deux jours pour le faire, et je suis imbattable. J'ai la rage contre tout ce qui porte du bleu et je n'hésiterais pas une seule seconde à abattre un de ces chiens de tuniques bleues. Je suis bon avec ça ..." il pose lourdement son Colt 1861 Navy sur la table ".. et je me débrouille pas trop mal avec ma carabine non plus."

James se redresse sur sa chaise, laisse malicieusement passer quelques secondes d'un silence lourd et pesant. Il remonte légèrement son chapeau sur son front avant de jouer cartes sur table, laissant un léger sourire s'étirer sur son visage. "Mais tu veux peut-être que je te fasse une démonstration ?"
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Message Sujet: Re: Fight Club 29th Novembre 2016, 17:33

J’aime les personnes qui ont du chien, qui n’ont pas froid aux yeux et qui n’ont pas peur de danser avec un colt pointé sur le crâne. Le sudiste semble être de ces gens-là, mais je ne le connais qu’à la suite d’un combat dans lequel il a bien failli me mettre à terre. Cependant, je ne me fie pas aux capacités à main nue, puisqu’il est rare – pour ne pas dire jamais - que j’utilise mes poings lors d’un braquage. J’étire un sourire lorsqu’il parle de ce qu’il a fait, de ce qu’il serait capable de faire. J’aime cette rage envers les confédérés et plus encore lorsqu’il pose son arme sur la table. Je le mire, de la pointe au manche avant de relever le regard sur James qui se lève de sa chaise. Je ne réponds rien, attendant qu’il prenne de nouveau la parole et c’est ce qu’il fait, après un blanc, pour me proposer une démonstration. Ou du moins, il pense que j’en ai besoin. À vrai dire, je suis curieux de le voir en action, mais j’ai passé l’âge de faire passer des tests aux autres. Dans le vif de l’action, je verrai par moi-même s’il est digne ou pas de faire partie de la bande, sinon, il moisira sur le sol avec son jus. Je lève une main avec un sourire : « Pas b’soin de préparer ton colt pour me montrer c’que tu sais faire. J’pense que d’te voir directement dans l’action me s’ra plus utile que t’tirer sur des boites… » Je lui fais un signe avec ma main pour l’inciter à s’approcher, histoire que je ne crie pas les prochaines informations. « Dans quelques jours, j’pars avec la bande pour braquer une banque, histoire d’nous dégourdir un peu les jambes. Viens avec nous… On pourra voir c’que tu vaux et tu t’feras de l’argent. Un bon paquet, normalement ! » Je me lève également avec un sourire, venant pincer la bordure de mon chapeau : « J’te propose de m’retrouver dans trois jours non loin du Gem. J’pense pas qu’tu vas nous rater… » Je lui lance les gains que j’ai obtenus de notre combat avec un sourire avant de quitter les lieux pour regagner ma maison.


Je retrouve Ben devant chez moi et je l’invite à rentrer pour lui causer de cette nouvelle rencontre et potentielle recrue. Il n’est pas contre, un de plus ou de moins, de toute manière, le résultat reste le même. Certes, les parts sont moins grandes puisque nous sommes plus nombreux. Quoi qu’il en soit, je lui demande où en est le fameux projet et je l’informe que nous partons dans trois jours avec le sudiste.  Je le sens bien, ce gaillard. Nous verrons bien ce qu’il vaut, une fois rendu sur place.


HJ:
 


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