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 Donncha ~ What everybody knows but me

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Invité
Bastard and proud of it

Invité
Message Sujet: Donncha ~ What everybody knows but me 11th Novembre 2016, 14:56

Donncha O'Connell
37 ans - maréchal-ferrant - the wild horde

you never know who i am
Nom : O'Connell ; Prénom(s) : Donncha ; Surnom(s) : Dix de carreau ; Lieu et date de naissance : dans le bayou, en fevrier y a 37 ans; Âge : 37 ans ; Statut marital : célibataire ; Situation financière : fauché comme les blés ; Occupation : maréchal-ferrant ; Arrivé à Deadwood : il y a quelques semaines ; Groupe : the wild horde ;


everyone has a story, listen to mine


Ton père, c'était un pianiste

Je suis né dans une baraque sur pilotis paumée au milieu du bayou. Là-dessus je suis à peu près sur que ma mère me racontait pas des crack puisque c'est là que j'me souviens avoir grandi. Il paraît qu'elle a grandi là aussi, avec des frères un peu trop protecteurs, comme tous les grands frères du monde, et un père abusif, comme tous les pères qui ont tendance à avoir la descente facile en matière de mauvaise gnôle. Enfin je suppose. C'était une famille ordinaire, une histoire tout ce qu'il a de plus banale en somme. Un irlandais qui tombe en pâmoison devant une fille du bayou, qui l'épouse, lui fait des gosses, commence à boire...et nous y voilà. Ma famille. Le grand père porté sur la bouteille en question était déjà aux enfers bien avant que j'arrive, et sa femme l'avait suivie mais avait probablement pris une autre route, celle des saints, vu qu'elle avait du le supporter toutes ces années. Mais j'ai connu deux de mes oncles. Un grand type un peu cinglé qui a bien tenté de flinguer les prétendants potentiels de ma mère, enfin qu'elle dit. Et un petit nerveux qui m'a appris la moitié de ce que je sais. Ce que je sais vraiment je veux dire. Le premier s'est noyé alors qu'il prenait lentement la même voie que son père. A croire qu'alcool et plongée font pas bon ménage. Le second... j'en reparlerais.

C'est là, dans le bayou, qu'elle aurait rencontré un musicien. Il lui a joué la sérénade et lui a promis de l'épouser, de l'emmener à la ville, d'en faire une femme bien. Seulement le problème d'après elle, c'était pas qu'elle s'était laissé retrousser les jupons avant d'avoir la bague au doigt et un vrai toit au-dessus de sa tête, c'était mon oncle. Le grand crétin dont j'ai parlé. Le pianiste a pris ses jambes à son cou quand il a vu la carabine et il a plus jamais remis les pieds en Louisiane. Ça je veux bien croire. L'oncle, il aurait fait fuir un alligator jusqu'en Californie rien qu'en baillant. Ou bien c'est parce que j'étais pas bien grand quand il est mort et que j'ai gardé le souvenir d'une sorte d'ours au grand cœur mais complètement barré qu'il fallait surtout pas mettre en rogne. J'en sais rien. Quoi qu'il en soit, le pianiste, et bah je l'ai pas connu.

Ton père, il avait du sang apache

J'étais pas bien grand quand l'oncle qui restait a dû vendre la baraque. Pour ce qu'il en a tiré.. mais il parait que certains avaient besoin du terrain, alors ils nous ont  grandement encouragés à partir. Enfin c'est comme ça qu'on me l'a expliqué à l'époque. Et puis il avait eu une proposition alléchante d'un job quelque part au Kansas. C'était loin, mais vu que ma mère avait pas de boulot et qu'il voulait pas la laisser faire des conneries de son corps pour survivre, on l'a suivi. Il avait un job un peu spécial mon oncle. Il flinguait des gens, on lui filait du pognon pour le remercier. Et le truc qui me fascinait, c'est que bien que les curetons chez qui ma mère m'envoyait à confesse s'évertuaient à m'apprendre que tuer son prochain vous conduit droit en enfer, lui il avait le droit. Il épurait le monde de la racaille moyennant salaire. Pour reprendre ses propres termes.  

C'est là-bas, au Kansas, que ma mère a rencontré un type qui s'est mis en tête de l'épouser. Ce gars, il s'occupait des chevaux. Et je crois que la seule raison pour laquelle mon oncle a laissé le batard un shérif et d'une indienne épouser ma mère, c'est qu'il lui avait promis de plus rien lui faire payer. En somme, mon oncle lui a vendu ma mère pour plus payer le moindre fer à son cheval. Ça aurait pu tomber plus mal vous me direz. il était réglo ce type, et puis il a jamais fait de différence entre moi et mes sœurs. Parce que oui, j'ai eu des demi-sœurs. Mais je crois que s'il m'aimait bien, c'est qu'il pensait que j'étais comme lui, une sorte de batard à moitié peau rouge. Moi qui ne porte sur la tronche et sur mes papiers que le sang irlandais de mon grand-père ce poivrot.... enfin ma mère et ses savants mensonges. Mais pour celui-là je dis rien, d'une c'est peut-être vrai, de deux j'avais un père de substitution grâce à son baratin. Et puis ouai, c'était un type bien.

Ton père, il braquait des diligences

Je crois que j'avais vers les seize ans quand mon oncle s'est pointé un beau matin avec la ferme intention de me faire voir un peu du pays. Ma mère a râlé bien sûr, j'étais supposé faire comme son jules, ferrer des chevaux bien sagement, je bossais dure pour ça à l'époque. Mais il a eu le dernier mot et j'ai passé une demi année à alterner entre les tables de poker et les bureaux de shérifs. On touchait les primes, on claquait tout à la première table venue. Il m'a appris à tirer, tant les balles que les cartes et même si j'ai bien faillit y laisser des plumes plus d'une fois en six mois, je regrette aujourd'hui de pas avoir été assez reconnaissant à l'époque. Dix de carreau qu'il m'appelait. Parce que selon lui ça pouvait rapporter bien plus qu'une fichue dame ou un as si on avait un peu de chance. Il est mort un an après ça. Il s'est pas fait descendre contrairement à ce que ma mère a dit pour me dissuader de suivre son exemple, je le sais parce que j'ai demandé à des gens plus... fiables. Il s'est flingué tout seul. Il avait trop de dettes parait-il.  

Alors comme elle a vu que ça me démangeait de plus en plus, de mettre les voiles avec un paquet de cartes en poche et un revolver à la ceinture, ma mère a inventé une autre histoire. Cette fois, c'était pour rembourser ses dettes de jeu que mon père s'était tiré de la maison. Selon elle, il a fini par se faire prendre avec d'autres vaut-rien qui cherchaient du fric facile et il a terminé pendu à un chêne. Bizarrement de toutes les versions, celle-ci a toujours été ma préférée. Enfin pour pas lui faire de peine, j'ai rangé mes idées de grands voyages et je me suis remis à bosser.

Ton père....  tu comprendras plus tard

Elle m'a pas retenu bien longtemps au final. J'avais à peine passé les vingt printemps, j'ai mis les voiles. J'ai fait comme lui, cet oncle qui m'avait tout appris. Sauf que j'ai mis un peu de fric de côté, juste pour jamais être au pied du mur et devoir finir comme lui, ou ce père hors la loi tout droit sorti de l'imagination de ma mère. C'est peut-être grâce à son histoire que je me suis mis à bosser pour une compagnie de diligences. Je pouvais descendre les imbéciles qui jugeaient mes clients comme des proies faciles et j'avais bien des occasions de sortir quelques as à chaque escale. C'étaient probablement les plus belles années de ma vie, les plus rentables en tout cas.

Mais y a huit ans, j'ai dû faire un choix. Le genre de chose qui vous chamboule un peu tout mais qu'on arrive pas à regretter. Il m'arrivait de revenir de temps à autre, voir ma mère, son jules, mes sœurs. Mes si charmantes et fragiles petites sœurs. Y avait ce type qui s'était amusé à piétiner le pauvre cœur de la plus âgée en s'affichant aux bras d'une autre. Je me serais bien contenté de le priver de quelques dents quitte à m'y briser les poings si il s'était pas amusé à la frapper. Je l'ai attendu dans la piaule qu'il louait, c'est qu'à trop maltraiter les femmes on finit par vivre seul, et je lui ai simplement collé une balle dans un poumon.  

Après ça je suis passé dire adieux à ma mère, son jules et mes frangines. La seule chose qu'elle m'a dit, c'est qu'au final... je lui ressemblais trop, à mon père. J'ai pas compris ce jour là ce qu'elle a voulu dire, et je cherche toujours.

Mon père, c'était un homme libre

Autant dire qu'au Kansas, j'ai pas intérêt à y remettre les pieds. Mais l'ouest, l'ouest est vaste. Et moi j'ai plus d'une corde à mon arc. J'ai essayé de me poser dans une petite ville tranquille, me mettre à bosser, rentrer dans le rang, j'ai vraiment essayé. Mais faut croire que je suis pas fait pour ça. J'ai même faillit me marier une fois. Je me suis tiré avec son cousin trois jours avant la noce. Même pour ça je suis pas capable de rester en place.  

Au final des pères j'en ai connu deux. Un petit irlandais teigneux qu'avait grandi dans le bayou et un homme sage qui avait le malheur d'avoir été assez fou pour épouser ma mère. Ils ont fait l'homme que je suis, celui qui sait ferrer des chevaux et sortir des as de sa manche. Et des mensonges de ma mère, le seul qui ai du sens si on y réfléchit bien, c'est le dernier. Je lui ressemble il parait, à mon père. Mais le pianiste, le peau rouge ou le pendu, ils avaient tous ça en commun qu'ils se sont tirés. Pas un n'est resté pour assumer une vie rangée à ses côtés. Alors ouai, peut être que je lui ressemble, je suis pas fait pour m'installer bien longtemps quelque part.

Deadwood , c'est surement qu'une étape de plus. Je vais me trouver du boulot. Je vais jouer. Je vais probablement perdre. Je vais certainement me mettre quelques types à dos. Puis quand j'en aurais marre, ou quand j'aurais trop d'amants, de maris jaloux ou de créanciers à dos, j'irais faire un tour ailleurs. Au sud, qui sait.




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Message Sujet: Re: Donncha ~ What everybody knows but me 11th Novembre 2016, 18:36

Je déplace et valide, dix de carreau !
Je te lance un défi, un poker, toi, moi et du whisky


dead man's hand


by beraberel
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Message Sujet: Re: Donncha ~ What everybody knows but me 11th Novembre 2016, 19:20

Je peux être de la partie??
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Message Sujet: Re: Donncha ~ What everybody knows but me 11th Novembre 2016, 19:22

Ah bah les keupains.. un poker tout seul c'est vite chiant hein ... alors c'est quand vous voulez
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Message Sujet: Re: Donncha ~ What everybody knows but me 11th Novembre 2016, 19:26

C'est quand tu veux ... tu sais où se trouve mon saloon Wink
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Message Sujet: Re: Donncha ~ What everybody knows but me

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Donncha ~ What everybody knows but me

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